Hello! Voici la suite.
Réponses reviews anonyme:
Audrey: Merci de continuer à suivre, voilà qui devrait répondre à ta question concernant les soucis de Jiraya ! Bonne lecture ! ^^
MegOra: Bienvenue à toi ! Trop cool que l'histoire te plaise et merci d'avoir pris le temps de laisser un petit mot ! Je te dis bonne lecture avec ce nouveau chapitre ^^
Chapitre 12 - Le vif du sujet
- Faut que tu m'expliques parce que je commence vraiment à perdre patience Naruto.
Le détenu retourne près de Jiraya, reprenant place en face de lui, puis commence :
- Il fallait que je mette cette petite chose en lieu sûr, mais je ne savais pas où. Puis j'ai pensé à toi, mais j'étais sûr que tu ne voudrais pas garder quoi que ce soit venant de moi après le comportement que j'ai eu… Alors, j'ai fait une copie du collier de mamie-Tsunade, dans lequel j'ai caché la micro carte SD… Je savais que si je t'envoyais le collier, tu le garderais précieusement, même si tu me détesterais au passage…
Jiraya a les coudes posés sur le bureau, les mains croisées devant son menton. Il observe le jeune homme blond devant lui qui a bien grandi depuis la dernière fois qu'il l'a vu. La dernière fois qu'il l'a vu, d'ailleurs, c'était quand il lui avait dit partir pour une mission de deux mois avec l'armée. Ces deux mois s'étaient transformés en années. Et voilà qu'il revenait, et dans un sale état en plus...
Mais l'histoire avec laquelle il revient tient plutôt la route.
- Tu ne me crois pas ? – Fini par demander Naruto après un trop long silence de la part du vieil homme.
- Si. Si je te crois. Et je crois que ça a un lien avec ce qui s'est passé ici…
Naruto fronce les sourcils, plus qu'attentif à ce qu'il va entendre. Voyant que son cadet a toute son attention, Jiraya poursuit :
- Des hommes, type militaire, sont venus en disant qu'ils étaient d'anciens amis à toi et qu'ils voulaient te revoir…
La mâchoire de Naruto tressaute.
- Je leur ai dit que je n'avais pas eu de tes nouvelles depuis des années… Ma réponse n'a pas plu à l'un d'eux, qui a fait tomber une première chaise en s'excusant sur le ton de l'ironie. Tandis qu'un autre reposait la même question et que je lui réitérais ma réponse, c'est une table qui a suivi la chaise… Jusqu'à ce que ce soit leur flingue qu'ils pointent sur moi…
Les mains de Naruto sur les accoudoirs du fauteuil qu'il occupe n'ont pas bougés, et il les serre tellement que la jointure de ses doigts se fait blanche.
- Ils étaient prêt à me tuer, mais tu sais ce qui m'a sauvé ? – Demande Jiraya alors que les yeux bleus du détenu sont plongés dans les siens. – Un coup de téléphone. Un malheureux coup de téléphone les a fait redescendre sur terre. Ils ont quittés le club en le laissant en pagaille, et en me laissant moi, avec une putain de crise cardiaque qui ne cherchait qu'à pointer le bout de son nez… Alors oui, il y a un agent de sécurité dans mon club Naruto, et c'est « grâce » pour ne pas dire « à cause » de toi.
Le blond détache rapidement ses yeux de ceux de son père adoptif, comme il aimait l'appeler autrefois. Trop honteux de lui-même et de la situation dangereuse dans laquelle il met un être qui lui est cher, il ne le regarde pas lorsqu'il laisse filtrer entre ses lèvres :
- Tu pourrais… me les décrire, c'est hommes ?
Jiraya le regarde, la bouche ouverte, sans qu'aucun mot n'en sorte. Il vient de lui dire qu'il s'est fait agresser par des hommes armés, et lui, ne trouve qu'à lui demander s'il se souvient de leur visage !?
Naruto s'empresse de reprendre la parole en voyant l'ai colérique qui prend le visage de son « paternel ».
- Je te demande pardon. J'ai pas été là pour les moments les plus difficiles, et je vais me rattraper, je te le jure, mais je veux juste que tu me dises si tu peux me faire une description physique des types qui sont venus ici.
Le vieil homme expire bruyamment par le nez, puis commence sa description.
- L'un d'eux avait un tatouage, au niveau du poignet, une sorte d'arbre sans feuille avec de longues racines. Il avait les cheveux bruns très courts et une cicatrice qui lui barre l'œil. Les deux autres étaient plutôt trapu, les cheveux hirsute et brun aussi, l'un avait les dents assez aiguisés, je ne voyais que ça quand il parlait, et l'autre avait un cache œil. Ils étaient très pâles, à croire qu'ils revenaient du monde des morts…
Naruto réfléchis à toute allure. L'un des hommes dont a parlé Jiraya semble correspondre à un des hommes qu'il a tué cette nuit avec Sasuke, mais les deux autres ne lui disent rien.
Aucun des deux ne bouge et plusieurs minutes passent, mais Jiraya a très bien compris l'analyse/mutisme dans lequel son fils adoptif s'est plongé. Il se décide à briser le silence en prenant l'écrin toujours présent sur le bureau et le ferme dans un claquement sonore. Il le remet dans le tiroir avec le reste des affaires puis le referme, et sa voix s'élève :
- Est-ce que tu veux… te changer, te laver ou quoi que ce soit d'autre ?
