Hello ! J'espère que vous avez remarqué que les chapitres sont un peu plus long... xD
Réponses reviews anonyme:
Audrey: Merci pour ton soutiens ^^ Oui, on approche du dénouement, mais je prévois encore plein de chose donc ça va pas être la fin tout de suite :P
MegOra: C'est avec plaisir! Merci à toi de continuer de lire et de prendre le temps de laisser un petit mot ^^
Narumi: Un plaisir de savoir que l'histoire te plait toujours ! Bonne lecture avec ce nouveau chapitre :D
Bonne lecture à tous.
Chapitre 17 - Les prémices du procès
Tout est prêt. La cour a bien été prévenue de leur arrivée mais Naruto n'est pas resté longtemps avec lui. A peine se sont-ils présentés au niveau des portiques, que les gardes les ont séparés pour effectuer une fouille au corps à chacun d'eux. Lui vient juste de sortir de la salle d'isolement dans laquelle on l'a emmené et cela s'est passé plutôt rapidement, mais Naruto n'est toujours pas de retour.
Il décide de s'installe sur l'un des bancs présent dans le couloir pour patienter. La place qu'il décide de prendre lui permet de ne pas louper la sortie de Naruto, mais également de voir l'entrée du bâtiment ; une pierre deux coups, il peut voir ceux qui entrent et ceux qui sortent.
Il scrute les alentours d'un œil curieux. Beaucoup d'employés semblent quitter le bâtiment, ce qui lui donne une idée de l'heure. Il attrape son portable dans la poche de sa veste et constate que son intuition est bonne. Il est midi trente, ce qui veut dire pause déjeuner pour beaucoup d'entre eux.
En relevant les yeux après avoir rangé son portable, son regard capte deux agents sortir de la pièce qu'occupe Naruto, sans Naruto à leurs côtés. Il les voit s'éloigner et se lève rapidement pour aller à leur rencontre.
- Excusez-moi, messieurs !
Les deux hommes le scrutent un court instant, puis l'un d'eux lui répond :
- Oui ?
- Naruto Uzumaki est toujours dans cette pièce ?
- Et vous êtes ? – Lui demande l'un des gardes dans un froncement de sourcils suspicieux.
- Je suis l'agent qui a amené Monsieur Uzumaki ici.
Le garde suspicieux se détend un peu en entendant cela, puis répond à son tour :
- Et bien, Monsieur Uzumaki doit rester en cellule d'isolement jusqu'à l'ouverture de son procès.
- Puis-je lui parler un instant ?
Les deux gardes hésitent, échangent un regard, et finalement celui qui parlait jusque-là reprend la parole :
- Ok, mais ne faites rien de stupide, il y a des caméras dans la pièce.
Sasuke acquiesce d'un mouvement de tête pour les remercier poliment, puis attend que les deux hommes s'en aillent pour entrer dans la pièce.
A peine a t'il abaissé la poignée de porte que la voix de son détenu s'élève :
- Vous comptez me tenir enfermé longtemps comme ça !? On n'a pas –
Sasuke roule des yeux mais laisse un sourire le prendre lorsqu'il voit l'air étonné peint sur le visage de Naruto. Il referme rapidement derrière lui et lui répond tout en s'avançant dans la pièce :
- Pourquoi ça ne m'étonne pas de t'entendre raller ?...
- Rooo ça va, j'ai cru que c'était encore la sécurité…
- J'ai bien compris…
- Comment t'as fait pour qu'ils te laisser entrer ?
Le brun lui indique d'un mouvement de tête l'une des caméras accrochés à l'angle d'un mur, et complète :
- Ils font confiance à ces petites choses…
Naruto roule des yeux à son tour et se remet dans le fond de sa chaise sans rien ajouter. Il est assis en face d'une table en métal léger et ses mains sont maintenues menottées à cette même table grâce à une petite poignée fixée dessus.
Sasuke ne le lâche pas des yeux alors qu'il s'installe sur la chaise qui lui fait face.
- Ils t'ont fouillé ? – Demande le brun.
- Oué…
- Tu as toujours tes preuves ?
- Oué…
Sasuke expire bruyamment. Quelque chose ne va pas chez son détenu et il le sait juste à sa manière de répondre rapidement et sèchement. L'envie de communiquer de son détenu n'est clairement plus présente comparé à tout à l'heure.
