Base : Naruto Shippudden
Genre : Yaoi
Titre : Mon Adorable Employé
Disclaimer : Les persos ne sont pas à moi mais à Kishimoto
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Petit blabla de moi avant de commencer :
Hello tout le monde et bienvenu sur cette nouvelle histoire.
Après une histoire un peu différente, on se retrouve sur une trame plus classique. Je vous invite à découvrir cette nouvelle romance entre nos deux chouchous.
J'espère que ce premier chapitre vous plaira et vous donnera envie de découvrir cette histoire qui mêlera des moments de douceur, d'humour et parfois de douleur .
Sur ce je vous souhaite une bonne lecture et je vous donne rendez-vous en bas de chapitre pour connaitre vos avis.
Belle soirée à vous
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Résumé : Il y a quelques années lors d'une soirée de vente aux enchères pour une association. Sasuke a acheté l'un des salariés avec qui il travaille pour une nuit. Il ne lui a demandé qu'une condition celle de garder les yeux bandés.
Après cette nuit, Sasuke a démissionné et a disparu de la circulation.
Quelques années après dans une petite entreprise, il occupe un poste multitâche sans prétention. Son nouveau patron n'est autre que l'homme avec qui il a passé la nuit et qu'il n'a jamais oublié.
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Mon Adorable Employé
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chapitre 01
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Dans cette petite entreprise, il n'était qu'un salarié moyen. Son travail consistait à faire des photocopies et à apporter des cafés lorsqu'on le lui demandait. De temps en temps il faisait aussi un peu de ménage et rendait quelque service comme faire de la mise en page ou préparer des tableurs pour la comptabilité. Rien de bien palpitant et aucune promotion en vu, mais ce n'était pas pour cela qu'il était là.
Silencieux voir trop peut-être, telle une ombre, il apparaissait et disparaissait sans prévenir. Il distribuait aussi le courrier. Mystérieux et distant, il laissait dans son passage beaucoup de question et bien peu de réponse. C'était lui qui s'était proposé pour ce travail alors que l'entreprise débutait à peine. Le salaire était loin d'être mirobolant mais cela ne l'avait pas dérangé, il avait juste demandé à travailler là.
Il n'avait rien de particulier à bien le regarder. Brun, des yeux noir, comme la majeur partie de la population, rien ne le différenciait d'une autre personne. Il était plutôt grand et fin. Consciencieux dans son travail, il n'y avait rien à lui reprocher. Il devançait les besoins et travaillait rapidement.
Devant son poste de travail : une cafetière et un moulin en bois à l'ancienne pour moudre les grains de café, il préparait son mélange habituel, prêt à lancer une nouvelle cafetière afin d'aller proposer à chaque membre du personnel son café de seize heure. Il vérifiait son chariot silencieusement lorsque la porte d'entrée de leur étage claqua et que des pas précipités traversèrent le couloir et s'arrêtèrent quelques secondes.
Une voix agacée se fit entendre.
- Je voudrais voir Naruto.
- Il est dans son bureau. Fit calmement la secrétaire.
- Je vous laisse mon fils à surveiller. lâcha la jolie femme impeccablement vêtu, ses longs cheveux noirs tombant au creux de ses reins et ses talons reprirent leur route.
Il perçut vaguement le bruit contre la porte et l'ouverture de cette dernière alors qu'il remplissait une tasse de dosettes de sucre en poudre et une autre de cuillère. Il posa sa cafetière chaude dont le parfum embaumait tout l'étage. Il vérifia le classement du courrier qu'il avait préalablement trié et des dossiers de photocopies qu'il avait terminé. Puis il se mit en route.
A quatre pattes sur la moquette du bureau de la secrétaire le petit être abandonné là, faisait la course à travers la pièce, lançant ce qui devait probablement être son doudou et le pourchassant en émettant des sons proche du rugissement d'un dinosaure. Poussant son chariot avec précaution, il sortit de l'étage en refermant soigneusement la porte afin que l'enfant croisé dinosaure, ne chercha à le suivre.
