Bonjour (ou bonsoir) à toutes et à tous.

Voici le chapitre 29 de ma fanfiction, Entre deux mondes. Dans ce chapitre, on continue à suivre Harry Potter et Billy qui sont toujours à New-York après leur confrontation avec Lizzy. Que doivent-ils faire maintenant ? Une question importante qui pourrait bien les mettre dans une situation très dangereuse.

Disclaimer : Tout ce qui se rapporte à la saga Harry Potter appartient à J.K. Rowling, tandis que tout ce qui provient de l'univers Star Wars appartient à George Lucas et à Lucasfilm.

Bonne lecture.


Chapitre 29 : Prendre des risques pour avancer :

Il était trois heures du matin lorsque Luke Skywalker fut tiré de son sommeil par quelques perturbations venues des profondeurs de la Force. Le jeune Jedi n'avait aucune idée de l'intense duel qui venait de se dérouler à seulement quelques rues de là, mais il avait, en revanche, clairement ressenti un déploiement d'énergie inhabituel, ainsi qu'une combativité acharnée.

Difficile de dire si cette énergie était plutôt positive ou plutôt négative. Il faut dire aussi que depuis plusieurs jours, Luke avait énormément de mal à faire le tri dans tout ce qu'il percevait dans la Force. En débarquant dans le monde des sorciers, il avait naïvement cru que l'absence de Dark Sidious lui offrirait un peu de répit, voire même du réconfort, mais ce ne fut pas du tout le cas. C'était même pire.

Car même ici, dans ce monde éloigné, Luke percevait très distinctement les ondes maléfiques du côté obscur. Jusqu'où les Sith avaient-il bien pu aller pour se répandre à ce point dans tous les mondes connus, et encore au-delà ?


Suite à leur confrontation avec Lizzy, Harry Potter et Billy passèrent la plus grande partie de la journée du lendemain à s'interroger sur ce qu'ils devaient faire ou ne pas faire. Cette sorcière leur avait prouvé l'étendu et la puissance de ses pouvoirs, et il aurait été irresponsable de leur part de ne pas prendre ses menaces au sérieux. Néanmoins, le chef des Aurors refusait toujours de se laisser intimider de la sorte, et encore plus de laisser cette Lizzy décider de sa conduite à sa place. Il le refusait d'autant plus que cette situation lui offrait de nouvelles perspectives pour avancer dans son enquête.

Après ce qu'il s'était passé la veille, Harry jugea préférable de ne pas entrer en contact avec Hermione pour le moment. C'était probablement ce qu'attendait Lizzy, et Harry ne voulait surtout pas faire quoi que ce soit susceptible de mettre encore plus son amie en danger. Pour le moment, le mieux à faire était de veiller à sa sécurité sans intervenir.

Au cours de la journée, lui et Billy se contentèrent donc de modifier leur apparence et de maintenir une discrète surveillance dans le quartier, sans trop s'attarder dans les parages. A cette occasion, Harry eut tout le loisir de cogiter. La nuit venue, alors que Billy pensait profiter d'une soirée de repos bien méritée après le rude combat de la veille, son chef en décida autrement. Il était plus de minuit lorsque Harry le réveilla pour l'emmener à un endroit qu'il se garda bien de lui révéler.

Billy suivit son chef sans broncher, et celui-ci l'entraîna dans un chic quartier de Manhattan, assez éloigné de l'appartement d'Hermione. Ils ne dirent pas un mot tandis qu'ils montaient l'escalier jusqu'au sixième étage de l'un des immeubles résidentiels du quartier. Billy ne se donna même pas la peine de demander à son supérieur comment il avait découvert l'adresse de Lizzy, mais lorsqu'ils arrivèrent devant le numéro 226, il ne put s'empêcher d'exprimer quelques réticences.

- Vous êtes vraiment sûr que c'est une bonne idée ? demanda-t-il.

- Non, lui répondit Harry en sortant sa baguette magique. Mais je n'en ai pas d'autre.

Billy le connaissait suffisamment pour savoir qu'il avait longuement réfléchi à la question. Il était donc inutile d'en débattre maintenant. Résigné, le jeune Auror s'occupa de surveiller le couloir pendant qu'Harry s'attelait à déverrouiller la porte de l'appartement. Le survivant savait que ce qu'il s'apprêtait à faire était extrêmement risqué, peut-être même suicidaire, mais son devoir passait avant sa propre sécurité.

Une fois la porte ouverte, Harry entra le premier en s'éclairant à l'aide de sa baguette magique. Il balaya du regard le vaste séjour impeccablement propre, puis utilisa une formule magique pour confirmer que l'appartement était bien vide.

