Pendant les années qui suivirent, Rhéane Potter grandit dans une maison aimante. Ses parents s'occupait de lui, et lui offrait tout ce qu'il voulait ou presque. Il grandit en sachant ce qu'il s'était passé cette nuit du 31 octobre 1981. En sachant, qu'un jour viendrait où il devrait refaire ce qu'il a fait cette nuit là. Repousser, et ce, définitivement, le plus grand mage noir de ce demi-siècle. Le seigneur des Ténèbres, celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, Lord Voldemort. Malgré cela, Rhéane eut une enfance joyeuse. Malgré, les entraînements qu'il subit dès un jeune âge pour contrôler sa magie. Malgré les attentes énormes de ses parents, de son parrain, des amis de la famille, il eut une enfance relativement paisible. Paisible selon le monde extérieur.
Le problème de Rhéane était davantage qu'il ne pouvait jamais être seul. Ou encore que tout le monde le regarde avec des étoiles dans les yeux. Comme s'il n'était pas un humain, mais une sorte de divinité. Pour Rhéane, être un héros revenait sans doute au même. Être adulé, puis regardé de travers quand il faisait quelque chose jugé inapproprié pour lui. Simplement parce qu'il était le Survivant, il n'avait pas le droit de montrer ses dessins aux adultes lorsqu'il avait cinq ans. À huit ans, il devait se soucier des conversations des adultes au lieu de jouer avec les autres enfants. Il ne devait pas sortir seul, ni mangé trop de sucre ou de gras pour reste en forme. S'il sortait, c'était toujours avec ses parents, ou deux aurors, et toujours pour aller dans un endroit précis. Parce que, bien sûr, le Survivant ne pouvait flâner simplement dans la rue.
Autrement dit, parce qu'il était l'élu, le Survivant, il ne pouvait être un enfant.
La seule exception étant bien sûr, lorsqu'il était chez lui ou chez son parrain, à l'abri des regards. Son enfance joyeuse ne l'était donc pas tant que ça.
À onze ans, comme tous les enfants sorciers, il reçu une lettre.
- Rhéane, vient ici mon amour, dit Lily Potter.
Le jeune garçon descendit les escaliers et rejoignit sa mère dans le salon.
- Ta lettre de Poudlard vient d'arriver.
Elle donna l'enveloppe à son fils, qui se précipita pour lire la lettre.
Cher M. Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher M'a Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice adjointe
Rhéane survola la liste des fournitures avant de la tendre a sa mère.
- Je n'arrive pas à croire que tu es déjà assez grand pour aller à Poudlard.
La mère prit son fils dans ses bras. Après que le jeune garçon eut réussi à s'échapper, il remonta dans sa chambre. Une fois la porte fermée, il soupira. Poudlard, enfin. Rhéane adorait ses parents, mais il était bien heureux de quitter enfin la maison. Il allait habiter avec des enfants de son âge, loin de son environnement étouffant. Le week-end qui suivit l'arrivée de la lettre, Lily et James Potter emmenèrent leur fils acheter ce qu'il lui fallait. Il fallut un moment à l'enfant pour trouver sa baguette. Une bonne dizaine avait été essayé avant d'enfin trouver la bonne. M. Ollivander fronça les sourcils, pensif, alors que les Potter repartirent. La baguette en question était très particulière. Enfin bon, après tout, c'était l'élu.
Rhéane fût repartie à Gryffondor, évidemment. Étant un Potter, impossible d'envisager qu'il aurait pu être trier ailleurs.
Puis les cours commencèrent. Le professeur Rogue, qui enseignait les potions, avait prit en grippe le garçon dès le premier cours.
- M. Potter, notre nouvelle célébrité. Qu'est-ce que j'obtiens si j'ajoute de l'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ?
- Je ne sais pas Monsieur.
- Non ? Essayons encore. Où iriez-vous si je vous demandais de me ramener un bézoard ?
- Je ne sais pas Monsieur.
- La différence entre le Napel et le Tue-loup ?
Rhéane baissa la tête sans répondre.
- Navrant. Visiblement la célébrité ne fait pas tout.
Une fois le cours terminé, Rhéane se sauva le plus vite possible, suivit par son nouvel et premier ami, Ron Weasley. Le garçon était roux également, mais d'une nuance plus carotte contrairement au roux rougeoyant du Survivant. Ses yeux étaient d'un joli bleu plein de vie et des tâches de rousseurs parsemaient son visage pâle.
