Disclaimer : Les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.

Attention, c'est court mais explicite.


Une heure après l'intrusion de Mawher dans l'appartement de la scientifique, l'équipe débattait toujours de l'endroit où il devait se trouvait désormais. La laborantine avait d'abord vu McGee, puis toute l'équipe débarquer chez elle. Malgré sa peur, elle préférait s'accrocher au côté physiquement innocent de son ex plutôt que l'imaginer capable de faire du mal à quelqu'un.

- Il n'est sûrement pas retourné sur son lieu de travail.

- Tony, je t'ai déjà dit qu'il n'était pas méchant.

- Alors pourquoi tu es à moitié déshabillée, hein ? D'ailleurs, couvre-toi un peu avant d'attraper la mort.

Abby pesta mais accepta lorsque Ziva l'entoura d'une couverture.

- Je dormais comme ça, c'est tout. Cela s'appelle une chemise de nuit et c'est très confortable, tu devrais essayer.

- C'est surtout que ce pot de colle cherche à t'avoir dans tous les sens du terme ! nia Tim.

Pour la première fois de sa vie, DiNozzo fut obligé de reconnaître qu'il était de son côté.

- Je suis d'accord avec lui, tu ne peux plus rester seule. Je suis sûr que c'est lui qui t'a arraché ta chemise, pas vrai ?

- Mais non ! C'est en voulant me cacher que ma chemise s'est accrochée à une poignée.

- C'est ce qu'on dit, mais n'hésite pas à nous le dire s'il t'a fait du mal.

Soupirant pour ne plus rien entendre, Abby s'éloigna pour aller se servir un verre de lait dans la cuisine et Tony se mit à jurer sur celui qu'il promit de massacrer à la minute où ils l'attraperaient. Pourtant, Ziva émit une autre hypothèse à propos du calme inquiétant de la scientifique.

- Elle peut avoir craqué. Il est totalement allumé du ciboulot mais il est beau garçon, j'avoue que même moi je...

- Merci Ziva, ça m'aide vachement ! grogna Tony.

Il s'énerva davantage en voyant Tim chuchoter à l'oreille de la petite protégée de l'équipe qui revenait.

- Hé le bleu, tu peux en faire profiter tout le monde ? Si tu as une idée à soumettre concernant la sécurité de mademoiselle Sciuto, on est tous là pour l'entendre... McGuigne.

Relevant fièrement la tête, Tim s'exclama :

- Je n'ai aucune idée particulière, et celui que tu appelles encore "le bleu" a le droit de murmurer. Par ailleurs, tu vas finir par manquer de noms communs dans ton dictionnaire déjà trop peu varié.

- Mouai...

- Ça va Abby ? demanda la voix du chef, revenu par surprise de l'échelle à incendie.

Cette dernière s'était tue depuis que ses amis s'étaient mis à se chamailler. En fait, elle était dans ses pensées. Pas n'importe lesquelles, celles concernant son ancien petit ami car ce qu'elle avait vécu avec lui il y a une heure, elle ne demandait qu'à le revivre.

Flashback

Bien avant que sa porte d'entrée ne s'ouvre, Abby était passé du frisson de la peur à celui de l'excitation. En effet, Mikel avait fini par avoir ce qu'il désirait le plus au monde : Abby elle-même. Elle qui avait voulu affronter sa peur et avait volontairement ouvert la porte, elle ne s'en retrouva plus que déconcertée... et excitée. Bien qu'il avait passé d'interminables minutes à prétendre qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, Mawher s'était décidé à le lui prouver autrement étant donné le scepticisme de la brune. Plaquée au mur et embrassée de force, elle se sentit revenir des années en arrière.

- Mikel... non, on ne peut pas...

- Mais si, on peut.

Reculant ses yeux maquillés à la perfection, le jeune homme resta plaqué contre elle à la garder "prisonnière".

- Si tu as peur à propos de tes amis, je peux toujours essayer de...

- Ne t'avise jamais de leur faire du mal, tu m'entends ?

Ce fut une menace tout à fait sérieuse de la part d'Abby, et pourtant Mikel n'en fut guère troublé.

- Jamais je ne ferai du mal à qui que ce soit, et encore moins à tes amis. Je voulais juste te dire que je pourrais leur parler.

- C'est trop compliqué. Tu as été suspect dans une affaire de meurtre et ils sont toujours trop protecteurs, surtout Gibbs.

