Chapitre 2
POV Omniscient
En ce 7 novembre, James qui avait sa fin d'après-midi de libre décida d'aller rendre visite à RubeusHagrid, le garde-chasse de Poudlard ainsi qu'un vieil ami de son père. Lorsqu'il arriva devant la cabane de celui-ci, James toqua à la porte afin de s'annoncer, ce fut un vieil homme de trois mètres qui lui ouvrit avec un sourire bienveillant qui s'affichait sur son visage. Hagrid avait bien vieillie, ces cheveux étaient maintenant blancs et son dos vouté mais malgré cela le vieux géant ne voulait pas aller autre part, dans un endroit bien tranquille pour finir ses jours. Poudlard était sa maison et il y resterait jusqu'à la fin. James s'installa sur une chaise avec un gros molosse à ses pieds, Hagrid lui servit son thé, un thé que tous les Potter-Weasley connaissaient si bien, il était très mauvais mais ils n'avaient jamais eu le courage de le dire au demi géant. James aimait venir chez Hagrid pour lui parler, Hagrid avait toujours su être compréhensif envers lui de plus il lui racontait souvent des histoires sur sa famille notamment sur ses grands-parents et les maraudeurs que James n'avait malheureusement pas pu connaître. Alors que le soleil était en train de tomber, Hagrid fit part de ses inquiétudes à James.
« La forêt est agitée depuis quelques heures, principalement les centaures, je ne sais pas ce qu'il se passe mais ça n'a rien de bon.
- Vous pensez qu'il y a un danger dans la forêt en ce moment ? questionna James.
- Possible, une chose inhabituelle doit se passer, » répondit le demi-géant.
James ne le montra pas à Hagrid mais il fut tout excité à ce moment-là, le danger l'attirait et il avait le don de se retrouver dans d'étranges situations. Le jeune Potter salua Hagrid pour retourner vers le château, l'heure du diner était arrivée. Alors qu'il regardait James Potter partir, Hagrid ne se douta pas que ce qu'il lui avait dit, avait provoqué un grand intérêt à l'intérieur du jeune homme et James Sirius Potter n'était pas du genre à avoir peur de s'aventurer là où il ne devait pas aller. Ce fut un James Potter, les yeux pétillants d'excitation qui s'avança à la grande table des Gryffondors. Une grande table remplie de mets plus délicieux les uns que les autres lui faisaient face, James se jeta sur un plat se trouvant en face de lui et l'engloutit rapidement. A sa table se trouvait une bonne partie de sa famille et de ses amis.
« T'étais passé où cet après-midi ? questionna Fred.
- Je suis allé voir Hagrid, c'est qu'il commence à se faire vieux mais il persiste à continuer ce qu'il fait ! répondit James.
- Il a l'air heureux comme ça et puis je suis bien content qu'il soit ici ! fit remarquer Fred.
- Oh, moi aussi, » dit James en repensant à la discussion qu'il avait eu avec le garde-chasse.
James réfléchit un moment se demandant s'il devait faire part à Fred de ce que lui avait dit Hagrid, mais il savait que Fred était comme lui et que celui-ci aurait la même idée que lui et contrairement à d'habitude, James ne savait pas pourquoi mais il ne voulait pas que son cousin l'accompagne. James ne pensa plus à ça et continua à parler joyeusement avec les Gryffondors se trouvant autour de lui, il s'amusait avec Roxanne et Fred à forcer Scorpius à manger des courgettes un légume qu'il détestait. Un peu plus loin à la table il vit Elizabeth en compagnie de ses amies, Elizabeth bien que très belle et gentille n'était pas celle que James avait espéré, comme toutes les autres filles qu'il avait eues, celle-ci ne lui avait rien fait ressentir. Alors oui, James savait qu'il était encore jeune et qu'il avait le temps de trouver la femme de sa vie mais que ce soit son père ou son grand-père, les deux avaient trouvé la femme de leur vie bien avant la septième année et il avait espéré que cela soit la même chose pour lui mais il en était venu à la conclusion que contrairement son grand-père et son père, la femme qu'il cherchait n'était pas à Poudlard. Lorsqu'ils eurent fini leur repas, les Gryffondors se rendirent dans leur salle commune. James et Fred, sous les réprimandes de Roxanne, durent se mettre au travail. Les deux qui avaient enfin une soirée sans retenue ou autre occupation personnelle, soupirèrent de mécontentement mais ils se décidèrent à sortir leurs livres et à commencer leur travail dans le but de ne pas plus énerver Roxanne qui pouvait, si elle le voulait, être encore plus convaincante et effrayante. Les études n'étaient pas ce que James préférait, il n'était pas mauvais mais il n'était pas non plus un élève brillant, bien qu'il possédât de grandes capacités magiques James préférait de loin le Quidditch et il était extrêmement bon. Son aptitude au Quidditch lui avait même permis de se faire repérer dans de grandes équipes connus et James comptait bien devenir un jour professionnel de Quidditch, comme l'était sa mère, à la sortie de Poudlard. La lune était de plus en plus brillante, il n'était pas loin de minuit quand James Potter se leva discrètement de son lit, enfila des vêtements et sa cape d'invisibilité pour quitter le dortoir. Il jeta un coup d'oeil aux autres personnes se trouvant dans son dortoir, toutes dormaient pronfondément, on pouvait entendre les ronflements de Fred résonner. L'ainé des Potter ouvrit alors discrètement la porte et sortit. Il traversa tout le château de Poudlard pour arriver à l'extérieur et se diriger vers la Forêt interdite, un nom qui n'avait pas l'air d'effrayer plus que ça le jeune homme. James pénétra dans cette forêt complètement noire, il prit alors sa baguette pour s'éclairer et retira sa cape. Alors qui commençait à s'enfoncer dans la forêt, un bruit se fit entendre derrière, il se retourna méfiant et pointa sa baguette dans la direction. Ce fut à ce moment qu'il vit un centaure, au visage grave, qui se dirigeait vers lui.
