Hello! Voici la suite.

Réponses reviews anonyme:

Audrey: Haha oui comme tu dis "La relation aurait bien commencé" xD, j'ai laissé mon côté "clash" ressortir un peu, ça me faisait rire de dire ça. J'espère que ce chap te plaira aussi.

Narumi: Hello, bienvenue et merci à toi d'avoir laissé un petit com' :D . Je suis contente que cela te plaise, la suite et là donc voilà qui devrait assouvir ton envie! ;)

Bonne lecture.


Chapitre 8 - Révélations


Le récipient vide repose maintenant aux pieds du blond. Il n'a pas bougé de son fauteuil de fortune et Sasuke se demande comment il peut faire pour rester sur un tel truc sans ressentir les ressorts sur son derrière… Lui n'as pas trouvé mieux que de s'asseoir à même le sol, devant la cheminée, pour se tenir un minimum chaud. Il faut dire que la nuit est froide. Il inspecte son portable pour regarder l'heure et il comprend mieux pourquoi il tombe de fatigue. Il est bientôt 3h du matin. Sachant qu'il s'est levé à 6h du matin le jour d'avant afin d'être opérationnel pour assurer le transfert de Naruto durant la matinée (qui a lamentablement échoué soit dit en passant) cela fera donc bientôt 24h, qu'il n'aura pas fermé l'œil. Et comme une réponse à ses pensées, Naruto lui dit d'une voix un peu basse, comme s'il ne voulait pas casser ce silence occupé par le crépitement des flammes :

- Tu peux dormir si tu veux, je vais pas m'enfuir…

Sasuke laisse un ricanement filtrer au travers de ses lèvres. Ses jambes remontent sur sa poitrine et ses bras passent autour de ses genoux.

- Il faut qu'on trouve un moyen de se déplacer quand le jour sera levé…

Le détenu lui glisse un regard mais détourne finalement les yeux pour les poser sur tout ce qui les entourent dans la pièce. Chaque objet qu'il distingue dans cette semi-obscurité, arrive à lui remémorer quelque chose de son passé. Il ne connait pas les lieux, mais c'est étrange comme le simple fait de se retrouver dans une maison peut faire remonter des choses à la surface.

Il expire et fini par se lever, prenant la direction de l'imposante fenêtre présente à côté de la cheminée. Les volets en bois sont fermés sur celle-ci, mais ils sont troués et/ou cassés à certains endroits, ce qui permet tout de même au blond de voir ce qu'il se passe dehors, dans la rue calme. Ses yeux captent la maison d'en face. De la lumière semble provenir d'un salon, d'une télévision plus précisément, enfin, de ce qu'il arrive à en distinguer.

- On piquera une voiture demain, au petit matin.

Sasuke quitte les flammes des yeux et relève la tête pour fixer Naruto.

- Quoi ? – Dit-il, pas sûr d'avoir compris ce qu'il vient d'entendre.

- Tu vois une autre solution ? – Lui demande le détenu en reportant son regard sur lui.

- …

Sasuke ne répond rien et remet son menton sur ses genoux, ses bras toujours croisés autour de ceux-ci. La fatigue commence vraiment à se faire ressentir.

Piquer une voiture, c'est tout ce qu'il a trouvé comme idée… Bon en même temps… faut dire que j'ai pas de meilleur idée… il faut juste qu'on fasse ça discrètement…

Tout en pensant au sujet de la voiture, Sasuke en vient à se rappeler qu'il avait posé la question à Naruto, de comment il les avait emmenés à l'abri dans cet immeuble en construction, un peu plus tôt la veille, mais qu'il n'avait pas eu de réponse.

- Dis… L'immeuble en construction, on y est arrivé comment ? Tu m'as pas porté sur ton dos sur des dizaines de kilomètres, alors… t'as volé une voiture c'est ça ?

- Si on veut…

- Si on veut ?

