Petit mot de l'auteure : le 23 juin, c'est l'anniversaire de Dudley. Le défi consistait donc à écrire quelque chose qui parle de son anniv.
Se déroule pendant le septième tome
Le jour de ses douze ans, Dudley avait pleuré de rage parce que son gâteau d'anniversaire ne comportait que trois étages au lieu des quatre qu'il estimait mériter. Aujourd'hui, alors qu'il fêtait ses dix-huit ans au fond d'une maison miteuse avec un biscuit moisi pour tenir sa bougie, il avait envie de se frapper. Quel genre de gamin horrible, capricieux avait-il été ?
Pire... quel genre de monstre ? Car son horrible comportement de l'époque ne s'était pas arrêté à des larmes déplacées. À chaque anniversaire de son enfance, il s'amusait à maltraiter – encore plus que d'habitude – Harry sitôt qu'il revenait de chez leur voisine terrifiante. Et même les années de collège, il trouvait un moyen de faire une deuxième fête pour soi-disant célébrer en famille son anniversaire. La réalité n'était bien sûr qu'il avait ainsi un moyen de rappeler à Harry qu'il n'était rien du tout, que le seul à mériter de l'attention c'était lui et lui seul.
La bonne blague.
En quoi méritait-il quoi que ce soit ? Alors que la guerre faisait rage, qu'était-il en train de faire ? Se cacher comme un lâche. Alors que Harry, ce garçon qu'il a considéré comme inutile toute sa vie, était en train de risque sa vie pour sauver le monde. Réaliser ceci le mettait hors de lui. Il avait un profond sentiment de dégoût, dégoût envers lui-même, dégoût envers ce monde qui ne tournait pas rond, mais surtout dégoût envers ses parents, qui avaient martyrisés Harry tout sa vie et l'avaient surtout laissés devenir lui-même une horrible personne. Si ils l'avait élevé correctement, si ils les avaient élevés correctement tous les deux, peut-être que les choses auraient été différentes. Peut-être que Dudley aurait-il pu aider son cousin. Il n'était pas sûr qu'un idiot de moldu comme lui puisse être utile, mais au moins il aurait pu proposer son aide, encourager Harry sincèrement, au lieu de lui présenter des excuses qui n'arrivaient bien que trop tard.
Alors ce 23 juin ci, quand il souffla sur sa bougie solitaire, Dudley fit pour la première fois un vœu qui ne lui était pas destiné : il souhaita que Harry survive et connaisse finalement une vie heureuse.
Après tout ce qu'il avait enduré par sa faute, c'était le moindre qu'il puisse espérer.
Et un jour, si le sorcier était assez grand d'esprit pour envisager de ne serait-ce que l'écouter, il pourrait lui dire combien il était désolé.
