Hello! Voici la suite. Chapitre plus long que le dernier, j'ai fais un effort, et je vous livre pas mal d'infos qui vont vous faire cogiter :D
Désolé s'il reste des fautes je me suis pas relu ^^'
Réponses reviews anonyme:
Audrey: J'aime beaucoup ton hypothèse et j'aurais adorrrréééé l'avoir ! Mais malheureusement ce n'est pas ça. Par contre la recherche d'infos, on n'est pas loin. Je te laisse lire pour le découvrir. ;) (Et merci de continuer à suivre!)
Chapitre 11 - Retrouvaille
- Ça fait longtemps…
- Ça fait longtemps ?! – Répète l'homme derrière le bar, la mâchoire serrée. – Te fiche pas de moi Naruto ! 5 ans ! Tu attends 5 ans pour te pointer ici comme une fleur !?
- Je sais, je te demande pardon mais la situa-
- Tais-toi !... Tu n'es même pas venu pour… tu n'as même pas pris la peine de… Bon sang Naruto !… Et tu te pointes comme une fleur devant moi !?
L'homme baisse la tête, mais Naruto a eu le temps de capter la tristesse qui s'est peinte sur le visage du plus âgé. Ce dernier s'écarte d'ailleurs du comptoir et se détourne du blond. Il est tourné de trois quart par rapport à Naruto, quand il lui dit d'un ton sans appel :
- Sors de mon club, je veux pas te voir.
- Quoi ?! Tu rigoles ?
- DEGAGE DE MON CLUB NARUTO !
Pris de court par ce qu'il vient d'entendre mais surtout parce que le plus âgé a crié, Naruto lui attrape le coude pour attirer son attention et dit précipitamment :
- J'étais en prison !
Le facies de l'homme perd toutes rides de colère alors qu'il finit de se dégager de la prise du blond.
- Quoi ?!
Naruto tourne la tête tout en se grattant le sommet du crâne, avant de reprendre :
- Bon, j'étais pas en prison pendant les cinq dernières années, mais j'y étais pendant un certain temps, et y a encore pas si longtemps que ça…
- T'as intérêt à trouver une meilleure excuse que ça pour expliquer le fait que t'étais pas présent à l'enterrement de mamie-Tsunade. Espèce de sale gosse ingrat…
- Sale gosse ingrat, sale gosse ingrat, t'abuses pas un peu ? T'as pas reçu une enveloppe ? Et puis – Aouch !
- La ferme ! – Lui dit l'homme alors qu'il lui donne un coup de torchon violant sur l'épaule. – Bien sûr que je l'ai reçu ! Ainsi que le collier que mamie-Tsunade t'avait offert !
Alors qu'il baisse les bras qu'il a levés pour se protéger du coup de torchon, Naruto ne trouve rien à redire. Il sait qu'il est en faute, et il baisse les yeux un instant, fixant le sol et se passant de nouveau une main dans les cheveux. Il reprend finalement :
- Ok. Je comprends que tu m'en veuille pour ça. Je suis désolé pour ce qui est arrivé à mamie-Tsunade et… le comportement que j'ai eu, je te jure que je peux te l'expliquer. Est-ce qu'on peut aller dans un endroit plus calme pour en discuter ?
- Quoi ? Tu n'aimes pas l'endroit ? T'étais bien content de t'y réfugier avant pourtant !
- Jiraya je t'en prie… Il n'est même pas midi et ton dj me donne déjà mal à la tête…
Jiraya grogne en montrant les dents. Mais il sort de derrière le comptoir et passe devant le blond avant de dire :
- Suis-moi.
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Sasuke a marché un certain temps avant d'atteindre l'adresse que Suigetsu lui a envoyé. C'est un quartier qu'il connait plus ou moins, Suigetsu lui ayant facilité les choses en lui donnant une adresse qu'il puisse rejoindre avec le peu de moyen qu'il a à sa disposition. Et une fois arrivé à destination, il a trouvé comme convenue la voiture tant attendu.