" Que fais-tu ici ? La forêt est dangereuse ce soir, un être sanguinaire se trouve ici, fit d'une voix grave le centaure.
- Qui se trouve ici ? demanda plein de curiosité James. - Un être horrible que nous autre, les centaures, détestons, un vampire.
- Un vampire ?
- Oui, nous avions convenu avec eux qu'ils ne s'approchent pas d'ici mais bien sûr on ne peut pas faire confiance à ces êtres perfides. Nous autres centaures avons senti son odeur à des kilomètres, nous le cherchons. Tu ferais mieux de partir, jeune Potter, la forêt est encore plus dangereuse ce soir."
Ce fut sur ces paroles que le centaure quitta James pour s'enfoncer dans la forêt. James fut surpris de l'entendre dire son nom de famille, mais après tout son père Harry Potter était très connu même chez les centaures. Bien que les mots du centaure alertèrent le jeune Potter, cela ne l'empêcha pas de vouloir trouver ce vampire. Il n'en avait jamais vu et peut-être pourrait-il arrêter celui-ci ? Après tout il était le fils d'Harry Potter, le grand sorcier qui au même âge que lui avait arrêté le Seigneur des ténèbres. Alors pourquoi James Potter âgé lui aussi de 17 ans ne pourrait-il pas venir à bout d'un simple vampire ? Ce fut sur cette pensée que déterminé James s'enfonça lui aussi dans la forêt. Il marcha sans savoir où il allait pendant plus d'une heure mais ce fut au bout d'une heure qui remarqua une ombre au loin. Il s'approcha discrètement avec sa cape vers cette ombre, grâce à la lumière de la lune qui fit pas distinguer une jeune fille. Malgré le fait qu'il faisait toujours sombre, ce que la lumière de la lune lui permettait de voir semblait lui plaire, c'était une jolie fille, une jolie fille complètement perdue. Il s'approcha encore plus et il vit qu'elle s'agitait, elle regardait dans tous les sens, méfiante, comme si elle se doutait de la présence du jeune homme.
"Qui est là ? Je peux sentir votre présence, montrez-vous," dit la jeune fille d'une voix peu assurée.
James sans hésitation retira sa cape, il n'avait pas peur au contraire il voulait la voir de plus près mais il resta tout de même sur ses gardes. Cette fille l'intriguait que faisait tellement en pleine nuit dans cette forêt. Lorsque sa cape fut tombée, la jeune fille le vit apparaître non loin d'elle. Elle n'osa pas s'approcher, elle pouvait sentir que ce n'était pas un vampire, surement allait-il la détester. Ou peut-être même était-il là pour la tuer.
"Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? " demanda-t-elle d'une voix tremblante.
James comprit en la voyant si peu assurée qu'il ne craignait rien. Il s'avança alors près d'elle et sortit sa baguette pour éclairer.
"Vous êtes un sorcier !" s'écria-t-elle.
On pouvait entendre la surprise dans son intonation en effet elle, qui n'était quasiment jamais sortie de son village rempli de vampire, n'avait jamais pu voir la magie de ses propres yeux ou du moins elle n'en avait pas le souvenir. C'était un sort simple mais qui avait suffi à émerveiller Daphné. Après avoir passé des années à lire des livres sur le monde des sorciers, elle en avait un en face d'elle.
"Effectivement, je suis un sorcier, mon nom est James."
James, juste après avoir lancé son sort, avait détaillé la jeune fille qui se trouvait devant elle. Il fut sous le charme, c'était une très jolie jeune fille selon lui. Plutôt petite de taille, avec des longs cheveux qui à la lumière de sa baguette paraissaient roux. Elle avait des grandes yeux marrons tirant étrangement vers le jeune et une peau très pâle les faisant ressortir. Il s'arrêta sur un détail, un détail important, alors que la jeune fille avait la bouche légèrement entre ouverte, il put distinguer des canines anormalement longues. Il eut alors un déclic, c'était elle, elle l'être horrible que les centaures craignaient, elle le vampire qui avait semé le trouble dans cette forêt.
"Tu es un vampire."
