Bonjour (ou bonsoir) à toutes et à tous.

Voici le chapitre 53 de ma fanfiction, Entre deux mondes. Dans ce chapitre, c'est la conclusion du face à face entre Hermione et l'Empereur. Ce n'est cependant pas encore la fin de cette bataille, loin s'en faut.

Disclaimer : Tout ce qui se rapporte à la saga Harry Potter appartient à J.K. Rowling, tandis que tout ce qui provient de l'univers Star Wars appartient à George Lucas et à Lucasfilm.

Bonne lecture.


Chapitre 53 : Ce n'est pas un jeu ! :

Dès qu'il vit Hermione avec son regard combatif et sa fougue débordante d'énergie, l'Empereur n'hésita pas une seule seconde, et s'élança droit sur elle avec son sabre-laser rouge à la main. A présent qu'il était débarrassé de Luke, plus rien ne pouvait l'empêcher de mettre fin à ce face à face tant attendu.

A sept reprises, il essaya d'abattre son sabre sur Hermione, mais à chaque fois, celle-ci réussissait soit à esquiver le coup, soit à le bloquer grâce à quelques formules magiques habilement employées. L'Empereur commença alors à fatiguer, et Hermione en profita pour se replacer face à lui, puis elle cria :

- Expelliarmus !

A l'instant même où elle prononça la formule, l'Empereur vit son sabre lui échapper des mains, comme un poisson se hâtant de retourner à l'eau après avoir été capturé. La perte de son arme ne sembla pas le moins du monde affecter sa détermination à la détruire. Faute de mieux, il se rabattit sur sa maîtrise de la Force, qui était au fond le style de combat qui lui correspondait le mieux.

En revanche, la façon dont Hermione se défendit en repoussant ardemment les redoutables pouvoirs du Seigneur Sith dépassa largement les attentes de ce dernier. De plus en plus agacé par cette offense faite envers la Force, l'Empereur libéra encore davantage de haine en n'ayant plus qu'une seule idée en tête : écraser cette sorcière.

Les attaques de Sidious étaient de plus en plus rapprochées, et surtout de plus en plus violentes. Plus d'une fois, Hermione se retrouva désarçonnée, et ce ne fut que de justesse qu'elle parvint à garder ses deux pieds sur la passerelle. Cependant, au fur et à mesure que leur duel se prolongeait, la sorcière se rapprochait dangereusement de la partie sectionnée de la passerelle.

Les sortilèges qu'elle lançait n'avaient aucun effet sur l'Empereur. C'était comme si la haine qui animait l'esprit dérangé du Seigneur Noir des Sith le protégeait contre les attaques directes. Comment allait-elle se sortir de cette situation ? Elle risqua un regard derrière elle et aperçut le vide à seulement un ou deux mètres de distance. C'est alors qu'une idée complètement folle germa subitement dans son esprit.

Rassemblant tout son courage, elle repoussa furieusement la dernière attaque provoquée par Dark Sidious, puis lui jeta un sortilège qui ne passa pas bien loin de son visage hideux. Le but n'était pas de le blesser, ni même de le stopper, mais uniquement de l'énerver pour le pousser à attaquer. La réponse du Sith ne se fit pas attendre. Il poussa un grand cri strident, et d'un coup, Hermione se retrouva brusquement propulsée hors de la passerelle et précipitée directement dans le vide.

La sorcière ne ressentit aucune peur, aucune angoisse, ni aucune panique alors qu'elle était pourtant en train de tomber d'une hauteur de plus de trente mètres de haut. Elle sentait cet air frais qui lui fouettait le visage et les larmes qui lui montaient aux yeux au fur et à mesure qu'elle se rapprochait du sol. Elle n'utilisa aucune formule magique.

Et soudain, elle sentit une poigne bien ferme l'attraper par le bras et la retenir solidement pour l'empêcher de tomber plus bas. A cet instant-là, Hermione sentit son cœur s'illuminer de bonheur. Elle avait eu raison de se fier à ses amis. Ginny Weasley l'aida à se hisser sur son balai, puis elle donna une petite impulsion et le balai fila comme une comète en reprenant rapidement de l'altitude.

