Hello, voici le chapitre deux.
Merci pour vos retours !
Réponses reviews anonyme:
Audrey: Une question ou deux ou trois, peu importe ;) . Pour faire court, oui tu as bien compris et pour ce qui est des façons dont il a procédé, j'expliquerais ça au fur et à mesure de l'histoire. Je pense que tu auras un semblant de réponse à partir du prochain chapitre. ;)
Bonne lecture !
Chapitre 2 : Premier contact
Il ouvre les yeux, ses oreilles sifflent comme s'il sortait d'une soirée qui a durée trop longtemps et qu'il n'aurait quitté il n'y a de ça que quelques heures. Il touche son front mais la sensation sous ses doigts est bien loin d'être celle de sa peau.
Un bandage.
Ses yeux scrutent le plafond au-dessus de sa tête. Puis la sensation sous son dos se mélange à sa vue et il comprend rapidement. Il est allongé sur un sol dur, peut-être du béton, comme le matériau qu'il croit reconnaitre au plafond.
Il arrive finalement à tourner la tête sur sa droite, et il voit une bouteille d'eau posée à côté de lui, à même le sol, ainsi qu'une boite d'antidouleurs.
Son regard se décale légèrement et il bloque sur ce qu'il voit. De là où il est, il n'arrive à distinguer qu'un dos droit, carré, musclé, soutenant un fessier posé sur un sol lui aussi fait de béton. Il expire bruyamment, toussote un peu, et reporte son regard sur son environnement. Il a un peu froid.
Son coussin de fortune est un tas de gilets de chantier rassemblé en boule. Un peu partout autour de lui, entre les murs de béton brut, il distingue un ciel noir empli de nuages. La lune est à peine visible. L'éclairage nocturne de la ville projette des ombres aux formes angulaires, et il entend le vent souffler, s'engouffrant entre des piliers de béton et des bâches en plastique qui bougent, sans qu'elles ne fassent pour autant le moindre bruit.
Ils doivent être dans un bâtiment en construction, et au dernier étage.
L'agent fini par se redresser douloureusement, la tête qui tourne et son dos qui le lance. Sa main se porte de nouveau à son front et il palpe le bandage qui lui fait tout le tour de la tête.
Un vague souvenir lui revient alors :
« Eh, m'sieur l'agent d'exfiltration, le chemin est dégagé. »
Puis le trou noir total.
Lui, l'agent d'exfiltration se serait évanoui après un choc à la tête ? Impensable. Pourtant, au vue de son état et de la situation actuelle des choses, il n'y a pas trente-six solutions. Son colis/détenu/témoin/hommeàsauvercoûtequecoûte l'a tiré d'affaire et l'a mis en lieu sûr.
Il se sent comme un novice.
- Fait chier… – Chuchote-t-il pour lui-même.
Il expire tout en fermant les yeux, puis se met debout avec difficulté. Il distingue vaguement une table en bois un peu plus loin devant lui, sur laquelle semble être posé des sacs.
Il en prend la direction.
Ce sont bien des sacs, des sacs à dos pour être plus précis. Il y a deux armes posées à côtés, ainsi que des chargeurs pleins. L'une d'elle lui rappelle étrangement la sienne. Puis une paire de menottes, aussi. Il comprend rapidement que ce sont ses affaires qui reposent là, aux côtés des autres qui lui sont, elles, inconnues. Ses yeux tombent finalement sur ce qu'il croit être la tenue orange du détenu, mise en boule et dépassant à moitié d'un des sacs à dos. Le numéro peint en grosse lettre blanche au dos de la tenue se distingue légèrement : « N°9 ».
L'agent comprend plutôt rapidement que le détenu s'est dégotté de nouveau vêtements ainsi que du matériel de toute sorte, et il ne sait comment. Cependant, sa jugeote lui souffle intérieurement un : « Il les a récupérés sur les hommes qui nous ont attaqués… ». Mais il en fait abstraction.
Son regard se porte alors de nouveau sur le détenu assis au bord du vide. Cet homme ne l'a pas abandonné, il l'a même mis en sécurité et l'a soigné.
Il n'a pas l'air d'avoir de traces sur le corps ou de douleur autre que celle à se tête, donc cela veut dire que le détenu n'est pas un dangereux psychopathe qui aurait profité de son inconscience pour lui faire il ne sait quoi. Il est également libre de tous ses mouvements, il n'est pas attaché, ce qui indique que le détenu dont il a la garde lui fait assez confiance pour lui laisser sa liberté de mouvement.
Et pourtant… pourtant, malgré tous ses petits éléments qui pourraient faire croire que le détenu est une âme charitable, quelqu'un de bon et serviable, son instinct d'agent lui, lui dit clairement qu'il ne peut pas se permettre de laisser son « colis » libre de ses mouvements.