- Je saurai lui parler ! insista Mikel.

Puis il refondit dans son cou, l'embrassant et le mordant. Désespérée alors que, comme dans le passé, cet homme était impossible à raisonner, Abby finit par en sourire. Elle repensa à ces moments passés où leurs rares disputes s'étaient changées en éclats de rires. Contemplant ce sourire qui lui avait tant manqué, Mawher se sentit transporté et après lui avoir caressé les cheveux, il gémit et baissa immédiatement son pantalon. Bien que réticente, Abby ne put que constater la bosse sous le sous-vêtement du jeune homme et s'agrippa à sa nuque. Elle se concentra sur ses yeux, ce qui ne fit que lui donner envie au point de baisser elle-même le boxer retenant l'érection rougie. Hâtif, Mikel la souleva par les cuisses et décala sa culotte avant de pénétrer brusquement en elle. Légèrement endolorie par cette entrée rude, la scientifique se focalisa sur son propre plaisir. Bien que finement bâti, le jeune homme était musclé au point d'être capable de supporter son poids pour la pilonner de coups de reins aussi féroces que son appétit pour elle.

- Mikel, attention ! Tu te souviens de notre arrangement de toujours ?

Le souffle manquant, son amant répondit :

- Oui... oui ! Je me retire... pas de bébé.

Souriante, Abby l'embrassa.

- C'est bien.

Il avait toujours respecté les volontés de la scientifique autrefois lorsqu'il était question de vie future et de grossesse indésirable.

- Je veux t'entendre parler comme autrefois ! susurra le jeune homme.

Bien que ces mots ne furent pas explicités, Sciuto comprit. Elle en avait perdu l'habitude, ne le faisant qu'avec lui, mais Mawher lui en avait redonné la volonté dès lors qu'il l'avait prise contre le mur. Saisissant brusquement son visage alors que sa verge longue et violente la privait de toute pensée rationnelle, Abby lui mordit les lèvres avant de grogner :

- Allez ! Prends-moi plus fort.

- Tout ce que tu ordonnes, ma reine.

Bien qu'envieux, Mikel était proche de l'éjaculation et lui posa la question la plus importante :

- Comment tu veux finir sans laisser de trace ?

- Je veux que tu me finisses par la bouche, Miky.

Abby avait répondu sans attendre et il soupira de plaisir, car c'était la délivrance qu'il préférait.

- D'accord ! J'aime jouir dans ta bouche. Tu aimes ça aussi, ma belle ? Oui, je sais que tu as toujours aimé ça.

- Mik... oui !

Il continua de leur faire plaisir jusqu'à ce que l'orgasme ne se fasse ressentir et qu'il ne le lui fasse comprendre par un gémissement bruyant.

- Oh Abby, je vais...

Se retirant rapidement, il l'abaissa sans douceur au niveau de son sexe et ils firent comme dans le passé. Il entra dans sa bouche et lui infligea le même traitement qu'à son vagin. Abby lui posa durement les mains sur les fesses pour s'accrocher, respirant difficilement alors que le fond de sa gorge était frappé brutalement par la verge. Il n'était jamais doux dans ces moments mais ils trouvaient toujours des compromis ensuite.

TOC TOC TOC

- Abby, tu es là ? se fit entendre Tim.

Sa présence derrière la porte ne les arrêta pas, mais elle émit un gémissement d'étouffement involontaire que l'agent sembla entendre car il tenta de l'enfoncer.

- Suce ! Oh oui, prends ça...

Ses coups de reins devinrent si rapides et violents que la laborantine eut l'impression de perdre connaissance. À ce moment-là, Mikel grogna et se libéra en lui maintenant la tête. Abby sentit le sperme s'écouler en elle et bien qu'elle s'étouffa bruyamment, elle avala jusqu'à sentir Mikel se retirer lentement. Repus, ils reprirent leurs respirations alors que Tim tambourinait toujours à la porte.

- Abby !

Faisant à nouveau preuve de délicatesse, Mawher releva la scientifique et sourit en voyant des restes de son sperme coulant de sa lèvre. Après l'avoir retiré avec son index, il lui enfonça le doigt dans la bouche en le faisant caresser sa langue, puis ancra son regard dans le sien en l'étreignant.

- Va un peu moins fort la prochaine fois, Miky.

- C'est d'accord ma puce, je suis désolé. Je veux être avec toi à nouveau. On était si bien tous les deux.

