Je ne possède aucun des personnages des films.
POST MI 2 : Quelques semaines après les attaques du 11 septembre Luther et Ethan se retrouvent pour une opération secrète en Afghanistan, mais un seul coup de téléphone peut suffire à faire perdre pied à l'un des agents les plus confirmés de la FMI.
Alors à un moment entre le premier Mission Impossible et Mission Impossible 3, Ethan a perdu sa mère et son oncle... et bon moi ça me donne des envies de drama tout ça.
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
AU PIRE MOMENT
Chapitre 2
Afghanistan. Nord de Kandahar
Octobre 2001
Ethan grimaça et ferma les yeux pour ne pas montrer qu'il avait mal. Heureusement, il était seul. Enfin, il se pensait seul, parce que des doigts effleurèrent sa joue, lui faisant rouvrir les yeux. Il croisa le regard de Luther et lui adressa un sourire.
- Je ne t'ai pas entendu rentrer.
- Tu devais somnoler, lui répondit son ami avant de soupirer.
- Quelque chose ne va pas ?
- Je viens de parler à ton médecin, répondit son coéquipier en s'asseyant sur la chaise à côté de son lit. Tu es resté huit jours dans le coma Ethan, tu ne peux pas sortir de cet hôpital huit jours après. Tu as encore mal, ta blessure peut se réinfecter et si ça touche ton poumon tu peux y rester.
Le jeune homme lui sourit.
- Tu as conscience que j'ai 37 ans et pas 12… Je connais mon corps Luther… Je veux sortir de là.
- Ethan…
- Je veux rentrer…
- A Middlefield ?
- Non, souffla le jeune homme en détournant la tête, chassant la douleur de la mort de sa mère encore trop présente dans son esprit. C'est trop tard maintenant…
- Ne dis pas ça, tu…
- Bien sûr que si… Mon père est mort, mon oncle aussi, maintenant c'est ma mère… Il n'y a plus rien là-bas… Je… Je ne veux pas ne retrouver que des ombres.
Luther soupira et hocha la tête. Il voulait bien reconnaître que de se retrouver seul dans une maison vide avec ses regrets, ne devait pas être facile et il s'autorisa même à presser doucement son bras pour lui faire comprendre qu'il savait ce qui le retenait. Ethan lui répondit par un sourire et tenta de se redresser dans son lit, sifflant de douleur bien plus qu'il ne l'aurait souhaité.
Luther se redressa et plaqua doucement sa main sur son torse pour le rallonger dans son lit.
- Arrête de jouer à l'idiot, rallonge-toi.
- Il faut que je m'habille. J'ai signé une décharge et un cargo de rapatriement part dans trois heures.
- Ethan. La surinfection est réellement une option si tu ne prends pas soin de toi.
- Tant pis, de toute manière qui se rendra compte de ma disparition, maintenant que je n'ai plus personne.
La phrase, dite sur un ton amer rempli de douleur lui avait échappé sans qu'il ne puisse la retenir. Luther encaissa sa souffrance et se laissa tomber assis sur le bord de son lit.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Ce n'est pas la vérité ? Ah si, celui qui mettra un coup de tampon rouge sur mon dossier peut-être…
- Ethan…
Luther fit glisser sa main sur son épaule qu'il pressa doucement.
- Et moi, tu y as pensé ?
- Toi ?
- On est ami, non ? Lui demanda-t-il en continuant de sourire.
- Oui, bien sûr, souffla Ethan.
Bien évidement qu'ils étaient plus que de simples coéquipiers… Ils étaient des amis, de vrais amis… Luther était bien la seule personne sur laquelle il savait pouvoir compter en toutes circonstances. D'ailleurs, il était là, assis sur le bord de son lit, une main serrant la sienne. Est-ce qu'il avait seulement conscience de l'importance de cette main serrant la sienne, lui qui avait si mal ?
- Du coup qu'est-ce que tu dirais d'une villa de la banlieue de Washington ?
Ethan fronça les sourcils.
- De quoi tu parles ?
- Pour te reposer.
Le jeune homme tiqua de nouveau et Luther lui pressa la main.
- J'ai une chambre d'ami Ethan…
- Chez toi ?
- Oui, pas chez mon voisin, rit doucement son ami.
Ethan sourit, touché par sa proposition, mais il ne pouvait pas accepter, alors il murmura poliment.
- Je ne peux pas Luther, merci.
- Pourquoi ?
- Je suis blessé et…
- Dans une chambre d'ami, il y a un lit et tu as même une salle de bain privative et une entrée indépendante.
Ethan ne put retenir un léger rire.
- Tu deviens agent immobilier ?