- Rien à signaler pour l'instant, dit-il à son partenaire.

- Méfions-nous, elle n'est peut-être pas loin.

A présent qu'ils étaient déjà allés si loin, il n'était plus question de faire machine arrière. Ils se glissèrent donc tous les deux à l'intérieur en s'attendant, à tout moment, à voir apparaître la résidente.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que cet appartement n'était pas un petit studio. Il comprenait en tout cinq ou six pièces, et rien que l'aménagement du salon montrait clairement un niveau de vie plutôt aisé. Absolument rien ne trahissait la véritable nature de Lizzy. C'était à se demander si la jeune femme habitait véritablement ici, ou si cela faisait juste partie de sa couverture. Quoi qu'il en soit, Harry avait bien l'intention de passer les lieux au peigne fin, juste au cas où.

- Prend à droite, je m'occupe de la gauche, indiqua-t-il à son collègue.

Billy s'exécuta en silence, et après avoir ouvert plusieurs portes sur son passage, il tomba sur une chambre, toute aussi spacieuse et confortable que le reste de l'appartement. A première vue, la pièce avait tout l'air d'être une chambre d'ami n'ayant pas servi depuis quelque temps. Le jeune Auror décida néanmoins d'y jeter un coup d'œil plus approfondi. Après tout, c'est souvent dans les endroits les plus improbables que l'on découvre les choses les plus inattendues.

Cependant, il eut beau regarder partout, cette pièce ne renfermait pas le moindre indice. Un peu déçu, Billy revint vers la porte en balayant une dernière fois la pièce du regard. Mais à l'instant même où il voulut franchir le seuil, une puissante barrière magique l'arrêta dans son élan et le propulsa violemment en arrière.

Le corps encore engourdi, Billy se releva aussi vite que possible et cria :

- Harry ! Harry, vous m'entendez ?

Il eut beau crier, personne ne lui répondit. La pièce avait sûrement dû être insonorisée par un quelconque procédé magique indétectable. Furieux contre lui-même, Billy tapa du poing contre la barrière qui le retenait prisonnier, mais celle-ci demeura toujours aussi infranchissable. Comment avait-il pu tomber dans un piège aussi grotesque ?

Il essaya quelques sortilèges, en désespoir de cause, mais rien n'y fit. Il n'y avait aucun moyen de briser ou de traverser cette maudite barrière. C'est alors qu'un craquement sonore retentit dans son dos, et avant même qu'il n'ait eu le temps de se retourner, il sentit un sortilège le frapper par derrière. Ce fut la dernière chose dont il se souvint avant de s'effondrer lourdement sur le sol, plongé dans l'inconscient.

De son côté, Harry ne se doutait absolument pas de ce qui venait d'arriver à son partenaire. Aucun bruit suspect n'était parvenu jusqu'à lui, et il ne rencontra aucun champ de force lorsqu'il pénétra à son tour dans une autre chambre. Bien que la pièce fût toute aussi propre et ordonnée que le reste de l'appartement, quelques indices montraient que cette chambre était celle de Lizzy. L'œil attentif au moindre détail, le chef des Aurors prit alors tout son temps pour observer attentivement chaque recoin en ne laissant rien au hasard.

Son objectif n'était pas seulement d'en savoir plus sur Lizzy. En réalité, et depuis quelque temps déjà, le survivant voyait bien au-delà de cette fille mystérieuse. Qu'elle soit ou non l'alliée des mages noirs, elle restait la seule piste exploitable dont il disposait pour avancer dans son enquête. Ces mages noirs, sortis de nulle part, constituaient une menace permanente pour la sécurité du monde magique, et Harry était bien décidé à exploiter la moindre piste qui puisse le conduire jusqu'à eux.

Le survivant inspecta minutieusement chaque endroit susceptible de servir de cachette, des tiroirs de la commode jusque sous le lit. Malheureusement pour lui, cette pièce s'avéra toute aussi ordinaire que les autres. En fait, plus il cherchait, et plus il lui apparaissait évident que cet appartement ne constituait rien de plus qu'un simple accessoire destiné à faire passer son occupante pour une authentique moldue.

Tandis qu'il retournait vers le salon, Harry continua à réfléchir. Si Lizzy avait fait tant d'efforts pour se construire une fausse identité jusque dans les moindres détails, ce n'était sûrement pas sans raison. Elle avait forcément un but. De plus, le fait qu'elle se soit rapprochée d'Hermione ne pouvait pas être, non plus, une coïncidence. Hermione, Lizzy, les mages noirs,… depuis le début, tout tournait autour d'un seul et même élément : cette mystérieuse horloge que Dumbledore avait eue en sa possession, et qui se trouvait maintenant sous la garde d'Hermione.