- Rhéane attends !
Quand il s'arrêta, son ami pu enfin le rattraper.
- Ne t'inquiète pas pour lui. C'est qu'un crétin.
- Malfoy est un crétin, Rogue est un professeur, et il me déteste déjà.
Le reste de l'année se passa de façon similaire. Le professeur Rogue resta détestable, surtout envers Rhéane. Le professeur de Défense Contre les Forces du Mal était étrange, et les autres professeurs plus ou moins apprécié par les étudiants.
Puis des événements se produisirent. Pour commencer un troll dans les cachots, qui faillit bien tuer une élève. Elle fût sauver par Rhéane et Ron et fini par rejoindre le duo. Le trio devint très vite inséparable. Ils avaient trouvé une sorte d'équilibre entre eux, pour que leur amitié fonctionne. Rapidement, si Rhéane était plus à l'aise avec Ron, il ne pouvait plus de penser vivre sans Hermione, qui lui servait de bouffé d'oxygène chaque fois qu'il suffoquait. S'il avait pensé être libre à Poudlard, il avait eut lourdement tord. Rien avait changé. Il n'était jamais seul. Même lorsque ses deux amis le laissaient tranquille, d'autres venaient le coller et lui parler.
Un jour, le trio trouva en fuyant Miss Teigne, la chatte du concierge, un immense chien à trois têtes.
- Il était sur une trappe, dit Hermione, donc il n'était pas là par hasard. Il garde quelque chose. Maintenant je vais me coucher, avant que l'un de vous n'ait encore une brillante idée pour nous faire tuer ou pire, nous expulser.
Puis elle monta l'escalier et claqua la porte du dortoir des filles.
- Il faudrait vraiment qu'elle revoit l'ordre de ses priorités, marmonna Ron.
Puis ils allèrent se coucher.
Après son premier cours de vol sur balais, il fut repérer par le professeurs McGonagall et recruter dans l'équipe de Quidditch. Durant un match contre Serpentard, son balais devint fou. Il eut toute les peines du monde à s'accrocher, jusqu'à ce que, finalement, tout s'arrête. Le Survivant qui s'était retrouvé suspendu dans les airs, remonta sur son balais et attrapa le vif d'or, faisant gagner le match à Gryffondor.
Il réussit à convaincre ses parents de le laisser passer Noël à Poudlard, pour sa première année. Durant les vacances, il fit des recherches la nuit sur Nicolas Flamel. Après avoir fuit devant Rusard, puis Rogue, il découvra un étrange miroir dans une salle abandonné. Une fois devant, il se vit, bien sûr, mais pas uniquement. Dans le reflet, à coté de lui, se trouvait un autre garçon. Il lui ressemblait, même si ses cheveux étaient aussi noirs que les siens étaient roux, et ses yeux aussi verts que les siens étaient bruns. Il avait aussi une cicatrice sur la joue gauche. Si semblable et pourtant si différent. Rhéane revint plusieurs fois observer ce garçon dans le miroir. Puis Dumbledore le trouva, et le miroir fût déplacer. La recherche sur Nicolas Flamel reprirent au retour d'Hermione. Celle-ci trouva, que la chose garder par l'énorme chien devait être la Pierre Philosophale, permettant de produire l'élixir de longue vie. Ils allèrent ensuite parle au garde chasse, Hagrid. Ils le trouvèrent avec un bébé dragon venant tous juste de sortir de son œuf. Manque de chance, Malfoy les espionna et rapporta le tout à la directrice adjointe. Le dragon fût expédier en Roumanie, dans la réserve où Charlie Weasley, le frère de Ron étudiait les dragons. Et le trio, ainsi que le serpentard, furent envoyé en retenue avec Hagrid dans la forêt interdite. Là-bas, Rhéane et Malfoy, tombèrent sur une silhouette encapuchonné buvant du sang de licorne. Le blond se sauva en criant, laissant le roux derrière lui. Ce dernier fût sauver de justesse par un Centaure et ramener au près d'Hagrid. Rhéane apprit ensuite à ses amis, qu'un Voldemort affaiblit traînait sur le terrain de Poudlard. Ensemble, il décidèrent de passer par la trappe pour empêcher le professeur Rogue (sur qui se portait leur soupçon depuis le début) de voler la Pierre. Après des épreuves réussit grâce à chacun des membres du trio, Rhéane affronta le voleur. Voleur qui s'avéra être le professeur Quirrel et non Rogue, contrairement à ce qu'ils croyaient. Rhéane obtint la pierre après s'être regardé dans le miroir du Rised, et la protégea comme il put. Quand le professeur Quirrel l'attaqua, il se brûla la main. Une chaleur accueillante envahi le Survivant, qui posa ses mains sur le visage de Quirrel. Après un instant d'agonie et de cri, le professeur tomba en poussière, laissant derrière lui le spectre du Seigneur des Ténèbres qui disparut à travers les flammes.