- Ben, je tente de vendre la chose.
- C'est gentil, mais tu sais que je ne peux pas.
- Pourquoi ?
- Luther… Tu as une femme et des enfants. Qu'est-ce que tu vas leur dire pour justifier la présence d'un type blessé dans ta chambre d'ami ?
- Rien qu'ils ne savent pas déjà…
Ethan lui adressa un regard rempli d'incompréhension.
- Je n'ai jamais caché à Joyce ce que je faisais. Bien évidement, je ne lui parle pas de nos missions, ni de l'IMF, mais elle sait bien que je suis plus au moins dans le contre espionnage. Comment mon mariage aurait pu tenir aussi longtemps sinon ?
- Mais tu n'as pas peur de la mettre en danger ?
- Non, au contraire… qu'elle le sache la protège.
- Et tes enfants ?
- Ils me voient comme une sorte de flic. Tu sais avec toutes ses séries à la mode sur le FBI, ils trouvent ça cool, et du coup, l'apparition de mon coéquipier blessé et en convalescence ne choquera personne… Je vais aller voir ton médecin pour qu'il me donne tes médicaments pour le voyage, ajouta-t-il en se levant du lit pour se diriger vers la porte, attends-moi pour t'habiller, on n'est pas sûrs que tes jambes te portent.
Ethan fronça les sourcils, apparemment la décision était prise sans qu'il n'ait le droit de dire un mot et cela le toucha. Juste avant que son ami ne sorte de la chambre, il le rappela.
- Luther…
Ce dernier se redressa et Ethan lui adressa un sourire.
- Merci…
- De rien petit frère.
Ethan frissonna. Lui qui avait tant souffert d'être fils unique, l'entendre prononcer ces mots pour lui, le touchèrent profondément. Oui, ils étaient bien plus que de simples amis.
OoooO
Le rapatriement aux pays fut long et douloureux, passer presque 12 heures de vol dans un cargo militaire sans confort était éprouvant pour un organisme gravement blessé. Luther avait doublé les antidouleurs d'Ethan avant de le faire allonger par terre, sa tête reposant sur sa cuisse. C'était sans doute encore le mieux, mais la pâleur de sa peau et ses périodes de somnolence trop courtes, lui avaient prouvé qu'il avait souffert tout le long, souffert sans se plaindre, s'attirant la sympathie des militaires avec eux.
L'atterrissage sur cette base, non loin de Washington fut donc un soulagement. Dans moins d'une heure, il serait allongé dans un lit confortable et Luther espérait qu'il ne s'en lèverait pas au moins pendant trois jours tellement il le trouvait pâle et exténué.
D'ailleurs, se redresser fut plus compliqué que prévu et quand ses jambes cédèrent, Luther eut juste le temps de le rattraper par la taille. Il sentit la main tremblante de son ami s'accrocher à lui pendant qu'il le remerciait et un militaire vint le soutenir doucement de l'autre côté sans rien dire.
Ethan lui adressa un remerciement sincère, ce à quoi le militaire répondit qu'ils se battaient tous pour la même chose. Il aida Luther à le ramener à une voiture et lui demanda de prendre soin de lui avant de les laisser.
En se glissant au volant, Luther jeta un coup d'œil à son ami.
- Tu vois qu'il y a des gens pour qui ta vie compte.
- Demain, il m'aura oublié, lui répondit dans un souffle Ethan en fermant les yeux.
- Faudrait arrêter d'être cynique. Tu as vraiment besoin de repos.
- Tu sais que tu peux toujours me trouver un motel sur la route.
- Non, certainement pas. Je vais passer à la pharmacie pour prendre tes ordonnances complémentaires et je t'emmène à la maison.
- Pourquoi tu fais ça ?
- Parce que si je ne prends pas soin de toi, qui le fera petit frère ?
Ethan frissonna.
- Pourquoi tu…
- Parce que je t'aime bien et que tout le monde a besoin d'une famille. Je ne compte pas remplacer la tienne, mais un petit frère ça me plait bien
- Merci…
- Arrête avec ça, dit Luther en mettant le contact, je te promets que tu n'as pas à me remercier.
Ethan lui adressa un sourire pendant que Luther démarra. Il regarda le paysage quelques secondes, puis son épuisement le rattrapa et il s'endormit.
OoooO
La voiture conduite par Luther s'arrêta devant le portail d'une maison classique de la banlieue un peu chic de Washington. Le hacker aimait beaucoup cet endroit, au moins il était loin du Bronx et sa famille grandissait dans un lieu tranquille.
