Bonjour(soir) à vous ! Voici la suite.

Réponses reviews anonyme:

Audrey: L'agent d'infiltration est une bonne idée, mais je voulais pas que mon scénario parte dans tous les sens. S'il y avait eu une attaque envers Naruto dans le tribunal plus l'explosion de la voiture de Sasuke, ça aurait fait trop je trouve. Je reste dans quelque chose de simple ^^ . Quand tu dis "C'était Kakashi?" tu parles du vigile qui a retenu Naruto ? Si oui, alors je préfère ne pas répondre à ta question héhé, tu auras la réponse dans pas longtemps ! Et en ce qui concerne le groupe de militaire, c'est juste quelque chose de normal. Il ne faut pas oublier que c'est le secrétaire d'état à la défense que Naruto a tuer, ce qui veut donc dire l'homme juste en dessous du président dans la hiérarchie du gouvernement américain. Merci de continuer à suivre en tout cas et bonne lecture ! :D

Narumi: Hey ! J'espère que ta semaine de frustration de l'enfer est passé vite x) voici la suite, bonne lecture et merci de continuer à suivre ! ;)


Chapitre 19 - Un goût d'irréel


Lorsque Sasuke ouvre les yeux, il a l'impression que rien n'est à sa place. Sa tête tourne à chaque mouvement de pupille et il ne reconnait en rien l'endroit où il se trouve. La lumière du jour provenant de l'extérieur frappe directement sur les draps blancs de son lit ainsi que sur les murs de la même couleur, lui faisant mal aux yeux.

C'est comme ça qu'il prend conscience de l'endroit où il est.

Après un temps à s'adapter à la luminosité, il commence à regarder un peu ce qu'il l'entoure et remarque finalement qu'il porte un masque pour l'aider à respirer. Il tente de l'enlever en portant sa main à son visage mais son corps est lourd et ne semble pas vouloir lui répondre, du moins, son bras gauche ne semble pas vouloir lui répondre, car lorsqu'il tente de faire le même mouvement avec son bras droit, il parvient à atteindre son visage et à ôter le masque qui le gêne.

Il inspire, l'air ambiant de la pièce médicamenteuse et peu agréable le fait tousser un peu mais ça ne dure pas. Puis, intrigué par le fait que son bras gauche ne veuille pas bouger alors qu'il est sûr de faire le mouvement qui convient, il porte ses yeux sur ce dernier et soulève la couverture qui le recouvre.

Les battements de son cœur s'emballent et la machine qui est reliée à lui pour indiquer son rythme cardiaque s'emballe elle aussi, faisant raisonner le bip strident dans la chambre.

Il essaie de se calmer, de contrôler sa respiration, mais avec ce qu'il voit il a beaucoup de mal à trouver une explication rationnelle.

C'est finalement la porte de sa chambre qui s'ouvre à la volé qui le fait sortir de sa panique. Il échange un regard avec le nouveau venu et ce dernier se précipite à son chevet.

- Hey, Sas' ! Tout va bien, t'es à l'hôpital. Il n'y a rien à craindre.

Sasuke regarde son interlocuteur, intrigué, se demandant ce qu'il fait ici. Son pouls revient peu à peu à la normal et il cherche à dire quelque chose mais rien ne sort de sa gorge, aucun son. Le nouveau venu qui n'est nul autre que Jûgo, tend son bras vers la table de chevet pour remplir un verre d'eau avec la carafe mise à disposition, puis s'assoit près de lui. Il l'aide à se redresser et reprend le verre en main pour l'aider à en boire le contenu. L'eau avalé, il repose le verre sur la table tout en gardant un œil sur le brun qui s'adosse à nouveau sur son oreiller.

- Merci… – Réussi finalement à prononcer Sasuke.

- Comment tu te sens ? Il va falloir que j'aille prévenir une infirmière que tu t'es réveillé.

Sasuke garde le silence un long moment et Jugô pense savoir pourquoi car son ami n'a pas lâché des yeux son bras gauche, ainsi que qu'une partie de son torse mise à découvert.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? – Demande finalement l'agent d'une voix enrouée.

Le rouquin se passe une main dans les cheveux avant de répondre :

- Je… De ce que j'ai compris il y a eu une explosion… Ta voiture était piégé et… – Jûgo prend un temps pour trouver ses mots, puis poursuit en se frottant le front. – J'étais… J'étais ici pour voir comment allait Jiraya après ce qu'il s'est passé ce jour-là au club, je passais par les urgences car c'est plus près de là où il était, bref… et tu es arrivé à ce moment-là… sur un brancard poussé par un ambulancier…

Sasuke ferme les yeux, expire et demande en fronçant les sourcils :

- Pourquoi « Ce jour-là » ? Quel jour on est ?