- Qu'est-ce t'as ? T'avais plus d'entrain dans la voiture…
- Y a que je suis enfermé… et je déteste être enfermé…
- Je vois… T'as qu'à penser à un truc positif…
Naruto reporte ses yeux sur son agent, plongeant dans ses homologues d'un noir profond.
- Si t'es venu dans cette pièce pour me faire chier avec tes bons conseils, alors tu peux te barrer…
Un rictus s'installe à la commissure des lèvres de Sasuke. C'est bien la première fois que Naruto lui parle ainsi, et cela révèle une autre facette de sa personnalité : l'agacement. Le fait d'être enfermé comme il l'est, cela semble vraiment l'agacer. Il sait qu'il n'est pas encore énervé, oui il le sait très bien, mais peut-être peut-il s'arranger pour qu'il le soit ? Il a envie de jouer un peu, maintenant que son détenu est irrité et qu'il est impossible pour lui de bouger, il ne va pas être très compliqué de l'énervé. Et puis, il veut prendre sa revanche. Naruto s'est amusé avec lui et ses nerfs pendant deux jours, pourquoi ne pourrait-il en faire de même ?
Naruto de son côté capte le rictus de son agent et la tension en lui monte soudain d'un cran, car il comprend que quelque chose se trame dans l'esprit de l'agent. Et comme pour confirmer son intuition, il voit le brun se lever, contourner la table, et arriver dans son dos.
Sasuke pose ses deux mains sur les épaules musclées du détenu et se penche en avant pour mettre sa bouche à hauteur d'oreille. Il laisse une de ses mains glisser de l'épaule vers le pectoral dans une caresse suggestive et chuchote :
- Le petit chaton sort les griffes quand il est en cage ?
- Qu'est-ce tu fou ? – Siffle Naruto entre ses dents, la chair de poule le prenant dans la nuque.
- Je veux m'amuser un peu avec toi, comme tu t'es amusé avec moi…
- Il y a des caméras au cas où tu aurais oublié…
- Et alors ? T'aimes pas quand il y a du public ?
Naruto dégluti et se redresse tant bien que mal sur sa chaise. La main de Sasuke n'a pas stoppé sa lente descente et se trouve maintenant à hauteur de ceinture.
- Déconne pas Sasuke…
- Je pense vraiment que t'aime pas quand il y a du public… Chez Jûgo t'as attendu qu'il s'en aille pour me sauter dessus.
Le détenu contracte la mâchoire un bref instant en sentant la main de son agent au niveau de l'aine. Les souvenirs du matin se rappellent à lui mais il en fait abstraction et répond du tac au tac :
- Si tu peux encore marcher c'est que je ne t'ai pas sauté dessus…
C'est au tour du brun d'avoir un léger frisson qui lui parcourt l'échine. Il ne se l'explique pas mais le sous-entendu lui a fait quelque chose et il pouffe de rire. Il préfère se redresser et abandonner son petit jeu pour revenir s'assoir devant son détenu. Il demande tout de même, le sourire toujours aux lèvres :
- Est-ce une promesse ?
Naruto se rapproche de la table pour y poser ses avant-bras et ainsi se pencher vers son agent, puis lui répond :
- J'espère que tu cours vite, parce que si je m'en sors à la fin de ce procès… je te laisserais aller nulle part d'autre que dans mon lit.
Sasuke reste de marbre mais ris intérieurement. C'est grossier, et les sous-entendus ne sont qu'à peine voilés, exactement à l'image de son détenu, mais, étrangement, il aime bien ça.
La proposition du blond et une perche tendue pour lui et il ne perd pas de vu son objectif premier, Naruto a retrouvé l'envie de parler et il décide d'en tirer avantage.
- Je sais que ce soir-là, dans la maison abandonné qu'on a squatté, il y a des choses que tu ne m'as pas dites, alors, faisons un marcher. Expliques moi toute cette affaire et si possible les preuves que tu as, et –
- Et quoi ? Tu t'offres à moi ? – Le coupe Naruto sur le ton de l'ironie, pas aveugle au chantage qu'il va subir.
- Hm. – Fait Sasuke en haussant les épaules. – Si c'est moi que tu veux, je t'attendrais de moi-même dans le lit de ton choix… ?
Les yeux du détenu brillent soudainement, il semble peser le pour et le contre de ce marcher, mais Sasuke sait que le blond ne va pas refuser.
- Marcher conclu. – Fait Naruto, un sourire carnassier aux lèvres.