- Oui si on veut. Je l'ai pas vraiment volé, elle était laissé à l'abandon… Par les mecs qui nous ont tirés dessus, donc… Je m'en suis servi.

- Et où elle est cette voiture maintenant ?

- Trop voyante avec tous ces trous faits par les balles, je l'ai laissé à un coin de rue et puis, je nous ai fait grimper dans c't'immeuble pour nous mettre à l'abri le temps de se reposer un minimum.

L'agent grogne en guise de réponse, apparemment satisfait de ce que vient de lui dire le détenu. Mais il ne garde pas le silence très longtemps.

- En parlant de voiture, qu'est-ce que tu cherchais dans celle de tout à l'heure ?

Naruto fronce les sourcils un instant, essaye de comprendre de quoi parle son agent, puis la lumière se fait dans son cerveau, et il prend la direction du sac à dos pour fouiller dedans.

- Ça. – Fait le blond en lui montrant ce qu'il tient entre ses mains.

Il retourne près de lui à côté de la cheminée et s'assois lui aussi par terre. Ce qu'il tient entre ses mains est un téléphone portable qu'il allume en le déverrouillant.

- Faut être débile pour ne pas mettre de sécurité à son portable. – Remarque Sasuke en constatant que le téléphone se déverrouille juste en glissant le doigt sur l'écran.

- C'est le téléphone qui était accroché à côté du conducteur, le GPS était activé…

Tout en parlant, Naruto tape sur l'écran tactile pour ouvrir le dit GPS, la liste des adresses anciennement rentrées s'affiche directement.

- Cette adresse, c'est sûrement celle où ils devaient t'emmener...

- Je pense aussi oui. Il y a aussi plusieurs numéros de téléphone, notamment ceux des personnes qu'il a contactés en dernier.

- C'étaient qui ces hommes, t'as dit que tu les connaissais.

Le silence dans lequel tombe le blond force Sasuke à insister sur le sujet :

- Ecoute, je peux pas me contenter de ce que j'ai lu sur toi dans le rapport qu'on m'a transmis. Pas après le comportement que tu as avec moi. Il y a trop chose qui divergent et qui font que je dois creuser sur toi, et si tu veux que je puisse te faire confiance, il va falloir que tu fasses plus que changer le pansement sur mon front…

La remarque tire un sourire en coin au blond, et ce dernier relâche ses épaules en posant ses coudes sur ses genoux, qui sont repliés devant sa poitrine, comme l'agent à ses côtés.

- Ok – Souffle Naruto. – Par où je commence… Les hommes, ceux que tu as vu ce soir, je travaille avec eux. Enfin, il m'est arrivé de travailler avec eux, et c'était de vrais connard, la preuve ils ont essayés de me tuer ce soir... On faisait partie de la même organisation…

Sasuke fronce les sourcils, mais à partir du moment où le blond a pris la parole, tous ses sens se sont mis en alerte, concentrés uniquement sur ce qui sort de la bouche de Naruto.

- Une organisation que tu as intégrée après avoir quitté l'armée ?

Le blond tique à l'information, mais se souvient rapidement que l'agent a eu un topo sur sa personne.

- J'ai pas quitté l'armée. Enfin j'ai pas voulu la quitter, on est venu me recruter en me disant que je travaillerais pour une organisation en lien avec le corps de l'armée, pour assurer la sécurité dans l'élimination d'ennemis. En gros que j'allais juste changer de poste. Mais…

- Mais c'était un mensonge ?...

Le détenu acquiesce d'un mouvement de tête avant de reprendre :

- L'organisation s'appelle La Racine, ils m'ont fait croire qu'ils étaient une espèce de police secrète de notre gouvernement pour le maintien de l'ordre et de la sécurité. Financée par l'état tout comme l'armée l'est, mais aussi par des dons anonymes de crétins qui se sont fait entourlouper et qui croient aider le pays…

L'information a dû mal à passer chez le brun, mais une fois assimilé, le résultat de son analyse lui fait prendre conscience des enjeux. Un peu (beaucoup) surpris, il ne trouve rien d'autre à dire que :

- Quoi !?

