Je ne possède aucun des personnages du film

[Film] C'était fini, Ray le savait, le sentait... C'était fini... Les tripodes tombaient les uns après les autres et il avait réussi... Il avait ramené Rachel à son ex-femme... mais lui... où était sa place désormais [Fêtes des pères]

A l'occasion de la Fête des père et d'un défi dont l'idée m'a était donné par mes discussions avec PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes relations père/enfant(s) qu'elles soient de sang ou de cœur.

Cet OS vient en complément du recueil (Quelques textes paternels)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


RAY, ROBBIE & RACHEL

Ray savait bien qu'il n'était pas le père parfait, qu'il était sans doute totalement paumé, que ses placards étaient vides, qu'il avait un moteur de voiture sur la table du salon, que son métier de docker l'épuisait plus qu'il ne voulait le montrer. Ce n'était sans doute pas digne d'un père de demander à sa fille de 10 ans de passer commande si elle voulait manger pendant qu'il s'écroulait dans son lit, épuisé par le boulot et déprimé par cette vie qu'il avait l'impression de subir…

Pourtant c'était bien sa faute s'il avait tout perdu, si sa femme était partie parce qu'au lieu de la soutenir, il l'avait trompée. C'était bien de sa faute si son fils de 16 ans le haïssait, si sa fille le regardait avec un air effaré et semblait bien plus mâture que lui. C'était lui tout seul qui avait fait de sa vie ce marasme inconfortable et déprimant, rempli d'amour pour les siens, mais d'amour sans espoir parce qu'eux ne l'aimait pas… oui, c'était bien de sa faute…. Même s'il préférait se mentir à lui-même en disant que c'était de leur faute à eux.

Cependant, ces choses qui avaient surgit de terre, détruisant et tuant tout sur leur passage avaient remis pas mal de choses à plat, mais pas le fait que ses enfants ne lui faisaient toujours pas confiance. Rachel avait failli faire une crise d'hystérie en hurlant qu'elle voulait sa mère et Robbie n'aspirait qu'à partir se battre avec l'armée contre les envahisseurs.

Ray ne voulait pas se battre, il ne se sentait pas l'âme d'un héros. Tout ce qu'il voulait c'était arriver à Boston et ramener ses enfants à leur mère. Oh pas pour s'en débarrasser, comme le pensait son aîné, mais parce qu'il savait qu'ils avaient plus confiance en elle qu'en lui. Peu importait ce qu'il faisait ou ce qu'il était prêt à faire pour les protéger et les sauver… Peu importait qu'il leur hurle qu'il les aimait… Robbie ne pensait qu'à le fuir et Rachel ne voulait que sa mère…

C'était sans doute profondément injuste, mais cela faisait si longtemps qu'il les avait perdu que même une race alien venue les exterminer, ne les ferait pas changer d'avis.

C'était pour ça qu'il avait fini par lâcher. Quand son fils s'était débattu une fois de plus pour aller assister au combat, il avait fini par lâcher parce que même lui hurler en tremblant des pieds à la tête qu'il l'aimait et qu'il ne voulait pas le perdre n'était pas suffisant… et puis Rachel hurlait de terreur… Alors il avait lâché, laissant l'adolescent de 16 ans faire ses choix avant de courir récupérer sa fille.

La sentir s'agripper à lui, l'avait rassuré, surtout quand tout explosa et que l'atrocité de la scène lui fit comprendre qu'il avait sans doute perdu son fils… qu'il était mort malgré tout l'amour qu'il lui portait… lui faisant comprendre qu'aimer ses enfants n'étaient pas suffisants pour les protéger… De toute manière comment pouvait-il bien les protéger de ces atrocités ? Ou de la folie que cela engendrait ? Ray l'avait appris à ces dépends avec la voiture, le pistolet et avec cet homme poussé à la folie qu'il avait dû tuer pour protéger Rachel…

Cependant, dans toute cette folie, il n'avait pas dévié de son objectif : gagner Boston, à condition que la ville existe encore et elle semblait bien exister. Elle était même étrangement intacte même si l'armée était déployée et si les tripodes commençaient à arriver… A arriver, mais à perdre aussi… terrassés par des bactéries qu'ils ne connaissaient pas, permettant à l'armée de les abattre et aux hommes de reprendre un peu d'espoir.

La maison des parents de Mary Ann était elle aussi intact et Ray pria pour que ce ne soit pas qu'une coquille vide… Ce qu'il comprit qui n'était pas le cas quand son ex femme sortit sur le perron, suivie par ses parents et Tim. Ils étaient tous là et Ray posa Rachel au sol. Il était à la fois soulagé et totalement épuisé. Il ne savait même pas s'il pourrait faire un pas de plus… Il ne savait pas non plus comment il allait annoncer qu'il avait perdu Robbie….

