Hello!
Me voici avec une nouvelle fic pleine d'action!
J'espère qu'elle vous plaira, normalement si vous êtes là c'est que le genre policier / action vous plait. Ou alors que vous êtes curieux (ce qui est bien aussi).
Je vous dit bonne lecture et à tout à l'heure en fin de chapitre !
Chapitre 1 - Coup fourré
Le cliquetis significatif de chaines en métal résonne bruyamment dans ce sous-sol humide et mal éclairé. L'homme pour qui les pieds et les mains sont liés par ces fameuses chaines, trouve semble-t-il amusant le moment qu'il est en train de passer.
- Tu te bouges Uzumaki ?! Et enlève ce sourire stupide de ton visage !
Le sourire du détenu s'accentue un peu plus à la remarque.
- Désolé chef, c'est que, vous savez, je peux difficilement faire mieux avec ça…
L'homme soulève les bras devant lui pour appuyer ses paroles, indiquant les chaines et menottes qui entravent ses mouvements.
- Te fou pas de ma gueule et avance plus vite ! – Dit le « chef » en le poussant vers l'avant d'une franche tape sur l'épaule.
Le détenu se laisse légèrement aller vers l'avant, mais la bousculade ne lui retire en rien son sourire.
Cela fait à peine cinq minutes qu'il suit religieusement la troupe de commando qui l'encercle.
Il a un gilet par balle par-dessus sa tenue orange, et c'est tout. Ces deux seules choses constituant ses habits au complet.
Une coupe de cheveux en bataille faite d'épis blonds et des yeux bleus rieur, (sûrement dû à cette situation). N'importe qui le croisant dans la rue en tenue civile croirait voir un bon samaritain.
Il a une bouille du parfait gendre, il faut se l'avouer…
Trois véhicules attendent bien tranquillement non loin devant eux. Deux SUV et un fourgon. Un des commandos le fait monter dans ce dernier, le forçant à prendre place sur une banquette présente derrière des barreaux. Ce qu'il fait religieusement.
Le reste des agents montent à leur tour, s'installant en face de lui, les barreaux leur assurant une sécurité contre le détenu. Puis le convoi se met en route.
- Vous avez l'air sûr de vous sur ce coup, chef.
- La ferme !
Un rire fuite de la bouche du détenu, avant qu'il ne réponde :
- C'est la troisième fois que vous essayez, ces mecs n'attendent que ça, que je sois en extérieur pour agir… Vous allez perde vos hommes chef, comme la dernière fois et si ça se trouve –
- Ta gueule, je te dis !
Le sourire du détenu se rétrécis pour ne devenir qu'un simple rictus, dévoilant le bout pointu de ses canines.
Il ne se leurre pas, il voit les regards agités des commandos, ils sont comme à l'affut du moindre évènement imprévu. Tous sont sous tension, et il le sent, trop habitué à ce genre de chose. Et qui dit une équipe sous tension, dit une équipe mal organisé, car ce n'est clairement pas de la « bonne tension », c'est de l'adrénaline qui est mauvaise, oppressante.
Le fourgon roule à un rythme soutenu, suivant une des voitures qui lui ouvre la route, tandis que ses arrières sont couverts par le second véhicule. Au travers des toutes petites fenêtres présentes sur les côtés, il peut distinguer les rues de la ville qui défilent, lui permettant de scruter un minimum les immenses immeubles. Immenses immeubles qui, à son goût, offrent beaucoup trop de possibilités d'attaque.
Il reporte son regard sur l'homme en charge de l'opération, qui s'emble plus agité que les autres, lui aussi regarde l'extérieur au travers d'une des petites lucarnes, comme pour s'assurer que tout est ok.
- Vous inquiétez pas chef, si vous avez le temps d'entendre tirer, c'est que c'est pas vous qui êtes visez.
L'homme serre la mâchoire et lui adresse un regard noir, lui intimant encore une fois de se taire. Mais cela le fait sourire de plus belle. Et puis, son regard est attiré sur un autre des hommes présent avec eux, non loin de lui à côté des barreaux. Il semble partager le même amusement que lui, un rictus au coin des lèvres. Il s'arrête un instant sur sa personne, ne l'ayant pas vraiment remarqué jusque-là, et le détaille.
Son sourire carnassier refait surface.
- Depuis quand vous recrutez de la chair fraiche chez Interpole ?
L'homme en charge de l'opération le regarde de nouveau, puis suit des yeux ce que le détenu semble observer.
- Il n'est pas des nôtre. C'est ton agent d'exfiltration, c'est lui qui doit t'emmener à la Cour internationale de Justice si ça tourne mal sur le trajet.
- Si ça tourne mal ? Hah ! J'espère que t'es préparé mon joli, les deux avant toi n'ont pas eu de chance, si tu vois ce que je veux dire…
L'homme à qui il s'adresse le regarde mais ne répond pas, et ils se détaillent, se jaugent pendant plusieurs secondes, avant que l'agent d'exfiltration ne détourne les yeux d'un mouvement indifférent.
Ils roulent toujours, ballotés par les irrégularités de la route, et le silence revient. Le détenu retourne à l'analyse de son environnement et des hommes qu'il a en face de lui. Ils sont au nombre de six, s'il compte l'agent d'exfiltration. Trois hommes sur la droite, trois hommes sur la gauche, tous en tenue et équipés pour ce genre de mission. Il n'y a que l'agent d'exfiltration qui est en costume sous son gilet par balle.
