Hey! Bon guys, déjà, le plus important, DESOLEE pour le retard! Que ce soit pour cette fanfiction ou toutes les autres, je me demande ce que je fais dans ma vie! Haha! Je promets que j'essayerai d'être plus rapide pour le prochain chapitre! :)

Disclaimer: Rien ne m'appartient, malheureusement. Rien du tout.

Rating: T, pour ce chapitre, rien de très folichon.

Note: Une fois de plus, j'imagine qu'il y aura MILLE Fautes d'orthographe! Je suis désolée, mais je sais plus écrire. Haha (en admettant que j'ai un jour dans ma vie possédé ce savoir. Hum)

Sinon je voulais à vous tous vous dire un IMMENSE merci pour le soutien! Je me souviens exactement du jour où j'ai posté le premier chapitre parce que j'avais été choquée de votre soutien! Alors MERCI MERCI MERCI, je pense que je ne le vous dirai jamais assez! :D

Voila, j'espère que ce chapitre vous divertira! Et réponses aux reviews anonymes à la fin! :)


Une semaine :

Tom et Harry étaient installés devant la vieille télévision du brun, occupés à regarder une quelconque série. Tom était complètement appuyé sur Harry, et celui-ci lui caressait distraitement la paume de la main, qu'il avait négligemment posée sur sa jambe.

Constatant que ce qu'ils regardaient perdait en qualité (douteuse, à la base, mais Harry avait vite remarqué que Tom vouait une espèce d'obsession pour les choses romantiques bas de gamme) et que même le brun semblait accorder chaque minutes plus d'attention à Harry qu'à ce qui se passait sur l'écran, le plus vieux saisit la télécommande et éteignit la télévision en étouffant un bâillement.

La journée avait été très longue, entre l'université, les courses, la lessive, et le ménage et le fait d'avoir passé plus d'une heure assis sur un canapé l'avait rendu un peu somnolant.

Harry se poussa un peu pour s'allonger, et immédiatement l'autre garçon se serrait contre lui, étalant un bras sur son torse. Il étouffa lui aussi un bâillement.

Ils ne dirent rien pendant un petit moment, tous les deux complètement absorbés par leurs pensées, quand Harry lui demanda :
-C'est quoi, le pire coup de ta vie?

Sa question provoqua un ricanement chez Tom qui se replaça plus confortablement contre son amant (dans la mesure du possible c'était un très petit canapé) et répondit :
- C'était avec une fille, en fait.

Harry retint une exclamation qui aurait trahi sa surprise. Certes il ne connaissait pas l'autre garçon depuis longtemps. En fait, ils s'étaient rencontré il y avait tout juste une semaine, mais il avait eu bien assez de temps pour se rendre compte que Tom ne possédait pas la moindre parcelle de bisexualité. Il tenait les filles pour des êtres étranges assez intéressants, mais absolument pas attirants d'un point de vue sexuel. (un peu comme les chats, avait-il ajouté.)

-Les flics nous ont interrogés l'un après l'autre » continua-t-il « en fait je l'ai rencontrée en 97. » Harry hocha la tête, cette fois carrément curieux, le pressant de continuer. « C'était vraiment bizarre... D'accord, elle était jolie et drôle, mais je sais vraiment pas ce qu'il m'est passé par la tête... » Il fronça les sourcils : « Il m'a peut-être fallu une demi heure après avoir repris connaissance pour me rendre compte que j'étais complètement et irrévocablement gay...Alors, c'est juste – à mon avis – que j'étais pas dans la période de ma vie la plus heureuse... J'avais des coupures et des bleus partout, j'avais un poignet cassé, enfin bref... je me souvenais de rien, et personne ne me recherchait... » Harry l'embrassa soudainement en entendant ça et Tom lui sourit « enfin bref, on discute, elle à seize ans, j'en ai dix-sept, on s'entend bien, on rentre dans le même bus à Londres et trois mois plus tard... On se recroise. »

En voyant que Tom cherchait ses mots, Harry l'aida :
-et une chose en entraînant une autre...

Tom lui sourit une nouvelle fois

-Exactement, ben, on a couché ensemble, dans la voiture de son père. C'était juste horrible ! J'étais à moitié dégoûté, j'avais aucune idée de ce que j'étais censé faire, enfin bref, c'était très honteux, et même si je sais où elle et sa famille habitent, on ne s'est jamais revu. » (le « heureusement » était très largement sous-entendu)

Harry éclata de rire et se rapprocha de lui – difficilement tant ils étaient déjà collés l'un à l'autre – et passa une main dans les cheveux de du plus grand.

-Elle s'appelle comment ? » demanda-t-il, curieux.

-Ginny Weasley » répondit le plus jeune « ça te dit quelque chose ? »

Harry hocha lentement de la tête. Bizarre, pensa t-il. Enfin bon, il l'avait peut-être connue avant qu'ils ne perdent tous la mémoire.

-Et toi ? » Demanda avidement Tom « Ton pire coup ? »

Harry sourit et essaya de se rappeler de tous les détails. Il s'agissait d'un homme marié – qu'il avait rencontré dans un bar alors qu'il déprimait quant à son absence de vie sociale- qui était d'en tout cas vingt ans son aîné...Il n'avait pas vraiment demandé de chiffre exact- Ils avaient sympathisé, malgré le côté hautain et assez insupportable de son interlocuteur, et il l'avait ramené chez lui. Il avait appris quelques minutes plus tard qu'il avait un fils d'à peu près son âge, ce qui avait mis Harry très mal à l'aise, et finalement, l'homme s'était tiré en courant en plein milieu de l'action.

Cette histoire avait été un souvenir humiliant pendant un long moment, mais là, allongé aux côtés de Tom, elle devenait soudainement drôle. Et Harry se surpris à repenser au blond avec un sourire bienveillant.

Tom secoua la tête à la fin de son récit. Il entendait souvent des filles et des garçons parler de ce genre de situation et il avouait avoir du mal à comprendre comment quelqu'un pouvait fuir à la vue d'Harry nu. Enfin bon.

Il embrassa Harry légèrement et lui proposa d'aller se coucher, avec un sourire qui en disait long sur ses intentions.


Deux semaines :

Harry observait Tom depuis quelques secondes. Il était allongé sur son canapé, - trop petit pour sa taille- et avait donc les jambes appuyées sur l'un des accoudoirs. Comme d'habitude quand il s'ennuyait, il lisait un de ses précieux romans de gare. Harry était à chaque fois horrifié ou émerveillé -il n'avait pas encore décidé quel sentiment cette passion éveillait en lui – par l'énorme collection du plus jeune. Il y en avait littéralement partout et même si Tom essayait de les dissimuler (dans ses tiroirs de sous-vêtements, dans sa penderie, dans l'armoire de sa salle de bain- Harry était persuadé que quel que soit la pièce de l'appartement dans laquelle il était, il pourrait toujours en apercevoir un ou deux (ou trois) négligemment oubliés dans des endroits divers.

