Bonjour/Bonsoir à tous !

Voici le douzième chapitre de cette fic. Je suis ravie de voir que vous continuez de la suivre merci beaucoup !

Avertissements pour ce chapitre : mention de violence et de torture

Le lien pour la fic originale de Cheryl Dyson est mentionné sur mon profil


Chapitre 12

Crabbe conduisit Draco hors du cercle en serrant son biceps avec force. Draco fronça les sourcils quand ils s'arrêtèrent et Crabbe jaugea Shacklebolt d'un regard que Draco n'apprécia pas du tout.

« Laisse-les partir, Virgil. Le sang a assez coulé. »

« Tu me demandes sincèrement d'épargner la vie de ces cons du Ministère ? » ricana Crabbe en regardant Shacklebolt, « Tu devrais te méfier de Draco. Il n'en a pas l'air mais, une fois, je l'ai vu tuer quatre hommes d'un seul sort. Parfaitement exécuté. Je crois que seulement deux autres hommes sur cette planète aurait pu y parvenir et les deux sont présents dans cette pièce. »

« Je suppose que tu es l'un d'entre eux ? »

Crabbe montra ses dents à Draco dans ce qui était censé être un sourire.

« Bien sûr. »

Il se tourna vers un de ces sbires.

« Emmène Potter. »

« Il ne te servira à rien, Virgil. Il va seulement te ralentir. »

« Est-ce que j'ai l'air d'en avoir quelque chose à foutre de ton avis, Draco ? »

Ils forcèrent Potter à passer devant eux puis une partie du groupe de Crabbe se rassembla. Draco vit Quentin Quartermain se remettre sur pied près de l'entrée du tunnel, une de ses mains frottant sa tempe alors qu'il clignait des yeux en les observant.

« Tuez-les tous. » ordonna Crabbe puis il saisit le bras de Draco et un Portoloin les fit disparaître.

Ils atterrirent dans un champ ouvert, la pluie tombant sur eux. Une grange d'un bois virant au gris, à moitié effondrée et envahie par le lierre se tenait non loin. Crabbe les poussa vers le bâtiment.

« Il y a d'autres Portoloins dedans, évidemment. Nous ne voulons pas que le Ministère nous suive grâce aux sorts de localisation qu'ils pourraient avoir placés sur notre cher Draco. Enfin, s'ils ont survécu. »

Draco trébucha sur une motte de terre et bouscula un des sbires de Crabbe, une femme au corps robuste qui lui rappelait Millicent Bullstrode. Elle le poussa – une ressemblance supplémentaire avec Millicent – et Draco tituba contre Harry, essayant de reprendre son équilibre. Harry le rattrapa et ils se figèrent dans une étreinte.

« Sheffield. » murmura Draco, « Miss Gryphon. »

Crabbe l'arracha des bras d'Harry avec un rugissement mais Draco avait déjà eu le temps de presser la baguette qu'il avait subtilisée à la femme dans la main d'Harry.

Draco sourit quand Harry transplana. Bien sûr, Crabbe fut furieux. Draco souffrit un court instant, torturé sous des Doloris intraçables et tout un tas d'autres choses peu agréables qui vinrent à l'esprit de Crabbe sur le moment. Finalement, le besoin de fuir devint plus important que le désir de Crabbe de lui infliger toute sorte de douleur et ils continuèrent leur avancée vers la vieille grange puis ils disparurent.

Draco considéra que la souffrance en valait la peine. Harry était parti.


« Merde ! Merde ! Merde ! »

Harry était tellement en colère qu'il mourrait d'envie de détruire quelque chose. Son regard assassin se posa sur Kingsley.

« Tu allais vraiment le laisser me tuer ? »

Bien qu'Harry détestait son statut de célébrité, il n'était pas stupide au point de ne pas réaliser que son nom pouvait être utile de temps en temps et il avait toujours pensé que le foutu Ministre de la Magie s'en souciait assez pour vouloir le garder en vie, et pas seulement pour des raisons politiques.

Kingsley renifla.

« Il bluffait, Harry. Tu es bien trop précieux vivant. Malheureusement, Malfoy s'est fait avoir. »

Il secoua la tête.

« Je n'aurais jamais pensé qu'il céderait pour te sauver la vie. Il a laissé Zabini mourir et aurait aussi laissé mourir Parkinson. Ce n'est que quand tu t'es montré qu'il... »

Cela ne fit aucun sens pour Harry non plus et il était déjà dans tous ses états en pensant à ce que Crabbe pourrait faire à Dra- Malfoy. Il ne voulait pas songer à ce que cette nouvelle voulait dire. Malfoy ne pouvait pas tenir à lui. Il ne pouvait pas.