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Assit à son bureau et se massant les tempes, Naruto écoutait les récriminations de son épouse. Depuis hélas quelques mois leur relation avait commencé à se dégrader. Pourtant ils s'entendaient bien au départ, il formait aux yeux de tous un couple uni et aimant. Malheureusement, ces derniers temps il semblerait que les reproches avaient brutalement explosés.
Ils étaient tombé amoureux et s'étaient mariés par amour, il y avait cinq ans maintenant. Un mariage parfait, une maison parfaite, un couple parfait jusqu'à ce qu'il se décide à monter sa propre entreprise. Jusqu'à présent, il avait toujours travaillé pour de grosse boite et il était fier du travail et des postes qu'il avait eu. Il avait beaucoup apprit auprès de chacune d'elle mais désormais il avait envie d'être son propre patron et de créer quelque chose qui soit à lui. Laisser une trace de son travail.
Alors, il s'était jeté à l'eau et sa douce épouse l'avait soutenue et épaulée jusqu'à présent mais, l'entreprise était plus ardu que tout ce qu'il avait imaginé. Il travaillait sans cesse, il avait peu de temps libre passant tout son temps au bureau ou en rendez-vous. Il lui avait fallut convaincre les banques, se faire épauler par d'autre entreprise, prouver que son projet était viable et qu'il n'empiétait pas sur d'autre entreprise déjà en place.
Mais il semblait que cela était devenu trop lourd à porter avec la naissance de leur enfant.
- Tu n'es jamais à la maison.
- Je travaille.
- Tu pourrais penser un peu à nous.
- Je ne fais que ça. Souffla-t-il doucement.
- Je ne vois pas quand ! Tu comptes rentrer ce soir ?
- Bien sur dés que j'ai fini.
- C'est à dire quand ? S'exclama-t-elle en se positionnant en face de lui. C'est quand la dernière fois que tu t'es occupé de ton fils ? Que nous avons fait une sortie juste tous les deux ?
- Hinata écoute.
- Non, j'en ai assez ! Je suis fatiguée !
- Hinata calme toi, je sais que c'est difficile en ce moment mais je vais me rattraper.
- Te rattraper? C'est ce que tu dis toujours !
- Je vais trouver du temps, je vais m'arranger. Je vais poser une journée et…
Sa femme se redressa et plongea son regard triste et humide sur lui.
- Est-ce que tu sais depuis quand tu ne m'as plus touché ?
Naruto marqua un instant de stupeur. Que sous-entendait sa compagne ? Il se mit à réfléchir, hier soir ? Non avant hier ? On bien avant cela ? Il se mit à cogiter de plus en plus, ayant peur de comprendre ce qu'elle lui reprochait. Depuis combien de temps ne l'avait il plus approché ? Certes ils dormaient dans le même lit mais, est-ce qu'ils avaient partagé autre chose ? Il ne s'en souvenait plus.
De simple excuse n'allait pas suffire à réparer cela. Il se souvenait qu'après la naissance de leur fils, elle n'avait plus voulu pendant plusieurs semaines ou peut-être même mois il avait fini par perdre le compte. L'accouchement avait été difficile et se remettre de sa suite de couche avait été douloureux et long pour sa jeune épouse. Il n'avait pas voulu la forcer et avait laisser le temps filer. Il avait son entreprise à gérer.
Aujourd'hui les choses étaient un peu plus posé, il avait pu embaucher à commencer par l'employé multi-service. Ce dernier bien qu'il ne l'ait que rarement vu faisait un gros travail de classement de document, de photocopie et les débarrassait de toutes les petites taches subalternes qui aurait pu entraver ses autres employés.
Ces derniers ne s'occupaient plus de courriers à ouvrir et à répondre, plus de photocopie, de recherche à faire, il se chargeait de tout cela. Sans parler des cafés et en-cas toujours frais à disposition, des bureaux propres et rangés. Grâce à ce gain de temps, il pouvait être un peu plus présent. Mais visiblement ce n'était pas encore suffisant.
