Chapitre 7

POV Omniscient

La porte du 12 square Grimmaurd s'ouvrit laissant apparaître Harry, celui-ci trouvait la maison bien trop calme, il ne semblait y avoir personne. Ce fut quand cette pensée lui traversa l'esprit que Ginny apparut en haut de l'escalier pour le rejoindre.

« Bonsoir chéri ! dit Ginny.
- Bonsoir, répondit Harry en l'embrassant, la maison est bien calme.
- Les enfants sont chez leur cousins, Al et Lily ont passé la journée chez Rose et Hugo. J'ai été tranquille aujourd'hui. Ils ne vont pas tarder à rentrer.
- Et James n'est pas encore rentré ? il faut que je lui parle.
- Non, il a passé la journée avec Fred et Roxanne. De quoi veux tu lui parler ? »

Harry hésita en premier à le dire à sa femme, ne sachant pas si elle serait positive à ce que James voit une vampire mais après réflexion il se dit qu'elle avait autant le droit d'avoir son avis sur la chose, James était leur fils à tous les deux et malgré sa majorité Harry et Ginny ne voulait pas qu'il prenne des décisions seuls, son impulsivité le poussait à ne pas aller aux bouts de ses réflexions.

« Vois-tu, Daphné souhaiterait revoir James une fois, dit Harry.
- La jeune vampire ?
- Précisément.
- Et tu en penses quoi ? questionna Ginny.
- Je ne suis pas contre personnellement et toi ?
- Sincèrement je trouve déjà que James fait bien trop attention à elle alors qu'il ne la connait même pas, je ne sais pas si une quelconque relation entre les deux lui serait bénéfique. Je ne suis pas dupe James n'a pas abandonné l'idée de la revoir aussi et ça me dérange, elle reste une vampire et même avec les plus grands efforts une relation entre un sorcier et un vampire n'est pas saine, déblatéra Ginny.
- Je suis majeur, je pense que je peux faire mes propres choix ! » s'exclama une voix derrière le couple.

Harry et Ginny sursautèrent et posèrent leur regard en direction de la salle à manger pour y voir James. Celui-ci avait encore quelques poussières de poudre de cheminette sur l'épaule. Le visage énervé il s'approcha de sa mère.

« C'est complètement injuste, tu traites Daphné comme si elle n'était pas humaine comme nous tous ! s'exclama James énervé.
- James, les vampires n'ont pas les mêmes façons de vivre que nous, et je m'inquiète tu es mon fils, majeur ou pas ça ne change rien ! s'exclama à son tour Ginny.
- Oui exactement j'ai dix-huit ans, répondit nonchalamment en se tournant vers son père, Papa, je viendrais avec toi au ministère demain.
- Ne m'ignore pas, James ! s'écria Ginny.
- J'irai la voir que ça te plaise ou non !
- Ecoute moi, ce n'est pas voir une fois qui me dérange, c'est ce qui pourrait en découler !
- Oui et je ne vois pas le problème.
- On parle d'un vampire rechercher pas des dizaines de vampires sanguinaires qui veulent sa mort !
- Justement, si je peux l'aider j'en serai plus que satisfait, répliqua James.
- Tu ne participeras pas à… fut interrompu Ginny.
- Calmez-vous tous les deux, » dit Harry calmement.

Ginny encore énervée ne répondit pas, elle se rendit alors compte de la présence de Lily et Albus.

« Du coup euh… la personne dont est amoureux James c'est une vampire, dit doucement Lily.
- Quoi ?! Je ne suis pas amoureux d'abord, s'exclama fortement James rouge de honte.
- Si peu… lourquoi tu rougis alors ? demanda Albus.
- Tu vas pas t'y mettre toi aussi, je peux dévoiler tes plus lourds secrets sinon !
- J'ai rien à cacher, répondit Albus.
- Crois-tu, » souffla simplement James.

Lily essayait de contenir ses rires mais n'y arriva pas.

« Ouai, je vais monter dans ma chambre moi, tu viens Al ? »

Albus suivit sa petite sœur à l'étage pour laisser son frère et ses parents seuls. James planta son regard dans celui-ci de sa mère, celle-ci leva les épaules et lui dit « Fais tes propres choix » avant d'à son tour partir et laisser son mari et son ainé à deux.

« Tu viendras avec moi demain, mais n'en fais pas qu'à ta tête s'il te plaît, demanda Harry.
- Je e nvois pas de quoi tu parles, » lui répondit enjoué James en regagnant au plus vite l'étape avant que ses parents ne changent d'avis.

Ce soir-là, James se coucha le sourire aux lèvres enthousiaste à l'idée de la journée de demain.
C'était avec un grand enthousiasme que James se prépara quand le matin arriva, enfin il allait pouvoir reparler à Daphné.

