Je ne possède aucun des personnages du film

[Film] C'était fini, Ray le savait, le sentait... C'était fini... Les tripodes tombaient les uns après les autres et il avait réussi... Il avait ramené Rachel à son ex-femme... mais lui... où était sa place désormais [Fêtes des pères]

A l'occasion de la Fête des père et d'un défi dont l'idée m'a était donné par mes discussions avec PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes relations père/enfant(s) qu'elles soient de sang ou de cœur.

Cet OS vient en complément du recueil (Quelques textes paternels)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


RAY, ROBBIE & RACHEL

Chapitre 2 : Dernières hésitations

Sauf qu'au moment de monter les marches, au moment de vraiment rentrer dans cette maison dont la porte avait été refermée derrière Mary-Ann et Rachel, Ray s'immobilisa. Ils attendaient la petite fille, mais personne ne se souciait de lui, personne à part Robbie qui tenait toujours le bras de son père, avec cette peur de le voir s'écrouler. Les parents de Mary-Ann avait toujours détesté Ray, encore plus depuis qu'il avait trompé leur fille. Ray se détestait lui-même pour ça d'ailleurs, il avait cédé à une pulsion une fois dans ce bar non loin des docks et il avait tout perdu… sa femme, ses enfants, sa famille… et il avait sombré… à tel point qu'aujourd'hui tout le monde se fichait bien de lui. Alors, il s'immobilisa et lâcha le bras de son fils.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Robbie.

- Je suis désolé. Je ne peux pas.

- Papa !

- Je ne suis pas à ma place, regarde, dit-il en désignant la porte fermée. Rejoins ta mère.

- Quoi ? Mais non, viens papa.

- Non, je suis désolé Robbie. Tu sais bien que tes grands-parents…

- Papa…

Ray sourit, d'un sourire triste et pressa l'épaule de son fils.

- Allez vas-y.

- Mais et toi ? Qu'est-ce que tu vas faire ?

- Ces choses sont en train de tomber, je vais trouver un endroit où je serais en sécurité, ne t'en fais pas, je ne risque rien.

Il pressa une nouvelle fois l'épaule de son fils et souffla.

- Je t'aime mon fils, ne l'oublie jamais et dis à ta sœur que je l'aime aussi.

- Papa…

Mais Ray le lâcha et entreprit de faire demi-tour, cachant sa douleur et son malaise en tournant le dos à son fils. Comme il pouvait les aimer ses enfants… Ils étaient en sécurité, c'était tout ce qui comptait. Il soupira et la douleur monta d'un cran dans son torse. L'adrénaline le quittait. Il ne restait plus que l'épuisement et la souffrance. Il tenta d'hâter le pas et tourna au coin de la rue pour ne plus se trouver face à la maison. Ses vertiges étaient plus violents, plus douloureux. Le sol tremblait sous ses pieds. Ray eut l'impression qu'un nuage gris venait de passer devant ses yeux et il s'effondra.

.

Robbie tremblait quand il poussa la porte de la maison. Rachel était toujours blottie dans les bras de leur mère. Elle pleurait et riait en même temps. Leurs grands-parents étaient autours d'elle, Tim aussi. Robbie les regarda et tourna la tête vers l'extérieur. Il vit son père, tourner au coin de la rue et disparaître de sa vue. C'était injuste… Il aurait dû être avec eux lui aussi… Pourquoi ils le rejetaient ? L'adolescent frémit de rage. Mary-Ann lui sourit.

- Viens t'asseoir prêt de nous.

- Je n'en ai pas envie…

Mary-Ann fronça les sourcils.

- Ça ne va pas ?

- Et vous ça va ? Vous êtes heureux ? Pourquoi vous lui faites ça ? C'est mon père !

C'était un cri de colère, un cri de rage et Tim fronça les sourcils à son tour.

- Ray ? Où est-il ?

- Où est-il ? Répéta l'adolescent en frémissant de colère. Vous êtes rentré tous en courant, vous avez bien fermé la porte derrière vous, sans lui demander s'il allait bien, sans faire un simple geste envers lui, à votre avis où il peut être ? Il s'est senti de trop ! Mais c'est mon père !

Sur ce, Robbie fit demi-tour et sortit en courant de la maison, refusant de laisser son père seul n'importe où dans ce monde en ruines. Il courut en direction de la rue où il l'avait vu partir, espérant pouvoir le rattraper, parce qu'il boitait, il était fatigué, il pourrait sûrement le retrouver… et soudainement…

- Non ! Papa !

En tournant au coin de la rue, Robbie s'était attendu à devoir chercher une autre direction, mais non, ce n'était pas la peine, Ray était là étendu sur le sol, inerte et le cœur de l'adolescent se mit à battre plus vite.

- Papa !

Terrifié, il se jeta à genoux devant son père, glissa ses mains sous lui et le ramena dans ses bras.

- Papa !

Mais Ray ne répondit pas, il était inconscient et les doigts tremblants de Robbie cherchèrent son pouls. Il était bien là, faible et filant… vivant, mais pour combien de temps ? Il était si blanc sous le sang qui marquait son visage.

- Papa…

L'adolescent s'écroula, posa la tête sur son front et le berça doucement.

- Papa, je t'en prie, ne fais pas ça. Je ne t'ai pas abandonné… Papa…

Des bruits de pas se firent entendre et Tim déboula à son tour dans la rue. Il voulait rattraper le garçon, mais il se figea devant la scène. En larmes, Robbie redressa la tête en direction de son beau-père.