Cela faisait deux semaines qu'ils s'étaient rencontrés et il ne se quittaient que pour aller en cours. Ils avaient fini par arriver à la conclusion qu'ils s'étaient forcément rencontrés avant 1997, parce que la facilité avec laquelle ils avaient accepté l'autre dans leur vie était surprenante, voire même limite inquiétante. La blague sur leur éventuelle fraternité était même sortie plusieurs fois de leur bouche tant ils se ressemblaient, même si cela les faisait rire un peu jaune. D'un autre côté, ils avaient entendus dire que les autres victimes de l'incident de 97 avaient toutes retrouvées leurs familles instinctivement, tout comme ils se souvenaient tous de leurs noms. Du coup, il était peu probable qu'ils soient effectivement frères. Sans compter qu'ils étaient apparemment nés la même année. Harry en juillet et Tom en décembre, ce qui rendait un lien familial de premier degré complètement impossible.

Le regard d'Harry s'attarda un instant sur Tom avant qu'il ne lui demande avec curiosité :

-Dis moi quelque chose que tu n'as jamais dit à personne »

Tom releva la tête et posa pensivement son livre sur ses genoux. Il y avait beaucoup de choses qu'il n'avait jamais avouées à voix haute : Le fait qu'il aimait regarder des dessins animés en mangeant son petit déjeuner, par exemple. Ou alors que son dessert préféré était les éclairs au chocolat. Mais il savait pertinemment qu'Harry ne s'attendait pas à une pseudo révélation dans ce genre là. Il voulait quelque chose de concret et d'assez bizarre pour qu'il soit satisfait. Et il savait exactement ce qu'il pouvait lui dire, même si cela avait le potentiel de l'effrayer jusqu'à la fin des temps.

-Ça va vraiment te faire flipper » décida-t-il finalement de dire

-T'as tué quelqu'un » ? Répondit Harry en levant un sourcil.

-Hem... » Rétorqua Riddle en faisant semblant de réfléchir « non ? »

-Alors aucun risque » finit l'autre brun qui sentait la curiosité grandir en lui. Tom s'approcha de lui d'une allure qu'il espérait séductrice et lui chuchota dans l'oreille :
-Je peux parler aux serpents. »

Harry ouvrit de grands yeux :
-Mais...C'est pas censé être... impossible ? »

-Je sais... »Répondit Tom, « mais... »il siffla ensuite quelque chose, toujours dans l'oreille du brun, qui retint avec peine un frisson. Tom sourit d'une manière suffisante en remarquant l'effet qu'il venait de provoquer chez son petit ami. « la prochaine fois qu'on va à la campagne ou dans un vivarium » décida-t-il, « je te montre tout ça en direct, d'accord ? »

Harry hocha lentement de la tête, les choses bizarres les concernant commençaient vraiment à s'accumuler. Mais, une partie de lui, qui -cela dit en passant - était majoritaire, ne pouvait simplement pas s'empêcher de trouver ça carrément trop cool.

-Et toi ? Un truc que tu n'as jamais dit à personne ? »

Harry pensa immédiatement aux livres qu'il avait trouvé dans le placard sous l'escalier chez les Dursley.

-Chez mon oncle et ma tante, j'ai trouvé des livres qui apparemment étaient à moi et...C'est à propos de magie. »

Le regard de Tom se para d'une lueur avide

-Sérieusement ? Il va absolument falloir que je voie ça ! »

Et Harry lui promit.


3 mois .

L'occasion arriva trois mois plus tard, alors que Tom rencontrait la famille d'Harry pour la première fois. Il était nerveux, et avait même mis une chemise pour l'occasion alors que ce genre de conventions avaient d'habitude plutôt tendance à l'agacer. Pour se rassurer, il ne cessait de se dire qu'il était le beau-fils que tout le monde rêvait d'avoir et qu'en plus, pour qu'Harry soit aussi génial, sa famille devait forcément l'être aussi.

Bien sûr, Harry lui avait dit qu'il n'avait jamais vraiment eu de contact avec eux après 97, et que leurs rapports étaient assez tendus même s'il n'avait rien de concret à leur reprocher - à part peut-être les commentaires qu'ils faisaient à son sujet quand ils pensaient qu'il ne les entendait pas. - Enfin bref, Tom en avait déduit qu'Harry restait aussi loin de Privet Drive que possible pour une bonne raison, mais quand même, tout le monde l'appréciait, lui, et donc il ne voyait pas comment un oncle et une tante pourraient être l'exception.

Mais les espoirs de Tom quant à une belle famille un tant soit peu sympathique furent brisés lorsqu'il se trouva face à une femme au long cou et à un homme sans cou qui devint aussi rouge que les briques de sa maison en l'apercevant, ainsi qu'un jeune homme à qui un régime ne ferait sans doute pas de mal, il jeta un regard paniqué à Harry qui haussa les épaules. il soupira en comprenant que le repas n'allait probablement pas aussi bien se passer qu'il ne l'avait initialement espéré.

-Je croyais que tu amenais ta petite amie ! » S'exclama avec colère l'homme à la moustache dès qu'ils furent les cinq bien à l'abri du regard des voisins, dans la maison.

Harry soupira :

-Je t'ai dit que je venais avec mon petit ami, Tom, je ne comprends pas comment tu as pu mal comprendre. »

Tom entendit Vernon marmonner quelque chose du genre de « une anormalité jusqu'au bout, celui là » et l'envie curieuse de le donner en guise de repas à un anaconda géant survint dans son esprit. Mais elle fut vitre oubliée lorsqu'Harry lui demanda de le suivre dans sa chambre. Et dire que son sourire charmeur, qui pourtant marchait sur tout le monde venait d'échouer lamentablement, Tom avait carrément du mal à y croire. D'habitude, mêmes les professeurs les plus intransigeants faiblissaient quand il s'adressait à eux ! Alors imaginer que des gens pareil lui résistent était pire qu'une insulte.

Ils montèrent les escaliers l'un derrière l'autre, Tom retroussant ses lèvres de mépris en voyant la décoration de la maison. Il avait l'impression que le mot d'ordre, au moment d'acheter les meubles étaient de trouver les plus simples et banals. Il ne comprenait pas pourquoi on pouvait se donner autant de mal à paraître normal, quand – selon lui- c'était la pire chose qu'une personne puisse être.

Il haussa un sourcil en voyant la porte de la chambre d'Harry. Il y avait quelque chose ressemblant à un verrou contre le mur, et un petit espace ressemblant un peu trop à un trappe à son goût dans le bas de la porte. En voyant son regard, Harry haussa les épaules et lui fit signe d'entrer. Au moment où ils pénétrèrent dans la chambre d'Harry, l'autre brun remarqua tout de suite qu'il y avait quelque chose – l'ambiance peut-être- de profondément bizarre. Il y avait une cage à oiseau dans un coin, et pas celles qu'on pouvait trouver habituellement dans les animaleries, une vieille cage, assez fine mais haute. Sinon, après avoir parcouru attentivement la chambre du regard, il nota quelques livres sur le bureau, mais ... c'était tout. Mis à part ces deux détails, il lui aurait été impossible de deviner que son petit ami avait vécu là dix-sept ans.

-Regarde les livres ! » le pressa Harry en les lui tendant. Tom sentit son visage prendre une teinte étonnée.