Tout enjoué, James entra dans le ministère de la magie avec son père, tous présent dans le ministère les saluèrent mais James n'y prêta même pas attention il n'attendait qu'une chose pouvoir enfin revoir Daphné. Harry et son fils accompagnés d'un autre auror descendirent dans au dernier sous-sol du ministère pour se rendre dans la prison ministérielle.

« Tu peux y aller, il n'y a que Daphné dans cette prison, bien sûr les protections restent activées et Cooper restera à la porte en cas de besoin au bout d'une heure il viendra te chercher. Rejoins moi à mon bureau après, expliqua Harry.
- Une heure à peine, franchement, se plaignit James.
- Tu n'es pas en posture pour rechigner sache-le.
- Oui, merci Papa de me laisser voir Daphné. »

Harry repartit laissant James entrer et Cooper attendre à la porte. James découvrit une petite prison, seulement une quinzaine de cellule certaines plus grande que d'autres. Il avança à travers toute ces cellules.

« Daphné ? » appela-t-il.

Il entendit un bruit et son regard se posa sur une grande cellule à droite. Daphné était assise sur son lit et le regardait avec des grands yeux, surprise.

« James ! Mais comment as-tu réussi à venir jusqu'ici ? demanda Daphné.
- J'ai affronté tous les aurors même mon père, tu vois il commence à se faire vieux, s'exclama James en rigolant.
- Quoi ?! fit Daphné mi-surprise mi-suspicieuse.
- Non, bien sûr, c'est mon père qui m'a autorisé à venir ici. Il paraît que c'est toi qui lui en a fait expressément la demande à plusieurs reprises, tu voulais absolument me voir et il a cédé, taquina James.
- Non ! Enfin, oui.. si…absolument est un grand mot, et puis j'ai demandé c'est vrai.. Mais juste une fois ! C'est… répliqua Daphné complètement rouge.
- Je te taquine, la coupa James en rigolant, ne t'inquiète pas, dans tous les cas je suis content de pouvoir te voir. Le temps doit te paraître si long ici, il est normal que tu te languisses de voir ma personne. On ne s'ennuie jamais avec moi sache-le.
- Je n'en doute pas, crois-moi. C'est vrai que le temps est long mais j'ai pu lire les livres que tu m'as prêté au moins !
- Alors tu en as pensé quoi ?
- J'ai adoré Hamlet, les moldus écrivent de belles histoires j'ai hâte de pouvoir en lire d'autres. Les deux autres livres étaient très intéressants aussi j'adore en apprendre plus sur le monde. Mais Hamlet bien que tragique m'a beaucoup plu !
- Pour être honnête, je n'ai pas lu ce livre, je n'aime pas vraiment lire, j'ai piqué ce livre à ma cousine Rose, elle adore lire. D'ailleurs, elle doit être en train de retourner sa maison pour le retrouver. Je rigole rien que d'y penser, dit malicieusement James.
- Tu devrais lui rendre alors.
- Oh, elle a des centaines de livres, elle peut bien se passer d'un. Je lui dirais un jour… peut-être. »

James s'assit en face de la cellule de Daphné juste à côté des barreaux, il ne pouvait trop se rapprocher de Daphné, ni même toucher les barreaux à cause du sort de protection que son père avait placé.

« La dernière fois qu'on avait parlé j'ai beaucoup parlé de moi, et il est vrai que je pourrais parler sans m'arrêter de moi… mais bon, dis m'en plus sur toi ! demandât James.
- Tu sais, je n'ai pas une vie intéressante contrairement à la tienne.
- Mais si, dis moi. »

Daphné se confia vraiment à quelqu'un pour la première fois de sa vie. L'heure passa à une vitesse folle entre Daphné qui parla d'elle et les interventions de James pour s'indigner ou dire une anecdote sur lui-même. A la fin de l'heure, Cooper prévint James. Ce dernier soupira et se leva.

« On se reverra Daphné et un jour tu seras libre, tu pourras vivre ta vie comme tu l'entends, dit James.
- Merci James de me porter attention. »

James lui sourit, il voulut lui prendre la main mais la barrière de sort l'en empêcha. Il la salua à contre cœur et repartit en compagnie de l'auror vers le bureau de son père.

