Je ne possède aucun des personnages des films.

POST MI 2 : Quelques semaines après les attaques du 11 septembre Luther et Ethan se retrouvent pour une opération secrète en Afghanistan, mais un seul coup de téléphone peut suffire à faire perdre pied à l'un des agents les plus confirmés de la FMI.

Alors à un moment entre le premier Mission Impossible et Mission Impossible 3, Ethan a perdu sa mère et son oncle... et bon moi ça me donne des envies de drama tout ça.

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


AU PIRE MOMENT

Chapitre 1

Afghanistan. Nord de Kandahar

Octobre 2001

Le campement était installé dans une grotte, en marge de l'armée américaine et de toutes les forces armées qui planifiaient des opérations de représailles contre les Talibans. Tous avaient en mémoire les images terribles du mois derniers et toutes les opérations étaient menées contre ses ennemis extrémistes. L'IMF aussi avait ses ordres et Ethan était sur place avec une équipe.

Une équipe dans laquelle se trouvait Luther et deux gars que ce dernier ne connaissait pas avant de rejoindre son coéquipier. Au fil des missions, Luther appréciait de pus en plus Ethan Hunt et il avait l'impression que c'était réellement réciproque, vu que le jeune chef d'opération faisait toujours en sorte qu'il soit avec lui depuis leur rencontre 5 ans plus tôt.

Luther commençait aussi à bien le connaître et il s'amusait de certains tics qu'il avait quand il s'adressait à son équipe.

- L'armée américaine avec le 75ème bataillon de Rangers sera occupée au Sud ce soir. Ils ont une opération de communication a mené sur un objectif mineur qu'ils transformeront en poste avancé et une opération plus secrète avec la Delta Force, dans notre secteur et qui vise un complexe appartenant au Mollah Omar. Ils sont partis du l'USS Kitty Hawk. Il leur faudra 15 heures pour rallier le complexe. Il peut contenir des informations importantes, mais le Mollah n'est pas sur place.

- C'est notre cible ? Demanda Luther.

- Oui… Nous on sait où chercher.

- Et pourquoi on ne donne pas cette info à l'armée ? Demanda Ted, l'une des deux recrues pour cette mission.

- Ils sont 90, nous sommes 4, notre objectif n'est pas le même. Nous devons l'exfiltrer, eux veulent juste le tuer. Préparez-vous, on bouge dans une heure.

Ethan clôtura la conversation et tira de sa poche un téléphone satellite nouvelle génération. Il s'éloigna pour prendre la conversation et Luther nota subitement sa respiration saccadée et la pâleur de sa peau. Quelque soit la nouvelle qu'on venait de lui apprendre, cela était en train de totalement le bouleverser, même s'il faisait tout ce qu'il pouvait pour ne pas le montrer à son équipe. Est-ce que c'était bien le moment pour l'appeler ? Il l'observa raccrocher et se mettre à trembler, mais il parvint à se maîtriser et leur lança.

- Rassemblez le matériel.

Puis, il les laissa sur place et sortit de la grotte. Luther observa leurs partenaires en train de s'affairer, et se leva. S'ils n'avaient rien remarqués, ce n'était pas son cas. Il se redressa et sortit à son tour. Autour d'eux, il n'y avait que du sable et des rochers. Il prit sur la droite pour grimper un peu et comprit qu'il avait vu juste en percevant un sanglot étouffé.

Intrigué, il se rapprocha et se figea. Ethan était là, à genoux sur le sol, appuyé lourdement contre un rocher et il pleurait… Douloureusement, désespérément, il pleurait. Il avait posé une main sur son visage par pudeur, mais son corps tremblait comme une feuille et les larmes baignaient véritablement ses joues. Il avait si mal que cela affectait sa respiration.

Luther resta figé pendant quelques secondes. L'agent secret de 37 ans était plutôt réputé pour savoir faire preuve d'un certain sang froid. Oh Luther savait que ce n'était pas forcément toujours le cas. Il l'avait déjà vu plus d'une fois être à deux doigts d'exploser de colère. Il l'avait retenu aussi, mais jamais il ne l'avait vu aussi affecté. La décence qu'on devait à son superviseur lui disait qu'il devait faire demi-tour, mais il était devenu plus que ça, Ethan, non ? Il était devenu son ami et il ne pouvait pas le laisser dans cet état, pas une heure avant une opération comme celle-là.

Luther se rapprocha donc doucement et posa une main sur son genou pour attirer son attention.

- Ethan ?

Ce dernier sursauta, surprit et posa son regard toujours baigné de larmes sur Luther.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Et toi ?

- Rien… Marmonna Ethan en se redressant un peu avant de se passer une main sur le visage pour tenter de se reprendre.