- On va tenter une attaque là-haut ! Tiens-toi prête ! cria la rousse.

- C'est précisément ce que j'espérais ! répondit Hermione tout en s'essuyant les yeux.

Les deux sorcières remontèrent en chandelle et se rapprochèrent du morceau de passerelle où se tenait toujours Dark Sidious. Harry Potter les avait déjà devancées en prenant Luke avec lui sur son propre balai, et tous deux étaient déjà en train de se mesurer à l'Empereur. De véritables vents de Force les empêchait de se rapprocher, et Harry éprouvait de grosses difficultés à conserver une trajectoire à peu près stable. Malheureusement, Luke n'avait pratiquement aucune chance de riposter dans ces conditions-là.

Pour finir, la partie fut rapidement avortée lorsque Sidious attrapa leur balai avec la Force et les propulsa violemment à travers le portail. Ce fut tellement rapide que Harry et Luke avaient déjà disparu de l'autre côté de l'arche au moment où Ginny et Hermione prenaient leur relais.

- Reste en mouvement sans jamais trop t'approcher ! conseilla Hermione à l'oreille de son amie.

Bien entendu, Ginny n'avait pas vraiment besoin qu'on lui dise quoi faire. En fait, cela trahissait surtout l'inquiétude d'Hermione à l'idée d'affronter son plus grand ennemi dans des conditions aussi peu favorables. Sans compter qu'elle n'avait jamais été très à l'aise sur un balai. Il fallait pourtant tout donner pour mettre un terme à cet affrontement. Cette bataille avait déjà beaucoup trop duré.

Courageusement, Hermione se lança et commença à enchaîner les sortilèges qui n'inquiétèrent pas le moins du monde l'intouchable Maître Sith. Il contre-attaqua en y mettant toute sa hargne, mais Ginny esquiva chacune de ses vaines tentatives avec une habileté digne des plus grands joueurs de Quidditch. Après tout, ce n'était pas beaucoup plus difficile que de foncer à travers un stade en transportant le Souafle et en évitant les Cognards.

Hermione, elle, connaissait trop bien Dark Sidious pour se laisser aller à quelque sentiment trop optimiste. Elle savait que le Sith était à l'affût, guettant attentivement la moindre petite faille qui lui permettrait de les écraser. Heureusement, elle savait comment s'y prendre pour le déstabiliser.

Aussitôt que les attaques de l'Empereur se furent un peu calmée, Hermione ferma les yeux afin de mieux se concentrer, puis elle agita sa baguette et prononça une incantation. Deux langues de feux jaillirent de sa baguette et s'assemblèrent pour prendre la forme d'un gigantesque oiseau de feu qui vint se dresser juste devant Dark Sidious en faisant battre sous ses yeux ses deux immenses ailes flamboyantes. L'oiseau n'était pas seulement grand et enflammé ; il était aussi d'une beauté incomparable.

Au départ, l'idée d'Hermione fonctionna comme sur des roulettes. L'Empereur essaya de se débarrasser de cette imposante créature, mais s'en révéla incapable. Cela le mit hors de lui. C'était sans compter sur le fait que la Force était une énergie d'une toute autre nature que la magie pratiquée par Hermione. Ce n'était pas seulement un pouvoir mystique permettant de soulever des objets ou de produire des éclairs. Il n'y avait qu'à se laisser guider, et l'on pouvait facilement percevoir beaucoup de choses invisibles au commun des mortels. Par exemple, que cet oiseau de feu n'était en réalité ni plus ni moins qu'une banale illusion destinée à le tromper.

En se concentrant encore davantage, il lui fut même possible de sentir chaque mouvement de ce balai qui voletait à toute vitesse, comme une mouche autour de son repas. Sauf que le repas, c'était une bête féroce qui n'attendait que le moment opportun afin de la croquer.

« C'est ça, vole, vole… » murmura-t-il entre ses dents jaunes en remuant machinalement sa main, comme s'il avait voulu donner une caresse au manche de cet instrument volant.