Harry avait transplané directement dans la planque pour découvrir tous les hommes de Crabbe restants morts ou immobilisés. Ils avaient essayé d'obéir au dernier ordre de Crabbe mais avaient apparemment jugé que Ron n'était pas une menace, pensant qu'il s'était une nouvelle fois évanoui. Mais Ron avait créé un chaos assez important avec une vague de maléfices pour donner aux autres une chance de se défendre. Kay-Kay l'avait emmené immédiatement à Sainte-Mangouste à l'instant où le combat avait pris fin.

Harry espérait que Ron allait s'en remettre mais, pour le moment, la chose la plus urgente était de retrouver Draco. Il prit Seamus avec lui et retourna au champ dans lequel le Portoloin les avait emmenés puis ils se précipitèrent vers la grange abandonnée, baguettes tendues, mais le bâtiment était vide. Crabbe et les autres étaient partis.

Encore plus frustré, il revint aux ruines où Kingsley et les autres faisaient la liste de tous les dégâts.

« Où est Parkinson ? » demanda Harry.

Kingsley s'agenouilla pour vérifier le pouls de l'Auror Wilson, même s'il était évident qu'il était mort.

« Elle a transplané dès qu'elle a eu une baguette sous la main. Je crois qu'elle était partie avant que la seconde victime de l'Auror Weasley touche le sol. »

Harry grimaça. Il avait espéré que Parkinson pourrait tracer Draco – Malfoy – oh et puis, merde. Draco. Draco, qui avait eu une baguette en main et qui l'avait passée à Harry au lieu de s'échapper. Les poings d'Harry se serrèrent par réflexe. Pourquoi lui avait-il donné cette baguette ?

« Je dois aller voir comment va Ron. »

« Excellente idée, Harry. Et rentre chez toi après cela. Tu ne devrais même pas être ici. On va retrouver Malfoy. »

« Ouais. Merci, Kingsley. À plus tard. »

Harry lui fit un petit geste de main et utilisa sa baguette d'emprunt pour transplaner à Sainte-Mangouste. Après cela, il se rendrait à Sheffield et localiserait miss Gryphon, peu importe qui elle était.


Ron avait une mine terrible mais le fait qu'il soit éveillé et qu'il se plaigne d'avoir faim était bon signe. Hermione était à son chevet et tenait sa main, un air anxieux sur le visage.

« Non, tu ne peux pas avoir de Fish & Chips. Seulement les aliments de la liste de 'nourriture autorisée', comme te l'a dit ton- Harry ! »

Hermione se mit debout et se jeta sur Harry. Ron lui envoya un sourire soulagé.

« Bordel de merde, c'est bon de te voir, mon pote. Comment tu as fait pour t'échapper ? »

« Malfoy a récupéré une baguette et me l'a donnée. Je ne sais pas ce qu'il lui a pris. »

Harry rencontra les yeux d'Hermione et peu importe ce qu'elle vit dans ses iris fit qu'elle le serra une nouvelle fois contre elle.

« Oh, Harry. »

« Merde. Donc Crabbe l'a toujours ? »

« Ouais. Il faut que... »

« Va le retrouver. » acquiesça Ron, « Ce con m'a sauvé la vie aussi. »

Il s'enfonça un peu plus dans les oreillers et ferma les yeux.

« Merlin, pourquoi les potions de cet hôpital donnent toujours envie de dormir ? »

Hermione relâcha Harry.

« Parce que tu guéris plus vite endormi. Ne résiste pas. Harry et moi reviendrons bientôt. »

Elle traversa la pièce et embrassa le front de Ron. Ses yeux se rouvrirent.

« Harry et toi ? »

« Il aura sûrement une meilleure chance de retrouver Malfoy avec mon aide. Maintenant, repose-toi. »

« Ouais, ok. Soyez prudents. »

Hermione pressa sa main, le borda plus étroitement dans son lit puis se tourna vers Harry.

« Par où on commence ? »


Ils mirent une éternité à trouver miss Gryphon. Le bureau de recensement magique de la ville était fermé – en fait, toutes les structures gouvernementales locales de Sheffield étaient fermées à cause d'une sorte de festival – et les questions d'Harry pour obtenir des renseignements au sujet de miss Gryphon avaient commencé à attirer des regards suspicieux et des messes-basses.

Hermione et lui avaient posé des questions dans différentes tavernes jusqu'à ce qu'Hermione souligne que les sorcières qui se respectaient ne traînaient pas dans les tavernes et qu'il serait peut-être plus intelligent d'interroger les commerces locaux qui ne servaient pas d'alcool. Harry pensa que les connaissances de Draco semblaient être du genre à traîner dans les tavernes mais il était assez malin pour ne pas contredire Hermione. Ils envisagèrent la bibliothèque locale mais découvrirent qu'elle était aussi close. Ils décidèrent finalement de suivre les flyers qui menaient au festival de nourriture.

L'entière population semblait y assister, vu la taille de la foule.

