Chapitre 15 : La vie de château (2/4)

- Je m'occuperais du garçon, moi-même. Trop d'erreurs ont été commises au sujet d'Harry Potter. Je suis responsable de certaines d'entre elles. Le fait que Potter soit toujours envie, et dû beaucoup plus à mes erreurs qu'à ses triomphes, dit Voldemort en fixant le mur en face de lui.

Nora, de son côté, était plutôt surprise que Tom reconnaissance avoir fait des erreurs, tout le monde retenait son souffle dans la salle, les mangemorts étaient crispés autour de la table.

- Quedever, va me chercher notre invité ! ordonna-t-il en fixant Peter, un petit homme qui se leva de sa chaise, Nora croisa son regard et lui sourit timidement.

- M… Maitre ! balbutia-t-il en se précipitant vers la sortie.

- J'ai beaucoup appris… Je comprends aujourd'hui des choses qui m'échappaient auparavant. Je dois être celui qui tuera Harry Potter, et je le serais. Pour cela, il me faudra emprunter la baguette de l'un d'entre vous pour tuer Potter.

Une expression d'effarement apparut sur les visages des mangemorts, celui de Nora se tourna vers Voldemort.

- Pas de volontaire ? demanda le mage noir… Voyons…

- Prend la mienne ! coupa Nora.

- La tienne ! répéta le Seigneur des ténèbres. Puis, il se mit à rire, d'un rire glacial. Personne ne riait, et d'ailleurs la petite sorcière ne vouait pas ce qu'il y avait de drôle. Ta baguette n'est pas faite pour moi. Comment une baguette fait de bois d'aubépine, avec un crin de licorne dorée, une baguette très pure, comme toi, fit Voldemort, Nora fronça les sourcils, elle se demandait si c'était un compliment ou non. Non… Lucius va me prêter sa baguette… Je ne vois pas pourquoi tu aurais encore besoin d'une baguette magique, reprit-il, Lucius pris un teint cireux, ses yeux enfoncés dans leurs orbites.

- Maitre ? dit-il d'une voix rauque.

- Ta baguette, Lucius ? j'exige que tu me donnes ta baguette.

- Je … commença Malefoy père.

Tous les regards étaient tournée vers Lucius, Voldemort se leva et s'avança vers Lucius pour prendre la baguette que l'homme lui fit passer. Nora croisa le regard de Narcissa, la jeune fille était désolée, ce de qui était entrain de se passer. Le mage noir la pris et 'examina attentivement en la tenant devant ses yeux rouges.

- Qu'est-ce que c'est ?

- De l'orme !

- Et à l'intérieur ?

- Du dragon… du ventricule de Dragon.

- Très bien ! fit Voldemort

Il sortit sa propre baguette et compara leurs tailles respectives. Lucius Malefoy fit un perceptible mouvement, espérant peut être recevoir la baguette magique de Voldemort en échange de la sienne. Nora remarqua son geste, et se dit que Tom l'avait sans doute vu. La jeune fille sentit un autre coup de sa gigoteuse. Elle ne semblait pas être de bonne humeur, elle devait sans doute percevoir les troubles de sa mère, car elle était loin d'être apaisée.

- Te donner ma baguette Lucius ? Ma baguette ?

Des ricanements s'élevèrent dans l'assemblée, dont Fenrir. Nora lui lança un regard noir, et un étrange son sortit de sa gorge, un rire coincé. Il donna un coup de coude à son voisin qui se calma aussitôt. El le silence revint vite.

- Je t'ai accordé la liberté Lucius, n'est-ce-pas suffisant ? Mais j'ai cru remarque que toi et ta famille ne paraissez pas très heureux, ces temps-ci… Y-a-t-il quelque chose qui te déplait dans la présence chez toi ?

- Non, rien… rien du tout, Maitre !

- Quel mensonge, Lucius

- Nous sommes tous très heureux ici ! fit Nora en regardant Voldemort revenir vers sa place. Ce dernier fit un petit sourire en coin et se rassit sur sa chaise.

- Pourquoi les Malefoy paraissent-ils si malheureux de leur sort ? Mon retour, mon ascension au pouvoir ne sont-ils pas ce qu'ils prétendent désirer depuis de si longues années ?

- Bien sûr, Maitre… nous le désirons… Nous le désirons ! répondit Malefoy en essuyant la sueur qui perlait au dessus de ses lèvres.

Narcissa hocha la tête avec raideur, et Drago leva la tête, et croisa le regard de Nora, mais s'en détourna.

- N'est-ce pas ce que tu souhaites aussi Drago ! Mon ascension au pouvoir, n'est-ce pas ! fit Voldemort sous entendant que la mission de Drago prenait trop de temps.

- Oui… Maître ! fit le jeune Malefoy en hochant la tête, tout crispé.