Touchée par ses mots doux, elle lui caressa les cheveux et savoura ses yeux suppliants. Mawher avait beau avoir cette façade glauque et possessive, mais ce côté enfantin et innocent percutait toujours le cœur d'Abby.

- Je le veux aussi, mais là il faut que tu t'en ailles vite. McGee a du les alerter en voyant que je ne répondais pas. Ils arrivent et s'ils te chopent, ils te botteront les fesses.

Alors qu'il sourit, elle lui remonta son boxer et son jean avant de l'embrasser et l'obliger une nouvelle fois à partir. Le voyant disparaître par l'échelle à incendie, elle veilla à respirer convenablement pour faire disparaître son rougissement. S'essuyant la bouche au cas où, elle referma la fenêtre et réajusta sa culotte. Retombée bien malgré elle dans cette curieuse spirale de sentiments harceleurs mais partagés avec Mawher, Abby décida dès lors de le faire innocenter aussi vite que possible.

Fin flashback

Souriant en repensant à cette promesse qu'elle s'était faite, elle redescendit sur terre et afficha ce sourire ordinaire mais rassurant que ses amis aimaient chez elle.

- Désolée, je pensais à l'affaire. J'ai juste hâte de retourner au boulot.

Gibbs déposa un baiser dans ses cheveux, rassuré qu'il ne lui soit rien arrivé. Il retourna encore vérifier l'échelle par où était parti Mikel pour observer le voisinage et les toits un long moment. Pendant que Tony fit les gros yeux en entendant Tim murmurer de nouveau à Abby, Ziva regarda son téléphone et tapa du pied en ajoutant son sixième numéro de la journée sur sa liste noire.

- Pas possible ! soupira t-elle.

- Tu lui as proposé de dormir chez toi ?

Elle releva des yeux intéressés vers la question que Tony avait consciemment posée à voix haute.

- Ça t'arrive de penser à autre chose que ça ? demanda Tim.

- Vous dites, McGee ?

Interrompue par le retour de Gibbs, toute l'équipe se tut.

- Mais encore ? insista t-il avec agacement.

- Rien patron, j'étais juste en train de remonter le moral d'Abby.

- En lui proposant de dormir chez lui ! ricana Tony.

- Mais non ! souffla Abby.

- Tu es jaloux au moins ? demanda Ziva.

- Ben non mais j'aimerais bien savoir !

Alors que Gibbs attendait une réponse concrète en fixant cette équipe dont la mauvaise cohésion valait tout l'or du monde, Abby s'avança vers lui comme une enfant ayant quelque chose de lourd sur la conscience. Encore ronchon à cause de leur "entente", Gibbs grogna :

- Quoi ?

- Ils sont ligués contre nous, mais McGee a seulement dit que Tony avait raison.

Certains yeux sortirent de leurs orbites mais Tim geignit.

- Et mer... mais Abby, pourquoi t'as répété ça ? Je vais en souffrir maintenant.

Le sourire suffisant de DiNozzo ne se fit pas prier et il avança vers lui en se dandinant.

- Si tu as juste dit que j'avais raison, pourquoi te taire et ne pas me le dire en face ?

Face à son air prétentieux, McGee ne put que dire la vérité et leva les épaules.

- Parce que j'ai ma fierté alors pas question de te flatter un jour, plutôt mourir la bouche ouverte dans le cani...

- McGee ! pesta Gibbs.

Le chef d'équipe haïssait ce genre de phrases qui lui avait toujours porté la poisse dans la marine.

- Désolé patron.

- Pas d'excuses.

Tim se redressa aussi vite qu'il avait été corrigé.

- Oui, signe de faiblesse.

- Lèche-pompes ! murmura Tony avant de s'éloigner en riant.

- Retrouvez-moi Mawher et même s'il n'a rien à voir avec ce carnage, il a grand besoin d'être remis à sa place.

Pendant que tous se dispersèrent, Abby se mit à sourire car elle savait être la seule au monde à justement pouvoir remettre Mawher à sa place. À nouveau dans ses pensées, elle ne se rendit pas compte que Ziva souriait, restée près d'elle.

- C'était bien ? murmura t-elle.

Sciuto l'avait deviné dans le simple ton taquin de sa question, Ziva savait parfaitement ce qu'il s'était passé. Rougissant, Abby regarda les autres membres occupés puis lui jeta un petit rire significatif en hochant la tête.

Fin.