-Histoire de la magie ? »lit-il à haute voix « les plantes magiques de Grande-Bretagne », «Sorts et enchantements volume 1 ? »
Il commença immédiatement à feuilleter le dernier sous l'air amusé du plus âgé. Son visage avait même pris une teinte choquée – émotion qu'il essayait de ne jamais ressentir- lorsqu'il ajouta: « mais bon dieu, qu'est-ce qu'on foutait de nos vies ? »

Harry ricana et lui reprit les livres des mains, remarquant au passage que Tom le laissait faire avec réluctance comme si le laisser les lui enlever lui coûtait un effort surhumain. Harry décida qu'il venait de lui trouver son cadeau d'anniversaire.

-Le pire c'est que j'ai retrouvé ça à côté de moi » Il ouvrit le tiroir de son bureau et en sortit un bout de bois long de plusieurs centimètres. Tom le prit avec délicatesse et l'examina :
- C'est vraiment bizarre, j'avais exactement la même dans mon espèce de robe...Et une différente à côté de moi.

-Tu les as gardées ? » demanda Harry avec curiosité.

Tom hocha la tête :

-Elles sont dans une boite en carton dans la penderie ».

Harry se promit d'y jeter un œil le plus rapidement possible. Il reposait les livres sur son bureau quand il sentit que Tom l'enlaçait par derrière et lui embrassait le cou. Il posa ses propres mains sur les siennes et le laissa l'attirer sur le lit quand ils entendirent avec exaspération Pétunia les appeler. Ils échangèrent un regard frustré, mais descendirent tout de même. Vernon leur lança un regard désapprobateur pendant tout le repas, même s'il semblait en même temps très satisfait de pouvoir trouver un nouveau défaut chez son neveu. Quant à Pétunia, Harry sentit plusieurs fois son regard s'attarder sur lui, comme si elle avait quelque chose à dire.

Ceci dit, quoiqu'elle ait voulu lui révéler elle n'en fit rien.

Finalement en quittant la maison de son oncle et de sa tante à trois heurs de l'après-midi, Harry avait presque l'impression d'avoir perdu sa journée.

Presque. Parce que d'un autre côté, il venait officiellement de présenter Tom à sa famille. Ils étaient maintenant dans une relation sérieuse.


6 mois.

Les jours passaient et ils étaient toujours ensemble. Harry passait de moins en moins de temps dans son appartement et la plupart de ses affaires se trouvaient maintenant chez Tom. C'est d'ailleurs dans son appartement, en plein mois d'octobre -d'ailleurs inhabituellement froid - qu'Harry entendit pour la énième fois depuis le début de la semaine, les mêmes consignes de sécurité concernant les trajets en vélos, vu le nombre d'accidents impliquant ce genre de moyen de transports qui étaient arrivés un peu partout dans Londres. Tom était bien évidemment un adepte des vélos, et comme d'habitude il était parti travailler – dans un magasin extrêmement glauque, voire limite effrayant – avec le vélo en question, et l'idée qu'il puise se faire renverser par une voiture terrorisait Harry, qui jetait de temps à autre un regard inquiet en direction de la fenêtre, comme pour s'assurer que oui, le brouillard était toujours là, et oui, les routes étaient probablement glacée, et oui, Tom étant l'imbécile qu'il était pouvait parfaitement être allongé dans son propre sang et ...-
Il se laissa tomber contre le canapé de Tom qui grinça légèrement. Les deux garçons s'étaient promis de le remplacer dès qu'ils en auraient les moyens. Harry passa avec nostalgie la main sur la toile usée, le nombre de fois qu'ils avaient fait l'amour sur le vieux meuble était absolument énorme, il ne pouvait simplement pas s'empêcher d'avoir une dose d'affection pour le rembourrage foutu et les motifs horribles. Peut-être qu'il arriverait à convaincre Tom de le garder et de le mettre à la cave... Il savait que Tom ne l'aimait pas, sa cave, et qu'il essayait de caser tous les objets qui ne lui servaient plus mais qu'il n'avait pas envie de jeter dans sa penderie, plutôt qu'au sous-sol. Comme un coucou autrichien ou une chaise dont un des pieds était cassé.

Il se remémora soudainement ce que Tom lui avait révélé quelques mois plus tôt et se dirigea vers la penderie. Arrivé devant, il soupira un bon coup – pour se donner du courage- et l'ouvrit.

Tom était quand même vraiment bizarre. Des fois, il lui faisait penser à ces personnes âgées qui collectionnent férocement des bibelots. Harry regarda avec un sourire les morceaux d'un vase qu'il avait offert à Tom et qu'il avait lui-même cassé deux semaines plus tard. Le brun, au lieu de jeter les morceaux à la poubelle comme toute personne censée – l'avait mis dans une boite et l'avait posé dans la penderie.

Il étudia le bric-à-brac avec circonspection avant de repérer une boîte à chaussure à l'air aussi suspect qu'une boite puisse revêtir. Il se pencha en avant en essayant de ne rien faire tomber (il craignait un peu l'effet domino...surtout qu'il ne préférait pas savoir si son crâne était capable de résister à un buste en bronze...(Un buste en bronze, sérieux, Tom, pensa-t-il.)) et l'attrapa d'une main hésitante.

Il la cala sous son bras libre, ferma la porte de la petite pièce et s'installa dans le salon. La première chose qu'il remarqua fut l'énorme bout de tissu noir. La robe, donc, pensa-t-il, elle était grande. Probablement trop grande pour Tom lui-même ce qui était bizarre en soi. Mais bon, il ne s'y attarda pas et saisit les deux « baguettes ». L'une d'entre elle était effectivement absolument identique à la sienne. Et l'autre, elle était un peu plus longue et plus foncée.

Il les posa sur la table b asse et regarda ce qu'il restait dans la boite. Un petit carnet rouge intitulé : «les sangs-de-bourbes et les dangers qu'ils représentent » et une enveloppe vide, qui était adressée à un certain « Voldemort ».

Il venait à peine de finir de lire l'inscription que la porte s'ouvrait brusquement sur Tom, trempé jusqu'au os, son casque de vélo dans une main.

-Je te jure que je vais finir par y laisser la peau ! » s'exclama t-il en passant une main dans ses cheveux mouillés.

Harry se leva et l'enlaça avec un sourire agacé, oui effectivement, c'était idiot de prendre son vélo par ce temps, mais il avait déjà remarqué que Tom avait parfois l'impression d'être immortel, ce qui lui donnait un instinct de préservation assez réduit. Il se promit d'essayer de le convaincre un peu plus tard dans la soirée de laisser tomber le vélo et de commencer à prendre les transports publics.

Il sentit qu'une des mains de Tom venait d'attraper son cou et il le laisse pencher sa tête en arrière, acceptant son baiser. A chaque fois que Tom joignait ses lèvres au siennes, il avait l'impression que c'était la première fois et il ressentait toujours cette pointe d'anxiété dans le haut de son estomac en sachant que le moment où il aurait bel et bien la bouche de Tom contre la sienne serait bientôt là (après six mois, c'était quand même assez ridicule). Quelques secondes plus tard, Tom avait le front (toujours trempé) appuyé contre celui d'Harry quand il remarqua ce qui était posé sur la table basse du salon.

-Ah ! Tu as fait des fouilles archéologiques ? » demanda-t-il en faisant référence à la penderie.

-Oui, j'espère que ça te dérange pas... »

Tom sourit et l'attira contre lui :
-Bien sûr que non, j'ai strictement rien à cacher ! » Ils s'assirent sur le canapé et Harry attrapa l'enveloppe qu'il avait reposée entre temps et la tendit à Tom.

