Canines 6

POV Omniscient

Daphné était assise en silence dans sa cellule, seule, encore une fois mais elle dit que cette situation était bien la meilleure pour elle. Elle était en sécurité et n'avait pas à courir sans arrêt pour sa vie. Mais la voilà de nouveau enfermée comme elle l'avait été toute sa vie, elle n'avait jamais pu contrôler sa vie. Le seul bref moment de liberté auquel elle avait goûté, fût celui avec James dans la forêt interdite et elle ne savait pas si elle éprouvait un attachement à cet homme juste parce qu'il a été une des premières personnes avec qui Daphné avait interagi ou si elle l'aimait vraiment bien.
Ces prochains jours allaient être longs pour la jeune vampire, elle n'avait aucune idée de quand son aide allait être demandée, ses journées allaient se résumer à dormir, manger et être plongée dans ses pensées, elle aurait aimé avoir au moins un livre pour se divertir et oublier ses pensées les plus sombres.

Un jour entier d'ennui total était passé pour Daphné, hormis pour lui amener à manger, elle n'avait vu personne. Elle était allongée sur le lit à fixée le plafond quand des pas retentir, Daphné se leva et vit Harry Potter se diriger vers elle des livres à la main. Harry lança un sort pour désactiver la protection renforcée au tour de la cellule de Daphné.

« Tiens, de la part de James, il m'a fait un cinéma pour te les donner en mains propres mais il n'est pas autorisé à venir ici. Comme les heures doivent être longues ici je me suis dit que ce n'était pas une mauvaise idée d'avoir de la lecture. »

Harry passa les trois livres à travers les barreaux de la cellule et Daphné les prit de bon cœur. Il reprit sa baguette pour réactiver le sort de protection.

« Merci, Mr Potter, dit Daphné.
- C'est James qu'il faudra remercier. Il m'harcèle pour venir te voir, il est si têtu… enfin bref. Les journées doivent être longues ici mais c'était la meilleure solution, expliqua Harry.
- Je comprends, ne vous en faîtes pas, répondit Daphné.
- Beaucoup on insistait pour t'enfermer à Azkaban mais j'ai réussi à les en dissuader en soutenant le fait que tu ne devais pas être loin aider à l'affaire, tu es dans la prison ministérielle très peu connu mais très surveillée, elle permet d'enfermer le criminel avant ou après les procès ou de garder près des personnes suspectées qui pourraient aider.
- Les gens craignent les vampires, j'en suis une, je pouvais pas espérer mieux.
- Les vampires ont fait beaucoup de mal mais tu n'as pas à porter le poids de leur erreur, dit Harry.
- Un jour peut-être…
- Je reviendrai demain, pour t'amener dans le bureau des aurors, nous allons avoir besoin de ton aide.
- Pas de problème, à demain. »

Harry lui fit un signe de la main que Daphné lui rendit et elle le regarda partir. La vampire retourna s'assoir sur son lit et prit les livres qu'Harry lui avait apportée. Il y avait un livre qui répertoriait les animaux et monstres existants, l'histoire de Poudlard et enfin un livre avec pour titre « Hamlet » de Shakespeare. Daphné feuilleta rapidement ce dernier par curiosité car il lui était totalement inconnu quand un petit papier tomba d'entre les pages. C'était un petit papier avec une écriture assez brouillon mais elle sut directement qu'il s'agissait de James, elle s'empressa de lire :

« J'ai pensé que le temps en cellule te semblait long donc voici des livres pour pas que tu t'ennuies, l'histoire de Poudlard te permettra d'en apprendre plus sur là où j'ai passé ma scolarité ! Le livre Hamlet vient d'un célèbre auteur moldu je me suis dit que peut-être ça te plairait de découvrir ce qu'ils peuvent faire.
J'espère qu'on pourra bientôt se revoir, signé James. »

Daphné avait le sourire en lisant ces mots, cette intention la remplissait de joie tout d'abord parce que quelqu'un avait pensé à elle surtout qu'il s'agit de James et ensuite car elle adorait apprendre et découvrir de nouvelles choses et enfin cela allait lui permettre de moins mourir d'ennui dans cette cellule. Sans tarder, Daphné se plongea dans la lecture d'Hamlet. Elle fut complément absorbée par la tragédie et elle termina le livre dans la soirée en se disant que les moldus écrivaient des belles mais bien tristes histoires, depuis le début cette histoire ne pouvait pas bien se finir et Daphné se dit alors que cela serait sans doute son cas pour elle aussi. Elle ne voyait pas comment échapper à sa famille, pour l'instant elle était en sécurité dans sa cellule mais elle savait que cela ne les arrêtait pas. Ce fut sur ces dernières pensées que Daphné s'endormit.

C'était le matin au Manoir Potter Ginny, Harry, Abus et Lily était déjà en train de déjeuner quand James se mit à son tour à table sans un mot.

« BONJOUR James, dit Ginny en insistant sur le premier mot.
- Bonjour, dit très bas James sans lever les yeux.
- Tu t'es levé du mauvais pied ou quoi d'habitude tu cris dès le matin, questionna Albus.
- Non, non, répondit simplement James.
- Laisse, c'est parce qu'il a une fille en tête, » déclara malicieusement Lily.