- Est-ce que tu me trompes ? Demanda-t-elle soudain coupant son mari dans ses réflexions.
- Quoi ? Bien sur que non !
- Tu en es sur ? Vu que je n'ai plus l'air de t'attirer.
- Mais pas du tout cela n'a rien à voir.
- Est-ce que tu me caches quelque chose ?
- Non !
- Tu l'as revu ? Souffla-t-elle à voix basse.
- Hein ? De quoi est-ce que tu parles ?
- Rien ! Finit-elle par déclarer. Je veux que tu réfléchisses à notre couple. Si tu ne m'aimes plus… sa voix se brisa. Je veux que tu me le dises. Je veux divorcer.
- De quoi ?
Naruto tombait littéralement des nues, il ne s'attendait pas à une telle déclaration et en était profondément choqué. Comment en étaient ils arrivés là ?
Il regarda sa femme sortir de son bureau et en refermer la porte sans prononcer le moindre mot. Il se laissa tomber sur son fauteuil abasourdit par la demande de cette dernière. Le divorce ? Mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond en ce moment ?
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Terminant sa tournée, Sasuke ouvrit de nouveau la porte de son étage où se trouvait la précieuse machine à café où tout le bureau se donnait rendez-vous au moins deux fois par jour si ce n'était plus. Lieu de divertissement, de repas, de cancans improbables, de doléances et de repos, mais c'était aussi son bureau. Un petit bureau dans le fond avec une grande fenêtre, deux grands canapés qui se faisaient face, la précieuse cafetière au quelle chaque employé était suspendu tendit qu'elle s'écoulait afin de leur proposer son délicieux breuvage soigneusement obtenu via un savant mélange réalisé par l'employé multi-service de toute l'entreprise.
En entrant dans la pièce, il vit toujours à quatre patte sur le sol le petit être continuer à dévirer le bureau semant sur le sol des feuilles de papier tout droit sortit des corbeilles de la secrétaire qui paraissait paniqué.
- Je dois sortir. Fit elle. Mme Uzumaki n'est toujours pas sortit du bureau et…
Elle s'approcha de lui pour lui chuchoter.
- Je crois qu'il y a du grabuge dans leur couple.
- Hm.
La secrétaire hocha la tête.
- Je dois me rendre au bureau du deuxième, tu peux garder un œil sur le petit ? Je fais le plus vite possible. Elle le récupère dés qu'elle sort du bureau. Ah veille à ce qu'il ne mange pas de papier.
- Peut-être que si tu avais vidé ta corbeille, ça ne serait pas arrivé.
La jeune femme gonfla ses joues et ramassa ses feuilles éparpillées avant de sortir en lui tirant la langue.
- Tu aurais aussi pu le faire. Siffla-t-elle. J'étais occupée.
L'employé eut un rictus moqueur.
- Tu descends.
- Grrr.
Il regarda la secrétaire filer avec sa corbeille, qui, il le savait n'irait pas plus loin que le couloir et qu'il la retrouverait derrière la porte lorsqu'il quitterait le bureau. Mais il avait l'habitude. Vider les poubelles faisait partie de son travail.
Son regard sombre se posa sur le petit bonhomme qui était étrangement vêtu d'une combinaison en peluche. Il ressemblait à une énorme boule de fourrure toute douce mais vivante et bruyante, trop à son goût. Elle faisait aussi énormément de désordre.
Il ramassa les verres en cartons éparpillés au sol, quelques feuilles qui traînaient encore avant de reporter son attention sur la peluche qui tentait désormais de se tenir debout. Accroché au canapé de toute la force de ses petits doigts, il tenait son doudou serré entre ses dents improbables pour ne pas le perdre. Il entendit brusquement la porte du bureau s'ouvrit et la menace qui échappa à la jeune mère en sortant.
Il suivit celle-ci du regard alors qu'elle se dirigeait sans un regard vers lui ou vers son fils, en direction de la sortie et partait sans récupérer l'enfant. Le regard sombre alla de la porte à l'enfant qui venait de tomber sur son postérieur. Le petit garçon émit un vague grognement mécontent de ne plus être debout et recommença à se dresser sur ses petits jambes flageolantes.