-« Voldemort »... Tu sais ce que c'est ? »

Tom secoua la tête : « non mais ça s'écrit avec mon prénom. »

En voyant l'air interrogateur d'Harry, il alla chercher un crayon et un morceau de papier avant d'écrire - avec son écriture relativement illisible pour qui ne serait pas entraîné à déchiffrer la police disons...particulière que le plus jeune s'était mis en tête d'utiliser (un vrai médecin, pensait Harry de temps en temps)- : TOM MARVOLO RIDDLE, il traça ensuite certaines lettres et écrivit en dessous : VOLDEMORT.

-Bon, après il reste « MAORIDL »Déclara-t-il.

Harry fixa les lettres pendant une seconde avant de s'exclamer :
-Passe-moi la feuille ! »

Tom les lui donna avec circonspection (un air qui voulait clairement dire, comment pourrais-tu voir quelque chose que moi, Tom Riddle, n'ai pas vu avant) et vit avec surprise qu'Harry écrivit ensuite : I AM LORD VOLDEMORT.

-Bien joué ! »S'exclama Tom avec une pointe d'amertume, « j'arrive pas à croire que je n'avais même pas résolu ça... »

(Harry secoua la tête en entendant sa remarque, mais préféra ajouter:)

-C'était avec toi? »

-La lettre, tu dis ? » Demanda Tom « Oui, dans la poche de ma robe, pourquoi ? »

-ça me dit quelque chose « Voldemort. »

Tom regarda pensivement l'enveloppe. « C'était peut-être mon nom de code ? Tu sais, une secte, des noms de code... » il écrivit ensuite à côté de son nom HARRY JAMES POTTER

Harry secoua la tête et l'appuya contre l'épaule de Tom tout en fermant les yeux.

Cinq secondes plus tard, Tom s'exclamait : « J'ai trouvé ! »

Curieux, il se redressa pour voir écrit : AH ! RAMES RERY POT T ! » Harry ne peut s'empêcher d'éclater de rire avant d'embrasser Tom et de chuchoter : « tu te fous de moi ». Tom répondit par un gloussement relativement masculin.


8 mois.

-Tom... »

D'accord, Harry était peut-être un peu agacé. Bon d'accord, son agacement était plutôt dans la catégorie de l'amusement, mais quand même, la capacité de Tom à être complètement hors-service après quoique ce soit de sexuel était à la fois hilarante et frustrante.

-Toooom » Réessaya-t-il en le secouant légèrement. Pour seule réponse, il reçu une série de grognement (peut-être que si le plus grand n'avait pas la tête écrasée contre un coussin, les bruits qu'il faisait aurait eu un sens, mais en l'espèce c'était incompréhensible.)

Harry leva les yeux au ciel et reprit :

-Je t'ai toujours pas offert tes cadeaux »

Harry leva une nouvelle fois les yeux au ciel quand en entendant le mot cadeau, Tom se retourna soudainement l'air un peu plus réveillé.

-Quoi ? » demanda-t-il en s'asseyant, gardant stratégiquement le duvet au niveau de son nombril.

-Tes cadeaux, anniversaire, trente-et-un décembre ? »

-Tu as quelque chose pour moi ? »

Le cœur d'Harry se brisa un peu en voyant l'air mi-incrédule, mi-plein d'espoir de son petit ami, sérieusement, s'il avait été un peu plus fatigué, ou un peu plus déprimé, il aurait très bien pu fondre en larme tout en prenant Tom dans ses bras et en lui promettant qu'il lui ferait des cadeaux d'anniversaire tous les ans jusqu'à ce qu'ils meurent.

Heureusement pour sa dignité, il se contenta de sourire avant de se pencher hors du lit pour passer sa main sous le sommier, et en ressortir un paquet cadeau et une enveloppe.

Il tendit à Tom le paquet en premier, ravi de voir que le plus jeune arborait une expression excitée.

-C'est un livre ? Quel livre ? Tu l'as acheté où ? J'espère que c'était pas trop cher, et... »

Harry secoua la tête, et coupa court à son monologue/soliloque :

-Ouvre-le, celui là ne m'a rien coûté du tout. »

Tom lui lança un regard curieux, avant de déchirer sans délicatesse l'emballage cadeau et d'en sortir le livre : « Sorts et Enchantements volume 1 », qu'il avait aperçu chez Harry quand il avait rencontré Pétunia et Vernon pour la première fois. (Oui, il y était retourné pour plusieurs autres occasions, et le fait qu'il ait été capable de réparer la voiture de l'oncle d'Harry, le tout avec un grand sourire, en moins d'une demi heure avec un air absolument pas homosexuel, l'avait soudainement rendu digne de respect aux yeux de Vernon Dursley, qui désormais lui lançait un regard approbateur à chaque fois qu'ils se voyaient. (Oui, Harry hésitait entre être mort de rire, ou scandalisé, du fait que s'y connaître en mécanique puisse s'attirer les faveurs d'un type qui ne l'avait, lui, son neveu (pour mémoire) jamais porté dans son cœur.)

Enfin bref, Tom ouvrit le livre avec le plus grand soin possible et commença immédiatement à lire l'introduction – sous le regard amusé d'Harry qui tenait toujours l'enveloppe dans ses mains- avant que le visage de Tom passe d'émerveillé à complètement confus.
Il tendit le livre à Harry, toujours au niveau de l'introduction et commença à réciter, sans regarder les pages, alors qu'Harry sentait sa bouche s'ouvrir comiquement sous le coup de la surprise :

« Cet ouvrage n'a certes pas l'ambition de faire de vous, chers étudiants, des spécialistes dans le vaste domaine des enchantements, mais d'ouvrir votre perspective à... »

Harry fronça les sourcils :

-Ok, je veux bien croire que tu serais le genre de type à connaître des livres de « cours » par cœur, mais de là à mémoriser l'introduction ? »

Tom sembla un peu penaud. Il ajouta :

-Je fais toujours ça, je peux te réciter en entier mon précis d'anatomie si tu veux. »

-Ce truc monstrueux de mille pages ? »

-Je te fais aimablement remarquer que je suis major de ma promotion et que je suis le meilleur dans chaque cours, alors... »

-Non, mais c'était pas une critique » ajouta rapidement Harry qui voyait bien qu'il avait touché un point sensible : « j'étais plutôt en admiration devant ta...détermination. »

Tom laissa échapper un rire avant de passer un bras sur l'épaule d'Harry et de lui dire très sérieusement :

-Le savoir est la richesse du pauvre, mon cher. »

Le plus âgé secoua la tête et lui tendit l'enveloppe. Tom sourit, et l'ouvrit cette fois avec plus de soin avant d'examiner son contenu :

-J'y crois pas... » marmonna-t-il en voyant un des bouts de papier. « Tu m'as abonné à... » son visage se fendit en sourire : « littérature coquine, le mensuel ? » Harry sourit en hochant la tête. Un moment gênant dans sa vie, c'était certain. Surtout le regard de la caissière du kiosque. Mais bon, l'air absolument ravi de son petit ami valait bien ce petit moment embarrassant. « Avec les deux hors séries ? » Tom l'attrapa par les épaules et le secoua légèrement « Mais je croyais que tu désapprouvais mon choix de lecture ? »

-Y'a beaucoup de choses que tu fais que je désapprouve, très cher » Répondit Harry. Tom secoua la tête, prenant un air faussement outré :
-Cites-en moi cinq. »

-Romans de gare, vélo en hiver, arrogance envers des personnes qui ne l'ont pas mérité, cleptomanie plus ou moins avouée, bières le matin...Tu veux que je continue ? »

Tom éclata de rire avant de l'embrasser affectueusement :

-A se demander pourquoi tu continues à me supporter. »

Harry sourit :

-En effet. »

Tom posa avec révérence l'enveloppe et le livre « sorts et enchantements volume I » sur sa table de nuit, avant de plaquer Harry sous lui avec nettement moins de délicatesse.