« Si on voit le bon côté des choses, » dit Hermione, « miss Gryphon est probablement ici. »

« Si on voit le mauvais côté des choses, on ne sait même pas à quoi elle ressemble, ni même qui elle est. »

Harry laissa échapper un soupir frustré et se passa une main dans les cheveux.

« C'est de la folie ! »

« Il faut qu'on trouve quelqu'un du cercle de Malfoy qui la connaisse. »

« Je ne connais personne du cercle de Malfoy, personne d'autre que Parkinson. »

Ce n'était pas vrai cependant. Il y avait Agatha, la dilueuse de potions, et Consuelo, la faussaire cuisinière. Les chances qu'une des deux connaissent miss Gryphon étaient minces mais rester ici à chercher l'aiguille dans la botte de foin paraissait encore plus inutile. Puis Harry repéra des cheveux noirs, coupés en un carré élégant.

« Je crois qu'on est chanceux. »

En prenant soin de bousculer le moins de monde possible, Harry traversa rapidement la foule, suivi de près par Hermione. Il tendit la main et saisit le bras de la femme. Des yeux sombres le fusillèrent quand ils se posèrent sur lui puis s'écarquillèrent.

« Salut, Pansy. » dit Harry.


Draco grimaça quand il fut soulevé par les poignets. Crabbe était sadique, aucun doute là-dessus. Il utilisait des chaînes plutôt que des cordes ou des liens magiques. Draco pouvait déjà sentir son sang couler le long de ses bras et imbiber les manches de sa chemise jusqu'à ce qu'une série de sorts de Découpe brusques ne la mette en lambeaux et soit jetée loin de lui. L'air humide brûlait les entailles laissées par des sortilèges sur son torse. Le bâtiment dans lequel ils étaient désormais fuyait comme une passoire. Il pleuvait à verse dehors de ce qu'il pouvait entendre. Le son rythmique des gouttes d'eau résonnait de plusieurs endroits dans la pièce, un écho constant contre le parquet abîmé.

Les orteils de Draco traînaient sur ce même parquet, l'effleurant alors qu'il se balançait mollement au bout de la chaîne. Il était attaché bien trop haut pour prendre appui sur le sol et pour soulager ses bras et ses poignets endoloris. Les poutres au-dessus de lui protestaient sous son poids en grinçant plaintivement.

« Je ne suis pas supposé te tuer. » dit Crabbe sur le ton de la conversation, « Pas encore, du moins. Quelqu'un veut te parler. »

« Et qui est donc ce quelqu'un ? » demanda Draco, choisissant de sonner ennuyé.

« J'en sais rien. Mais ils m'ont donné une sacrée somme pour te tirer de la planque du Ministère. Un message, si tu veux, pour te faire comprendre que tu n'es en sécurité nulle part. »

« Mission accomplie. Félicitations. »

« Ouais, il voulait aussi que tu sois doux comme un agneau pour pouvoir t'interroger. Il n'a presque pas eu à me payer pour cette partie. Les Gallions sont seulement la cerise sur le gâteau. »

« M'interroger à quel sujet, exactement ? »

Crabbe haussa les épaules.

« Je n'ai pas demandé. Je m'en fous. Voilà ta première dose maintenant. »

Dose ? Draco tourna la tête mais son corps s'était mis à tournoyer dans la direction opposée et il ne put pas voir le nouvel arrivant. Il pouvait entendre des pas sur le parquet. Les autres sbires de Crabbe s'étaient retirés, disparaissant à l'étage inférieur ou retournés dans leurs maisons respectives.

Comptaient-ils utiliser du Veritaserum ? Cela ferait sens, s'ils avaient l'intention de l'interroger. Il sentit une main saisir la taille de son pantalon et le faire pivoter pour faire face à Crabbe. Il avait une fiole de potion dans la main et derrière lui se tenait un sorcier fin au visage pincé et aux yeux énormes et hantés.

« As-tu déjà entendu parler de l'élixir d'Agonie, Draco ? »

Son sang se figea à ces mots. Merde. Il aurait préféré cent fois le Veritaserum.

« Je ne peux pas affirmer connaître ce nom. » mentit-il.

« Étonnant. Je croyais que tu étais un potionniste expérimenté. »

Il secoua la fiole qui contenait un liquide boueux vert-marron avec des reflets sombres. La potion avait une odeur de pain brûlé, Draco le savait, et avait tout un tas d'effets secondaires pour le moins désagréables.

« Ceci amplifie la douleur. Tu sais l'effet que fait un Doloris ordinaire, évidemment. Je me souviens que le Seigneur des ténèbres s'est amusé quelques fois avec toi. Je parie qu'il n'a jamais utilisé cette potion sur toi. Il aimait la réserver pour les occasions spéciales. Tiens-le. »

Le sorcier maigre contourna Draco pour se poster derrière lui et il sentit des mains se poser sur ses hanches pour le stabiliser. Son emprise appliqua encore plus de pression sur ses poignets et sur ses bras tendus. Il serra les dents, se demandant s'il parviendrait à recracher la potion. Il y avait peu de chance que Crabbe ait d'autres fioles que celle qu'il tenait. C'était une potion difficile à créer, qui coûtait cher et qui était hautement illégale.