- Je… je veux pas t'apporter plus de problème, je vais te laisser… mais je te promets que je vais te protéger à partir de maintenant.
- Dis pas de bêtises ! – Répond Jiraya en se levant et en contournant l'imposant bureau. – La maison est un peu loin, mais le garde du corps que tu as vu en bas habite juste à côté. Viens avec moi, je suis sûr qu'il sera d'accord pour te dépanner.
Naruto se lève alors à sa suite et le suit pour quitter la pièce.
- Je veux pas m'imposer, je le connais même pas cet homme. – Dit-il alors qu'ils descendent l'escalier métallique pour rejoindre le rez-de-chaussée du club. – Et toi non plus d'ailleurs !
- Il est très gentil tu vas voir. – Essaie de le rassurer Jiraya.
Le blond grogne pour la forme mais reste sur les talons de son père adoptif.
- Jûgo ! Tu pourrais me rendre un service s'il te plait ?
Lorsqu'il entend son prénom, le grand homme roux toujours debout prêt de la porte se tourne vers son employeur, qu'il voit s'approcher de lui :
- Oui Monsieur ?
- Je te présente Naruto, il a besoin de faire un brin de toilette, mais comme tu le sais, il n'y a pas vraiment ce qu'il faut ici. Est-ce qu'il pourrait emprunter ta salle de bain ? Comme je sais que tu habites à côté… Je m'excuse de te demander quelque chose comme ça, mais la situation est un peu spécial…
- Pas de problème monsieur, si vous m'assurez que c'est quelqu'un de confiance, je n'y vois pas d'inconvénient.
Jiraya se tourne vers Naruto et le regarde, un sourire aux lèvres il refait face au garde et lui répond :
- C'est plus que quelqu'un de confiance… c'est quelqu'un d'important pour moi.
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Sasuke a toujours sa main sur le frein à main qu'il vient de serrer. Il n'a pas quitté des yeux la voiture garé au loin et qui lui rappelle un peu trop celle qui était laissé à l'abandon devant la maison qu'il squattait avec son détenu la veille. Mais ce qui capte encore plus son attention et qui lui fait froncer les sourcils, c'est la tête rousse de son ami qu'il reconnait sans mal, et qui marche sur le trottoir d'en face, accompagné de nul autre que son blond de détenu en cavale.
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Ce n'est qu'une fois nu sous la douche que Naruto se permet de relâcher un peu la tension qui s'est accumulé dans ses épaules. Le jet d'eau chaude qui lui tombe sur la tête lui fait fermer les yeux et ses mains se baladent sur son corps instinctivement, comme pour se débarrasser d'une pellicule de poussière invisible.
Les derniers jours lui reviennent en mémoire et il repense à sa tentative de transfert qui cette fois n'a laissé aucun survivant du côté des forces de l'ordre. Même le chef de troupe qui conduisait l'opération n'a pas survécu. Il s'y était pourtant attaché, à cet homme qui avait toujours été là pour chacune de ses tentatives de transfert, et même si le dicton dit « jamais deux sans trois », la troisième fois fut malheureusement celle de trop pour l'homme…
Il se demande d'ailleurs qui est derrière la logistique de son transfert, car pour emprunter le même chemin trois fois de suite, il y a forcément quelqu'un derrière ça. Il n'y avait pas eu d'hélicoptère les première et troisième fois, mais la deuxième fois oui. Pourquoi ? C'était un grand mystère sans réponses de ce côté-là et il n'aura sûrement pas de réponse de sitôt, voire jamais.
Naruto fais sortir une noix de gel douche dans le creux de sa main, tandis que la deuxième la rejoint pour faire mousser le tout et commencer à se laver. Il s'arrête un instant en se souvenant qu'il a cette compresse qui protège sa plaie. Son agent d'exfiltration a fait du bon travail, l'eau ne semble pas s'infiltrer au travers.
Un sourire étire ses lèvres en repensant à son agent qu'il a, avec regret, laissé derrière lui, mais à qui il a laissé un petit présent qu'il est sûr qu'il appréciera quand il en prendra connaissance. Il espère qu'il va bien et qu'il a fait ce qu'il lui a conseillé sur le petit mot qu'il lui a laissé.
C'est en rallumant le jet d'eau pour se rincer, qu'il entend toquer à la porte, alors il écarte sa tête du jet pour la sortir de la douche, et écoute la grosse voix qu'il reconnait comme celle du rouquin :
- Hey ! Y a quelqu'un d'autre qui veut se doucher, fais vite stp.
Le blond fronce les sourcils mais retourne sous l'eau pour se rincer rapidement. Il n'est pas chez lui, certes, mais ce n'est pas vraiment une façon de parler à un invité, si ?
Il sort de la douche une fois rincé, attrape la grosse serviette que Jûgo lui a préparé un peu plus tôt et se sèche avec, rapidement mais consciencieusement, avant de la nouer autour de sa taille. Puis il ouvre la porte de la salle de bain et répond :
- J'ai fini ! T'aurais des vêtements à me dépanner par… hasard…
La fin de sa phrase n'est que murmure. Le long couloir qui lui fait fasse forme un angle droit, l'entrée étant sur sa gauche et le couloir devant lui menant aux différentes pièces de la petite maison. Et là, adossé à l'angle du couloir, les bras croisés sur son torse et un sourire malicieux sur le visage, se tient :
- Sasuke !?
À suivre...