-Écoutez-moi bien, jeune Potter, puisque, pour la première fois de ma vie, je suis sur le point de... » Il s'arrêta un instant, et Harry vit avec une certaine dose de fierté le visage de Tom prendre une teinte légèrement plus rouge : « Euh... »continua-t-il avec une éloquence qui ne le caractérisait pas trop. Il hésita encore quelques secondes, cette fois presque complètement cramoisi avant de prendre sa respiration de l'embrasser un peu trop brusquement (provoquant un malencontreux choc entre leurs dents) et de finalement lui dire avec maladresse et une bonne dose d'hésitation : « je t'aime. »

Harry sentit qu'il souriait sans son accord, et passa une main sur la joue de Tom. C'était la première fois depuis 97 qu'il avait entendu quelqu'un lui dire ça, et incidemment, c'était la première fois, toujours depuis sa perte de mémoire, que ces mêmes mots allaient sortir de sa bouche. Et il avait l'impression que c'était aussi le cas de Tom.

-Je t'aime aussi, malin. » Répondit-il.

Le plus grand lui adressa un sourire rayonnant et l'embrassa une nouvelle fois, cette fois en s'allongeant complètement sur lui.

Une quinzaine de minutes plus tard, alors que Tom était une nouvelle fois dans un état relativement comateux, et qu'Harry était toujours moite de transpiration, son visage s'attarda une seconde sur le radio réveil.

Il secoua Tom pour la deuxième fois de la soirée, qui, en guise de réponse l'attira contre lui, posa sa tête contre son épaule, et soupira de contentement.

-Bonne année » chuchota Harry.

-Bonne année » répondit Tom en souriant, les yeux toujours fermés.


10 mois

-Je peux savoir votre nom ? »

Harry constata avec amusement que le visage de son petit ami s'assombrissait très clairement alors qu'il marmonnait « Tom » à contre cœur.

Il secoua la tête, remarqua que la serveuse notait le nom de son petit ami sur le verre en carton et, lui donna également le sien avant qu'elle ne répète la même opération.

-C'est marrant que tu détestes ton prénom à ce point » déclara-t-il une fois assis dans le fond du café.
-Tout le monde s'appelle Tom. Je parie que rien qu'ici, on est au moins trois. » le dédain était clairement apparent sur son visage.

-Moi j'aime bien... » répondit Harry en prenant une gorgée de son café. Tom émit un bruit clairement rempli de mépris. Le brun secoua la tête et reprit : « Si tu pouvais changer de nom, tu prendrais quoi ? »

Tom pris un air pensif :

-M. Extra Guénial.

Ils éclatèrent de rire.


1 an.

Harry soupira en s'arrêtant devant le rayon des pâtes. Ils étaient en train de faire leurs courses, et Tom l'avait complètement abandonné pour aller à l'autre bout du magasin. Chose bizarre, puisque d'habitude il était tout simplement incapable de s'éloigner d'Harry, par peur qu'il ne prenne n'importe quoi.

Leur cinquième année respective d'université allait s'achever, et Harry savait qu'après ses derniers examens, et une fois qu'il aurait reçu son « master », il devrait se trouver un travail sérieux. Il n'était bientôt plus un étudiant, mais un homme diplômé de 23 ans. Tom, avec ses études de médecine, en avait encore pour deux ans.

Il soupira une nouvelle fois en prenant un paquet au hasard et en le plaçant négligemment dans son caddie. D'accord, c'était une journée vraiment bizarre. Elle n'avait pas commencé différemment, sauf que Tom l'avait regardé avec une espèce d'expectative pendant quelques minutes, avant qu'une humeur sombre ne s'empare totalement de lui, et qu'il ne devienne extrêmement distant.

Ça n'était jamais arrivé, et Harry avait peur que cela ne puisse signifier qu'une chose : Qu'après un an, Tom soit prêt à passer à autre chose.

C'est vrai qu'ils étaient jeunes, probablement trop pour s'enfermer vraiment dans une relation durable, et c'était vrai aussi que parfois, Harry avait l'impression d'avoir eu de la chance. Un peu trop, même. Il ne voyait pas trop ce que Tom pouvait apprécier chez lui, au point de demeurer son petit ami pendant autant de temps.

Il se dirigea ensuite au rayon des soupes (« Déjà prêtes TM) et en saisit quelques sachets. Tom avait probablement l'intention de rompre prochainement, et il préparait le terrain en devenant plus froid.

Ça faisait quoi... Presque un an qu'ils étaient ensemble, franchement, il ne pouvait tout simplement pas en vouloir à Tom pour ressentir le besoin de changer d'air. C'était même plus normal que deux jeunes qui se rencontrent dans les environs de leurs vingt-deux ans et qui ne se quittent plus, même si au fond de lui, c'était ce qu'Harry avait espéré.

Il retrouva Tom vers le rayon des boissons alcoolisée, où il était en train de choisir une bouteille de vin, et Harry remarqua qu'il y avait déjà une bouteille de champagne – et pas la moins chère – dans son panier. Cette constatation lui tordit l'estomac, et il demanda, se sentant étrangement mal à l'aise :

-C'est pas un peu hors budget ? »

Ils étaient tous les deux, toujours aussi fauchés. Même si Tom continuait de travailler dans l'horrible-magasin-vendant-des-choses-toutes-aussi-horribles, connu sous le nom de « Barjow et Beurk » (ou quelque chose comme ça) ils n'avaient pas les moins de se payer deux bouteilles d'alcool aussi chères.

Tom, se contenta d'hausser les épaules, la mâchoire tendue et sans lui jeter un regard, avant de sélectionner une bouteille et de la mettre à côté de la bouteille de champagne, avant de se diriger vers la caisse sans un mot.

Ils n'étaient certainement pas le genre de couple à boire du champagne ou du vin. En fait, Tom aimait les bières et le Whisky, et Harry se contentait généralement des premières. Et ils ne les buvaient pas cérémonieusement l'un en face de l'autre en se regardant dans le blanc des yeux, non, plutôt devant la télé, ou alors qu'ils lisaient.
La probabilité que Tom ait l'intention de boire ces bouteilles avec quelqu'un d'autre était donc plutôt élevée. Quelqu'un d'autre certainement plus âgé, et plus snob. Mais sérieusement, il achetait ça devant lui, sans le regarder, et en faisant comme s'il s'en fichait complètement qu'Harry le voie ou pas ?