La réponse à cette question ne tarda pas à arriver alors que Crabbe lança un sort pour ouvrir la bouche de Draco et pour qu'elle reste ouverte. Draco se maudit d'avoir osé espérer. Évidemment que Crabbe connaissait la manière la plus rapide pour administrer des potions. Il saisit la mâchoire de Draco d'une main et versa le liquide de l'autre. Draco inspira profondément et réussit à cracher une partie de l'élixir au visage de Crabbe mais, ensuite, le sort fut levé et la baguette de Crabbe fut pointée contre sa gorge. Un sort fut marmonné et Draco fut contrait d'avaler involontairement. Crabbe autorisa Draco à tousser et à s'étouffer en faisant un pas en arrière et en essuyant son visage du revers de son bras. Draco eut plusieurs haut-le-cœur, espérant parvenir à vomir, mais la potion répugnante resta à l'intérieur. Le goût se fraya un chemin jusqu'à ses voies respiratoires et sembla envelopper sa langue d'une matière visqueuse. La potion avait l'odeur du pain grillé mais le goût de cafards broyés dans du lait tourné, ou quelque chose de similairement affreux. Avant qu'il n'ait le temps de se remettre de cette saveur horrible, un frisson glacial le traversa jusqu'à la moindre terminaison nerveuse et il sut que la potion avait fait effet.

Draco s'autorisa un instant d'auto-apitoiement puis prit une profonde inspiration et commença à compartimenter son esprit. Il avait étudié l'Occlumencie depuis son plus jeune âge et cela lui avait rendu service lors de la période d'occupation du Seigneur des ténèbres au Manoir Malfoy. Il avait appris à se vider l'esprit et à se concentrer sur une seule et unique chose, en ignorant tout le reste. Cette phase était relativement simple. La réelle difficulté était de réussir à maintenir une apparente normalité et à réagir de la façon attendue tout en gardant tout le reste verrouillé.

« Dis-moi, Draco, pourquoi Potter ? Ne t'inquiète pas, tu n'as pas à répondre pour le moment. Je suis impatient de t'extraire cette information lentement, maléfice par maléfice. »

Le visage de Crabbe se déforma dans un sourire ignoble puis il dit :

« Endoloris ! »

Et le monde de Draco prit une insoutenable teinte rouge.


Harry ne lâcha le bras de Parkinson avant qu'ils aient échappé à la foule et qu'ils soient assis sur un banc en bois sous la fenêtre d'un magasin de souvenirs fermé.

« Tu es là pour miss Gryphon ? » demanda Harry

« Comment tu connais Gryphon ? »

« Draco m'a donné son nom juste avant qu'il m'aide à m'échapper. Malheureusement, il n'a pas eu le temps de me dire où ni comment la trouver. Rien d'autre que Sheffield. Elle va pouvoir nous aider à retrouver Draco ? »

Parkinson le regarda puis Hermione et acquiesça.

« Blaise connaissait sûrement une autre manière d'y arriver mais - »

Elle fixa le sol un long moment sans cligner des yeux, probablement une tentative pour repousser les larmes. Harry posa sous une impulsion sa main sur son épaule.

« Je suis désolé. »

Sa gorge se serra. Zabini avait été un emmerdeur mais Harry avait commencé à s'habituer à sa personnalité et il avait été totalement loyal envers Draco, jusqu'à la fin.

Parkinson hocha la tête puis se mit debout.

« Allons trouver Gryphon et terminons tout ça. Elle n'était pas chez elle alors j'étais en train de la chercher dans la foule. Elle ne sera pas dure à repérer. »

Sur ces paroles, Parkinson se dirigea à nouveau vers la foule. Harry se dépêcha pour ne pas la perdre de vue alors qu'elle poussait les participants du festival sans même s'excuser.

« Elle n'est pas vraiment douce, hein ? » se plaignit Hermione en bousculant doucement son épaule.

Elle adressa un sourire désolé à un vieil homme qui tomba presque à la renverse au passage de Parkinson.

« Je l'ai trouvée ! » dit Parkinson en se mettant à courir.

Elle s'arrêta près d'une femme immense portant un corset bordeaux recouvert de perles et une jupe en satin noir. Un châle en dentelle noire était enroulé autour de ses épaules, assorti au minuscule chapeau noir orné de dentelle qui reposait sur une cascade de boucles brunes.

« Gryphon. »

La femme haleta puis souleva Pansy et la serra à tel point qu'Harry eut peur que la colonne vertébrale de Parkinson ne se brise. Il tâtonna sa baguette, se demandant qu'elle était la réelle intention de Gryphon, puis Parkinson grogna.