Un soupir échappa à l'employé : pourquoi était-ce à lui de surveiller le petit humain qui se trouvait là ? Il s'occupait du courrier et de la photocopieuse, il savait faire du café mais surveiller un enfant ne faisait pas partie de ses attributions. Tout en faisant ronronner la dite machine, il gardait un œil sur l'enfant qui avait enfin réussit à monter sur le canapé et y était désormais allongé mâchouillant avec vigueur sa tétine.
Il se fit la réflexion que décidément cet enfant était bien calme. Il se demandait si tous les enfants étaient ainsi ou bien si ce dernier avait juste bien trop l'habitude d'être seul. Le temps continuait à s'écouler doucement et il classa les documents demandés dans chaque chemise avant de se tourner à nouveau vers l'enfant qui s'était endormit. Il ôta sa veste et en recouvrit les jambes de ce dernier avec.
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Le soir était déjà bien avancé et Naruto venait enfin de terminer le plus gros de son travail. Il avait décidé de rentrer tôt. Pour peu que dix-neuf heure puisse être considéré comme un horaire raisonnable de fin de journée. Il fallait qu'il discute avec Hinata et cela ne pouvait pas se faire entre deux rendez-vous à son bureau. Il voulait connaître le fond de sa pensée. Il se frotta les yeux, il était épuisé. Il se rejeta en arrière et ferma les yeux quelques instants profitant ainsi du calme.
Ses pensées l'emportèrent quelques années en arrière, alors qu'il n'était qu'un simple salarié et qu'il n'avait pas autant de responsabilité. Jeune, célibataire, sans attache et joueur, il appréciait son travail au sein de l'entreprise Uchiwa où il avait pu décrocher un poste. C'était une entreprise très en vu et y travailler ferait une très bonne référence à mettre dans son futur CV.
Il se souvenait surtout d'étrange proposition qui était faite au personnel. Un jour, un document non officiel était passé parmi les employés pour une soirée de bienfaisance. En échange d'une belle somme d'argent, il leur était proposé de vendre leur soirée.
Si on souhaitait participer, il fallait remplir un dossier et un questionnaire avant de signer une close de confidentialité. Aucune obligation de participer, c'était une proposition de l'entreprise afin d 'arrondir leur fin de mois. A l'époque, il était seul et il s'était prêté au jeu. L'argent allait à une œuvre caritative et lui toucherait un généreux bonus.
Il secoua la tête et chassa les souvenirs de cette nuit qu'il ne pourrait, malgré lui, jamais oublier. Un souvenir doux amer, chaud et intense qu'il gardait au fond de lui comme un trésor. Il n'en avait jamais parlé, cela aussi faisait partit du contrat qu'il avait signé. Mais cela ne l'empêchait pas parfois de se demander avec qui il avait bien pu passer cette étrange et torride soirée.
Il prit une profonde inspiration et se leva, chassant le souvenir fugace de cette chaude nuit. Il rassembla ses affaires pour partir. Il ouvrit la porte de son bureau réalisant que sa secrétaire était déjà partit depuis un moment. Son regard clair erra autour de lui et se posa sur le dernier employé encore présent. Comme toujours « l'ombre » était là silencieuse et solitaire. Mais ce soir, il lui sembla différent. Il vit ce dernier se pencher sur le canapé et se relever portant un petit être dans ses bras.
Les azurs s'écarquillèrent en le reconnaissant.
- Menma ? S'exclama-t-il.
L'enfant émit un couinement et un grognement avant de se nicher contre son employé.
- Mais ?
« L'ombre » le visage baissé sur l'enfant, ses longues mèches cachant en grande partie son visage finit par parler.
- Elle est partie en le laissant. Constata-t-il sans la moindre nuance de reproche dans la voix.
- C'est pas vrai ! Laissa échapper Naruto agacé.
Il s'avança vers son employé et tendit les bras à son fils.
- Désolé. Grogna Naruto. J'espère qu'il n'a pas trop dérangé.