D'accord, leur relation était normale, ils n'entraient pas dans des disputes où ils balançaient des objets l'un à la tête de l'autre, ils n'avaient pas l'argent pour partir en week-end, pas d'amis pour créer des conflits, et du coup peut-être bien que Tom s'ennuyait, mais de là à ... Le pire, le pire c'est qu'il voyait parfaitement bien Tom, l'incroyablement séduisant Tom, le charmeur, le brillant Tom, le tromper et ne pas trouver ça grave parce que : « Mais, je vois pas pourquoi le sexe devrait être restrictif, surtout quand ça ne veut rien dire. »

Une fois sortis du supermarchés, Tom s'arrêta, les bras remplis d'achats (trop chers pour son budget ), et lui demanda :

-On se voit ce soir ? » C'était dit sèchement, et Tom s'évertuait à fixer un point un peu plus haut que les yeux de Harry. Et surtout, ça impliquait qu'ils n'allaient pas rentrer ensemble chez lui, et donc qu'il voulait avoir son après-midi « libre. » Charmant.

Harry eut subitement envie de le frapper et de se mettre à pleurer en même temps, mais il décida de ravaler sa colère ainsi que sa tristesse et répondit simplement, comme si toute cette situation ne l'atteignait pas, :
-Ok ».

-Viens vers huit heures et demie, alors. » Ajouta Tom toujours aussi froidement avant de tourner les talons.

Harry eut l'impression que sa mâchoire allait se décrocher. Même pas d' « au revoir » ? Non mais sérieusement, ils étaient quand même censés être un couple, il ne se rappelait en tout cas pas s'être déjà fait larguer. En tout cas, c'était évident que dès ce soir, il serait à nouveau célibataire.

Génial. D'un autre côté, il se trouvait particulièrement stupide et naïf pour avoir ne serait-ce qu'espéré entretenir une très longue relation avec Tom. Le plus jeune méritait bien mieux que lui. Un type aussi intelligent, doué, beau, et intéressant que lui. Pas un médiocre étudiant en lettres.

Il arriva devant sa porte à 20h30 tapante, habillé simplement d'un jeans et d'un t-shirt. En fait, pendant toute la durée de l'après-midi, il avait échafaudé plusieurs plans pour réussir à convaincre Tom que le larguer était une mauvaise idée. D'abord, il avait eu l'intention de venir bien habillé et très séduisant, dans l'espoir de séduire Tom une nouvelle fois.

Il avait assez vite abandonné l'idée.

La deuxième avait été d'apprendre plein de trucs sur la physique thermonucléaire pour épater son petit-ami qui, impressionné, n'aurait plus envie de le quitter.

Ça aussi, il avait rapidement abandonné.

Finalement, la dernière idée avait été d'arriver nu, mais...Enfin, c'était difficilement réalisable, et de plus, se faire larguer à poil n'était clairement pas quelque chose qu'il avait envie d'expérimenter.

Il avait donc plutôt décidé de boire de l'alcool, histoire de faire passer un peu mieux l'idée de perdre la seule personne réellement importante dans sa vie.

(Peut-être qu'il s'était rapproché de sa famille, mais c'était aussi grâce à Tom. Foutu Tom, à rendre sa vie meilleure)

Tom lui ouvrit la porte, et la première chose que constata Harry était que lui, il s'était bien habillé. D'ailleurs, le contraste était saisissant, entre lui, les cheveux décoiffés, le t-shirt pas repassé et le jeans usé, et Tom, en chemise, pantalon noir parfaitement coupé, et sa coiffure des grands jours (c'est à dire limite gominée, avec raie sur le côté blabla « je suis un gentleman », (pensa Harry)).

Il entra dans l'appartement, sentant que Tom était métaphoriquement en train de lui lancer des couteaux avec ses yeux. Ou des lances, ou des missiles de kalachnikov.

Il sortit du petit couloir pour entrer dans le salon/salle à manger/ cuisine, pour constater avec désespoir que Tom avait mis la table pour deux, et que la très chère bouteille de vin était posée sur une nappe. Tom avait mis une nappe, et surtout, surtout il avait rangé son appartement, chose qu'il n'avait jamais faite auparavant pour lui.

Super, donc en gros, il allait être mis à la porte d'ici deux minutes, et croiserait probablement dans un couloir un type d'un certain âge – du genre de George Clooney – qui viendrait passer la soirée chez son petit-am...non. Son ex-petit-ami.

Sérieusement, il n'y avait plus de livres de médecine posées partout, plus de livres douteux sur tous les meubles, plus de tasses abandonnées dans des endroits divers.

Il se tourna vers Tom, qui avait à la fois l'air nerveux, et contrarié comme jamais.

-J'y crois pas. » commença-t-il « t'as vraiment oublié. »

Au lieu de faire la chose la plus intelligente, c'est à dire faire semblant de se rappeler, Harry ajouta – peut-être un peu agressivement-

-oublié quoi ? »

Tom leva les yeux au ciel:

-On est le 18 mai, ça ne te dit rien?

Harry ne répondit rien, l'air confus.

-On s'est rencontrés il y a un an, sérieux tu me saoules Harry ! J'arrive pas à croire que t'aies pu oublier un truc pareil ! »

Oh. Ooooooh. Fut tout ce qu'Harry était capable de penser. Leur anniversaire, juste. Tom disparu dans la cuisine, le tout en marchant excessivement fort, preuve qu'il était en colère et revint un gigot dans les mains, le plat préféré d'Harry.
Comment gâcher une soirée romantique, se dit Harry en sentant une vague de culpabilité le submerger. Ça expliquait tout, en plus. Le champagne, le vin, l'air extrêmement vexé de Tom depuis le début de la journée...

Ils s'assirent, mal à l'aise pour Harry, en colère pour Tom, et commencèrent à manger en silence. Harry remarqua bien que Tom coupait sa viande avec peut-être un peu trop de force.

Harry décida de l'apitoyer, peut-être que ça le calmerait, et que la soirée pourrait repartir sur une note plus joyeuse.

-Désolé...J'suis vraiment désolé, Tom, mais je pensais que tu voulais me larguer, alors... »

Tom releva brusquement la tête, et Harry pensa que si un regard pouvait tuer, il serait probablement par terre, le coeur un petit peu moins fonctionnel. Tom semblait presque être encore plus énervé qu'avant, chose que le brun n'aurait pas cru possible.

-Te larguer ? Te larguer ? » Il émit un rire sans joie un petit peu suraigu qui donna des frissons à Harry (pas le bon genre de frissons.) « ça t'arrive d'utiliser cette chose dans ta tête appelée cerveau ? »

Il secoua la tête et reprit :

-Enfin tout ça pour dire que vu mes résultats évidemment excellent, je me suis vu proposer un bon poste dans un des laboratoires de l'hôpital jusqu'à la fin de mes études et comme je serai bien payé, je voulais juste te dire que je vais déménager. »

Il posa son verre à pied avec force, l'air toujours très énervé, fouilla dans sa poche jusqu'à sortir une feuille qu'il tendit à Harry. C'était la description d'un appartement, pas très bien placé, mais plus grand que celui que Tom avait, avec, attention, un salon séparé de la cuisine.

« Et je voulais te demander – bien sûr avant que je ne me rende compte à quel point ta confiance en moi est limitée – si tu voulais venir y habiter avec moi. »


Un an et demi.