James affirma cela, ce n'était pas une question, en disant ceci il regarda la jeune fille dans les yeux. Face à cette phrase, Daphné fut un mouvement de recule, elle en était certaine, un sorcier ne pouvait que détester les vampires, il allait la chasser et elle serait obligée de retourner dans son village. Et elle savait qu'elle n'aurait jamais le courage de l'affront, de lui faire du mal ou pire de le tuer. Elle n'était pas comme ça, elle avait un grand respect pour la vie c'est pour cela qu'elle buvait du sang que quand cela lui devenait vitale et elle détestait, elle se détestait à chaque fois qu'elle devait faire ça. Même si elle ne buvait que du sang animal, cela l'affectait quand même, elle avait du respect pour toutes les vies même les vies animales. En fait Daphné avait un très bon coeur, cependant personne n'arrivait à le voir car tous s'arrêtait à sa condition de vampire, un vampire ne pouvait pas être bon selon les autres. Daphné en souffrait, elle s'était résolu à vivre seule en partant de chez elle car elle pensait profondément qu'hormis les vampires personne ne l'accepterait.
"Oui, dit-elle d'une petit voix.
- Waaah, alors c'est toi qui met le trouble dans cette forêt ! Si les centaures te voyaient, ils seraient déçus de ne pas trouver en phase d'eux un être horrible et sanguinaire... enfin j'espère, rigole James.
- Je ne suis pas horrible et sanguinaire ! se révolta Daphné.
- J'espère bien, ça serait dommage qu'une jolie fille comme toi le soit !"
Daphné rougit, en plus de rigoler, de ne pas avoir peur d'elle, il venait de lui dire qu'elle était jolie.
"Au fait tu t'appelles comment ? questionna James.
- Daphné, répondit simplement la vampire.
- Et que fais-tu ici ? Tu chasses ?
- Non... je suis partie de chez moi enfin j'ai plutôt fugué."
Daphné ne savait pas pourquoi mais elle se sentait prête à parler d'elle à cet inconnu du nom de James. Il avait réussi à la rendre un peu plus à l'aise.
"Comment ça ? Ça se passe mal chez toi ? demanda James de plus en plus curieux.
- Non, j'aime mon Père mais il m'empêcha de vivre ce que je veux, il a peur de me lâcher dans ce monde où les vampires sont très peu appréciés. Je n'ai jamais quitté mon village composé seulement de vampires.
- C'est vrai que j'ai rarement eu des bons retours sur les vampires mais je suppose que tu n'es pas comme ceux que l'on nous décrit.
- Oui, en fait je ne suis même pas complètement vampire, ma mère était une sorcière née moldue et puis, je ne bois pas de sang humain seulement du sang d'animal à mon plus grand malheur car je déteste devoir faire ça mais le sang reste vital.
- Waw, c'est dingue, j'ai toujours vu les vampires comme sanguinaires, considérant les moldus comme inférieurs et là je tombe sur toi qui as une mère moldue et qui ne prend même pas plaisir à boire du sang animal ! Mais si ta mère est une sorcière, pourquoi ton père t'empêche de connaître ce monde ?
- Ma mère est morte en me donnant naissance, son corps n'a pas supporté de donner naissance à un vampire. Mon père s'en veut terriblement et m'interdit donc de fréquenter les moldus et les sorciers pour ne pas reproduire ses erreurs.
- Oh, je suis désolé pour toi."
Daphné venait de se dévoiler à un parfait inconnu, elle avait parlé d'une sombre partie de sa vie mais elle ne le regrettait pas, elle avait eu ce besoin de se dévoiler à lui.
"Mais si t'es un vampire, t'as quel âge ? 100 ans ? demanda James.
- Nooon, en étant à moitié vampire, je n'ai pas leur longue longévité, il n'y a pas beaucoup de demi vampire mais en général cela ne diffère pas trop de la longévité des sorciers. Et j'ai 17 ans, expliqua Daphné.
- Moi aussi j'ai 17 ans. Mais c'est dingue j'aimerai vraiment en savoir plus sur toi, je ne vais pas rencontrer de demi-vampire tous les jours.
- Ce sera avec plaisir, James, mais si tu me parlais un peu de toi aussi.
- Si tu le souhaites, je suis en dernière année à Poudlard, je suis un élève très populaire enfin ça ne m'étonne pas que je le sois," commença à raconter James.
Daphné écouta James parler, elle se dit alors qu'il était un peu imbu de lui-même, mais il était si gentil avec elle et pour la première fois un sorcier lui parlait sans aucune crainte, elle ne porta alors pas trop attention à ce côté prétentieux de James. Aux yeux de Daphné James avait l'air d'être une personne si joyeuse, libre, qui profite de chaque moment, il avait l'air si enjoué quand il parlait, le danger et la différence ne lui faisait pas peur. Daphné ne pouvait s'empêcher de le quitter dans yeux il était bon vivant et si beau. Ils parlaient alors pendant de longues minutes mais ce moment de bonheur ne dura pas car malheureusement beaucoup considéraient que Daphné n'était pas à sa place.