A la fin de l'année, Rhéane rentra chez lui, encore épuisé du combat qu'il avait mené, mais globalement ravi de sa première année à Poudlard.
Malheureusement, le destin s'acharna sur le garçon. En deuxième année, un elfe de maison le mit en retard le jour de la rentrée. Il manqua le départ du Poudlard Express, et alla donc à Poudlard à bord d'une voiture volante avec Ron. Après ça, un journal maudit puis un basilic semèrent le chaos à l'école, pétrifiant plusieurs élèves et enlevant une première année, la soeur de Ron, Ginny. Sans compter, la péripétie avec les araignées géantes au cœur de la forêt interdite. Finalement Rhéane trouva la Chambre des Secrets, parvint à vaincre le basilic, et à sauver la fille.
En troisième année, Peter Pettigrew échappa à Azkaban, la prison des sorciers, et des détraqueurs furent envoyé à Poudlard pour protéger les élèves. Cette année-là, Rhéane apprit à faire un patronus, qui avait d'ailleurs la forme d'un oiseau. Plus précisément, et après quelques recherches, Rhéane découvrit qu'il s'agissait d'un Urubus Noir, un oiseau de la famille des vautours, qui était d'une fidélité sans borne. Ironique. Et en même temps, si juste. Un oiseau fidèle, symbole de liberté mais aussi de mauvaise augure. Finalement Pettigrew s'échappa, et les détraqueurs furent renvoyés à Azkaban.
L'été suivant, Rhéane alla à la coupe du monde de Quidditch avec les Weasley.
Son frère, lui, eût une vie bien différente.
Dès lors que Pétunia et Vernon Dursley avaient trouvé ce paquet devant leur porte, ils s'évertuèrent à le cacher. C'est la femme qui trouva la couverture bleue en allant chercher les bouteilles de lait sur le palier. Sur le tissu, se trouvait une lettre jaunie, son nom Pétunia Dursley était écrit à l'encre noir sur le devant. Aucun timbre. A l'intérieur, protégé du froid et du vent, se trouvait un bébé. Une bouille légèrement rose et une touffe de cheveux noir sur le haut de sa tête. Une blessure encore rouge partait de son front et s'étendait jusqu'à son cou. L'enfant dormait calmement. La jeune femme, se pencha et prit le bébé. Une fois à l'intérieur, elle déposa le paquet vivant sur le canapé et lu la lettre.
Ma chère Pétunia,
Je sais que nous ne nous sommes pas parler depuis longtemps. Et crois bien que je le regrette. Nous devrons parler un jour.Mais à l'heure actuelle, mon enfant est en danger.
Quelqu'un de très dangereux est après nous. Et nous ne pouvons veiller sur lui.
Prends soin de notre petit Harry.
Ta sœur,
Lily.
N'importe quelle personne censée dirait que cette femme devait être une horrible mère. Qui abandonne son enfant sur le pas d'une porte. Pire encore, qui abandonne un enfant mais garde son frère jumeau. Pétunia Dursley avait un enfant. Elle avait accouché, il y a quelques semaines. Mais une mère qui vient de donner naissance ne va pas forcément accepter dans son nid un nouveau né étranger. Lily Potter aurait dû y penser.
Ce jour-là, la vie du jeune Harry venait de prendre un tournant tragique. C'est cette nuit où il a était laissé, ce matin où il a été ramassé, que sa vie bascula pour le pire.