« Repose-moi, pauvre brute ! »

Quand ses pieds retouchèrent le sol, Parkinson ajusta ses habits avec un regard noir.

« Pansy, ma chérie, qu'est-ce que tu fais ici ? Tu ne viens pas seulement me rendre visite, je... »

Les mots de Gryphon moururent et ses yeux s'écarquillèrent quand elle remarqua Harry et Hermione. Au même moment, la mâchoire d'Harry tomba et Hermione poussa un cri surpris.

« Greg ? » demanda Harry dans un murmure étouffé.

Les yeux de Gryphon se plissèrent pour n'être plus qu'une fente et ses poings se levèrent – un sac à main noir délicat pendait à un de ses poignets et les cordelettes de soie s'entrechoquèrent quand elle se frotta les articulations.

« Mon nom est Christine désormais. Pansy, qu'est-ce que Potter fait là ? »

« On a besoin de ton aide. Tu sais que je ne te le demanderais pas si ce n'était pas important. Draco est en danger. La vie de Draco est en danger. »

La femme qu'Harry avait un jour connu sous le nom de Gregory Goyle parcourut prudemment la foule des yeux, comme à la recherche d'un danger, puis acquiesça.

« On va discuter autour d'une tasse de thé. »

Sur ce, elle partit d'un pas lourd et décidé. Harry jeta un coup d'œil à Hermione et ravala tout un tas de questions.

Gryphon vivait dans un petit cottage niché au milieu d'autres habitations similaires. Une profusion de fleurs ornait la clôture en lamelles de bois et formait une arche au-dessus de la minuscule allée. L'intérieur de la maison était presque excessivement féminin. Des motifs à fleur recouvraient toutes les surfaces imaginables, des décorations en perles étaient suspendues au-dessus de toutes les portes et de toutes les tringles à rideaux. Un rapide sort ouvrit plusieurs rideaux et la lumière envahit la pièce, lui donnant une atmosphère cosy.

« Asseyez-vous. Je vais préparer le thé. »

« Il n'y a de temps pour- » commença Parkinson.

« Il y a toujours le temps pour prendre le thé. Je n'en ai pas pour longtemps. »

Gryphon disparut à travers un rideau de perles, le faisait chantonner et se balancer derrière elle.

« C'était... inattendu. » commenta Hermione.

Parkinson s'enfonça dans un fauteuil moelleux et hocha la tête.

« Greg a passé beaucoup de temps à se remettre en question après la guerre. Elle a l'air bien plus heureuse maintenant. »

Harry et Hermione s'installèrent dans le canapé et attendirent. Aucun d'eux ne parla jusqu'à ce que Gryphon revienne avec un gigantesque plateau en céramique recouvert de petites tasses de thé et d'une théière fumante. Elle s'assit dans le dernier fauteuil disponible et servit le thé pour tout le monde. Harry prit sa tasse et la tint prudemment. La porcelaine avait l'air particulièrement fragile.

« Qu'a fait Draco cette fois ? » demanda Gryphon.

Sa voix était légèrement aiguë et Harry ignora si elle se forçait à parler ainsi ou si elle l'avait magiquement modifiée.

« Il a été capturé par Virgil Crabbe. On est quasiment sûr que Virgil prévoit de le torturer jusqu'à ce que mort s'en suive. »

Les paroles de Parkinson étaient tranchantes, encore plus quand elle ajouta :

« Il a tué Blaise. »

Gryphon posa sa tasse sur la table basse. Son visage était devenu pâle et elle s'enfonça plus profondément dans son fauteuil. Pansy détourna le regard et but son thé. Ses deux mains entouraient sa tasse.

« Qu'as-tu besoin que je fasse ? » demanda Gryphon.

« La seule façon de retrouver Draco maintenant est grâce à la Marque des ténèbres. »

« Merde. »

Pansy acquiesça et posa sa tasse. Harry regarda Hermione en fronçant les sourcils mais elle semblait aussi confuse que lui.

« Attendez, vous pouvez le localiser grâce à la Marque des ténèbres ? Pourquoi Blaise n'a pas fait ça plus tôt ? Quand on cherchait la planque ? »

« Blaise n'a jamais pris la Marque. Moi non plus. On n'aurait pas dérangé Christine sans une putain de bonne raison et Blaise n'était pas assez désespéré à ce moment. Je suis venue ici parce que je n'ai pas d'autres options. Tu le sais, n'est-ce pas, Chris ? »

Gryphon hocha la tête.

« Draco m'envoie un hibou seulement quand il a besoin de quelque chose. Vous avez respecté mon choix de vouloir être tranquille. C'est tout ce que je voulais après la guerre. »

C'est ce qu'on voulait tous, pensa Harry, mais la vie s'était interposée, comme prévu. Il pensa alors à Eddie et à Draco et à la façon dont son travail s'était mélangé à tout le reste avec une vicieuse discrétion. Oh merde... Eddie. Il grimaça en pensant à la prochaine conversation qu'ils auraient. Harry n'avait même pas envoyé un Patronus à Eddie pour l'avertir qu'il ne serait pas à la maison de la journée.