- Ethan…

- Rien de grave, je te dis…

- Rien de grave qui te mets dans cet état.

- Oui…Rien de grave… C'est personnel… C'est juste que…

En deux mots, Ethan perdit son combat contre la maîtrise qu'il tentait d'adopter et explosa de nouveau en sanglots. Il s'écroula vers l'avant, désespéré et se cacha le visage entre les mains. Ce n'était pas digne d'un superviseur. Il devait se reprendre, mais cela lui paraissait si difficile.

Luther le vit s'écrouler et avança la main pour lui presser l'épaule, constatant qu'il tremblait toujours comme une feuille.

- Ethan… Dis-moi ce qu'il se passe… Ne garde pas ça pour toi, nous sommes amis, non ?

Il le sentit frémir et le jeune homme fit l'effort de tourner la tête vers lui. Il tenta bien une nouvelle fois d'arrêter ses larmes, mais c'était peine perdue. Luther le trouva livide et ses yeux rougis faisaient ressortir le bleu de ses iris. Il sembla peser le pour et le contre avant de murmurer entre deux sanglots.

- Je ne veux pas t'embêter avec ça…

- Tu ne m'embêtes pas, je ne te l'aurais pas demandé sinon… Parle-moi Ethan…

Luther vit son ami tenter de formuler un mot, mais de violents sanglots l'en empêchèrent. Il trembla plus fort et Luther fit glisser sa main sur sa nuque. Il la pressa doucement et lui murmura d'une voix qu'il voulut apaisante.

- Chutt… allez… parle-moi Ethan…

Ce dernier hoqueta et murmura d'une voix brisée qui trahissait toute sa douleur.

- Ma mère est morte…

Quatre mots, juste quatre mots qui transpercèrent le cœur de Luther tellement ils contenaient de souffrance.

- Oh Ethan… Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Elle… Elle a voulu aller à New York faire des courses. Elle voulait montrer qu'il ne fallait pas avoir peur malgré ce qui s'est passé et… et un chauffard l'a renversé… Elle est morte sur le coup, elle…

De nouveaux sanglots le firent taire et Luther se pencha un peu plus sur lui avant de finir son geste. Tout en gardant une main sur sa nuque, il le ramena vers lui pour le prendre dans ses bras. Ethan se laissa faire, déposant doucement sa joue contre son épaule tout en continuant de pleurer. Luther lui frotta le dos pour tenter de le calmer.

- Je suis désolé… Je suis vraiment désolé Ethan. Toutes mes condoléances.

- Ils… Ils m'appelaient pour l'enterrement, mais je ne peux pas… Cette opération est trop importante, elle aussi, je ne peux pas…

Luther nota douloureusement le « aussi ». Est-ce qu'il était en train de lui dire que son père était mort, lui aussi, et qu'il avait reçu la nouvelle dans une situation analogue ? Ce simple constat lui fit un pincement au cœur.

- Tu as le droit de rentrer, tu sais.

- Non… La mission passe avant… de toute manière, je ne pense pas qu'elle voudrait de moi à son enterrement.

Luther fronça les sourcils.

- Pourquoi tu penses ça ?

- Je n'ai pas été capable de retourner la voir de mon vivant, comment je pourrais être capable de retourner là-bas, maintenant qu'elle est morte ?

- Retourner la voir ?

- Je… Je suis partie de chez moi j'avais 18 ans Luther… Je suis parti en pleine nuit parce que mon père me l'avait interdit et…

- Tu n'y es jamais retourné ?

- Non… Comment j'aurais pu… Je les ai tellement déçus ce jour-là…

- Déçus ? Ethan… Je n'ai pas la prétention de penser à leur place, surtout qu'ils ne sont plus là, mais je reste persuadé qu'ils ne pourraient pas être déçus en découvrant ce que tu es devenu.

- Je n'en suis pas sûr… Ce n'était pas ce qu'ils voulaient… Je ne sais même pas si c'était ce que je voulais.

- Ethan…

- Si tu savais les derniers mots qu'on s'est échangés, souffla le jeune homme en se redressant un peu.

Il frissonna, ramena ses genoux contre sa poitrine et les encercla de ses bras. Luther ne dit rien, satisfait de voir qu'au moins il ne tremblait plus…

- Tu sais… quand je suis parti cette nuit-là, j'ai jeté ce que j'ai pu dans un sac et j'ai dévalé les escaliers sans un bruit, mais elle était sur le pas de la porte. Elle avait compris et elle m'a laissé partir… Elle savait que je ne pouvais pas rester. Je me sentais étouffé. A peine rentré du lycée, il fallait que je rejoigne mon père, que je l'aide pour le foin, que je me lève à 4 heures du matin pour la traite. Quand j'ai commencé à lui dire que je voulais aller à la fac, il me l'a interdit : « pas besoin de diplômes pour tenir une ferme »… Je ne voulais pas de cet avenir Luther… Je ne voulais pas vivre toute ma vie à Middlefield avec ses 2000 habitants… j'avais besoin de changements. Je voulais respirer. Je ne sais pas si tu peux comprendre…

- Si… Pourquoi tu crois que j'ai quitté le Bronx dès que j'ai pu.

