Voici mon petit cadeau pour Noël, la fin de cette fiction. J'espère qu'elle vous aura plût. Merci beaucoup pour tous vos gentils messages et je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes. A très bientôt.


La première chose que virent Henri et David, lorsque qu'Emma, Régina et Blanche entrèrent, est que les deux jeunes femmes se tenaient par la main. Puis Régina rompit le contact pour quitter son manteau qui d'ailleurs ne ressemblait plus à rien. Elles s'installèrent ensuite sur le canapé côte à côte tandis que Blanche s'installa sur une chaise près de David.

Puis Henri reprit la distribution des cadeaux. Régina se vit offrir un set d'ustensiles de cuisine par David et Blanche, tandis qu'elle leur offrit un bon pour une séance de massage en duo. Le petit Neal eut un superbe ensemble de Régina et un jouet d'éveil par sa sœur. Enfin, Henri eut des places pour voir un match de baseball avec son grand père.

Emma reprit son bracelet que Régina avait laissé dans son étui sur le canapé, et d'un regard, fit comprendre à la brune de tendre son poignet. Tout en douceur, la blonde attacha le bijou, faisant exprès de glisser ses doigts sur l'avant-bras de Régina, lui provoquant des frissons. Leurs regards remplis de tendresse n'échappèrent pas à Henri qui demanda :

- Les mamans ? Il s'est passé quoi quand vous étiez que toutes les deux dans la forêt ?

- Oui, renchérit Blanche, vous ne nous avez absolument rien dit ! Vous allez peut être enfin pouvoir répondre à nos questions ! Cette nuit a dû être atroce, ma chérie ?

- Euh non, répondit Emma, les joues rouges

- Non ? Qu'avez-vous fait pendant près de 6 heures ? De quoi avez-vous parlé ? demanda l'institutrice avec curiosité

- Nous n'avons pas tant parlé que ça, répondit Régina, faisant pouffer de rire la blonde.

- Mais enfin Emma, tu n'as pas pensé que ton heure était venue ? Tu as dû croire que tu allais mourir et que tu ne nous reverrais plus jamais ?! commençait à s'énerver Blanche n'obtenant aucune réponse permettant de savoir ce qu'il s'était passé. Emma et Régina levèrent les yeux au ciel, devantl'insistance de l'institutrice

- Je ne me suis pas posée ce genre de questions, répondit Emma de manière le plus naturel possible

- Tu ne t'es pas posée ce genre de questions ? Non mais c'est incroyable, s'offusqua Blanche en voyant que sa fille ne se souciait guère d'elle. Régina, peut être seras-tu plus disposée à me renseigner ! As-tu déjà connu pires nuits que celle-ci ?

- Absolument. Celle-ci était la plus merveilleuse, répondit Régina, dévorant du regard la belle blonde

- Les mamans ? Y'avait du gui dans cette forêt ? demanda Henri alors que Blanche fronçait des sourcils, ne comprenant pas les réponses des deux femmes.

- Chéri, il faisait noir, répondit Régina. Mais j'imagine qu'il devait y en avoir beaucoup, chuchota t'elle au garçon qui sourit jusqu'aux oreilles.

- Mais enfin, si vous n'avez pas parlé, qu'avez vous fait ? demanda Blanche, en bord de la crise de nerf.

- Crois-moi chérie, répondit David en tentant de calmer sa femme, je ne pense pas que tu veuilles savoir.

- Comment ça je ne veux pas savoir ! Ca fait un quart d'heure que je pose des questions, on me répond à moitié et tu crois vraiment que je ne veux pas savoir ! Bon sang, allez vous me dire ce que vous avez fait ! Vous étiez enfermées dans une voiture, vous avez peu parlé, Emma se retrouve avec une blessure ressemblant à un suçon, et vous... OH MON DIEU ! cria Blanche à deux doigts de l'évanouissement. David la rattrapa, manquant de peu de tomber.

- Ne... ne me dîtes pas que ... gémit Blanche.

- Les mamans, vous vous êtes fait des bisous dans la voiture ? Ca veut dire que... vous êtes amoureuses ? demanda Henri, la voix pleine d'espoir. Emma regarda Régina, espérant également de son côté que la brune acquiesce. La brune de son côté prit la main d'Emma et entrelaça leurs doigts.

- Oui, chéri, nous sommes amoureuses, confirma la brune avant de se voir plaquer sur le rebord du canapé par une tornade blonde pour un baiser passionné.

- C'est le plus chouette cadeau que vous pouviez me faire ! s'extasia Henri. Puis voyant qu'elles continuaient à s'embrasser, il dit d'un air dégouté, mais beurk, faites ça ailleurs. Il partit ensuite voir son cousin dans sa chambre, l'entendant gazouiller dans le babyphone, laissant ses deux mamans roucouler.