« Très bien. Finissons-en. Où est-ce que je dois le faire ? »

« Probablement dans la chambre. De ce que je me souviens, tu vas vouloir être allongée. »

« Ouais. »

« Granger, ce rituel n'a rien de plaisant. S'il fonctionne, Potter et moi partirons pour essayer de retrouver Draco. Tu veux bien rester avec Christine et t'assurer qu'elle se repose confortablement avant que tu t'en ailles ? Un potion Anti-Douleur ou deux pourraient être utiles et peut-être une potion de Sommeil Sans Rêve aussi. »

Hermione échangea un regard anxieux avec Harry puis opina.

« Bien sûr. »

« Chris, tu as des potions Anti-Douleur ? En prendre une en avance pourrait être une bonne idée. »

« Dans le placard de la cuisine. Le deuxième en partant de la gauche. »

Pansy se leva et sortit de la pièce. Gryphon se mit debout et soupira lourdement.

« Je ferais mieux de me préparer alors. Laissez-moi juste me changer. Je ne veux pas me coucher dans ce corset. »

Harry se rassit. Il s'était instinctivement redressé quand Gryphon s'était mise debout – des manières datant de sa période avec les Dursley – puis secoua la tête vers Hermione quand l'autre porte se referma derrière Gryphon.

« Tu savais pour la Marque des ténèbres ? » demanda Hermione.

« Non. Je pensais que toutes les Marques étaient devenues dormantes après la défaite de Voldemort. »

« Moi aussi. »

« Elles le sont. » dit Parkinson en revenant de la cuisine avec plusieurs petites fioles en main, « Draco a relié la sienne à celle de Greg – de Christine – pour avoir un moyen de la contacter en cas de force majeure et vice-versa. Le processus est, cependant, désagréable. De ce que je sais, ils ne l'ont utilisé qu'une seule fois. »

Elle continua son chemin dans la chambre après avoir frappé rapidement à la porte. Harry et Hermione la suivirent.

Gryphon était assise sur le lit, portant une robe de chambre en velours bleu foncé, décorée d'orchidées blanches. Elle semblait mal à l'aise et presque vulnérable après avoir changé de vêtements et Harry se demanda si ses lourdes jupes et ses corsets étaient en fait sorte d'armure pour elle. Cela faisait sens.

« Très bien. » dit Parkinson, « Prends ça et allonge-toi. On va attendre une minute qu'elle fasse effet puis je lancerais les sorts. »

« Est-ce que tu as une carte sous la main ? » demanda Gryphon en avalant la potion.

Elle la but cul-sec et tendit la fiole vide à Parkinson, qui tapota un endroit de sa robe.

« J'en ai amené une. »

Gryphon s'allongea contre les oreillers – bleus foncés sans aucun motif floral, tout comme le dessus de lit. Harry remarqua qu'il n'y avait aucune trace de vert. Apparemment, Gryphon avait tout laissé derrière elle quand elle avait changé, y compris de quelconques souvenirs de Serpentard.

Parkinson sortit un morceau de parchemin plié et l'étala sur le lit à côté de Gryphon, la lissant pour révéler une carte du Royaume-Uni. Gryphon releva la main de sa robe de chambre pour laisser apparaître l'horrible crâne et les lignes reptiliennes de la Marque des ténèbres. Elle semblait particulièrement en décalage au milieu des orchidées blanches de son peignoir.

« Très bien. Espérons que ça fonctionne. »

Avec une profonde respiration, Parkinson se figea et commença ses sortilèges.


Draco tournoya lentement et ses orteils traînèrent sur le cercle dessinait sur le sol par sa précédente douzaine de rotations. Il ne s'embêtait même plus à essayer de prendre appui sur ses orteils. C'était une cause perdue du départ et, désormais, toute sa concentration se résumait à aspirer le plus d'air possible et à le recracher avant qu'une nouvelle vague de douleur l'étrangle.

La potion avait été efficace et il avait pris soin d'enregistrer chacun des effets pour les mentionner plus tard. S'il survivait, il espérait pouvoir créer une pétition pour que le Ministère ajoute la moitié des ingrédients constituant l'élixir à la liste des Substances Interdites. À son avis, elle était bien pire que les Doloris. La sensation du tissu de son pantalon contre sa peau était extrêmement douloureuse. L'air qu'il respirait détenait plusieurs niveaux de souffrance et la multitude de Doloris que Crabbe avait fait pleuvoir sur lui l'avait presque totalement brisé une bonne dizaine de fois. Il avait retenu chacun de ses cris d'agonie avec grande difficulté et avait peut-être cédé et avait offert à Crabbe tout ce qu'il désirait, sauf une chose. Harry Potter. Aussi bizarre que cela paraisse, la simple pensée d'Harry avait empêché Draco de se briser.