Ce n'est qu'en arrivant dans le salon qu'Harry se rendit compte de l'absence de son partenaire. Instinctivement, il comprit tout de suite que quelque chose n'allait pas.

- Billy ! Tu es là ! appela-t-il en resserrant sa main autour de sa baguette magique.

Le long silence qui s'en suivit ne fit qu'accentuer son mauvais pressentiment. Si Billy avait été en état de lui répondre, il l'aurait aussitôt fait. A peine l'idée d'aller explorer le reste de l'appartement lui traversa l'esprit qu'un brusque changement d'atmosphère l'incita à rester là où il se trouvait. Les lumières s'éteignirent d'un seul coup, et l'air ambiant devint si froid qu'on aurait pu penser qu'un détraqueur venait d'entrer dans la place.

Le survivant alluma l'extrémité de sa baguette et se tint prêt à réagir au moindre signe suspect. Il ne voyait personne, mais pour lui, il ne faisait aucun doute qu'elle était là, quelque part, en train d'épier chacun de ses mouvements. Inquiet à l'idée de se retrouver en fâcheuse posture s'il se faisait attaquer par surprise, Harry essaya plusieurs formules magiques qui n'eurent aucun effet notable.

Il y eut alors un grand bruit et un éclair surgissant de nulle part. En un instant, Harry se retrouva au sol, désarmé, sans même avoir pu se défendre. Ses lunettes tombèrent sous le choc. Malgré sa vue troublée, il distingua le visage flou de Lizzy apparaissant au-dessus de lui, mais c'est surtout sa voix qu'il reconnut.

- Votre obstination vous coûtera un jour très cher, Harry Potter, lui dit-elle. Ce n'est pourtant pas faute de vous avoir prévenu.

La dernière chose dont Harry se souvint avant de sombrer à son tour dans l'inconscient, ce fut d'une intense lumière bleue et d'une extraordinaire sensation de légèreté qui parut le transporter loin, très loin de cet appartement new-yorkais.


Très loin de New-York, dans une autre galaxie, la navette personnelle de l'Empereur Palpatine se posa sur la lune forestière d'Endor. Le dirigeant de l'Empire fut aussitôt accueilli par le responsable du site. L'officier faisait de son mieux pour dissimuler sa crainte, mais c'était peine perdue.

- Je ne m'attendais pas à votre visite, Excellence, dit-il en accompagnant l'Empereur hors du hangar principal.

Le visage du Seigneur Sith était dissimulé sous sa capuche, mais on entendait distinctement sa voix sèche et menaçante.

- Votre appréhension quant à ma visite trahit votre incompétence, commandant ! tonna-t-il.

- Je vous assure que ce n'est pas ce que vous croyez,… marmonna l'officier en sentant ses jambes se raidir.

- Silence ! l'interrompit Sidious. Je ne suis pas venu jusqu'ici pour écouter vos excuses ! Allez directement aux faits !

Le commandant s'éclaircit la gorge en essayant de reprendre contenance.

- Les réglages de l'appareil prennent plus de temps que prévu, Excellence, dit-il. Il s'agit d'une technologie que nous ne maîtrisons pas, et qui apporte en conséquence son lot d'incertitudes. Je m'efforce de rétablir la situation au plus vite.

Le commandant s'interrompit tout seul. Cela faisait déjà plusieurs jours que le pauvre homme redoutait cette conversation.

- Il vaudrait mieux pour vous que tout s'arrange rapidement, prévint l'Empereur. Il est indispensable que les délais soient parfaitement respectés. Ma patience arrivera bientôt à son terme, et je vous conseille de ne pas la mettre à l'épreuve. Je vais donc rester quelque temps ici afin de m'assurer que vous répondiez à vos obligations, commandant. Nous en reparlerons.

L'impuissant officier sentit sa gorge se nouer. Tandis que l'Empereur s'éloignait à l'intérieur de la base, l'homme épongea son front humide avec son mouchoir. Il savait déjà que les délais ne seraient pas respectés et qu'il subirait alors la foudroyante colère de son maître.


Merci d'avoir lu ce chapitre. J'ai décidé de décaler les jours de publication ; désormais je publierai les mardis et vendredis au lieu des lundis et jeudis. Dans le prochain chapitre, on verra ce qu'il est arrivé à Harry et Billy. Sachez par ailleurs que nous entrerons bientôt dans la phase la plus intense de ce tome qui nous occupera jusqu'à la toute fin. J'espère en tout cas que ça vous plaît. A bientôt.

Prochain chapitre : Cette colère ne vous était pas destinée.