Il laisse son arme sur la table mais récupère ses menottes sans faire le moindre bruit, puis d'une démarche un peu chancelante, il prend la direction du détenu qui lui fait toujours dos.
Toujours assis au bord du vide, ce dernier semble le sentir venir, car il tourne la tête dans sa direction. Et en l'avisant non loin de lui, il lui dit :
- Qu'est-ce que tu fais debout !?
L'agent prend son temps pour s'accroupir et s'assoir à côté du détenu, ce dernier scrutant ses gestes avec intérêt, voire méfiance. L'agent une fois installé, il reporte son regard sur l'horizon, scrutant la ville qui est plongée entre nuit noir profonde et éclairage de rue.
- Où est-ce qu'on est ? Et pourquoi t'es assis au bord du vide ? – Réussi à articuler l'agent.
- T'es resté longtemps inconscient, et t'as été lourd à transporter… – Répond le détenu en bougeant ses jambes toujours dans le vide, tapant de temps en temps contre le garde-corps accroché à la façade.
- Qui t'a demandé de m'emmener avec toi ?
Le détenu échappe un rire sarcastique et un mouvement de tête, alors que ses mains se posent de chaque côté de ses cuisses pour agripper le rebord de la façade sous ses fesses.
- C'est ta façon de me remercier pour t'avoir sauvé ? T'es tombé comme la belle au bois dormant après que je t'ai dit que la voie était dégagée.
L'agent ne répond pas, ses sourcils se froncent à la comparaison avec la princesse du conte de fée, et il part dans ses réflexions internes. Une seule idée lui trotte en tête depuis qu'il a remis la main sur sa paire de menottes ; les passer aux poignets de ce blond arrogant.
- J'suis pas du genre à laisser mourir n'importe qui… Mr l'agent d'exfiltration.
- Quelle âme charitable tu fais pour un tueur à gage… Mr le détenu.
- Je suis pas tueur à gage…
- Ça va, on m'a fait un topo, Uzumaki. Un tueur reste un tueur…
- Même si ce tueur a été engagé par le gouvernement ?
Un silence s'installe, animé seulement par les bruits de la ville qui vie des mouvements nocturne en contrebas. Et durant ce flottement, l'agent repart dans ses réflexions. « Un tueur engagé par le gouvernement ? Comment ça ? … je viens de dire un tueur reste un tueur, mais si… le gouvernement… ? »
- Quoi ? – Fait finalement l'agent en se remémorant ce qu'il avait lu dans le rapport.
- Laisse tomber… Ta tête ça va ?
- Oué ma tête ça va… Pourquoi ça serait le gouvernement qui aurait voulu se débarrasser de cet homme ?
- Je te mettrais au parfum en temps et en heure…
- Me prends pas de haut tu veux ? C'est pas parce que tu nous as sorti de là que… D'ailleurs, comment tu nous as tirés de ce merdier ?
- … Ce qu'il faut que tu saches c'est que… tout le monde est mort, sauf toi et moi. Je t'ai sorti d'affaire parce que j'ai besoin de toi, Sasuke Uchiha, et je peux te jurer que je ne vais pas te quitter d'une semelle. Tu es trop précieux pour l'issue de cette affaire.
- JE suis trop précieux pour TON procès ? On aura tout entendu… C'est moi qui suis sensé ne pas te quitter d'une semelle, mais si tu décides de me coller alors on aura tout à y gagner. Tiens, d'ailleurs, je te repasse les menottes. – Répond rapidement ledit Sasuke, en accrochant le bracelet métallique à son poignet et à celui du détenu. – On ira au tribunal dès la première heure demain.
- Mais qu'est-ce que tu fous !? – Crie presque le détenu en soulevant son bras en l'air pour regarder, énervé, son poignet lié à celui de l'agent. – Tu crois pas que si j'avais voulu me faire la belle je l'aurais fait ce matin quand on s'est fait attaquer ?
- T'as dit que t'allais me coller, et moi je compte bien mener à bien ma mission. Alors à partir de maintenant, je te lâche plus.
- Tu vas me la tenir quand j'irais pisser aussi ? Nan mais sérieux… – Râle le détenu en fermant les yeux de dépits.
Un blanc s'installe pendant lequel l'agent observe du coin de l'œil le détenu qui semble insulter mentalement toute sa génération et celle à venir.
À suivre...
Oui, je sais les chapitres sont courts, mais j'ai pris pas mal d'avance dans mon écriture et je pense poster un chapitre tous les dimanches. Alors je vous à dit à dimanche prochain et n'hésitez pas à laisser vos impressions ! :)
Bise