Ethan sourit et en profita pour essuyer une partie de ses larmes dans un geste rapide.

- Avec un diplôme de fin de lycée obtenu de justesse, je ne voyais pas d'autres solutions que l'armée et… ce n'était pas plus fatiguant qu'une journée de 20 heures à la ferme, ajouta-t-il avec un léger rire nerveux… sauf que je n'ai pas compris sa colère, ni pourquoi il voulait que je reste… Il… Il est mort six mois après mon départ… Il avait un cancer en phase terminale, il ne me l'a jamais dit… Je serai resté sinon, murmura Ethan en laissant couler de nouveau ses larmes.

Gêné, il leva les mains pour se cacher les yeux, sanglotant douloureusement. Luther tendit une nouvelle fois la main et lui frotta doucement le dos pour lui faire comprendre qu'il était là, à côté de lui. Ethan frémit et fit glisser ses mains dans ses cheveux, parvenant à reprendre le contrôle de lui-même.

- J'étais en formation dans une base des Rangers… J'ai demandé à mon commandant de me laisser rentrer chez moi pour l'enterrement sauf que je m'étais battu avec une autre recrue. Il était insupportable, imbu de lui-même, agressif… Il était violent avec les autres et je faisais une tête de moins que lui… Il m'a prit pour une cible. Je l'ai envoyé à l'infirmerie, ajouta Ethan en souriant, sauf que ça m'a coûté ma permission. Il a refusé que j'aille à l'enterrement.

- Il n'aurait pas dû…

- Lui, il l'aimait bien… Ma mère m'a appelé… Si tu savais comme elle m'a parlé ce jour-là. Elle m'a dit que j'étais un fils indigne, que je devais trouver un moyen de rentrer. J'ai pensé à déserter et après je me suis demandé ce qui allait se passer si elle m'interdisait de rester et si l'armée ne voulait plus de moi. Qu'est-ce que j'aurais fait ? Alors je suis resté à la base et je n'ai plus osé l'appeler.

- Quoi ?

- Ma mère… C'était si violent. Depuis ce jour, je ne l'ai eu quasiment que par téléphone. Je l'ai bien vu quelques fois quand elle venait voir sa cousine à New York, mais quelque chose s'est cassé ce jour-là... Et, tu imagines, ça fait 19 ans… Comment j'ai pu ne pas prendre le temps de vraiment rentrer chez moi. Oh bien sûr quand les opérations se terminent, je lui envoie une carte postale, un petit souvenir du pays… et je mets toujours l'adresse d'une boîte aux lettres en poste restante… Elle… Elle n'a quasiment jamais répondu à mes cartes, à mes coups de téléphone oui, mais à mes cartes… J'aurais bien aimé avoir quelques mots écrits de sa main que j'aurais pu garder prêt du cœur pour qu'elle soit toujours un peu avec moi… Qu'est-ce que tu veux que j'aille faire à son enterrement. Je ne sais même pas si elle voulait encore vraiment de moi pour fils.

- Je suis sûr que c'est faux… et ça te ferait du bien…

- De ?

- D'aller leur parler.

- Ils sont morts Luther.

- Ça n'empêche pas… Tu sais ce qu'on va faire. On coince de Mollah et on va aller faire un tour à Middlefield. Qu'est-ce que tu en penses ?

- Tu viendrais avec moi ?

- Bien sûr… si tu veux de moi.

- Je ne pourrais pas y retourner seul, mais…

- C'est moi qui te le propose le coupa Luther.

Ethan lui sourit et Luther se redressa. Il lui tendit la main et le sourire d'Ethan s'agrandit avant de lui prendre la main et de laisser Luther le lever du sol.

OoooO

- Ethan !

Le cri de Luther était un cri de rage et de désespoir à la fois. Comment tout avait-il pu déraper à ce point ? Comment ils pouvaient se retrouver dans cette situation ? Et il était où cette nouvelle recrue qui avait craqué aux derniers moments, mettant Ethan à découvert ? Ethan qui était toujours autant bouleversé par la mort de sa mère… Trop bouleversé pour avoir ses réflexes habituels… Comment il ne pouvait ne pas penser à sa mère ? Pourquoi leur chef ne les avait pas appelés après l'opération ? Cela ne pouvait pas se finir autrement !