- Tim, pitié… Je t'en prie, il est blessé… On ne peut pas l'abandonner… Il est blessé, je t'en prie, je sens à peine son cœur, on ne peut pas l'abandonner… Papa, je t'en prie… ne me laisse pas… pardon papa, pardon.

Robbie se tut et posa la tête sur le front de son père tout en continuant à le bercer.

- Pitié Tim. C'est mon père. Je ne veux pas l'abandonner, répéta l'adolescent en pleurs.

Tim se rapprocha et posa une main sur son épaule.

- Hey ! Qu'es-ce que tu crois ? Bien sûr qu'on ne va pas l'abandonner. On va le ramener à la maison, aide-moi Robbie.

- Tu veux l'aider ?

- Bien sûr, pourquoi je ne l'aiderais pas ?

- Ce que… tout à l'heure…

Tim devait bien admettre qu'il ne s'entendait pas avec Ray, ce qui était normal, après tout, il avait prit sa place auprès de ses enfants, mais le récit de Robbie et les quelques mots qu'avaient prononcés Rachel prouvaient à quel point il avait été prêt à tout pour les sauver. Il ne méritait pas de mourir seul sur un trottoir, dans l'indifférence générale. Ils étaient une famille et il y avait déjà eu bien assez de morts…

- Tout à l'heure c'était idiot Robbie, aide-moi, on va le porter.

OoooO

Avec délicatesse, Tim laissa tomber Ray sur le lit de la chambre d'amis qui se trouvait au rez-de-chaussée de la maison. Il retint sa tête pour le caler et se tourna vers les parents de Mary-Ann.

- Il nous faudrait de l'eau et une trousse de soin si vous en avez dans cette maison.

La mère de Mary-Ann s'éclipsa pendant que cette dernière entra en tenant Rachel contre elle. Elles regardèrent Tim et Robbie déshabiller doucement Ray. Ils lui retirèrent son blouson, sa chemise, son t-shirt et découvrir ensembles, les lacérations, les coupures et les hématomes qui maculaient son corps. Certaines blessures étaient plus alarmantes que d'autres. Tim palpa doucement ses côtes, le corps de Ray se crispa sous ses doigts.

- Il a deux côtes de cassé, mais je ne pense pas qu'il ait une hémorragie interne et ses coupures sont superficielles.

- Alors pourquoi il est inconscient ? Demanda Mary-Ann.

- Il a l'air totalement à bout de force… répondit Tim, touché d'avoir fait comme les autres et de l'avoir rejeté alors qu'il leur avait ramené Rachel… s'il était mort d'épuisement ou de froid dans cette ruelle…

Ce fut à cet instant que la mère de Mary-Ann revint avec une bouteille d'eau, un verre et une trousse de soin. Sa fille lui prit la bouteille et le verre. Elle remplit le verre et s'assit sur le bord du lit. Sa main souleva la tête de Ray et elle fit couler un filet doucement entre ses lèvres craquelées. Il déglutit et avala l'eau pendant que Tim nettoyait son torse, avant de le soigner. En silence, les deux prirent soin du blessé dont Robbie ne lâcha pas la main. Une fois ses coupures pansées, ce fut Rachel qui revint avec une autre couverture épaisse qu'elle déposa sur le corps de son père.

- Pardon papa, allez tout ira bien…

Il faisait nuit… Ray frissonna, cligna des yeux et gémit doucement. Son corps lui faisait toujours mal, mais il se sentait mieux, il était au chaud… et la douceur du matelas sous son dos courbaturé lui fit se demander ce qui s'était passé. Il battit une nouvelle fois des cils et se redressa sur un coude. Toute la pièce était plongée dans l'obscurité, mais il reconnut la maison, c'était celle des parents de Mary-Ann et il se demanda comment il était arrivé là. Il se souvenait d'un trou noir et du contact froid du macadam… Une main qui se posa sur son bras le fit sursauter et il croisa le regard de Mary-Ann qui se pencha sur lui en allumant la lampe de chevet.

Ray frissonna, découvrit les bandages sur son torse, mais surtout que Robbie et Rachel étaient pelotonnés contre lui dans le lit. Ray frémit et posa la main sur la tête de Rachel, blottie contre son côté droit.

- Mais qu'est-ce que…

- Tu nous as fait peur, dit Mary-Ann.

- Peur ?

- Tu étais si faible…

- Quelle importance, ils voulaient te rejoindre, je te les ai ramené, c'est tout. Le reste…

- Arrête… J'étais en colère contre toi, c'est vrai. J'ai voulu le nier à un moment, mais tu fais partie de cette famille et tu en feras toujours parti. Ce sont mes enfants, mais ce sont aussi tes enfants. Pardonne-moi Ray… J'étais si heureuse de voir Rachel en vie, je n'ai pas pensé que toi… tu pouvais être blessé ou épuisé, pourtant tu comptes tu sais… et avec ce qui vient de se passer, il faut qu'on reste ensemble, toute la famille… Tu… Tu vas rester ?

Ray frémit. Il ne s'était pas attendu à ça… Son regard alla de Rachel à Robbie. Il posa les mains sur les têtes de ses enfants et murmura.

- Si vous l'acceptez, bien évidemment que je reste, tout ce que j'ai est ici…

Mary-Ann sourit, se redressa et se pencha, le surprenant en lui déposant un baiser sur le front, à la racine des cheveux…

- Alors dors… tu as besoin de repos… On veille sur toi.


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