La réponse de son ami ne vient pas. Il pose son regard sur lui, insistant :

- Jûgo ?!

- Je vais chercher l'infirmière. – Répond le rouquin en fuyant son regard. – Il faut qu'on s'assure que tu ailles bien.

Jûgo n'attend pas que Sasuke lui réponde et se dirige vers la porte pour quitter la chambre.

Sasuke sert la mâchoire, énervé et complétement perdu. Il est en colère contre lui-même, en colère contre toute cette histoire, en colère contre Naruto.

Naruto !

Son cœur loupe un battement et il se souvient de ce qu'il s'est passé avant l'explosion qu'il a subit. Il devait aller chercher les preuves auprès de Suigetsu pour aider Naruto lors de son procès, mais au moment de monter dans la voiture, celle-ci lui a explosé au visage.

Son regard se pose de nouveau sur son bras gauche entièrement recouvert de bandage, de l'épaule à la paume de sa main, et aussi sur son torse et son abdomen qui laissent apparaitre des blessures en court de cicatrisation. Mais il n'a pas le temps de s'attarder dessus car la porte s'ouvre de nouveau, laissant passer une infirmière et Jûgo à sa suite.

Il regarde la jeune femme avancer vers lui, son un chariot à suite rempli de toute sorte de chose médicale. Elle le laisse le long du mur qui fait face au lit avant de s'adresser au brun.

- Comment allez-vous Monsieur Uchiha ? Vous avez fait un long somme.

- … déboussolé… – Répond l'agent après un petit temps à comprendre le sous-entendu de l'infirmière.

Cette dernière s'approche des moniteurs qui sont reliés à lui et les inspecte. Elle tapote sur le petit tuyau qui semble lui transmettre une quelconque chose par intraveineuse, puis lui répond :

- Déboussolé ?... Vos constantes semblent correctes en tout cas. Vous souvenez vous de ce qui vous est arrivé ?

- Une explosion.

- En effet… Je vais vérifier vos réflexes oculaires puis on regardera votre bandage et vos pansements.

Sasuke laisse faire l'infirmière, il n'a pas d'autre choix de toute manière.

La lumière du stylo de l'infirmière se ponte rapidement devant ses pupilles qui réagissent aussitôt. Tout en faisant son auscultation, la jeune infirmière reprend :

- Vous n'avez pas de douleurs en particulier ? Maux de tête ou autre ?

- Non… je me sens juste lourd et… je n'arrive pas à bouger mon bras.

- Celui-ci ? – Demande l'infirmière en pointant le bras bandé après avoir éteint son stylo lumineux.

- Oui.

- C'est normal, il est encore sous une légère anesthésie et vous êtes également sous antidouleurs. L'explosion a fait de nombreux dégâts sur tout votre corps, votre bras étant l'endroit le plus touché, le chirurgien a travaillé dur pour le remettre en état. Votre peau se régénère petit à petit alors il vous faut bouger le moins possible. Je vais d'ailleurs changer les bandages vu leur état, alors, si vous êtes un peu sensible, je vous conseille de ne pas regarder.

Tout ce que vient de dire l'infirmière n'est qu'un incompréhensible mélimélo de mots pour Sasuke. Il peine à prendre conscience de l'état dans lequel il se trouve et la seule réalité à laquelle il peut se rattacher c'est Jûgo, alors il lance un regard dans sa direction et le voit qui attend sagement dans un coin de la pièce sans se faire remarquer. Ce dernier capte son regard et dans un mouvement anxieux il porte son pouce à sa bouche pour jouer de ses dents sur l'ongle. Sasuke connait bien se regard, son ami n'est pas très à l'aise dans les hôpitaux ou même dans ce genre de situation, d'ailleurs le rouquin dévie ses yeux qui ne peuvent soutenir son échange.

Jûgo affiche une mine d'appréhension en voyant les bandages être enlevés très lentement par l'infirmière. Cette dernière porte un masque et des gants, de sorte à ne pas contaminer la zone de soin, et elle est très soigneuse et concentré sur ce qu'elle fait. Le dernier bandage qu'elle retire pour ensuite le poser dans la coupelle qui lui sert de poubelle, fait apparaître les chaires à vif du bras de Sasuke.

C'en est trop pour Jûgo qui n'en voit pourtant presque rien de là où il est, et il détourne son attention vers la télévision accroché à l'angle du mur.

Pour Sasuke c'est un saut dans le vide lorsqu'il se rend compte de l'état réel de son bras. Une espèce de boule prend forme au milieu de sa cage thoracique et la nausée s'en suit, montant en lui. Il ferme les yeux, inspire profondément et expire, comme si ce simple fait pouvait lui libérer la poitrine de ce poids.