- Quelques cartons de gobelet renversé et quelques feuilles mâchouillées, une corbeille comme cage de foot et un doudou transformé en ballon.
- Je vois. sourit doucement son patron avant de se concentrer sur son fils. Bon allez on va rentrer et quelque chose me dit que tu vas hurler de faim tout le trajet et qu'en prime tu ne dormiras pas ce soir. Merci de l'avoir surveillé.
- Hm. Se contenta de répondre son employé en s'inclinant avant de reprendre son travail.
Naruto cala son fils sur sa hanche et se mit en route.
- Bonne soirée. Lança t-il.
- Hm. Merci. Souffla-t-il en lui tournant le dos.
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Silencieux Sasuke regarda la porte de son appartement. Il avait glissé sa clé dans la serrure mais cette dernière était ouverte. Cela voulait dire qu'il était là. Pour quelle raison était-il là ? Il n'avait pas plus d'affinité que ça. Il marqua un instant d'hésitation avant de rentrer avait il vraiment envie de revivre ça ? Est-ce que cela allait recommencer ? Oui probablement pourquoi cela changerait-il ? En même temps il pourrait bien lui tourner le dos et refuser mais il ne le faisait pas.
Il ouvrit la porte, ses lèvres formèrent les mots mais il ne les prononça pas.
« Je suis rentré »
Une voix se fit entendre, elle était dure, elle n'attendait pas de réponse, elle allait juste devenir de plus en plus forte et les mots qui allaient en sortir et qu'il allait entendre seraient tous plus agressif et violent les uns que les autres.
Et pourtant, il referma la porte derrière lui et s'avança vers celui qui était là devant lui. Pourquoi acceptait il cela ? Peut-être parce qu'à ses yeux c'était tout ce qu'il méritait ? Il ne valait rien : n'était ce pas tout ce qu'on n'avait cessé de lui rabâcher toute sa vie ? Qu'il n'était bon à rien, qu'il était mauvais dans tout ? Qu'il n'avait aucun intérêt et ne s'intéressait à rien ?
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Il y a quelques années, il avait été en couple avec une jolie jeune femme, beaucoup de caractère, des idées bien arrêté et un avenir tout tracé. Travail, maison, mariage, bébé, une vie normale, une vie que bien des gens enviaient, simple, banal mais réconfortante. Sauf que lui, il avait voulu autre chose et sa vie avait volé en éclat. Il ne le regrettait pas pour autant, cela avait été son choix, il l'assumait.
Dans l'entreprise où il travaillait à cette époque, il y avait cet homme, différent des autres. Souriant, bienveillant, lumineux, solide. Quelqu'un qui malgré les difficultés ne s'en laissaient pas compté tenait tête aux plus anciens et se fichait bien de devoir lutter et de bousculer les idées établis.
Et lui avait aimé ce personnage haut en couleur. Très probablement dominateur sur qui il n'aurait pas le dessus mais qui ne dégageait aucune hostilité. Il avait rapidement trouvé sa place même s'il faisait aussi grincer des dents. Il l'avait trouvé physiquement attirant mais pour le reste parfaitement horripilant.
Il avait souhaité garder ses distances avec lui mais inconsciemment son regard revenait toujours sur lui. Alors quand la compagnie avait décidé de faire cette soirée de bienfaisance avec la possibilité « d'acheter » la personne qui vous plaisait, il avait mis une option sur ce dernier. Il savait que cela était idiot, voir même ridicule mais cela avait été plus fort que lui.
Il ne savait pas alors que cette soirée allait changer de façon radicale le cours de sa vie et tout ce qu'il avait commencé à construire.
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Les onyx croisèrent leur reflet dans la glace et il grimaça ce n'était pas joli à regarder, mais c'était moins grave qu'il ne le pensait. Il termina de poser le léger fond de teint qu'il avait sortit et le jeta dans le tiroir une fois terminé. Il lissa une dernière fois ses mèches sombres et les laissa tomber devant son visage. Il y avait peu de chance que quelqu'un le remarque alors il ne s'inquiétait pas plus que cela.