Mais ce ne fut même pas ça le pire, non, ce fut l'attitude de Rachel… Rachel qui l'abandonna sans un regard dés qu'elle vit sa mère et se blottit dans ses bras sans tourner la tête vers lui, sans avoir un geste, comme si elle avait oublié la présence de son père, comme s'il n'avait jamais été important et que tout ce qui comptait était de retrouver sa mère…

Et une pensée lui traversa l'esprit devant cet abandon sans scrupule : « Et maintenant ? Comment suis-je censée me sentir ? C'est tellement injuste. C'est comme si je ne valais rien. »

Ray frémit et se sentit de trop dans cette famille qui n'était plus la sienne. Pourtant il aimait sa fille… Il ne voulait pas être un mauvais père. Il n'avait pensé qu'à la protéger, faisant des choses qu'il ne pourrait jamais oublier pour survivre, pour la protéger… et elle ne le regardait même plus. Depuis le début elle ne voulait que les bras de sa mère, elle les avait et le sentiment d'abandon qui le figea sur place se rajouta à sa fatigue. Il était à deux doigts de s'écrouler sur le sol, mais Ray avait sa dignité alors, il tenait encore debout… quand tous seraient rentrés, le laissant seul au milieu de la rue, il ferait demi-tour… Il ne savait pas vraiment où il irait, mais il venait de comprendre que de toute manière, il n'avait plus rien.

Pourtant, à cet instant, une autre silhouette se dressa sur le perron, une silhouette qui lui fit se demander s'il n'avait pas des hallucinations parce que c'était Robbie qui se tenait là, en haut de ses marches… Robbie qui avait échappé par miracle à l'explosion et avait prit la route en direction de Boston lui aussi… Robbie qui était arrivé avant eux et qui dévala les marches. Il posa une main sur le dos de sa sœur, heureux de la revoir, mais se précipita vers son père. Il paraissait exténué, à bout de force, mais au moins il souriait.

- Papa !

Ray frissonna. Est-ce qu'il venait vraiment de l'appeler « papa », lui qui prenait un malin plaisir à l'appeler Ray, lui refusant son rôle de père.

- Papa !

Oui, ce n'était pas un rêve. Non seulement il était bien vivant, mais en plus il venait vraiment de l'appeler « papa ». Les deux se regardèrent, heureux de se revoir en vie. Robbie attendit que son père fasse un pas vers lui, mais il ne bougeait pas, se contentant de sourire, se refusant à le prendre dans ses bras sans doute par peur de se faire rejeter, comme toujours… Robbie fut touché de le voir aussi hésitant, il était en conflit avec lui, mais c'était son père, il l'aimait. Il avait tout fait pour les protéger, même quand il l'avait raillé ou qu'ils s'étaient disputés… Il avait lutté, il lui avait ramené sa sœur, il était blessé… mais il ne bougeait pas, n'osant pas faire un geste, alors l'adolescent le fit et passa ses bras autour de lui pour lui donner cette accolade dont ils avaient envie tous les deux.

- Papa…

Ray frissonna, mais rendit avec force l'étreinte à son fils, bouleversé de sentir que finalement, il l'aimait comme lui pouvait l'aimer. Robbie le laissa prolonger le câlin avant de s'écarter sans lui lâcher le bras.

- Viens papa… Tu as besoin de soins, de te reposer et de manger.

Ray hésita. Rachel était rentrée dans la maison avec sa mère sans un regard ou un mot pour lui.

- Je ne sais pas Robbie, je…

- Papa… viens… on est une famille, non ?

- Je… Je ne sais pas… Je…

- Non ! Le coupa son fils. Ne doute pas s'il te plaît. On est une famille. Viens…

Ray sourit et hocha la tête, s'autorisant même à poser un bras sur les épaules de son fils.

- D'accord…

Et, ensemble, père et fils gagnèrent la maison pendant que plus loin, à l'entrée de la ville, le dernier tripode du secteur s'écroulait comme une masse.


Défis galactiques :

P : Paternité

Ecrire sur un nouveau fandom (La guerre des Mondes)

Ecrire sur un perso brun

50 nuances de Maternité/Paternité (30/50)

200 citations des contes des Royaumes : 88. Comment suis-je censée me sentir ? C'est tellement injuste. C'est comme si je ne valais rien. (13/100)

Si tu l'oses : 589. Amour sans espoir (325/400)