Les deux femmes furent tirées de leur sommeil par Henri qui les secouait à tour de rôle.

- Réveillez vous ! Il est 11 heures ! Le Père Noël a dû passé ! Excité, Henri ne tenait plus en place. Bien qu'il ne croyait plus au Père Noël depuis quelques années, il aimait à dire que le personnage légendaire était passé au matin du 25 décembre, retrouvant son âme de petit garçon pour quelques heures.

S'étant endormies toute habillée, les deux femmes n'eurent aucune excuse pour ne pas suivre illico leur garçon qui les tirait par la main.

Lorsqu'ils arrivèrent tous les 3 au salon, ils découvrirent Blanche qui donnait le biberon à Neal tandis que David buvait un café.

- Et bien les marmottes ! On finissait par croire qu'on ne vous verrait pas de la matinée, dit Blanche, amusée.

- Salut, ronchonna Emma. Malgré qu'elle ait retrouvé Henri et que celui-ci aille bien, jamais la blonde ne s'était sentie aussi triste. Elle avait éprouvé tellement de choses lorsqu'elle avait fait l'amour avec Régina. Et savoir que pour la brune, cela avait été qu'un geste de désespoir, anéantissait la blonde.


Après un rapide déjeuner, englouti dans des temps records pour Henri, celui-ci ouvrit ses cadeaux sous les yeux emplis d'amour de Régina. Emma, elle, regardait par la fenêtre, ne supportant pas de voir sourire la brune. Elle n'arrivait même pas à avaler son chocolat chaud. Puis Henri cria, la sortant de sa réflexion.

- Trop génial les mamans, s'enthousiasma Henry en découvrant sa console et ses jeux vidéos. Il se mit à courir vers Emma et l'enlaça. Merci beaucoup. Tiens Ma, c'est de la part de Maman, dit Henri en tentant une petite enveloppe, puis il partit faire un gros câlin à Régina pour la remercier.

- Il ne fallait pas Régina, dit Emma, touchée que la brune ait pensé à elle.

- J'avais d'abord pensé à un stylo, me disant que c'est peut être ce qu'il vous manquait pour écrire vos rapports, répondit Régina, la taquinant, assise sur le canapé.

N'ayant pas le cœur à répondre, elle ne répondit rien et ouvrit l'enveloppe, se stoppant net en découvrant un bon pour 2 personnes pour un diner dans un restaurant très réputé de Boston.

- Merci Régina

- Vous verrez, les mets y sont somptueux.

- Tiens Maman, c'est de la part de Ma, les interrompît Henri, continuant sa distribution de cadeaux.

- Mais, qu'est ce que. Régina ouvrit son paquet et découvrit un magnifique bracelet en or, alternant des flocons de neige en or jaune brillants et de d'autres en or blanc. Emma, c'est de la folie, vous n'auriez jamais dû, souffla la brune, émue

- Sur le coup, j'ai pensé qu'il vous irait bien. Maintenant, il va vous rappeler sans cesse votre ÉNORME erreur, dit Emma, amère.

- Quoi ? De quoi parlez-vous ? demanda la brune, sentant la conversation déraper et ne comprenant pas l'agressivité de la blonde.

- Ben oui, les flocons de neige, la tempête, notre accident,

- Une énorme erreur selon vous, conclut la brune sèchement, en rangeant le bracelet dans son étui et en lançant un regard noir de colère sur Emma.

- EMMA ! interpella Blanche. Tiens c'est de notre part à ton père et moi. Emma se détourna de la brune et prit le cadeau que lui tendait sa mère. Elle découvrit un pull moche de Noël que Blanche l'obligea à essayer de suite. Elle partit à la cuisine couper les étiquettes et revint au salon, habillée de son pull sur lequel trônait un énorme cerf au nez rouge clignotant.

- Mais bon sang Emma, pourquoi fais-tu une tête pareille aujourd'hui ? demanda Blanche la voix aigue. Et qu'as-tu dans le cou ?

Aussitôt la blonde porta la main sur son suçon, et paniquée chercha Régina du regard.