La dernière des Potter savait comment faire réagir son frère et cela n'avait pas loupé. Il leva la tête d'un coup pour regarder Lily.

« Comment ?! s'écria James.
- J'ai touché un point sensible donc c'est bien le cas, rigola Lily.
- Tu racontes n'importe quoi, répliqua James.
- Il fallait bien que ça arrive un jour, James le bourreau des cœurs qui est amoureux, continua à rigoler Lily.
- Lily, Arrête d'embêter ton frère, » dit Harry.

Lily s'arrêta de rigoler mais elle garda le sourire aux lèvres et posa son regard sur son plus grand frère qui faisait la moue, elle lui tira alors la langue pour encore plus l'embêter, ce qui lui valut un regard noir de James avant que celui-ci ne retourne tranquillement à son petit déjeuner. Albus lui était toujours au milieu un visage passif, il avait l'habitude.
Le petit déjeuner finit Harry embrassa sa femme et dit aurevoir à ses enfants pour se diriger au ministère de la magie. James le regarda partir avec l'envie de le suivre mais il savait qu'il allait se faire jeter du ministère comme toujours.

Harry savait que cette journée n'allait pas être de tout repos. A peine arrivée à son bureau les nouvelles défilées, et aucune bonne nouvelle à l'horizon. Toujours les mêmes : des nouvelles victimes des vampires Galher. Il devait s'empresser d'y mettre fin mais l'ennemi était très fort et intelligent. S'en plus attendre, il descendit à un étage inférieur pour faire sortir Daphné de sa cellule. Celle-ci allongée sur son lit lisait l'imposant livre « L'histoire de Poudlard » et bien que très fourni celui-ci avait déjà été bien entamé par Daphné. Quand Daphné vit Harry arriver accompagné de deux autres aurors, elle comprit et déposa son livre.

« Bonjour Daphné, dit Harry.
- Bonjour, Mr Potter, répondit-elle, je suppose que je dois vous suivre.
- Oui, je vais devoir te menotter par sécurité.
- Pas de problème. »

Harry désactiva le sort de protection et ouvrit les grilles, Daphné avait déjà les mains en avant pour qu'on les lui menotte. Accompagnée des trois aurors, elle monta dans une salle semblant être une salle de réunion du bureau des aurors. Harry fit signe aux deux aurors de les laisser seuls.

« Tu te doutes de ta venue, ta famille n'a pas arrêté les massacres à travers le pays, déclara Harry.
- Bien sûr, ils n'arrêteront pas temps que leur objectif ne sera pas atteint, de plus l'attaque à Holyhead a dû encore plus les énervés. Ils doivent vous en vouloir aussi Monsieur Potter, expliqua Daphné.
- Oh ne t'inquiète pas pour moi, beaucoup de gens m'en ont voulu dans la vie et je suis toujours là. La priorité reste les moldus, ce sont les plus touchés par les attaques en ce moment. »

Harry resta bien deux heures à parler avec Daphné de sa famille, de chaque membre avec une description précise et les plus féroces d'entre eux. La moindre information sur ces vampires pouvait être utile donc il prit soin de noter absolument tout.

« Le moyen le plus rapide serait de faire de moi la proie pour les attirer. S'ils savent où je suis ils s'empresseront de venir me chercher, dit Daphné.
- On ne peut pas te livrer comme ça, ils se douteront de quelque chose, affirma Harry.
- Se douter de quoi ?
- Qu'une dizaine de sorciers les attendent pour les arrêter.
- Je pensais plutôt à laisser faire et me rendre. Ils auront la chose qu'ils veulent au moins.
- Non, le but n'est pas de te sacrifier pour arrêter les massacres.
- Je suis sûr que cela ne dérangerait personne, rétorqua ironiquement Daphné.
- J'ai dit que je ne te livrerai pas donc je ne le ferai pas… puis si j'accepte de faire ça je vais avoir James sur le dos pendant des mois et des mois et je peux t'assurer que c'est la dernière chose que je souhaite je préfère affronter une horde de vampire franchement. »

Harry dit cette dernière phrase en levant les yeux au ciel et un sourire au coin. Daphné quant à elle ne réagit pas, cette fois -ci elle était bien trop préoccupée par la situation.