« Papa, il faut absolument la libérer, tout le monde a pu voir qu'elle n'était pas dangereuse, dit James.
- Ce n'est pas aussi simple que ça James, en restant enfermée elle est protégée aussi, répondit Harry, je te rappelle que des dizaines de vampires sont à ses trousses.
- Demain, j'aimerai encore lui rendre visite. S'il te plait. »

James avait l'air absent, il resta chez lui toute la journée en étant très calme une chose qui n'arrivait pas souvent étant donné son sur plus d'énergie. Mais aujourd'hui James était dans ses pensées, il cogitait sur comment aider Daphné, sur ce qu'il ressentait pour elle. Après tout, il ne lui avait pas parlé tant de fois mais il avait envie d'être près d'elle. James avait pourtant eu l'occasion de rencontrer des jolies filles, des filles intelligentes, des filles intéressantes mais c'était Daphné qui l'intéressait vraiment. Mais James avait douté à un moment, n'est-ce pas son envie excessive d'aider les autres qui faisait qu'il soit si intéressant en Daphné ? Il en conclut que non, au-delà de ça il appréciait sincèrement Daphné. La joie qu'il avait pu lire sur son visage quand elle parlait de livre, les derniers mots qu'elle lui avait adressés, tout résonnait dans sa tête.
James se rendit dans la chambre de son frère et y entra sans même toquer ou s'annoncer.

« Hé ! Respecte mon intimité, grommela Albus.
- Tu as la vie la moins palpitante de cette famille Albus, t'as rien à cacher, » répondit James sans même lui lancer un regard.

L'ainé des Potter n'était pas intéressé par ce que pouvait faire son petit frère en ce moment, il alla droit à la bibliothèque d'Albus et fouilla.

« Tu te mets à la lecture, c'est nouveau, ironisa Albus.
- Pas pour moi, t'aurais pas des livres écrit par des moldus ? questionna James.
- Oui mais pourquoi t'en veux d'abord ? Même si j'ai ma petite idée.
- Si tu le sais pourquoi tu demandes ?
- C'est comme ça que tu dragues avec des livres maintenant, rigola Albus. C'est plutôt aux antipodes de ce que tu es.
- Ha. Ha. C'est la seule chose qui puisse lui faire paraître le temps moins long. »

Albus ne posa pas plus de question, il proposa à son frère plusieurs livres à emprunter. James en pris trois et le remercia puis il repartit directement dans sa chambre.

Cette nuit-là son sommeil fut perturbé, il ne sut vraiment par quoi mais en se réveillant il était à la fois anxieux et heureux. Tout comme le jour précédent il accompagna son père au ministère et la routine du jour précédent se répéta. Daphné fut bien sûr très heureuse de le voir deux jours d'affilés et en plus il lui ramenait de quoi un peu tuer le temps.

« Tu aimerais faire quoi une fois libérer ? demanda James.
- Rien de vraiment spécial… j'aimerai juste aller en ville, manger dans un restaurant, ce qu'il y a de plus banal pour la plupart des gens, expliqua Daphné.
- Je t'y emmènerai ! Je te montrerai aussi le monde des sorciers, tu verras avec moi tu ne t'ennuieras pas, on visitera le monde entier !
- Merci, James. J'aimerai beaucoup mais tu as aussi une vie à accomplir de ton côté.
- Oui, je vais devoir aller à Falmouth bientôt. »

Avec tous ces évènements, James en avait presque oublié le quidditch, lui qui d'habitude s'entraînait tous les jours et qui était si passionné par ça. Mais son enthousiasme de rejoindre les Faucons de Falmouth n'avait pas disparu, il avait juste la tête ailleurs et puis dans quelques temps il sera bien obligé de partir pour les rejoindre.

« Ne t'inquiète pas, je trouverai du temps. J'aurai bien des temps libres quand même puis si je n'en ai pas ça va partir en petite manifestation pour mes droits, rigola James.
- Tu as hâte d'aller à Falmouth ? demande Daphné.
- Bien sûr ! Le quidditch ça reste une des choses que je préfère faire en ce moment. J'ai hâte de montrer à tout le monde ce dont je suis capable. J'ai hâte d'être sélectionner en équipe nationale et de faire gagner mon équipe aux championnats du monde. Tu verras je vais être le plus grand joueur de quidditch au monde !
- J'en suis sûr que tu vas y arriver !
- Mais je t'avoue que depuis quelques temps le quidditch n'est pas ce que j'ai en tête. Je pense plus à toi. »

La dernière phrase de James laissa un silence dans la pièce mais pas un silence gênant juste les deux profitaient de l'instant. Daphné ne sut quoi répondre à James, elle n'avait pas particulièrement eu d'affection hormis son père et bien qu'elle soit heureuse et reconnaissante et ne resta silencieuse mais James le savait. James avait bien compris dans son regard que Daphné était heureuse et n'était pas indifférente. Après quelques secondes, James brisa le silence pour dire encore quelques mots et lui dire au revoir. Ils se quittèrent heureux de ce court instant.