Il immobilisa la voiture dans l'allée et n'eut pas le temps de finir de descendre que la porte de sa maison s'ouvrit. Une femme en sortit, la quarantaine, sophistiquée, ses longs cheveux noirs étaient retenus en chignon désorganisé et elle portait un tailleur coupé sur mesure.
- Luther.
Joyce se rapprocha de son mari et lui donna un baiser avant de lui demander.
- Tu vas bien ?
- Oui, moi ça va.
Joyce sourit et se pencha sur la voiture, découvrant Ethan, la tête tournée vers le conducteur, profondément endormi. Ses mèches de cheveux un peu longues collaient à sa joue et elle trouva sa peau anormalement pâle.
- Tu es sûr que ce n'est pas d'un hôpital qu'il a besoin ?
- Tu ne connais pas la tête de mule ! Répliqua Luther en faisant le tour de la voiture.
Il ouvrit la portière et secoua doucement l'épaule d'Ethan qui grogna.
- Allez, je te promets que dans un quart d'heure je ne t'embêterai plus.
Ethan hocha la tête et tenta de se redresser, mais il fit un faux mouvement et la douleur le déchira en deux. Son corps trembla pendant qu'il se mit à tousser et qu'il retomba à l'arrière dans la voiture. Sa main se pressa de manière instinctive sur sa blessure pendant qu'il continua de gémir et de toussoter. Luther eut l'impression qu'il allait tourner de l'œil et posa une main sur sa joue.
- Chut… Allez Ethan…
Il toussota de longues minutes, incapable de reprendre son souffle, puis réussi à se maîtriser. La douleur le fit haleter pendant qu'il s'appuyait à l'arrière du siège pour tenter de stabiliser sa respiration.
Luther, qui n'avait pas retiré sa main de sa joue depuis le début, la pressa un peu plus fort et laissa son pouce la balayer.
- Ça n'a pas l'air d'aller fort. Tu veux que je t'emmène à l'hôpital ?
- Trouve-moi un motel, souffla-t-il en le regardant dans les yeux, je te jure que je resterai au lit, n'impose pas ça à ta famille.
Luther lui adressa un regard compatissant, mais ce fut la voix de Joyce, qui s'était penchée par la porte du chauffeur pendant la crise qui répondit.
- Sors-le doucement. Avec le trajet, il a besoin de repos et de prendre ses médicaments.
Ethan adressa un regard intrigué son ami qui lui sourit.
- Tu vois, ce n'est pas moi qui commande ici.
Délicatement, il le prit par le bras et l'aida à se redresser. Ethan gémit de douleur, mais fut satisfait de se retrouver sur ses jambes. Doucement, il se raccrocha à Luther et une femme vint les rejoindre pour le soutenir à son tour. Elle lui sourit en le prenant par la taille.
- Je m'appelle Joyce.
- Ethan Hunt.
- Enchanté Ethan, contente de mettre enfin un visage sur un nom.
Intrigué, le jeune homme adressa un regard à son ami.
- Je n'ai jamais dit que je ne parlais pas du courage de mon partenaire…
Ethan grogna, mais se laissa emmener par les Stickell. La maison était chaleureuse et accueillante, comme dans une brochure présentant les classes moyennes et un sourire narquois se dessina sur son visage.
- Eh ben dis donc pour un hacker…
Luther sourit et ouvrit la porte d'une chambre. Il fit signe à sa femme de le laisser et aida son ami à s'asseoir sur le lit.
- Ça t'ira ?
- C'est parfait, lui répondit-il avec une sincérité non feinte.
- Je vais chercher tes médicaments. Essaie de te déshabiller sans tomber.
- Je vais bien marmonna, Ethan.
- Tu réussiras à me le dire même mort j'ai l'impression.
Ethan sourit.
- Merci Luther…
- Pas de quoi, plonge sous ses draps, je reviens.
Ethan hocha la tête. Il avait mal, il se sentait épuisé, mais paradoxalement, il se sentait bien aussi… Il retira ses chaussures, sa ceinture, sa veste et sa chemise et se glissa sous les draps. Un frisson le parcourut et il s'endormit avant même que Luther revienne…
Défis des Défis Galactiques
Prénom 54 : Ethan
E : Ethan Hunt (MI)
Blessure 33 : Percé par une balle
Liste 31 : 1. Respecter le canon / 2. Au moins deux missing moments / 3. 2k mots minimum / 4. Le même perso doit sourire puis pleurer (ou l'inverse) (lien)
Pique 2 /17 : Dame de pique : Ecrivez une fanfiction sur un personnage avec une peau mate/noire.
100 façons de s'inquiéter pour quelqu'un (35/100)
50 nuances de Mission Impossible (29/50)