- Est-ce que ça va aller ? – Demande l'infirmière, alors qu'elle attrape un flacon et une boite remplie de boules de cotons.

- Physiquement ou psychologiquement ? – Demande Sasuke en fixant ses pieds recouverts par les draps, n'osant pas porter ses yeux en direction de l'infirmière.

La jeune femme, assise sur un tabouret, pivote pour prendre sur son chariot ce qui ressemble à une longue pince, puis refait face au lit de Sasuke et à l'aide de cette pince elle attrape une boule de coton qu'elle vient imbiber du produit présent de le flacon. Tout en appliquant la solution sur les brûlures du bras de Sasuke elle répond :

- Je voulais dire physiquement… Psychologiquement, si jamais vous avez besoin, je peux demander au chirurgien qui vous a soigné de vous faire une ordonnance adressé à un confrère psychologue, qui traite les cas de grands brûlés.

Jûgo n'a pas grand intérêt pour la télévision, il la regarde sans vraiment la regarder et a toute son attention portée sur l'échange entre l'agent et l'infirmière. Il entend son ami répondre :

- C'est gentil, mais je pense que ce ne sera pas nécessaire… Et, physiquement, les médicaments ont l'air de faire leur travail…

- Tant mieux. Les médecins ont préférés vous laissez sous anesthésie vu l'ampleur de vos blessures, car vous auriez trop souffert si on vous avait gardé éveillé. Votre rétablissement s'opère plutôt bien, donc les doses de médicament ainsi que l'anesthésie ont été diminué hier soir, c'est pour ça que vous vous réveillez maintenant. C'est très positif.

Sasuke ne sait pas quoi dire, toutes ses informations font beaucoup, et lui qui commençait à se demander s'il était ici depuis longtemps, les propos de l'infirmière lui donne finalement une petite idée.

Il jette un œil en direction de l'infirmière et l'a voit très concentré sur ce qu'elle fait, alors il garde le silence et la laisse le panser.

Il a envie de dormir et il sent ses yeux qui commencent à se fermer, certainement l'effet des médicaments qui opère encore, mais il trouve le courage de diriger une dernière fois ses yeux vers lûgo, qui est juste en dessous de la télévision. Cette dernière est allumée et il ne s'en était même pas rendu compte. Ses yeux fixent un moment les images qui défilent sans en laisser filtrer le son, puis un élément qui apparait lui fait comprend quelque chose.

Ce qu'il voit lui fait le même effet qu'une piqure d'adrénaline. Ses yeux s'ouvrent en grand et Jûgo suit son regard pour à son tour fixer l'écran télé.

- Monte le son. – Prononce Sasuke à l'attention de son ami.

Le rouquin s'exécute en attrapant la télécommande, et la voix féminine de la journal télévisé du midi se fait entendre.

« …ujet qui est sur toutes les lèvres depuis plus d'une semaine. En effet, le procès d'Uzumaki Naruto, ancien militaire jugé pour l'assassinat du secrétaire d'état à la défense, a rendu son verdict ce matin. Rappelons-le, le procès qui durait depuis un peu plus d'une semaine maintenant était dû notamment à l'ajout de nouveaux éléments apportés en faveur du jeune militaire. Les révélations spectaculaires ont été faites durant sa défense, et elles semblaient rencontrer un véritable mur, mais les preuves mises en évidence pour appuyer sa défense lui ont apporté gain de cause. Je vous laisse en compagnie de notre reporter qui se tient en ce moment même devant le Cours Internationale de Justice pour de plus amples explications… »

Sasuke n'écoute plus. Les images défilent mais il n'écoute plus. Les informations se bousculent dans sa tête mais ce sur quoi il reste bloqué est la date. Une semaine s'est écoulé depuis qu'il a subi cette explosion. Une semaine à être dans cet hôpital sans avoir pu tenir sa promesse auprès de Naruto, sans avoir pu lui apporter son aide comme il le lui avait promis. A tout à l'heure lui avait-il dit en le laissant dans la salle d'interrogatoire, quel blague.

Le bruit des instruments de l'infirmière raisonne lorsqu'elle les pose sur le plateau du chariot et la voix de Jûgo s'élève en même temps :

- Sasuke je… – Mais il s'arrête dans sa phrase lorsque la porte de la chambre s'ouvre, laissant passer une tête blonde aux traits inquiets sur le visage.


À suivre...


Hello !
Bon, petite explication. J'ai fait exprès de faire un saut dans le temps d'une semaine pour ce chapitre car je n'avais pas envie de rédiger un nouveau chapitre sur le procès de Naruto. Je trouvais que ça faisait trop copier coller de ma fic Course Poursuite, qui en contient déjà un dans ce genre. x)
Bref. J'espère que vous avez tout de même apprécié ce chapitre ! :D

Bise et à très vite pour la suite !