Harry pourrait supporter ça, continuait à se répéter Draco, Harry n'abandonnerait pas, quoi qu'il arrive.

Les maléfices de Crabbe étaient devenus de plus en plus puissants et de plus en en plus sauvages au fil des minutes et ses questions, de plus en plus énervées et incompréhensibles. En réalité, Draco se rappelait à peine de ce qu'il racontait. La seule chose à laquelle il arrivait à songer était de compartimenter son esprit pour faire diminuer la douleur. Tout le reste était secondaire.

« Tu as un visiteur, Draco, espèce de sale connard. »

La voix de Crabbe sonnait pleine de regrets, comme s'il était ennuyé de devoir abandonner sa séance de torture.

« Je vais vous laisser tous les deux un moment, le temps de me reposer et de boire un verre d'eau bien fraîche. »

Draco le regarda de travers et même cela lui coûta un effort. Sa gorge était aussi sèche qu'un désert et il aurait pu tuer quelqu'un pour une minuscule cuillère d'eau. Un autre effet secondaire de la potion.

Une silhouette encapuchonnée s'approcha et parla brièvement à Crabbe quand ils se croisèrent puis Crabbe prit le chemin de l'escalier alors que le nouveau venu venait près de Draco.

« Monsieur Draco Malfoy. La chute d'un prince. »

Des mains pâles repoussèrent la capuche d'un visage que Draco n'avait jamais vu auparavant. Un parfum lourd l'assaillit – beaucoup trop d'eau de Cologne. Avec les sens de Draco aiguisés pour amplifier toutes les nuances, l'odeur était douloureusement désagréable. La voix était froide et inconnue, avec un accent qui reflétait une certaine culture. Le visage de l'homme était agréable à regarder. Si Draco l'avait rencontré lors d'une soirée mondaine, il aurait tenté de faire sa connaissance. Maintenant, cependant, il savait que la robe ne faisait pas le sorcier.

« Je sais qui vous êtes. » grinça Draco.

Parler était difficile et cela faisait mal, comme tout le reste.

Un rire bref répondit à ses paroles et l'homme examina ses ongles courts et manucurés. Ses cheveux étaient d'un blond sable et étaient coupés d'une façon attirante.

« J'en doute. »

« Il n'a pas été compliqué de déterminer votre identité. Je suis curieux, cependant, de savoir pourquoi vous m'avez poursuivi avec autant de ferveur. Que vous ai-je donc fait ? »

« Votre tentative de faire la conversation pourrait être une façon d'obtenir des informations de ma part afin de vous aider à apprendre qui je suis, en supposant que vous bluffez. Mais, pour répondre à votre question, j'ai envoyé Crabbe après vous seulement pour vous prouvez que je le pouvais, pour vous assurer que vous n'êtes aucunement une menace pour moi. En fait, vous êtes un moins que rien. »

« Je doute que vous ayez laissé plusieurs Aurors mourir seulement parce que je suis un moins que rien à vos yeux. »

Draco lui aurait offert un rictus moqueur mais sa lèvre inférieure était enflée après un coup de poing puissant de la part de Crabbe. Rien que parler était difficile.

L'homme haussa les épaules.

« Je me contrefiche du Département des Aurors. Je vous suggérerais, cependant, de retourner vous cacher dans votre trou sombre et de rester loin du Ministère et d'Harry Potter. »

« Sinon ? »

« Sinon je laisserais Crabbe continuer la mission qu'il s'est donnée de vous éliminer. »

« Vous devez savoir que si je meurs, j'ai pris des précautions pour vous exposer au grand jour, que ma déduction sur votre identité soit correcte ou non. J'ai peut-être tort. Souhaitez-vous prendre ce risque ? »

Un autre haussement d'épaules.

« Nous verrons bien. Vos petites menaces ne m'inquiètent pas particulièrement. »

« J'ai préparé des lettres qui s'enverront aux Aurors et à la presse. »

Ce n'était pas vrai en réalité mais un dossier serait vraiment livré à Harry, au cas où Draco rencontre sa défaite ultime. Il ferait cependant tout son possible pour éviter d'en arriver à ce point.

L'homme gloussa.

« Je crois que vous mentez. Appréciez vos dernières minutes, Malfoy, même si j'imagine que cela va être compliqué. Si Crabbe décide de vous laisser vivre et que vous poursuivez votre parcours actuel, je vous chasserais et je détruirais chaque personne à qui vous tenez. Ceci est une promesse. »

Sur ce, il pivota et partit. Draco passa les prochaines minutes seul et en profita pour se repasser cette étrange conversation en se demandant comment il parviendrait à sortir de ce bordel vivant.