- Laisse Drago, tranquille ! s'écria Nora en attrapant le bras de Tom.

Voldemort fit un drôle de sifflement et si son regard pouvait tuer, la petite sorcière serait morte sur place. Il se leva et elle recula de crainte. Gigoteuse donna un autre coup, et la jeune fille porta sa main à son ventre. Le mage noir suivit son geste, et pointa sa baguette vers elle, lui jeta un sort de mutisme. Elle se retrouva incapable d'émettre le moindre son.

- Maintenant, nous serons tranquilles ! commenta Voldemort en retourna s'asseoir.

Le mage noir jeta un autre sort, et Nora fut tirée vers lui, et elle retrouva sa place habituelle. Elle baissa la tête, non sans avoir croisé le regard jubilatoire de Bellatrix.

- Bien, bien ! reprit Voldemort. Les Malefoy ont-ils quelque chose à dire ?

- Maître, dit la sorcière brune, assise à côté de sa sœur, sa voix serré par l'émotion, 'est un honneur de vous avoir ici, dans notre maison de famille. Pour nous, il ne pourrait y avoir de plus grand plaisir.

- Pas de plus grand plaisir ! Venant de ta part, cela signifie beaucoup Bellatrix ! fit Voldemort en inclinant légèrement la tête pour la regarder. Nora ne put s'empêcher de faire une grimace à défaut de pouvoir parler.

- Mon maitre sait que je ne dis rien d'autres que la vérité !

- Pas de plus grand plaisir…. Même comparé au futur événement heureux dans ta famille ?

- J'ignore de quoi vous voulez parler, Maitre !

- Je parle de ta nièce, Bellatrix,. Et de la votre aussi, Lucius, Narcissa. Elle va avoir un enfant de Remus Lupin, le loup-garou. Vous devez être trés fiers.

Il eut une explosion de rires sarcastiques, mais Nora sourit, contente de savoir que Tonks allait avoir un bébé. Même si Remus était mort, il avait laissé beaucoup de choses en ce monde, et ce n'était pas les rires stupides des mangemorts qui allaient la contrarier.

- Ce n'est pas trop notre nièce, Maître ! s'écria Bellatrix recouvert de vilaines plaques rouges. Narcissa et moi n'avons plus de jamais accordé un regard à notre sœur depuis qu'elle s'est marié avec ce sang-de-bourbe. Cette salle gamine n'a rien à voir avec nous, pas plus que le bébé qu'elle va avoir.

- Qu'en dis-tu Drago ? Accepterais-tu de garder le petit louveteau ?

Les autres continuaient de rire à gorgées déployées. Nora donna un léger coup de pied dans la chaise de Voldemort, le seul moyen qu'elle avait de manifester sa colère et sa désapprobation.

- Ca suffit, ça suffit ! dit Voldemort en tournant la tête vers la jeune fille. Les rires cessèrent aussitôt. De nombreux arbres généalogiques, reprit-il, parmi ceux de nos plus anciennes familles sont atteints de maladie avec le temps. Il faudra tailler le votre pour le maintenir en bonne forme, ne voyez-vous pas ? Couper les branches qui menacent la santé des autres.

- Oui, Maitre, murmura Bellatrix, son regard rempli de larmes et de gratitude. A la première occasion.

- Cette occasion vous sera donnée… Dans votre famille, comme partout dans le monde… nous arracherons le chancre qui nous infecte jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le sang authentique…

Alors que les mangemorts approuvèrent les paroles de leur maître, Nora se demandait s'il n'avait pas oublié que son propre père était un moldu, et qu'elle-même était une née-moldue. La porte s'ouvrit et Peter revint trainant derrière lui, le professeur Trelawney. Cette dernière était apeurée, terrifiée. Nora hoqueta et plaça sa main devant sa bouche, et sentit un haut-le-cœur l'envahir. Sibylle ne ressemblait presque plus à un être humain, et tout ça c'était sa faute. Le professeur avait perdu ses lunettes, et son visage du côté gauche était tout tuméfié, et ses cheveux avaient été coupés.

- Bon ! fit Voldemort, il se leva et s'approcha de Trelawney. Il la regarda un moment avec mépris et colère, une expression mauvaise sur le visage. Laissez-moi ! ordonna-il. Les mangemorts se levèrent et commencèrent à quitter la pièce. Drago, je te verrais après ! siffla Voldemort, le jeune homme sursauta, et Nora lui serra la main quand il passa prés d'elle… Quant à toi, Nora, tu restes là ! ordonna-t-il.

La jeune fille ferma les yeux, et soupira de tristesse. Sybille Trelawney allait mourir sous yeux, et elle ne pouvait rien faire pour l'empêcher. Quelques minutes plus tard, Nora, Voldemort et Sibylle se retrouvèrent seuls tous les trois dans la salle à manger du manoir des Malefoy.