Dès qu'il a su marcher et comprendre ce qu'on lui dit, vers 3 ou 4 ans, sa tante le força à faire le ménage dans toute la maison. Un an plus tard, il s'occupait également des repas. Quand il n'était pas nécessaire, il était enfermé dans le placard sous l'escalier. Il passa son enfance, à être appelé "garçon", "petit monstre", ou même simplement "toi". Il passa sa petite enfance sans connaître son propre nom, enfermé dans son placard la majorité de la journée. Rapidement, il dû également s'occuper du jardin. Désherber, couper la haie, tailler les rosiers, arroser les fleurs. Puis vînt les coups. Si quelque chose était mal fait, il prenait une gifle. Ou deux. Ou plus. Il ne mangeait qu'une fois par jour, ne buvait de l'eau que deux ou trois fois. Puis moins. Moins d'eau, moins de nourriture. Rapidement, il pouvait passer deux jours sans manger une miette, un jour entier sans boire une gorgée. Il en prit rapidement l'habitude.
Quand il eût six ans, il entra avec son cousin Dudley, à l'école primaire. C'est à ce moment qu'il apprit son prénom, Harry. La première fois qu'il ramena une meilleure note que son cousin, fût le soir le plus douloureux de sa courte vie. Son oncle, furieux, l'avait salement amoché. Il finit enfermé dans son placard, bien sûr. Pendant trois jours. Sans pouvoir sortir, ni manger ni boire. Quand il retourna à l'école, personne ne dit un mot. Comme il n'était plus là la journée, l'entièreté de ses corvées devaient être avant et après l'école. Ce n'était pas toujours parfait, alors la fréquence et le nombre de coups augmentèrent.
Son cousin trouva ensuite un nouveau jeu avec ses amis. Le chasse-Harry. Le pauvre enfant perdait donc du temps à fuir sa brute de cousin et sa bande au lieu de faire ses corvées. De nouveaux coups, plus durs. Puis des choses étranges commencèrent à se produire. Un objet qui se déplace. L'herbe qui devient plus vert. Ou les blessures d'Harry qui guérisse mystérieusement. Ce n'était pas normal, évidemment.
Les années passèrent ainsi, entre son placard, les corvées, les coups. Se lever, faire à manger, travailler, l'école, fuir son cousin, travailler, faire à manger, peut-être manger ou boire, puis le placard. Encore et toujours la même routine, entrecoupé de coups au moindre faux pas. Harry se lassa bien vite, et devint un vrai automate. Il ne parlait plus, essayait simplement de ne pas subir la colère de son oncle ou de sa tante. Son corps parsemé de cicatrice espérant un répit. Juste un jour. Un jour de plus, chaque jour.
A onze ans, il ne reçu pas de lettre. Qui lui écrirait de toute façon, et puis pourquoi faire. sa vie continua, il entra au collège. Rien ne s'améliora, mais pourquoi serait-ce le cas. Alors il continua, sans se faire remarquer. Son oncle avait commencé à s'en prendre à lui, lorsqu'il buvait un peu trop. Dans ces moments là, son cousin s'enfermait dans sa chambre ou bien sortait passer la nuit chez un ami. Sa tante l'évitait aussi. Il ne restait donc que le petit Harry pour passer sa colère, sa haine. Il arrivait donc qu'Harry n'aille pas encore, sans plus d'explication qu'l était un petit vaurien ingrat.
Mais qu'importe. La routine continuait encore. Et encore. Jusqu'à un jour. Ou plutôt un soir, où Vernon Dursley avait encore trop bu. Après s'être encore fait tabasser, Harry sortit de la maison. Il voulait de l'air. Pour une fois depuis, il ne savait même pas quand, il voulait de l'air. Trop d'années subir en silence, à suffoquer. Il n'arrivait plus à respirer. Il voulait juste sortir. Quelques minutes, quelques instants même. Ce serait suffisant.
Il franchit le seuil de la porte, et tituba jusqu'au milieu de la rue. Son bras ensanglanté bercé contre son corps, ne s'appuyant que sur une jambe, pour ne pas aggraver son état. Il s'effondra sur le bitume. Il n'arrivait toujours pas à respirer correctement. Il avait pu voir les étoiles et la lune, c'était déjà ça. Même s'il ne se réveillait pas, il avait pu être libre une fraction de seconde. Juste une seconde, où sa douleur avait disparu, ou plus rien n'avait d'importance, à part le vent sur sa peau. Il ferma les yeux. Une larme coula. Enfin, il serait tranquille.
Enfin, paisible.
Enfin.
Enf...
Cette nuit, un enfant perdit la vie. Dans une rue parfaitement normal, aux maisons identiques. Un enfant s'éteignit après bien trop de coups, ignorer par sa famille. Par les autres aussi.
Il partit seul. Une larme sur la joue, un sourire sur les lèvres.
Seul.
Seul avec une ombre.