En cinq ans, son frère et sa famille n'avait jamais rien remarqué, il n'y avait pas de raison que dans cette boite là quelqu'un s'en aperçoive. Il ajusta sa cravate soigneusement et se saisit de sa sacoche. S'il ne se dépêchait pas il raterait son bus.
Chaque jour ressemblait au précédent, il arrivait avant tout les autres employés. Il allumait les lumières et rangeait soigneusement ses affaires puis il s'approchait de son moulin à café. Un vieux moulin en bois qui crissait lorsqu'il le faisait tourner. Il sélectionna comme tous les matins les grains de café qu'il allait moudre pour remplir le filtre à café. L'odeur du café frais ne tarda pas à se répandre dans tous l'étage.
A sept heure trente le premier employé poussa la porte et sentit immédiatement cette délicieuse odeur l'attirer. Il monta quatre à quatre les marches, pas question de rater le premier café de la matinée. Dans cette petite entreprise il y avait des règles immuables et parmi les préférés des salariés, il y avait les pauses café.
A huit heure en arrivant le café du matin, à onze heure un café doux pour se donner un petit coup de fouet, à quatorze heure après la pause déjeuné, un bon café bien parfumé pour attaquer l'après midi et enfin celui juste avant l'heure du goûter un peu relevé un peu épicé ou sucré ça dépendait du moment de l'année. Un régal dont il était devenu dépendant comme chaque membre de la société.
Bien sur, il y avait un distributeur de café comme dans toutes les entreprises et chacun pouvait à son moment de pause aller se chercher une boisson chaude Mais cela n'avait rien à voir ici, chacun apportait sa tasse et la donnait à « l'ombre » , l'homme chargé de préparer le café, de faire les photocopies, de classer les dossiers et de distribuer le courrier.
Il était si discret que des fois on s'étonnait de voir son café sur la table ou le dossier demander déjà sur son bureau. Il connaissait les habitudes de tout le monde et cela avait quelques choses de très réconfortant d'avoir sa propre tasse. Bref de petite chose qui faisait qu'on avait déjà envie de s'impliquer dans le travail et qu'on était davantage motivé.
Parce qu'ici ce n'était pas le salaire qui était mirobolant, mais en échange il y avait une bonne ambiance, chacun était investit et si les commandes augmentaient ainsi que le chiffre d'affaire chacun voyait les répercussions directement sur son salaire.
Naruto posa son regard sur son employé toujours de dos, toujours habillé de noir, de loin on aurait pu le prendre pour un majordome. Malgré qu'il passait inaperçu la plupart du temps, lui n'était pas aveugle au point de ne pas avoir remarquer le standing de ce dernier. Avoir travaillé dans deux des plus grandes entreprises du pays vous permettait d'acquérir quelques réflexes inconscients comme celui de deviner la personnalité des gens sous leur faux semblant et le niveau de classe social simplement en observant la façon de se tenir des personnes en face de soi.
Et il était sur d'une chose c'est que celui qui errait dans son entreprise telle une ombre faisait partit de l'élite. Même s'il cherchait à se fondre dans le décor, à passer inaperçu, il avait bien trop de prestance qu'il ne pouvait pas ne pas l'avoir remarquer. Naruto ne cherchait pas à savoir ce qui le poussait à chercher à se faire aussi discret, il faisait bien le travail pour lequel il avait été embauché. Si ce dernier préférait rester caché après tout qui était-il pour se mêler de sa vie.
Alors il continuait de l'observer à la dérobé, il gardait ses questions pour lui et peut-être qu'un jour il découvrirait le secret que cachait cet être si effacé. « L'ombre » de son entreprise, le trop parfait employé.
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Naruto grommela en sortant de son bureau. Il avait passé une mauvaise nuit et demain il avait un important rendez-vous avec des investisseurs qui tenait leur futur dans leurs mains. Il avait fait et refait son planning, vérifier chaque détail, il n'était pas satisfait. Il était déjà très tard et il entendait dans le coin « café » la photocopieuse qui continuaient à cracher ses feuilles. Il se leva et s'étira avant de se diriger à son tour vers le lieu en question.