Satisfait, Sasuke laisse lui aussi un léger sourire prendre place sur son visage, et tous deux se remettent dans le fond de leur chaise.
Naruto ne lui laisse le temps de rien et embraye sur ses explications.
- Comme tu l'as compris, je boss pour l'organisation « La Racine ». Et comme tu l'as compris aussi, cette organisation commet des crimes, essentiellement des meurtres, aux noms du gouvernement. Il n'y a pratiquement que des militaires qui constituent l'organisation, ce qui fait qu'elle arrive très facilement à se faire passer pour un corps de l'armée… Les preuves que j'ai réussi à rassembler concernent principalement le mode opératoire de l'organisation, la méthode de financement, mais surtout, celui qui en est à l'origine.
Sasuke fronce les sourcils, concentré sur ce qu'il entend.
- Le nom de celui qui a monté cette organisation est Danzô, Danzô Shimura. Toute l'activité de l'organisation est régie par des ordres de missions, que lui-même rédige.
Sasuke passe outre le fait que Naruto lui a caché énormément de chose, voire lui a menti en lui disant ne rien savoir, et lui pose sa question :
- Comme celui que tu as reçu pour assassiner le secrétaire d'état à la défense ?
- Exactement... Pour ce qui est du reste, c'est vrai que j'ai pas été très transparent avec toi… En réalité, parmi les preuves que j'ai réussi à récolter, il y a le mode de financement de l'organisation. Le secrétaire d'état à la défense piochait lui-même dans les caisses. C'était transparent sur les rapports financiers annuels car il imputait ça avec la gestion de l'armée au global. Mais en regardant les rapports de financement de chaque corps d'armée séparément et en les sommant, on se rend compte qu'il y a une différence astronomique. Et cette différence correspond à peu près à la somme qu'il faut pour faire tourner une organisation comme celle de la Racine. Et puis, avec un peu chance et au vue de la somme que ça représente, il y a moyen que Danzô en prenne pour ses dépenses perso…
- Où est-ce que t'as eu toutes ces preuves ?
Naruto souri :
- Directement à la source… Je ne comprenais pas pourquoi on me faisait tuer le secrétaire d'état, c'était un trop gros coup. On me soutenait que c'était parce qu'il préparait un coup d'état lors de la prochaine allocution du président et que si je voulais défendre mon pays il fallait que j'accepte cette mission, mais même si c'était le cas, même si le secrétaire d'état était une menace, ce n'était pas une manière normal de procéder. Mais j'ai tout de même obéis... Après ça je me suis senti observer toute la nuit, alors je me suis dépêché de retourner au QG de l'organisation et j'ai fait mes affaires rapidement. Avant de partir, je suis passé par les bureaux des chefs et je me suis faufilé dans celui de Danzô. J'ai commencé à fouiller un peu partout, bureau, armoire, ordinateur… c'est comme ça que j'ai pu recueillir toutes ces preuves… Il faut dire qu'il n'est pas très malin le Shimura, pour laisser des preuves en évidence…
- Ok… mais je ne comprends pas quelque chose. Si le secrétaire d'état était le financeur de l'organisation, pourquoi ordonner son assassinat ?
- Il voulait arrêter le financement mais Danzô n'était pas d'accord…
- Pourquoi voulait-il le stopper ?
- Je ne sais pas, j'ai rien trouvé sur ce point-là, ni aucun autre point d'ailleurs. Tout ce que je sais, c'est ce que je viens de te raconter.
- Ok. – Répond Sasuke l'air songeur.
Cependant le silence est de courte durée car la sonnerie de téléphone du brun retenti, les prenants tous les deux par surprise. Sasuke s'empare de son portable rapidement pour décrocher et une voix criarde se fait entendre.
« - Heureusement que tu devais m'appeler !
- Tu m'as dit de t'appeler dès que je pouvais, et jusqu'à maintenant je pouvais pas…
- Hm… Bon c'est pas très grave, ça m'a permis de recueillir plus d'info en attendant. Eh, dis-moi que t'es pas à l'adresse que j'ai indiquée sur le plan ?!
- Je-non. Je suis au tribunal avec Naruto. – Répond Sasuke en jetant un œil au blond. – Pourquoi ?
- Ouf merci mon Dieu… Attends, au tribunal avec Naruto ? Depuis quand tu l'appelles Naruto !?
- … fais pas chier tu veux. Pourquoi toi tu viens de remercier ton Dieu ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Ah oui, tu sais que j'ai toujours un œil un peu partout ?