Une veste de costume sous laquelle il distingue une chemise bleu clair, faisant ressortir la peau blanche de son cou légèrement dégagé. Pas de cravate, remarque t'il. Un pantalon de costume noir qui, en y regardant de plus près, semble décontracté, comme si le tissu avait été conçu exprès pour une aisance de mouvement. Puis finalement, une paire de chaussure qui fait habillé, mais qui elle aussi, laisse clairement voir une bonne qualité pour une souplesse de marche.
Trop bien habillé pour ce genre d'opération, pense le détenu.
Ses réflexions se coupent nette quand le bruit d'une explosion se fait entendre.
- Que le spectacle commence… - Chuchote le détenu.
- QU'EST-CE QU'IL SE PASSE DEVANT !? – Hurle sans attendre le chef des opérations.
- VEHICULE 1 PLUS OPERATIONNEL ! – Lui répond le conducteur.
- Fais chier…
- J'espère que t'es préparé comme il faut monsieur l'agent d'exfiltration… - Ajoute le détenu, son sourire de nouveau présent.
Le fourgon s'est arrêté juste après l'explosion qui s'est produite devant eux et qui bloque maintenant le passage. Le conducteur enclenche alors une rapide marche arrière pour suivre le mouvement du SUV qui protège ses arrières, mais une deuxième explosion se fait entendre, et le souffle de celle-ci les fait bouger violement. Le conducteur s'arrête net avant d'hurler de plus belle:
- VEHICULE 2 H-S AUSSI !
- Prenez vos positions ! – Dicte le chef des opérations.
Les commandos se mettent tous debout, se préparant à eux aussi se faire attaquer, et cela ne tarde pas. Une rafale de tirs percute leur véhicule blindé et l'habitacle se transforme en caisse de résonnance, jusqu'à ce que le bruit infernal du klaxon se fasse entendre. Le chauffeur s'est écroulé sur le volant, certainement mort touché par une balle.
Les coups cessent et au même moment, les commandos décident d'ouvrirent les portes arrière du fourgon pour descendre.
De là où il est, le détenu ne distingue pas grand-chose de ce qu'il y a au dehors. Il y a de la fumée, beaucoup de fumée.
- Tu le quittes pas des yeux ! – Cri le chef des opérations en s'adressant à l'agent d'exfiltration.
Ce dernier roule des yeux en regardant le chef lui tourner le dos pour sauter hors du fourgon, à la suite des commandos. Son arme en main, il décide d'enlever la sécurité.
- Tu ferais mieux de me sortir d'ici et de me donner une arme à moi aussi, sinon on va y rester tous les deux.
L'agent d'exfiltration ne répond pas à la suggestion du détenu, et se contente de lui jeter une brève œillade. Il distingue plusieurs coups de feu au loin, les commandos semblant avoir commencés le ménage.
Finalement, la fumée se dissipe peu à peu, et son attention se reporte rapidement vers l'entrée du fourgon où la silhouette de plusieurs hommes se fait plus nette.
La riposte est engagée.
Il n'hésite pas un instant et tire sur les hommes qui essaient de pénétrer dans le véhicule. Trop pris dans sa quête de protection et de survie, l'agent ne prête plus vraiment attention au détenu derrière les barreaux qui lui, assiste impuissant à toute la scène qui se joue devant lui. Et en l'occurrence, dehors. C'est comme ça que ce dernier capte le mouvement d'un ennemi au loin, et qu'il reconnait sans mal la forme d'un lance-roquette posé sur son épaule, pointé dans leur direction.
Apparemment, l'agent présent avec lui le voit aussi puisqu'il se retourne pour lui lancer un regard mélangé d'injures et de pardons. Injures sûrement contre la situation, et pardon peut-être contre sa propre imbécillité car il n'avait pas écouté le détenu lorsqu'il lui avait dit de le libérer.
Jurant entre ses dents, l'agent ne perd pas de temps à utiliser le trousseau de clefs et tire directement dans la serrure des barreaux. Le détenu se redresse rapidement après s'être protégé du tir, et la première chose qu'il voit est la roquette qui arrive droit sur eux à une vitesse folle.
Il a juste le temps de crier :
- ROQUETTE !
L'agent se baisse et se protège la tête par réflexe, mais il sent très nettement le détenu se jeter sur lui pour faire barrage à l'aide de son corps. Le missile, qui atterri à quelques mètres d'eux, propulse le fourgon un peu plus loin dans la rue.
Un peu sonnés, le détenu et l'agent reprennent leurs esprits avec difficultés. La fumée s'est engouffrée dans l'habitacle, et sous le souffle de l'explosion ils ont atterri sur le toit. Mais tous deux se forcent à se remettre sur leurs pieds lorsque des voix toutes proches à l'extérieur se font entendre.
Le détenu avise le trousseau de clefs non loin de ses pieds et l'attrape. Aussi difficile soit-il, il réussit à s'enlever ses menottes, puis ramasse l'arme qu'avait échappé l'agent lors de l'explosion, ainsi qu'un chargeur plein. Il jette un coup d'œil à l'agent qui visiblement est encore sonné, et peine à se remettre debout. Son arcade sourcilière saigne abondamment.
Il ne s'attarda pas plus que ça, les bruits de pas et les exclamations au-dehors le rendent alerte à la menace, et il vise la sortie du fourgon à l'aide de son arme. Tenant en joue les hommes qui arrivent au compte-goutte, il tire sans interruption sur chacun d'eux.
À suivre...
Alors ? Vos impressions ?
C'est un chapitre court mais il pose assez bien le décor je trouve, et puis il y a beaucoup d'informations.
Dites moi ce que vous en avez pensé, et si vous voulez que je poste la suite.
Je suis toujours ravis de lire les commentaires :D
A très vite peut-être.