Il n'y avait quasiment pas de lumière, son bureau était la seule pièce réellement éclairé. De dos, son employé surveillait l'impression des derniers documents, une faible lueur éclairait la pièce. Il se demandait même comment celui-ci pouvait voir ce qu'il faisait. Et pourtant il ne paraissait pas dérangé par le peu de luminosité de l'endroit, cela lui donnait un air encore plus mystérieux. Il laissa filtrer un léger sourire.
Une ombre mystérieuse qui erre dans mon entreprise. S'amusa-t-il.
Il s'approcha de l 'homme sans bruit et son nez fut attiré par l'odeur du café fraîchement moulu. Il s'avança sans bruit derrière lui.
Silencieux « l'ombre » cessa une seconde de respirer et de bouger, il se tenait si près de lui. Il attendit quelques secondes avant qu'une tasse n'apparaisse dans son champs de vision. Il prit sa cafetière et en versa dans la tasse tendu. Il y fit tomber deux sucres brun et la tasse disparu. Il eut vaguement l'impression que son patron s'attardait encore dans son dos avant de l'entendre s'éloigner.
Il reprit son souffle doucement et se dirigea vers sa photocopieuse qui avait terminé. Il classa ses feuilles dans chaque pochette correspondante et les posa soigneusement sur son bureau. Il vérifia que toutes les tasses étaient propres et rangées avant de se saisir de sa sacoche. Il glissa dans celle-ci son disque dur externe, le trousseau de clé de l'entreprise et la referma. Il jeta un dernier coup d'œil autour de lui.
Dans le bureau de son patron la lumière était toujours allumé…
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Sasuke rentra chez lui fatigué, il avait eu de justesse le dernier bus, une chance car il n'était pas très motivé pour rentrer à pied ce soir-là. Il se massa la nuque en entrant dans le hall de son immeuble et monta lentement à son étage. Il s'arrêta devant sa porte, un raie de lumière passait dessous, il avait laissé la lumière du hall s'éteindre et resta un instant figé devant la porte. Il l'ouvrit lentement et su immédiatement qu'il n'était pas seul. Il s'avança dans la pièce et referma derrière lui. Il posa sa sacoche et la lumière s'alluma.
Un homme s'avança vers lui et se saisit sans douceur de son menton pour l'obliger à le regarder.
- Neij.
- Où tu étais ?
- Au travail.
- Jusqu'à cette heure-ci ?
Sasuke hocha lentement la tête.
- Tu te fou de moi, il n'y a plus de bus qui circule.
- Il y en a un à 23 heures, il s'arrête en centre ville, j'ai fait le reste du trajet à pieds.
L'homme le relâcha et se mit à faire les cents pas avant de se tourner à nouveau vers le nouvel arrivant. Sasuke le détailla silencieusement soutenant son regard.
- Ne me regarda pas comme ça ! Siffla-t-il.
Sasuke leva un sourcil, il ne le regardait pas spécialement différemment de d'habitude mais bon. Il laissa les mèches de ses cheveux glisser devant ses yeux les cachant au regard de Neiji. Il le savait, celui-ci était de mauvaise humeur. Alors il était probable qu'il était venu ici pour se défouler. Ce n'était pas la première fois et cela ne serait pas la dernière, mais lui, il s'en fichait un peu.
Neiji était le cousin de la femme de son patron. Il les connaissait depuis qu'ils étaient enfants, ses parents et les siens avaient toujours été plus ou moins en affaire. Si lui avait quitté le giron familiale et l'entreprise, ce dernier était resté auprès de sa famille. Et depuis que Hinata l'avait croisé dans les couloirs de l'entreprise, Neiji avait prit contact avec lui. Bien qu'il n'en avait pas comprit immédiatement la raison.