- Hm…
- Là, ce sont les caméras non loin de l'entrepôt mentionné à l'adresse où tu devais te rendre, qui m'ont données quelque chose…
- Et c'est quoi ?
- Un incendie. L'entrepôt tout entier a été incendié, et il n'y a qu'une seule raison pour que ce soit le cas.
- Il y avait des preuves. – Répond Sasuke.
Naruto écoute l'échange sans vraiment tout comprendre, seul ses sourcils sont froncés et il ne lâche pas des yeux son agent qui ne lui prête pas vraiment attention.
- Bingo. – Fait Suigetsu. – Mais la question que je me pose c'est pourquoi ils ont eux-mêmes brûlé l'entrepôt ? Est-ce que par hasard ils savaient que vous alliez vous y pointer ?
Sasuke réfléchit un instant. Instinctivement, son regard se pose sur son détenu, et il le fixe sans vraiment le voir. Concentré sur la question de son ami, il se demande par quel moyen leurs ennemis auraient pu prévoir leur venu sur le lieu de l'entrepôt. Finalement, une hypothèse fait son bonhomme de chemin dans son esprit et il répond :
- Le téléphone portable. Il y avait un téléphone portable qu'on a récupéré dans la voiture avant de s'enfuir, quand Naruto a failli se faire kidnappé hier soir. C'est comme ça qu'on a eu l'adresse.
En entendant ce que Sasuke explique, les sourcils de Naruto se fronce encore plus si possible et il dit :
- A qui et de quoi tu parles ?
Sasuke profite du court silence de Suigetsu à l'autre bout du fil pour répondre à son détenu :
- Suigetsu, un ami…
Naruto roule des yeux, la réponse ne l'aidant en rien à comprendre sujet exact de la conversation.
Sasuke patiente encore un instant puis la voix de Suigetsu retenti de nouveau :
- Je crois que je tiens quelque chose Sas'… J'allais t'en parler après mais ça rejoint cette histoire de téléphone. Je vais essayer de faire court. J'ai découvert qu'il y a une taupe au sein de la police, c'est elle qui donne toutes les informations sur le trajet de Naruto pour tous ses transferts. Cette taupe était présente sur les lieux que vous avez abandonnés après votre attaque nocturne d'hier. Elle doit faire partie des équipes qui inspectent les scènes de crime liées à l'affaire de ton détenu, ou quelque chose comme ça. Bref. La taupe a dû relever l'absence du téléphone dans la voiture et a alerté les hommes qui ont incendiés l'entrepôt.
- Ça se tient…
- Là où le sujet devient un peu plus sensible c'est… la personne qui y a mis le feu… J'ai réussi à extraire une image vidéo et à avoir une correspondance. Il s'agit d'un certain Danzô Shimura, ancien chef d'état-major de l'armée de terre.
L'agent reporte de nouveau son regard sur son détenu à l'entente du nom.
- Ça coïncide avec les preuves qu'on a… Et t'as pu avoir quelque chose sur la taupe ?
- Non, malheureusement… mais ça doit être quelqu'un qui tourne pas mal autour de l'affaire de Naruto, et qui doit être proche de Danzô.
- Oui je vois, ok ça marche je te remercie.
- Si tu veux les preuves que j'ai trouvées il faut que tu viennes les chercher, j'ai personne de dispo au bureau pour te les rapporter…
- hn… ok je vais m'arranger, merci.
- Pas de souci à plus.
- A plus Sui'. »
Sasuke raccroche et lève enfin les yeux vers son détenu, qui est apparemment en train de le dévisager.
- Quoi ?
- C'est une manie les surnoms dans ton cercle d'amis ?
Le brun laisse un sourire flotter sur son visage avant de répondre :
- Quoi, t'es jaloux ? Tu veux que je te donne un petit nom à toi aussi ?
- Raaaa fais pas chier tu vois très bien ce que je veux dire… – Râle le détenu en détournant le regard.
- Non, je vois pas du tout, tu peux mieux t'exprimer stp… Naru'…
Il faut croire que la pique a fait son effet. Les joues du blond se colorent de rose à l'entente du surnom et Sasuke pouffe de rire en voyant le malaise/timidité qui prend soudainement son détenu.
Mais ni l'un ni l'autre n'a le temps de renchérir, car la porte s'ouvre brusquement.
À suivre...