- David, je t'en supplie, aide-moi à sortir de cette pièce, supplia Blanche effarée de voir sa fille rouler des pelles à son ex belle mère. David leva les yeux au ciel, trouvant que sa fille exagérait, conduisit sa femme dans la cuisine et lui servit un verre d'alcool fort pour la requinquer.


- Alors Mme le Maire, s'amusa la blonde en surplombant le corps de la brune sur le canapé, il parait que vous êtes amoureuse.

- Amoureuse, il faut le dire vite, taquina la brune, disons que je vous tolère Miss Swan.

- Alors vous n'y verrez pas d'inconvénients si je m'enlève

- Reste, supplia la brune en nouant ses bras derrière la nuque de la blonde. Merci pour ce superbe bracelet qui me rappellera cette nuit si magique. La brune rapprocha le visage d'Emma et l'embrassa tendrement. Cet instant unique m'a également ouvert les yeux. Ce que je ressens aujourd'hui, je ne l'ai jamais ressenti non plus, même pas pour Daniel. Ne me fais pas souffrir, je ne m'en relèverai pas.

- Je ferai tout pour te rendre heureuse ma reine.

- Je t'aime Emma.


Et c'est avec une Blanche toute guillerette que la journée de Noël continua. En effet, avoir après avaler 2 verres de whisky pur, Blanche était complément saoule et ne cessait d'appeler Emma et Régina "les zamoureuses". Beaucoup plus agréable saoule que sobre, Blanche proposa même de partir avec Neal et David dès le lendemain du gîte, afin de laisser Emma, Régina et Neal profiter de leurs premières vacances à trois.

Un peu plus tard dans la soirée, Emma avait rejoint Régina dans son lit et après de longs baisers passionnés, elles restèrent dans les bras l'une de l'autre à discuter.

- Accepterais-tu de m'accompagner dans ton restaurant gastronomique ? Pour une fois que je ne paie pas, plaisanta la blonde

- J'y compte bien très chère, pourquoi te l'aurais-je offert sinon, taquina Régina. Par contre, plus sérieusement, promets-moi de faire attention à toi, j'ai peur que Robin s'en prenne à toi, lorsqu'il apprendra pour nous deux.

- Il doit bien s'en douter vu qu'il est au courant pour notre nuit dans la voiture

- Quoi ? Pourquoi serait-il au courant ?

- Je t'ai écouté lui dire que ça avait été une "énorme erreur", selon tes propos. D'ailleurs je l'ai très mal pris.

- Mais enfin, je ne lui ai jamais dit ça !

- Hier soir, ou plutôt ce matin, avant d'aller au lit, je t'ai entendue lui dire, dans la cuisine.

- Une grosse erreur ? Nous ? Ah j'y suis... je ne parlais pas de nous, enfin pas de toi et moi mais de lui et moi. C'était effectivement une grosse erreur de me mettre avec lui alors que je ne pensai qu'à toi.

- Chérie, il faut vraiment qu'on apprenne à communiquer, dit Emma sérieusement en regardant sa belle brune dans les yeux.

- Très bien, alors communiquons. Mon amour, j'ai envie de toi.


Les quelques jours au gîte se passèrent idéalement, poussant Emma à s'installer très rapidement au manoir avec Régina et leur fils quelques semaines après leur retour à Storybrooke. Henri n'avait jamais vu ses mères aussi heureuses. Les habitants furent très surpris de voir les deux femmes en couple mais petit à petit ils se firent à l'idée, témoins de leur amour.

Après leur séjour, Blanche put constater que sa fille rayonnait de bonheur et accepta finalement leur union au bout de quelques mois. Robin retourna avec son ex-femme et Killian partit en mer, voguant vers d'autres lieux.

Puis, un jour, la veille des vacances d'été, Henri se retrouva à raccompagner, à nouveau, son amie Lisa, chez elle.

- Alors, ça va toujours tes mamans ? demanda la petite rousse

- Oh que oui, elles n'arrêtent pas de se faire des bisous, ça en est presque gênant.

- Tu sais, mes parents sont pareils depuis qu'ils se sont remis ensemble. Du coup, je m'ennuis et je me sens seule. Mais j'ai décidé que ça allait changer.

- C'est à dire, dit Henri, curieux

- Je vais leur demander une petite sœur. Soudain, une lueur d'espoir traversa l'esprit d'Henri qui se mit à s'imaginer avec une petite sœur ou un petit frère.

- Racontes-moi tout, répondit Henri, élaborant déjà sa future mission en dévorant les paroles de son amie.

FIN