Il attendit un peu, puis lorsqu'il fût sûr de lui, il referma brusquement sa main et le balai de Ginny fit une violente embardée, comme un cheval refusant de sauter par-dessus un obstacle. L'Empereur agita ses deux mains osseuses en essayant de percevoir le moindre centimètre de cet objet magique. Puis il fit un rapide mouvement, et à leur plus grande frayeur, les deux sorcières virent le manche de leur balai se fendre en deux morceaux bien nets. Elles étaient encore en vol, mais leur balai était définitivement hors d'usage.

Conformément aux lois de la gravité, les deux amies se retrouvèrent à nouveau plongées dans une chute vertigineuse qui leur aurait très certainement été fatale si Hermione n'avait pas eu le réflexe et le sang-froid de prononcer in-extremis la formule de la délivrance :

- Aresto Momentum !

Le balai, ou du moins ce qu'il en restait, s'arrêta un court instant à moins de deux mètres au-dessus du sol, puis termina sa course sans aucune gravité pour les deux sorcières qui le chevauchaient. Hermione se releva aussi vite que possible et leva immédiatement les yeux en direction du morceau de passerelle encore debout, mais elle n'y vit aucune trace de Dark Sidious.

Comprenant finalement que cet affrontement ne mènerait nulle part, le Sith avait préféré prendre la fuite pour aller préparer dans l'ombre son prochain coup d'éclat. Car Hermione n'avait aucun doute là-dessus : il n'en resterait pas là et reviendrait encore plus revanchard et encore plus agressif.

Au même moment, Harry et Luke réapparurent dans le hall, suivis de près par deux autres sorciers sur balais dont l'un transportait Han Solo, et l'autre transportait Leia. Dès qu'ils constatèrent la disparition de l'Empereur, ils se dépêchèrent de rejoindre les deux sorcières au sol.

Ginny était plongée dans un profond mutisme, tenant entre ses mains les restes de son tout premier balai de course. Ce balai, c'était celui avec lequel elle avait appris à jouer au Quidditch, celui avec lequel elle était devenue une remarquable poursuiveuse. Comme tous ceux de la famille Weasley, il n'avait pas une très grande valeur en termes d'argent, mais il avait en revanche une énorme valeur sentimentale. Pourtant, ce qui tourmentait Ginny à cet instant-là, ce n'était pas la perte de son précieux balai, c'était quelque chose de plus profond, de plus intime. Quelque chose qui s'était tout à coup réveillé au cœur de la tempête.

Jusque-là, à chaque fois qu'elle avait pris son envol, elle s'était toujours sentie libre, insouciante, voire même invulnérable. Et pour la première fois depuis que cette bataille avait commencé, elle prenait tout à coup conscience de la façon la plus brutale qui soit qu'elle avait eu tort de prendre ça comme un jeu. Non, ce n'était pas une partie de Quidditch ! C'était une guerre où chacun risquait sa vie à tout moment.

Dès qu'il eut mis pied à terre, Harry se rua vers elle pour s'assurer qu'elle allait bien. Sa seule présence rendit à Ginny toute sa vivacité habituelle. Harry, lui, avait tout de suite compris l'importance du danger. Il leur avait dit de ne pas prendre de risques inconsidérés. Du début jusqu'à la fin, il avait rempli son rôle à la perfection.

Et maintenant qu'elle y repensait, le survivant n'avait même pas essayé de la dissuader de prendre part à cette bataille, ce que n'importe qui d'autre aurait probablement fait à sa place compte tenu des risques que cela représentait pour sa vie. Non, il avait choisi de lui faire confiance… Elle était vraiment très fière de partager sa vie avec lui.


A bord du vaisseau de commandement de la flotte rebelle, l'heure était venue pour le grand amiral Ackbar de prendre une décision. Deux corvettes supplémentaires venaient de se désintégrer, et Lando Calrissian avait de lui-même renoncé aux raids aériens sur la base impériale d'Endor. Aucun élément ne permettait d'envisager que la situation puisse s'inverser à leur avantage, et désormais, l'amiral vétéran ne pouvait plus ignorer les avis, de plus en plus récalcitrants, des autres dirigeants de l'Alliance.