Il est actuellement debout devant la portière conducteur, et il s'accroupi pour récupérer les clefs cachées sous le garde boue de la roue. Il déverrouille la voiture et entre dans l'habitacle, prenant grand soin de verrouiller les portes une fois installé, puis il tend la main en direction de la boite à gants et l'ouvre.
Cette dernière contient une pochette plastique, de laquelle il retire une carte indiquant le plan de la ville, ainsi qu'un post-it, sur lequel il est écrit :
« Nécessaire dans le coffre. »
Il range et referme le tout, mais conserve avec lui la carte routière. Il la déplie et une partie vient se poser toute seule devant lui, sur le tableau de bord. Il la scrute soigneusement et capte rapidement un gros cercle rouge avec un astérisque, qu'il se met à chercher sur l'un des rebords du plan. Une fois trouvé, il essaie de décrypter les horribles pattes de mouches de Suigetsu, mais parvient tout de même à lire :
« L'adresse demandée.
Fais gaffe c'est un endroit un peu glauque.
Appelles moi quand tu peux.»
Un sourire étire ses lèvres en lisant le mot.
Il replis la carte de sorte à ce que la première page sois celle qui lui indique l'endroit cerclé en rouge, puis insère la clef dans le contact pour démarrer la voiture.
Il verra ce qu'il y a dans le coffre plus tard, pour l'instant, il faut qu'il se douche et qu'il mange quelque chose, et pour ça, il sait où aller.
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La pièce dans laquelle ils sont est vraiment bien insonorisée. Jiraya est assis dans son gros fauteuil en cuir, et Naruto lui fait face, lui aussi dans un fauteuil. Un grand bureau les sépare, et Jiraya scrute le blond un moment avant d'entendre ce dernier prendre enfin la parole :
- Je savais pas que t'avais un garde pour la sortie de derrière.
- J'étais bien obligé après le merdier que t'as laissé en disparaissant…
- Quoi ? – Dit bêtement Naruto en fronçant les sourcils.
- Où est-ce que t'as dégoté ces vêtements ? – Lui demande Jiraya sans répondre à sa question.
Le blond ouvre la bouche, surpris par le changement de sujet, mais ne dit rien en se souvenant de comment il est habillé. Il s'inspecte lui-même et regarde l'espèce de doudoune à manches courtes en coton bleu marine qu'il porte et qui a un nombre incalculable de poche, et sous laquelle il a gardé le t-shirt noir et le pull gris tachés de son sang. Le pantalon qu'il porte est de la même couleur que la doudoune, et son aspect un peu loose (sûrement dû à la taille un peu grande pour lui) rappelle les pantalons de treillis militaire, avec tout autant de poches que sa doudoune. Et pour finir, la paire de rangers noires à ses pieds est quant à elle, tachée d'éclaboussures de sang.
- C'est… compliqué…
- C'est toujours compliqué avec toi Naruto, et ça depuis que t'as 7 ans…
Le blond roule des yeux. C'est vrai qu'il a toujours eu un caractère difficile, surtout lors de sa période à l'orphelinat. C'est d'ailleurs pendant cette période qu'il a rencontré le vieil homme devant lui, ainsi que la défunte épouse de ce dernier, qu'il appelait avec affection « mamie-Tsunade ».
A l'époque, il avait la fâcheuse manie de faire le mur le soir, pour quitter l'air humide de son dortoir à l'orphelinat, qui lui donnait plus une impression d'étouffer que de sécurité, ainsi qu'un nombre conséquent de cauchemars. Et puis un soir, en vagabondant avec discrétion comme il savait si bien le faire, il était tombé sur ce bar/salon de striptease, dans lequel il entra par la porte de secours à l'arrière. A son jeune âge, il ne savait pas vraiment où est-ce qu'il mettait les pieds, mais ce qu'il savait, c'était qu'il y faisait chaud, et que l'ambiance qui y régnait lui donnait confiance. De toute façon, ça ne pouvait pas être pire que dehors, où il faisait froid, et où les bruits nocturnes le faisaient douter de tout. Il s'était faufilé dans l'ombre du jeu des lumières, contournant le bar et passant sous les tables s'il le fallait, et finalement il avait trouvé les vestiaires des employés. Il s'y était caché, allongé sur le sofa devant les casiers et camouflé sous une couverture. C'était une stripteaseuse, venu se changer, qui avait eu la peur de sa vie en le trouvant sous la couverture qu'elle voulait ranger.