Six mois plus tard, alors qu'ils avaient finis d'emménager ensemble, qu'Harry était officiellement « Professeur d'anglais » dans un collège de banlieue, et que Tom voyait son rêve de devenir pédiatre se rapprocher significativement, la police fit irruption dans leur appartement.

En y repensant, Harry admettait une part de responsabilité dans cette histoire. Deux semaines plus tôt, il avait distraitement remis en question ce que Tom lui avait avoué plus ou moins un an plus tôt :

-Tu m'avais menti, hein, pour le truc des serpents... »

Tom, qui était occupé à shampooiner les cheveux du plus petit, s'était arrêté net, et, tout en ayant un ton absolument scandalisé, avait fait un monologue sur la confiance, et les dons inexpliqués et un certain nombre d'autres choses. (Harry avait plus ou moins arrêté d'écouter quand le sujet de la planète Vénus avait été abordé, parce que sérieusement, quel était le rapport.)

Enfin bref, une semaine plus tard, en sortant des cours, Harry avait remarqué que son petit-ami l'attendait devant les portes du collège.
Il soupira, espérant sincèrement que Tom aurait le bon sens d'éviter de faire une scène impliquant des élèves choqués et une réputation brisée, et s'avança vers lui.

Sans même le saluer, Tom l'attrapa par le bras et le fourra – avec toute la délicatesse que se terme présuppose – dans un taxi.

-Je peux savoir ce que tu fais ? » lui demanda Harry en se massant légèrement le front. Entre les adolescents surexcités et un petit ami dont la santé mentale était une question permanente, sa vie était loin d'être aussi tranquille qu'elle ne l'avait été pendant longtemps.

-On va au vivarium. »

Harry sourit, soudainement très curieux.

-Tu veux dire que tu es complètement sérieux quand tu dis que tu peux... » il lança un regard appuyé à Tom « tu sais quoi »

Le plus grand croisa les jambes et pris un air mystérieux tout en hochant la tête.

-Tu verras. »

Arrivé devant la bâtiment, Harry constata qu'au lieu de choisir le plus grand vivarium de Londres, il en avait choisi un petit, dont l'état était plus que discutable. Mais en voyant le regard appuyé du brun, il comprit qu'il ne voulait pas attirer l'attention dans un bâtiment rempli de familles et d'enfants curieux.
Ce qui n'était pas une pensée spécialement rassurante.
Tom paya pour leurs deux tickets, arguant que Harry était là pour voir du spectacle, et que du spectacle il allait voir – ce qui n'avait pas énormément de sens, mais Harry commençait à s'habituer aux lubies de son petit-ami- et une fois à l'intérieur et loin de la caisse, le plus petit constata qu'ils étaient vraiment seuls.

-Bon, c'est quoi ton serpent préféré ? » demanda Tom alors qu'ils marchaient entre les « cages. »

-J'aime bien les anacondas » répondit distraitement Harry alors qu'il regardait une énorme grenouille.

-Excellent choix » répondit Tom « même si j'avoue avoir un faible pour les serpents venimeux... » il prit un air songeur : « imagine un serpent qui pourrait avoir la taille d'un anaconda, mais serait aussi venimeux ? Tu te rends compte ? Ce serait vraiment un animal de compagnie génial. »

-Oui, génial, c'est le mot. Génial. Avoir un animal capable de te tuer pendant ton sommeil, c'est sûr que l'adjectif « génial » est clairement le plus approprié. »

Le plus grand secoua la tête en attrapant la main d'Harry.

-Mais tu comprends pas, les serpents m'obéissent ! »

Harry passa sa main libre sur son visage :

-Je me réjouis de voir ça. »

Cinq minutes plus tard, ils étaient devant la vitre contenant un bébé anaconda. Enfin, Harry en déduisit que c'était un bébé, vu que sa taille ne dépassait pas les vingt centimètres. Il était enroulé sur lui-même complètement immobile.

Harry recula d'un centimètre, et regarda Tom avec un air qui voulait clairement dire : « Alors ? »

Tom se pencha jusqu'à être à la même hauteur que le serpent, et émit un certain nombre de sifflement. Harry aurait vraiment adoré que rien ne se passe, parce qu'il aurait pu rappeler à Tom pour le reste de sa vie qu'il s'était humilié devant un serpent.

Simplement, ce n'est pas exactement ce qu'il se passa, puisqu'à la minute où le premier sifflement sortit de la bouche du plus jeune, le serpent se releva, complètement réveillé et s'approcha de la vitre jusqu'à être presque collé contre.

-Ce qu'il est mignoooon. » déclara Tom en anglais. Harry dut admettre qu'il avait raison (pour un serpent, celui là était mignon, d'accord. Ça ne voulait pas dire qu'il trouvait les serpents mignons en général. Loin de là.)

Et deux minutes plus tard, Harry se sentait un peu...Mis de côté. Oui parce qu'entre Tom qui faisait des bruits de plus en plus bizarres (c'était passé de sifflement à des crachements et compagnie, le tout accompagné d'un air de plus en plus horrifié) et le serpent qui lui aussi semblait s'exciter de l'autre côté de la vitre, la conversation avait l'air d'être palpitante.

Sauf évidemment qu'Harry ne comprenait rien et qu'en plus, le fait que son petit ami soit vraiment capable de converser avec des reptiles – dont aux dernières nouvelles le cerveau n'était pas plus grand qu'une noix- était un peu bizarre, quand même.

Quinze minutes plus tard, Tom l'entraînait à sa suite :

-C'est scandaleux, tu te rends pas compte de ce qu'il subit ici ! »

Harry émit un bruit d'agrément, avant de s'arrêter net devant l'un des « panneaux indicateurs » du vivarium.

-Tu penses que tu peux aussi parler aux crocodiles ? »

Tom sourit d'une manière presque dangereuse avant de se précipiter vers la partie réservée au sauriens.

Ils découvrirent que bien que la langue soit légèrement différente, Tom était capable de les comprendre et de se faire comprendre jusqu'à un certain point, mais la grande découverte résida surtout dans le fait que les crocodiles et alligators ne portaient pas les serpents dans leur cœur, ce qui provoqua une série d'événements regrettables où Harry eu l'impression de reconnaître dans les crachements de Tom les mots : « tu me cherches ? »

Jusqu'à ce qu'il doive retenir Tom qui avait l'intention de descendre dans le bassin « montrer à ces tas de muscles la valeur de l'intellect squamata »

(C'est à peu près à ce moment qu'un responsable du vivarium vint les mettre à la porte.)

Six heures plus tard, alors qu'ils étaient de retour dans leur appartement et que Tom ruminait toujours ET la découverte de ce « pauvre serpent sans famille » ET l'incident avec les crocodiles, il se redressa soudainement, alors qu'Harry était finalement en train de s'endormir contre lui.

-Harry, je suis désolé d'avance pour ce que je vais faire, et si jamais on m'arrête et on me met en prison, euh... Désolé. »

Et avant même que le plus âgé ait le temps de se redresser pour l'arrêter, Tom était déjà hors de l'appartement.

Et le plus petit, toujours allongé dans leurs lit, eut un très mauvais pressentiment.

Et en effet, trois heures plus tard, Tom était de retour, plus ou moins intact. Plus ou moins parce qu'une partie de sa chemise était complètement ensanglantée.