Ce dernier avait une rancune tenace depuis plusieurs années à son égard et il semblait que celle-ci était bien loin de s'apaiser. Il n'avait de cesse de lui faire des reproches sur une histoire vieille de plusieurs années dont il n'aurait jamais du avoir vent. Il ne savait toujours pas comment il avait pu être au courant de cette information, mais depuis qu'il avait eu le malheur d'accepter de le rencontrer pour lui parler, sa vie avait viré à l'enfer.
Les premières fois, il s'était rebellé comme toujours et puis c'était devenu une habitude pour ne pas déranger les voisins qui lui jetaient des regards sombres et se plaignaient du bruit et des disputes. Et puis aussi pour éviter que cela ne dure trop longtemps, des fois une simple gifle suffisait à ce qu'il se calme ou parte. Parfois c'était plus violent mais en général quelques coups suffisaient à lui faire perdre patience et il quittait l'appartement en claquant la porte.
Mais pas ce soir, il n'aurait pas cette chance il le savait. Neiji lui en voulait, il le jugeait responsable de la dernière dispute de son patron avec sa cousine. C'était toujours ainsi depuis que ce dernier avait découvert qu'il travaillait pour lui.
Il n'eut guère le temps de réfléchir plus avant qu'il se sentit heurter violemment et bousculer. Est-ce que cela valait la peine qu'il parle, qu'il tente de s'expliquer ? Il y avait longtemps qu'il avait cessé de vouloir raisonner les gens avec qui il se trouvait. Aux bousculades, ne tarda pas à se mêler les mots belliqueux et agressif.
Que disaient-ils déjà ?
Qu'il était Responsable de ce qui était en train d'arriver, fautif, coupable
Qu'il était le seul à blâmer pour tout ce qui arrivait et pour ce qu'il subissait.
Que de toute manière il n'y avait rien à faire pour lui.
Il n'était qu'une perte de temps.
Un assassin, un meurtrier.
Que si sa famille ne l'avait pas retenu c'était parce qu'elle se moquait de ce qui pourrait bien lui arriver.
Qu'il était une honte et qu'il valait pour lui qu'il resta loin des siens.
Il avait fermé les yeux lorsque le premier coup l'avait atteint en plein estomac. Une chance qu'il n'ait pas encore dîner. Puis cela se poursuivit, il finit par ne plus pouvoir se relever. Un nouveau coup et il ne pu retenir la bile qui lui échappa. Allongé sur le sol il monta ses bras pour protéger son visage alors qu'aux coups de poings qui heurtaient son visage et ses bras se substituèrent des coups de pieds dans ses jambes, ses bras, sa tête et ce fut le néant, enfin.
Neiji se redressa haletant. La colère le faisait encore trembler, une colère sombre et glacial. Il détestait profondément l'homme qui gisait au sol et sur lequel il s'était acharné. Il ne le supportait pas, il était responsable de ce qui arrivait à sa cousine, de sa tristesse, de sa situation, il en était persuadé.
Il ne comprenait pas pourquoi il vivait ainsi. Il possédait un nom connu et reconnu, une fortune personnelle considérable, il pourrait vivre à l'aise, courir le jupon, le monde ou bien se marier et pourtant il se laissait faire. Il gisait là sur le sol, acceptant ses coups sans broncher. A part la première fois, il ne s'était jamais défendu.
Il resta là à la regarder avant de s'en détourner, écœuré, dégoûté, et agacé au plus haut point par son manque de volonté. Désormais ce qui pouvait bien lui arriver maintenant ne le concernait pas. Il lui donna un dernier coup de pied dans la tête.
- Si seulement tu n'avais pas existé ! Cracha-t-il hautain.
Puis il quitta l'appartement et referma la porte derrière lui.
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Hello hello c'est re-moi !
Alors que pensez vous de ce premier chapitre?
On y lit beaucoup de sous entendu, de supposition, des pistes sur beaucoup de choses.
EN tout cas j'espère que ce premier chapitre vous aura mis en appétit et vous aura donner envie de découvrir la suite.
J'attends vos retours avec impatience.
(^/^)
Merci à vous d'avoir prit le temps de venir lire ce premier chapitre
A très vite !
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