Depuis ce jour, où Jiraya et Tsunade l'avait pris entre six yeux et lui avait fait un sermon tout en voulant savoir d'où il venait, un lien s'était fait. Les deux adultes s'étaient attachés à lui en connaissant son histoire, et malgré le fait que le lieu ne soit pas du tout recommandé pour un enfant, Tsunade et Jiraya l'avaient laissé venir dès qu'il en avait eu envie, à une condition, qu'il monte directement à l'étage dès qu'il arrivait. Ça avait été comme ça jusqu'à sa majorité.
- Je vais faire dans les grandes lignes. – Fait Naruto après s'être raclé la gorge. –L'organisation militaire pour laquelle je boss m'a tendu un piège et ils veulent me voir mort. J'ai réussi à leur échapper mais je suis convoqué pour mon procès, procès pour lequel je ne peux pas me défendre sans les preuves que j'ai gardé et que je t'ai envoyés.
Jiraya ferme les yeux, laissant les informations beaucoup trop importantes le pénétrer. L'air sérieux sur son visage fait écho aux sourcils froncés de Naruto, qui s'est rapproché du bureau en appuyant ses coudes sur ses genoux dès qu'il a commencé à parler.
- L'organisation militaire ? Un piège ? Ton procès ? – Répète le vieil homme après avoir rouvert les yeux.
Naruto se frotte le front en comprenant que les explications vont être plus compliquées que ce qu'il croyait.
- Tu me récite un scénario de film ou quoi Naruto ? Et puis de quelles preuves tu parles, tout ce que j'ai reçu avec ton enveloppe c'est le collier de mamie-Tsunade.
- Le collier, où est-ce que tu l'as mis ?
Le vieil homme ne répond pas tout de suite. C'est après un long échange visuel qu'il se décide à faire un geste. Il tend son bras sur sa gauche et sa main se saisi de la poignée du premier tiroir. Il l'ouvre et en retire son contenus pour lui permettre l'accès à ce qu'il semble être une petite planche en bois. Il la soulève, ce qui fait apparaitre un double fond, puis il prend le petit écrin en velours noir et le pose sur le bureau entre Naruto et lui.
Le blond s'est levé, attentif aux moindres gestes de son aîné, et il constate avec une certaine candeur que l'homme à conserver le bijou comme la prunelle de ses yeux.
Une fois le petit écrin devant lui, il le prend et l'ouvre, dévoilant à la lumière du jour, ou plutôt à l'éclairage de l'ampoule au plafond, la topaze d'un bleu éclatant.
Jiraya l'observe, méfiant, et il a de quoi s'inquiéter, car avant qu'il ne puisse faire ou dire quoi que ce soit, le blond lance violemment le pendentif à travers la pièce, lui faisant rencontrer l'un des murs. L'objet se brise avant de retomber au sol dans un bruit mat sur le tapis.
- Non mais qu'est-ce qui va pas chez toi !? – Cris brusquement Jiraya tout en se mettant debout.
Naruto s'avance en direction du pendentif qui est par terre et le récupère. Fièrement, il tend le collier devant lui et répond à Jiraya :
- C'est une copie. J'avais caché ça dedans.
De l'autre main, Naruto montre une micro carte SD, qu'il a récupéré par terre entre les morceaux de verre qui se sont détaché de la pierre.
Jiraya retombe dans son fauteuil, et se prend le front entre les mains, dépité par le sourire d'imbécile heureux que fais le blond devant lui et par son cœur qui tambourine trop fort à son goût.
À suivre...