En voyant le regard interrogateur et affolé d'Harry il déclara, l'air peut-être un peu trop innocent :

-C'est moins grave que ça en à l'air, mais rassure-toi, les crocodiles ne manqueront plus jamais de respect à mon héritage. »

Harry ouvrit la bouche, la ferma, l'ouvrit une nouvelle fois (Tom ne s'était quand même pas introduit illégalement en pleine nuit dans un vivarium pour aller régler ses comptes avec des crocodiles ?) et, voyant l'air suspicieusement innocent de Tom, il comprit soudainement, pourquoi exactement il y était retourné.

-Tom, ne me dis pas que... »
Le plus grand lui adressa un sourire désarmant avant de sortir de sa poche (sa poche!) le bébé anaconda.

-Tu as VOLE un serpent ? » s'exclama Harry avec horreur « un ANACONDA ? »

-Moins fort, Harry ! » chuchota Tom, alors qu'il serrait le bébé reptile contre lui. « Il m'a promis que même quand il serait assez grand pour nous manger, il ne le ferait pas. »

La plus grande dispute du couple s'ensuivit. Mais, il est bon de le noter, Tom et le bébé serpent finirent par convaincre Harry que tout allait bien se passer et que personne n'avait de preuve que c'était bel et bien Tom qui avait volé le serpent.

C'est pour cette raison que quand la police arriva chez eux une semaine plus tard, ils ne trouvèrent rien de suspicieux, puisque Tom gardait le serpent avec lui, et qu'ils n'avaient donc pas de vivarium où un tout autre objet pouvant les incriminer.


-Il faut qu'on lui trouve un nom. » Déclara Tom alors que le serpent, qui avait déjà grandi de dix centimètres était paresseusement allongé sur lui, et que Tom lui caressait la tête, comme quelqu'un de normal caresserait la tête d'un chat.

-Je propose « malédiction » », marmonna Harry qui avait la tête contre l'épaule de Tom et qui essayait de ne pas penser à quel point ce petit serpent était vraiment mignon maintenant qu'il y repensait.

-Je pensais plutôt à Loki. »

Harry se redressa complètement, comme s'il avait été électrocuté :

-Non! Tom, sérieux, arrête avec cette obsession pour tout ce qui porte la mention « marvel » !

Le plus grand se redressa aussi et répondit avec un air offensé :

-Loki est avant tout le dieu nordique des mensonges, avant d'être un personnage sexy »

Il rigola en voyant que le visage d'Harry prenait subitement une teinte vexée. « j'y peux rien, les hommes fins aux cheveux noirs et aux yeux verts, c'est tout à fait mon style. »

Harry lui adressa un geste vulgaire de la main :

-On ne l'appelle pas comme ça. »

-Mais pourquoi ! »

-Parce que c'est ridicule ! C'est pas un nom pour un serpent ! »

-Alors vas-y ! Cite-moi un nom pour un serpent ! »

Harry réfléchit quelques secondes :

-Vicieux, mortel, dangereux, suspicieux, louche, sinueux, »

Tom sourit avant d'ajouter :

-Tout ces adjectifs sont bien représenté par le nom de Loki, je dis ça comme ça. »

(Finalement, le serpent resta « LE serpent. »)


1 an et 10 mois

-ça c'est toi, et ça c'est moi. » Déclara joyeusement la petite fille en montrant sur le dessin qu'elle venait de faire la grande figure et la plus petite.

Tom sourit, pas le sourire qu'il réservait à la majorité de la population, mais un sourire qu'en principe seul Harry arrivait à lui arracher, et la remercia avant de plier le dessin et de le mettre dans sa poche.

Le plus petit, qui était venu chercher Tom à l'hôpital – il faisait un stage en pédiatrie- sentit son cœur se serrer en voyant à quel point les enfants adorait le jeune homme. Honnêtement, si on le lui avait demandé, il aurait plutôt considéré Tom et son manque évident de patience envers le commun des mortels, inapte avec les enfants. Apparemment, il s'était trompé.

La petite fille, qui devait souffrir d'un cancer, si son crane chauve était une indication, le remarqua et tira sans ménagement sur la manche de Tom qui se retourna avant de sourire à Harry.

-Hey ! » s'exclama-t-il, il se pencha ensuite une nouvelle fois vers la petite fille, la remercia pour son dessin, et sortit de la pièce en compagnie de son petit-ami.

-Tu penses qu'un jour on pourra adopter ? » demanda-t-il sérieusement.

Harry sentit une boule d'excitation grandir dans son ventre.

-T'as bien volé un bébé anaconda, je pense que voler un enfant ne te poserait pas de problème. »

Tom éclata de rire et attrapa le bras d'Harry.

-C'est juste ! Par contre, je pense qu'on aurait un peu plus de problèmes avec la police. Pour s'en tirer sans aucune inculpation, j'entends . »

Cette fois c'est Harry qui rigola.

Et le soir, quand il se releva pour attraper quelque chose à boire dans la cuisine, il constata que Tom avait accroché le dessin de la petite malade sur le frigo.


Bien évidemment, Harry se demandait souvent quand est-ce que sa bulle de bonheur allait éclater. Ce n'était tout simplement pas normal qu'il soit aussi heureux. Personne sur terre n'était aussi heureux. Quelque chose n'allait pas.

Alors quand un soir, alors qu'il commençait à s'endormir, - Tom littéralement collé contre son dos sans aucun espace pour s'échapper,- il commença à voir défiler sous ses yeux un nombre incroyable de souvenirs, il comprit qu'effectivement, son « bonheur » venait de prendre fin.


OLALA. (Haha, je me fais rire, de temps en temps) comme le diraient nos amis anglophone: Shit's gonna hit the fan au prochain chapitre!
Que va-t-il se passer? Allons nous survivre au suspense insoutenable? (oui parce qu'en fait, je sais pas encore si la fin va être tragique ou pas. hmmm!)

Bref, merci d'avoir tout lu j'espère que je ne vous ai pas déçus!


REPONSES AUX REVIEWS ANON.

Lily: Hey! Je suis contente si tu aimes ma fanfiction, et je suis aussi contente si l'intrigue est nouvelle, et qu'il n'y a pas déjà eu mille fics à ce sujet! :) Merci infiniment pour la review et désolée du retard!

Amy: MERCI MERCI MERCI! Une review comme ça, c'est trop pour mon petit coeur asmathique. (Hem. Je suis peut-être un peu trop une drama queen dans mon temps libre) Bref, merci infiniment, c'est trop sympaaa et je suis contente si ça te plaît, et j'espère que ce chapitre ne t'aura pas déçue! :D Encore merci et pardon pour le retard!

Eiko: Merci! Désolée pour le retard, hein!Et encore merci beaucoup! Merci, merci infiniment! Hehe!

Rose: MERCI! MERCI! (et désolée pour le retard!)

Akuma-yami: Hehe! Oui c'est sûr que le début du prochain chapitre va être fort en action... ;) désolée pour le retard, hein!Ahaha, tu n'es pas si loin de ce qu'il va vraiment se passer MUHAHAHAAHAHA! Enfin bref. Merci infiniment pour la review!


ET MERCI A TOUS LES AUTRES POUR LE SOUTIEN! :D Je suis désolée si par mégarde je n'ai pas répondu à une review signée, je vous jure que j'essaye de répondre à tout le monde (avec plus ou moins de retard hehe)