« Ils doivent se déplacer en plusieurs petits groupes, le seul moyen de les rassembler serait que leur objectif principal soit là donc moi, déclara Daphné, les attraper par petits groupes seraient bien trop compliqués, les vampires sont rapides et ils doivent être éparpillés. Dans cette situation après une attaque ils doivent directement changer d'endroit pour passer inaperçu.
- Oui, ils attaquent des endroits plutôt isolés et perdus pour rendre la recherche bien plus compliquée, les témoignages sont rares. Et donc dans tous les cas tu vas devoir être présente pour les arrêter.
- Je sais que cette idée ne plaira à personne… avoir un vampire dans leur rang n'est pas vraiment habituel.
- Ils se feront à l'idée, l'affaire devient bien trop importante on a besoin de toi. Bien, je te ferai revenir dans quelques jours le temps d'en parler et de tout mettre en place.
- Est-ce que je peux vous demander quelque chose ?
- Tu peux mais je ne garantie rien.
- Un vampire ne mange pas de la même façon que les sorciers, malgré le fait que j'arrive à m'en passer pendant des jours il me faudrait du sang d'animaux surtout si je dois affronter la famille, expliqua Daphné honteuse.
- Bien sûr, je m'en occupe, acquiesça Harry.
- En fait… il y a une autre chose encore, hésita Daphné, serait-il possible de revoir James, juste une fois, je ne sais pas comment tout ça va se finir… enfin… j'avais bien aimé le voir, enfin je veux dire discuter avec lui, divertissant tout ça haha… s'embrouilla Daphné rouge sans pouvoir trouver ses mots.
- Je vais voir. »

Harry soupira suite à cette déclaration, non seulement parce qu'il y avait pensé pour que son fils arrête de lui demander toutes les minutes alors qu'il aimerait être tranquille chez lui, mais aussi car il savait que c'était bien la seule chose que voulait Daphné, l'isolement que vivait Daphné lui rappelait bien trop sa jeunesse.
S'il y avait bien une chose dont son premier fils avait hérité de lui hormis son physique c'était bien le don de se mettre dans les pires situations et surtout d'explorer la forêt interdite quand il ne faut pas. Mais les vampires même lui ne l'avait pas fait durant sa jeunesse se dit Harry. En même temps qu'il désespérait intérieur du comportement de son fils, Harry fit sortir Daphné du bureau des aurors pour la ramener dans sa cellule. Celle-ci s'y fit conduire dans le calme le plus complet encore honteuse de sa requête, elle venait de demander à voir James au propre père celui-ci, en y pensant son visage devint de plus en plus rouge, elle marcha alors la tête basse pour cacher le plus possible son état. Daphné fut même soulagée d'arriver dans sa cellule pour être tranquille et se remettre de ses émotions.

La journée de travail d'Harry n'était pas finie, il avait l'habitude des longues et épuisantes journées de travail mais ces derniers temps étaient les pires. Son seul souhait était d'arrêter pour de bon ces vampires et de pouvoir se reposer correctement pendant quelques jours loin du boulot.

Plongé en plein travail au ministère, Harry fut dérangé par la porte de son bureau qui s'ouvrit et il n'avait aucun doute de la personne, seul Hermione ( ou James ) ne toquait jamais à sa porte.

« Harry ! La situation est très préoccupante ! annonça bruyamment Hermione.
- Si tu parles des vampires de la situation des vampires, je suis au courant, merci, ironisa Harry.
- Le premier ministre ne fait que me solliciter, des dizaines de moldus sont morts sans qu'ils puissent l'expliquer et bien sûr il a directement pensé à nous, je lui ai fait part de la situation, c'est la panique.
- J'ai peut-être une solution et j'ai besoin de ton avis, déclara Harry.
- Laquelle ?
- Hé bien, j'en ai parlé avec Daphné, c'est notre meilleure chance. Les vampires en ont après elle et aussi après moi après l'attaque d'Holyhead, nous servirons d'appât si nous sommes tous les deux ils déploieront toutes les forces.
- Harry ! C'est complétement dangereux, pourquoi tu veux te livrer toi aussi.
- Elle a dix sept ans, je ne la laisserai pas porter toute seule le poids de la réussite ou de l'échec complet d'une mission sur elle.
- Mais enfin à dix sept ans nous avions ce poids sur nos épaules !
- Franchement Hermione, je sais plus que n'importe qui, c'est pour ça. Nous aurions aimé pouvoir avoir du soutien bien que c'était impossible mais pas dans ce cas là. »

Hermione ne répondit pas, ce qu'Harry venait de lui dire la laissa perplexe.

« En fait j'avais pensé faire comme au bon vieux temps. Je pense que James ne m'en voudra pas d'emprunter la vieille cape d'invisibilité. »

A ces mots Hermione fit un sourire, cette cape les avait sauvés de tellement de situations que une de plus ne semblait pas absurde.

« Je te laisse gérer tout ça, je sais que tu réussiras, tu n'as pas le choix, répliqua en souriant Hermione.
- Ai-je seulement eu le choix dans ma vie ? rigola à son tour Harry.
- Et Daphné est partante ?
- Bien sûr c'est même elle qui a eu l'idée mais elle ne sait pas que je vais me rajouter dans l'équation.
- Tu as confiance ?
- Oui et je pense ne pas me tromper.
- Soit ! Je ne peux rien dire alors, dit Hermione.
- D'ailleurs, elle m'a demandé à pouvoir voir James.
- Et ?
- Avec ce qu'elle vit, je peux bien lui accorder ça.
- Ton fils s'entiche d'une vampire, Harry, enfin bon ça m'étonne même pas de James. »

Harry soupira et haussa les épaules comme impuissant face à la situation. Hermione repartit sur cette dernière phrase avec un visage plus détendu, elle avait confiance en Harry pour arrêter tous ces massacres.