- T'as compris ? – Lui répond Naruto avec un sourire. Il sait que son agent a dit ce « quoi » simplement pour la forme de la surprise, car il voit très bien dans son regard aux yeux grands ouverts qu'il a compris. Sasuke est homme plein de jugeote.

Il reprend alors :

- Il y a quelqu'un, au sein de notre gouvernement, qui gère une organisation secrète et qui, toujours anonymement, veut faire passer cette même organisation pour une extension de notre armée.

- La Racine tu dis ? – Demande Sasuke en cogitant sur ce nom.

- Oui. Tu connais ?

- Non...

- Hm… – Quoi qu'il en soit, grâce à ce subterfuge, l'homme qui gère cette organisation a réussi à enrôler un nombre conséquent de personne en leur faisant croire qu'en travaillant pour La Racine, ils servaient l'armée du pays. Chose complètement fausse.

- Comment c'est possible ? Que personne n'est jamais rien vu je veux dire. Il faut des fonds d'investissement pour ce genre de chose, et même s'il y a des dons c'est loin d'être suffisant. Il faut aussi un ratio d'hommes certains pour maintenir un tel truc à flot. Comment… Je sais pas, comment personne n'a jamais rien pu voir !?

- La question c'est pas trop « comment » mais plus « pourquoi ». Pourquoi faire semblant de ne rien voir ? Et QUI fait semblant de ne rien voir ?

Sasuke réfléchit à toute vitesse. Il est plutôt friand des énigmes mais celle-là est du genre niveau + + +…

- Le secrétaire d'état à la défense !

- C'est bien, tu comprends vite. – Fait le blond dans un sourire, en tournant son visage vers le sien.

Sasuke ouvre la bouche sans que rien n'en sorte. Les yeux remplis de malice de Naruto lui disent qu'il vient de mettre le doigt sur une ligne directrice de l'affaire (du pétrin) dans laquelle ils ont plongés.

- C'est ta dernière mission qui t'as mis la puce à l'oreille ?

- Ouép…

- T'as fait des recherches et ils l'ont su ?

- Ouép…

- C'est pour ça qu'ils veulent t'éliminer…

- Ouép, ouép, ouép… – Souffle une dernière fois le blond, en jouant du pied avec la poussière au sol.

Les deux hommes n'ont pas bougés de position, toujours assis l'un à côté de l'autre en face de ce feu de cheminée qui les réchauffe. Leurs épaules respectives se frôlent sans jamais se toucher, et leur visage est tourné l'un vers l'autre depuis que le détenu a fini de répondre à l'agent. Leurs yeux s'accrochent et se sondent, et Naruto voit clairement le combat intérieur du brun, qui se demande certainement si ce qu'il vient de lui dire est vrai ou non. Alors, sans couper le contact visuel, et dans un souffle, comme s'il avait peur encore une fois de briser le silence animé par le crépitement des flammes, il reprend :

- J'ai toutes les preuves mais il faut que j'aille les chercher. Et que tu m'aides.

Sasuke cligne des paupières sous l'intensité du regard bleu. Son instinct lui dit que ce qu'il entend et voit de la part du blond est purement et simplement de la sincérité, et il veut y croire.

Pourquoi se donner tant de mal si tout cela est un mensonge ? Il n'y a aucun intérêt.

Alors il veut y croire. Il veut croire que cette belle gueule d'ange aux fossettes est réelle, et non pas une simple image, un simple masque revêtit pour appâter les faibles pour ainsi mieux les utiliser. Il veut croire en l'histoire de Naruto, et pas aux lignes qu'il y a dans ce rapport beaucoup trop peu complet.

- Ok. – Souffle le brun en gardant le contact visuel et en posant son menton sur son biceps droit, ses bras étant toujours croisés autour de ses genoux.

Le détenu esquisse un sourire en entendant la réponse de son agent d'exfiltration.


À suivre...