- Ethan !

Luther se jeta à genoux devant son ami, tenta de maîtriser sa panique, mais comment il pouvait ne pas paniquer ? Ethan était étendu sur le dos, dans une flaque de sang. Luther frémit, observa le corps de son ami et plaqua sa main sur sa poitrine. Sa poitrine qui se soulevait si mal, mais c'était normal. La balle l'avait frappé à droite de la poitrine, entre la quatrième et la cinquième côte, déchirant ses chairs et perforant son poumon.

- Ethan ! Non ! Regarde-moi ! Je suis là ! Regarde-moi !

Le jeune homme frémit, toussa et ses yeux bleus papillonnèrent doucement. Luther se força à lui sourire pour saluer ses efforts tout en essayant de ne pas se focaliser sur ses tremblements, marqueurs de l'état de choc dans lequel tombait son ami.

- C'est ça, accroche-toi. C'est ça, regarde-moi ! Regarde-moi !

Ethan tenta de se concentrer sur Luther, mais une quinte de toux le déchira en deux. Sous l'effet de la douleur, il se recroquevilla et Luther le laissa se tourner sur le côté sans relâcher la pression sur sa blessure. Le corps de son ami trembla plus fort pendant qu'il continua à tousser et qu'il se mit à cracher du sang, du sang dans lequel il était en train de se noyer.

Luther sentit son désespoir se muer en colère froide. Cela ne pouvait pas se terminer comme ça.

- Non ! Ethan ! Accroche-toi ! Non !

Le hacker redressa la tête et hurla en direction de l'autre recrue, celle qui restait, celle qui n'avait pas déserté.

- Il me faut un hélicoptère, maintenant !

L'agent sursauta et partit en courant. Luther baissa les yeux sur Ethan dont la respiration était de plus en plus laborieuse et sifflante.

- Accroche-toi ! Tu te rappelles, on a un voyage à faire…

Ethan gémit et tenta de murmurer quelques mots, mais il avait trop de sang dans la bouche, dans la gorge… Il se sentait partir… et une dernière pensée eut le temps de traverser son esprit, une pensée qu'il tenta de partager avec Luther…

- Tu as raison… Ramène-moi… Enterre-moi avec eux… S'il te plaît… Ramène-moi…

Puis, le noir le vainquit et il perdit connaissance.

OoooO

La douleur lui arracha un léger cri de douleur et Ethan se cabra doucement en réflexe. Il avait mal, réellement mal. Chaque respiration était une lutte, mais il ne voulait pas céder. Il sera les poings, gémit et perçut des bips autour de lui tout en se rendant compte qu'il n'était plus sur le sol du désert, mais dans un lit… Un lit ? Pourquoi, il avait aussi mal alors ? Dans toute cette douleur, il perçut un clic et des doigts lui effleurèrent la joue.

- Courage Ethan, ça va aller.

Cette voix ? Il la connaissait… Ethan se cabra une nouvelle fois, agacé de constater que sa vue était toujours aussi floue…

- Lu…ther… Marmonna-t-il d'une voix qu'il reconnut à peine.

Une main se posa sur son front, lissa ses cheveux et répondit.

- Oui… Chut… ça va aller… La morphine va agir, ça ira.

Ethan émit une longue plainte et frissonna. Il choisit de fermer les yeux pour attendre et la main de Luther lui pressa la joue.

- Je suis là. Tout va bien…

L'agent blessé frissonna et sourit lorsque sa vue redevint plus nette. Luther le comprit et lui sourit.

- Luther… répéta le jeune homme appréciant que la douleur s'estomper doucement.

- Ça va mieux ?

- Oui…

- Tant mieux… Tu m'as fais peur tu sais, mais maintenant tout ira bien, je reste là, tout va bien…

Ethan tenta de parler, mais Luther lui pressa la joue.

- Ne parle pas, tout va bien… C'est fini tout va bien… Repose-toi, je t'expliquerai tout plus tard. Repose-toi. Je reste là.


Défis des Défis Galactiques

Prénom 54 : Ethan

E : Ethan Hunt (MI)

Blessure 66 : Hémothorax

Défis sauvetages 431 : Ethan Hunt (MI)

Liste 31 : 1. Respecter le canon / 2. Au moins deux missing moments / 3. 2k mots minimum / 4. Le même perso doit sourire puis pleurer (ou l'inverse)

4 aspects de Frank Lapidus (Lost) : Sauveur : Ecrire sur quelqu'un qui sauve un autre

50 nuances de Mission Impossible (28/50)

100 façons d'écrire du drama (7/100)