Obligée de penser à Cendrillon avec ce thème.


Jour 3 : Verre

Personnages : Ashley/Cendrillon x Ruby (OUAT)


La porte s'ouvrit sur une Ashley essoufflée.

- Désolée d'être si en retard ! S'écria-t-elle.

Debout derrière le bar, Ruby posa le verre qu'elle était en train d'essuyer pour aller déposer un petit baiser sur la joue de la blonde.

- Ne t'excuse pas. Je sais qu'entre Alexandra et tes ménages, tes journées sont bien chargées.

- Oh, ne m'en parle pas... si tu savais le nombre d'araignées que j'ai chassé aujourd'hui ! L'atelier de tapisserie en est infesté. Pas étonnant vu sa propriétaire est Arachnée, mais...

Elle fut interrompue par la louve qui l'embrassa tendrement.

- C'est terminé... murmura-t-elle. Profite plutôt de la soirée.

Se disant, elle pointa du doigt ce qu'elle avait préparé en attendant sa petite-amie : un dîner savoureux, des chandelles, et surtout, plus aucun client. En voyant cela, la blonde se sentit être délestée d'un poids.

- Joyeux anniversaire ma chérie, sourit alors Ruby. Aller, viens t'asseoir.

Le repas se révéla délicieux – connaissant les compétences culinaires de la brune, Ashley soupçonna l'intervention de Granny –, le vin exquis et la conversation de sa petite-amie encore plus. Quand vint le moment du dessert, celle-ci se leva précipitamment.

- D'abord les cadeaux !

Ashley s'exécuta et entreprit d'ouvrir le paquet que lui tendait sa dulcinée. Elle y découvrit alors une paire de chaussure absolument ravissante.

- Ce sont des chaussures en vair, expliqua Ruby. Sur le cuir a été rajouté cette fourrure spéciale. Je les ai testée parce qu'avec mes services, je marche beaucoup, et je me suis dit que ça serait génial que tu en ai aussi, vu tous les allers-retours que tu fais et la petite qui commence à crapahuter et... Pourquoi tu ris ?

La blonde ne s'en était même pas rendu compte. Elle avait rit, parce que dans une autre vie, elle avait été prête à tout pour obtenir des chaussures de verre. Et aujourd'hui... elle était bien plus heureuse de ces chaussures plus modestes. Tout simplement parce qu'elles lui avaient été offertes par une personne qui tenait suffisamment à elle pour savoir que ses pieds étaient fatigués par ses nombreux ménages, qui acceptait sa fille au point de vouloir l'aider à tenir le rythme qu'elle lui imposait et qui surtout, et c'était bien là le principal, qui se souciait de sa santé.

- Je ris parce que je t'aime et que je n'ai jamais été aussi heureuse, résuma-t-elle.

Et il n'y avait rien de plus vrai.