- Où est Régina ? demanda t'elle

- Elle est sortie prendre l'air, répondit David, sirotant son café d'un air nonchalant. La blonde se jeta sur la porte d'entrée et sortit, tandis que sa mère lui criait de bien vouloir lui répondre.


Emma trouva Régina à quelques pas de la maison, regardant vers le parking du gîte, les mains autour de son corps pour se protéger du froid.

- Régina ? La brune ne répondant pas, Emma se rapprocha et posa sa main sur son épaule ce qui fit retourner la brune. Cependant Emma constata aussitôt les yeux rougis de la magnifique mairesse et retira sa main.

- Régina ? Qu'est ce qui se passe ? s'inquiéta la blonde.

- Rien, répondit sèchement l'autre femme, tournant la tête de l'autre côté.

- Régina, je vois bien que vous êtes triste.

- Et alors, qu'est ce que cela peut bien vous faire !

- Votre sort m'intéresse.

- Baliverne, répondit Régina en regardant Emma d'un air mauvais. Et vous, pourquoi cet air de chien battu ?

- Régina, soupira la blonde, souhaitant cesser cette guerre inutile. Vous avez peur que Robin ne vous pardonne pas ?

- Mais que... de quoi vous vous mêlez Miss Swan ? Je ne vous permets pas ! s'offusqua la brune

- C'est bon, je suis certaine que pour vous, votre problème se résoudra, Robin oubliera vite. Il vous pardonnera.

La brune secoua la tête, décidemment Emma ne comprenait jamais rien. Préférant ne pas répondre, elle dévia la conversation sur la blonde.

- C'est donc ça qui vous rend si abattue Miss Swan ! Vous avez peur que Killian ne vous pardonne pas !

- Quoi ? Non ! Absolument pas ! J'en ai rien à foutre de Killian, il n'est rien pour moi !

- Alors pourquoi êtes vous triste à la fin ? commença à s'impatienter la brune

- Je... je n'y arrive pas

- que diable êtes vous sensée arrivée à faire ?

- je n'ai jamais ressenti ça OK ! c'est la première fois ! Et j'ai mal, très mal ! Alors oubliez si vous voulez, mais moi je n'y arriverai pas, dit Emma, les larmes aux yeux. De gros flocons de neige se mirent à tomber, rendant l'instant magique et très romantique.

- Emma, je ne comprends pas ce que vous essayez de me dire, dit Régina touchée par la détresse de la blonde, en apposant une main sur son bras. Voyant de la tendresse de les yeux de sa brune, Emma tendit la main vers le visage de la brune et lorsque celle-ci accepta le contact, la blonde se lança, encrant son regard dans celui de Régina :

- Régina, cette nuit, pour moi était magique. La plus belle nuit de toute ma vie. J'aurai voulu qu'elle se prolonge encore et encore. J'aurai voulu me réveiller dans tes bras. J'aurai voulu te souhaiter un joyeux Noël en t'offrant un baiser d'amour. Régina, toutes ces années, j'ai cru te détester et pourtant, je n'étais heureuse que lorsque je te voyais, même si c'était pour qu'on se dispute. Si tu t'énervais après moi, j'en étais fière, car au moins je ne te laissais pas indifférente. Mais ces baisers sous le gui ont tout chamboulé. Le goût de tes lèvres m'a rendu accro. Tes yeux emplis d'amour lorsque tu t'occupais de Neal m'ont littéralement fait fondre. Et tes baisers passionnés dans la forêt ont fini de m'achever. Régina, je crois que... Régina ... je... je t'aime

- Emma, souffla la brune, les larmes aux yeux

- EMMA ! cria Blanche en les rejoignant en courant, éclatant leur bulle. Régina ! Arrêtez un peu de vous quereller et rentrez au chaud, bon sang ! Nous n'avons même pas fini la distribution des cadeaux.

Soulagée d'avoir vidé son sac, Emma se retourna sans oser regarder la brune et suivit sa mère lorsqu'elle sentit une main se glisser dans la sienne.

- Je ne regrette rien, Emma, souffla la brune en suivant de près sa jolie blonde.