Jour 5 : Soirée au bar
Adelphie : Scar & Son frère (FMA)
Alors. FMA c'est genre mon manga / anime préféré de tous les temps (je parle bien du manga et l'anime qui le respecte, je n'ai pas vu la version digression 2003) donc de 1° c'est le stress de publier dessus, de 2° c'est mon premier texte sur le fandom donc de 3° je panique. Mais je tente pour le défi, et aussi parce que aujourd'hui c'est l'anniversaire de l'acteur qui double le frère de Scar.
Ce qui entraîne au 4° vu qu'on a jamais su leurs noms, je leur en ai attribué moi-même :
- Scar : Jared, en référence à la fic Sables d'Ishbal qui est dans mes favoris et qui est une de mes fics pref (Allez la lire!) où l'auteure prénomme Scar Jared Karisma Kandasha.
- Son frère : Zoar, parce que... pourquoi pas ?
- Je veux être libre.
La phrase était tombée par dessus le verre non entamé.
- Libre de pouvoir mener mes recherches. Libre de goûter à la modernité du monde. Libre de m'affranchir des règles trop strictes de notre culte. Ne peux-tu pas le comprendre ?
Cette conversation, ils l'avaient eu de si nombreuses fois que Jared n'aurait su en donner une estimation. Chaque vendredi soir, alors qu'il venait de terminer ses devoirs monastiques et Zoar sa longue semaine de recherche, ils se retrouvaient à la petite taverne du coin. Un rituel auquel ils n'avaient jamais dérogé, quand bien même les discussions insouciantes de leur enfance avaient été remplacées par leurs divergences de jeunes adultes.
- Je veux être libre de sauver les miens.
Remplacées par le poids de la guerre, aussi. Cette guerre qui frappait les leurs, obligeait les parents à regarder mourir leurs enfants et les enfants à s'armer pour venger leur innocence arrachée. Depuis qu'Ishbal était criblée par les alchimistes, Zoar n'avait pas cessé de répéter encore et encore qu'il lui fallait pouvoir travailler librement, loin du poids de l'église que soutenait Jared. « Nous mourrons tous si nous ne pouvons riposter », ce à quoi il arguait qu'ils pouvaient se défendre.
« Nos guerriers sont valeureux, nos techniques ancestrales et sacrées » répondait toujours Jared.
« Nos techniques sont comme tous les ishbaliens qui pensent comme toi : veilles et dépassées »
A ce moment là, Jared quittait la taverne en trombe, préférant fuir que de déclancher une bagarre de bar contre son propre frère. Il se mettait alors à pester contre lui, contre ses semblables, tous ces pseudos chercheurs qui voulaient dénaturer leur culture, soit disant pour la protéger – se rendaient seulement compte que si Ishbala les abandonnaient maintenant, c'était justement à cause de ce genre de raisonnement ? Il marchait, ses yeux rouges remplis d'une colère qui ne faisait que s'accentuer lorsque Jared songeait que de son côté, Zoar devait être tout aussi ivre de ressentiments. Il imaginait aisément ses pensées, sa haine des conservateurs comme lui aveuglés par le déni, effrayés par le changement.
Oui, il était certainement tout aussi remonté contre lui que lui-même ne l'était.
Pourtant, quand Zoar revint à la maison, il attrapa le fusil qu'ils cachaient derrière la porte de l'entrée et, sans un mot, vint s'asseoir à ses côtés. Ils avaient prit cette habitude depuis que la ville la plus proche d'eux avait été bombardée. Ils restaient côtes à côtes, prêts à défendre leurs parents, leur maison, leur peuple.
Et surtout, prêts à se défendre l'un l'autre, à la vie à la mort.