Quand Crabbe revint, il souriait encore plus sadiquement qu'auparavant.

« Draco. N'est-ce pas splendide ? Mon souhait le plus cher vient d'être exaucé. Te torturer jusqu'à ce que tu crèves. Et crois-moi, je prévois de te faire souffrir, autant que mon pauvre Vincent a souffert dans ce feu. Celui dont tu as miraculeusement échappé. »

Il leva sa baguette et Draco se prépara, pour seulement hurler à pleins poumons quand la douleur irradia d'un point totalement inattendu – sa Marque des ténèbres. Une agonie insoutenable enfonça ses griffes en lui. Il avait l'impression que le tatouage avait pris vie et qu'il dévorait la chair de son bras, déchirant les muscles jusqu'à atteindre les os. La douleur était amplifiée par la potion qu'il avait ingérée jusqu'à ce que la souffrance le fasse presque perde connaissance. En réalité, il était tout à fait possible qu'il se soit évanoui.

« … de merde !? Je ne t'ai même pas touché. Réveille-toi, sale connard ! »

Draco prit une respiration torturé et souffla en tremblant. Ses yeux étaient fermés avec force et des spasmes de douleur secouait son corps jusqu'à ce qu'un sifflement bizarre tourmente ses oreilles. Il ne put presque plus entendre les mots de Crabbe. Il avait l'impression qu'ils étaient prononcés de l'autre côté d'un gigantesque tunnel de béton.

Chaque inspiration était une torture. Concentre-toi, Draco, bordel de merde. Tu vas mourir si tu ne te reprends pas, putain.

Draco força ses yeux à se rouvrir. Crabbe souffla puis trébucha légèrement avant de se rattraper et de retrouver son équilibre. Draco ressentit une violente vague de satisfaction de voir qu'un seul regard rempli de haine avait réussi à faire envisager à son ravisseur de s'enfuir, même le temps d'une seconde. La baguette de Crabbe fut ensuite levée, brandie avec une détermination fière devant le visage de Draco.

« Tu es réveillé. Bien. Je n'aurais pas à te- »

Draco ne découvrit jamais ce que son état éveillé épargnerait à Crabbe, parce qu'il balança sa tête vers l'avant et arracha la baguette de la main de Crabbe avec ses dents, la tenant si fort qu'il craignit que ses molaires ne se fissurent.

Il tourna légèrement sa tête et siffla :

« Avada Kedavra ! »

Il orienta l'extrémité de la baguette dans la direction du visage étonné de Crabbe. 'Il faut que tu le veuilles réellement.' lui avait un jour dit sa tante Bellatrix et, par les putains de Fondateurs de Poudlard et chaque foutu sorcier ayant un jour vécu, Draco pensait chaque putain de syllabes à cet instant, prononcées dans le sang et la douleur.

Une lueur verte brillante explosa du bout de la baguette et frappa tout juste Crabbe au-dessus de son sourcil gauche, mais ce fut suffisant. Il tomba comme un tronc scié aux pieds de Draco. Draco ferma les yeux et s'autorisa un moment de satisfaction. La baguette avait un goût horrible et ses dents lui faisaient mal mais il n'osa pas une seconde relâcher sa mâchoire. Après avoir compté lentement jusqu'à cinq, il inclina sa tête en arrière et vers la droite avant de marmonner un seul mot. Un instant plus tard, il s'écroula par terre sur le corps immobile de Crabbe.

Draco gloussa, ne se sentant absolument pas lui-même, et se força à se mettre debout. Ses mains étaient toujours liées par les chaînes dégoulinantes de sang mais il avait réussi à les décrocher du plafond. Plusieurs maillons traînèrent sur le sol poussiéreux quand il se releva. Il tremblait comme un veau venant de naître.

« Tu disais ? » cracha-t-il en frappant Crabbe du pied.

Un rage soudaine l'envahit et donna un nouveau coup de pied dans le flanc de Crabbe.

« Quel effet cela te fait ? Qui domine l'autre maintenant, espèce de fils de pute inutile ? »

Il essaya une nouvelle fois de frapper la silhouette immobile de Crabbe mais le rata. Son talon effleura les côtes de Crabbe et s'emmêla presque au tissu de sa chemise mais il se rattrapa au dernier moment. Draco tomba sur un genou avec une grimace violente. La nouvelle sensation de douleur le ramena à un semblant de réalité et il réalisa que les sbires de Crabbe allaient se ramener d'un moment à l'autre. Il avait maintenant une baguette et il devait s'enfuir d'ici le plus vite possible.

Draco se remit sur pieds et attrapa la baguette de Crabbe. Draco l'avait laissée tomber durant son épisode colérique. Quelques mouvements plus tard, il fut libre de toutes chaînes et avait en sa possession une baguette bien plus coopérative.

Deux minutes plus tard, il était parti.