La retraite était devenue inévitable. Résigné et le cœur lourd, il prit contact une dernière fois avec Lando pour le prévenir en amont avant que l'ordre final ne soit officiellement donné.

- Général, j'en suis le premier désolé, mais nos pertes sont catastrophiques, et je crains qu'il ne reste plus rien de notre flotte si nous nous attardons plus longtemps dans ce secteur, annonça-t-il gravement. Le Haut Conseil de l'Alliance refuse catégoriquement de sacrifier le peu qu'il nous reste dans cette bataille. Je n'ai pas d'autre choix que d'ordonner la retraite.

Lando mit du temps avant de répondre. Son cerveau tournait à cent à l'heure en essayant de trouver une idée qui puisse convaincre l'amiral de patienter encore un tout petit peu. La flamme qui brillait en lui ne s'était pas encore complètement éteinte.

- Nos amis sont toujours à l'intérieur de cette forteresse, et les armées impériales sont probablement en train de faire des ravages, rappela-t-il. Si nous partons maintenant, nous les abandonnons tous à une mort certaine. Aurons-nous encore le courage de nous regarder dans une glace après ça ?

- Nous n'avons plus le choix, général Calrissian, répliqua Ackbar. Nos croiseurs sont au bord de la rupture. Si nous attendons plus longtemps, il ne nous restera plus rien pour poursuivre le combat contre l'Empire.

- Mais si nous abandonnons, que restera-t-il alors de nos idéaux et de nos valeurs Amiral ? rétorqua Lando. Je vous rappelle que c'est tout un monde qui est menacé en ce moment.

- Tout ce que je peux faire pour eux, c'est envoyer un message à la surface pour leur donner l'ordre d'évacuer en espérant qu'ils puissent encore le faire. Croyez-moi, cette situation ne m'enchante pas plus que vous.

Cette dernière phrase résonna plusieurs fois aux oreilles de Lando. Voilà l'idée qu'il cherchait !

- Un message, c'est ça ! s'écria-t-il. C'est notre seule chance !

- Je ne vous suis pas, Général, avoua l'amiral, un peu surpris par cette soudaine excitation mal avisée.

- Lancez un appel à la surface ! suggéra Lando. Insistez et informez-les de la situation. Dites-leur de désactiver ne serait-ce qu'une section du réseau de défense de la forteresse. C'est tout ce dont nous avons besoin pour effectuer notre percée vers le générateur !

- Nous l'avons déjà fait, Général, répondit Ackbar d'un ton las. J'ai contacté l'équipe de surveillance en poste dans la salle de contrôle du champ de force, mais ils ont perdu leur astro-droïde et ne sont pas assez nombreux pour pouvoir mener une opération de cette envergure. Sans compter que les impériaux pourraient en profiter pour réactiver le champ de force autour de leur base.

- Il faut que la requête remonte jusqu'à Han, insista Lando. Je suis sûr qu'il trouvera une solution, quitte à s'y rendre lui-même s'il le faut.

Leur conversation s'interrompit quelques instants, le temps que le vieil amiral réfléchisse à la proposition de son général.

- Je vais relancer un dernier appel, dit-il finalement. Mais je vous avertis que si je ne reçois pas de réponse positive rapidement, ou si l'opération tarde trop à se mettre en place, je serais obligé de sonner la retraite.

- Je comprends, Amiral, assura Lando. Je ne m'opposerai pas à votre décision.

Une fois la communication coupée, Lando se redressa, comme pour mieux appréhender les événements à venir. Cette fois-ci, c'était leur toute dernière chance. Han, où que tu sois, il faut que tu répondes !


Merci d'avoir lu ce chapitre. Dans le prochain, nos héros revoient leurs plans tandis que l'Empereur reprend sa place à la tête de ses troupes. De son côté, le jeune Billy s'aventure sur un chemin dangereux pour accomplir la tâche qu'Harry lui a confiée. A bientôt.

Chapitre suivant : Le mieux est d'essayer.