Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne sont pas à moi, ils appartiennentà leurs créateurs et exploitants japonais ou autres dont je ne fais pas légalement partie. Que celui ou celle qui ne les a jamais utilisés me lance la première review de protestation à ce sujet.

Genre : Je crois qu'il va y avoir du angst. Pour le reste je ne sais pas.

Personnages : 1,2,3,4,5 et d'autres encore.

Commentaire : cette fic est faite de chapitres volontairement courts. J'espère que vous apprécierez.

Avertissement : Des scènes de torture et leurs séquelles sont mentionnées.

Bon courage aux courageux qui persistent.

Hahn tah Yhel


La part des ombres

Chapitre 47) Wufei, le chat et la vieille dame

AC 200

Alors qu'il était sur le point de se rendre à son poste non loin du centre de rééducation, Wufei fut stoppé net par la sonnerie de son téléphone. Lorsqu'il y jeta un coup d'œil il identifia immédiatement le numéro d'une vieille dame d'origine chinoise à qui il avait eu à faire à plusieurs reprises depuis qu'il avait entrepris de se renseigner sur le personnel du centre en question. Bien que n'étant en rien en lien avec le centre, la femme en question habitait à côté du domicile de l'un des employés, celui dont Duo lui avait brièvement parlé lors de l'une de leurs réunions, un aide soignant qui n'était visiblement pas plus agréable envers ses voisins qu'avec les patients dont il avait la charge.

La vieille dame avait souligné avec une visible indignation combien l'homme en question se montrait odieux lorsque son chat avait le malheur de mettre une patte dans son jardin.

Wufei avait appris que l'individu en question se plaignait souvent et avait même tenté de déposer plainte pour violation de domicile, plainte qui avait été refusée mais dont les archives des preventers gardait une trace.

- Madame Zhang, que me vaut le plaisir de votre appel ? Dit Wufei après avoir décroché.

- C'est à propos de mon voisin, quelque chose ne va pas du tout. Répondit la femme d'un ton soucieux.

Wufei réprima un soupir et se prépara à entendre une fois encore le récit des agissements déplaisants de l'individu mentionné.

- Je vous écoute, qu'a t'il fait cette fois ?

- J'ai l'impression que ce n'est pas lui. Murmura la femme âgée. Qu'il a été remplacé par un sosie. Ce matin je l'ai vu caresser mon chat. Jamais encore il n'avait ainsi agi. J'ai trouvé cela suspect et vu que vous semblez enquêter à son sujet, j'ai pensé que je devais vous en parler.

L'intérêt de Wufei fut aussitôt en alerte. De fait, ce comportement pouvait sembler suspect, cet individu n'aimait visiblement pas les chats, qu'il se mette à en caresser un était effectivement pour le moins troublant.

Cela l'était d'autant plus que l'aide soignant était celui qui prenait soin d'Heero Yuy, si ce qu'il venait d'apprendre était vrai, alors il se devait d'aller interpeller l'individu ayant pris sa place avant qu'il n'ait le loisir de s'approcher de sa probable cible.

- Je vous remercie pour votre appel madame Zhang. Restez bien chez vous, ne sortez pas et ne laissez pas votre chat sortir non plus jusqu'à ce que je vous contacte.

- Merci de votre réactivité jeune homme. Dit doucement la vieille femme avant de raccrocher.

Wufei ne perdit plus une seconde et se mit en route.

Atteindre le domicile de l'aide soignant ne lui prit pas longtemps.

Lorsqu'il sonna à la porte l'homme soupçonné d'être un imposteur vint ouvrir et le considéra avec une visible surprise.

- Est-ce qu'il y a un soucis ? Questionna t'il avec une pointe d'inquiétude.

Wufei dut admettre qu'il était de fait le parfait sosie de l'aide soignant, sans l'appel de sa voisine il aurait pu se rendre sans problème au centre et y faire ce qu'il avait à faire, quoi que ce soit.

L'homme ne semblait pas armé, mais Wufei n'entendait pas prendre de risques et avait amené avec lui des renforts qui, pendant qu'il distrayait le suspect, s'introduisirent dans le domicile par l'accès arrière.

Lorsque l'imposteur réalisa que des gens étaient entrés dans la maison il était déjà trop tard, les preventers l'encerclaient déjà.
Wufei qui s'attendait à le voir résister et se battre fut surpris de le voir docilement lever les mains et se rendre.

Après qu'on lui ait passé les menottes, même s'il ne semblait pas représenter un danger immédiat, la procédure voulait qu'il soit ainsi entravé, il tourna la tête vers Wufei.

- Puis-je savoir ce qui m'a trahi ?

Wufei hésita à répondre, même si l'homme était entre leurs mains, il pouvait avoir des complices, il ne tenait pas à mettre madame Zhang en danger en se montrant trop bavard.

- Nous avons reçu un appel anonyme faisant état d'un comportement anormal de votre part. Dit il finalement.

L'imposteur soupira.

- Je parie que c'est à cause du chat... sa propriétaire était visiblement angoissée de le savoir avec moi... je n'aurais pas du le caresser, n'est ce pas ?

- En effet. Répondit sobrement Wufei. En le faisant vous avez rendu vos voisins soupçonneux. Les gens d'un même quartier se connaissent bien, ils parlent entre eux, vos agissements inhabituels ont vite fait le tour.

Il savait que ses propos ne permettraient pas d'identifier formellement l'auteur de la dénonciation, et quand bien même l'homme arrêté avait des complices, ces derniers ne risquaient pas de s'en prendre au voisinage ainsi. Ils n'allaient pas se donner la peine d'éradiquer les habitants de tout un quartier pour l'arrestation d'une seule personne. Cela présentait bien trop de risques pour peu d'avantages.

Soulagé d'avoir écarté une menace, sans aucun dommage, il se sentait bien mieux disposé, même envers l'individu qui venait d'être arrêté. Par dessus tout, il était surpris et intrigué par le calme de ce dernier.

Ce n'était pas la première personne suspecte qu'il ait eu à arrêter, mais c'était la première qui prenne si bien la chose. D'ordinaire ceux qui étaient arrêtés protestaient de leur innocence ou se répandaient en insultes. Le comportement de l'homme était pour le moins singulier et lui donnait envie d'en apprendre plus à son sujet.

Décidé à satisfaire sa curiosité, il donna l'ordre à ses hommes de conduire leur prisonnier dans leurs locaux où il viendrait l'interroger ultérieurement.

Il préférait attendre le lendemain pour cela, laisser passer du temps jouerait en sa faveur et mettrait le suspect dans les conditions idéales pour un interrogatoire bien mené.

Le reste de la journée se passa sans que rien d'anormal vienne troubler la routine qu'était devenue la surveillance du centre de rééducation. Wufei était si convaincu que pour l'heure il n'y avait plus de menace à redouter avant que ne débute le procès, qu'il décida de s'autoriser une petite entorse au règlement en laissant Sally l'accompagner lors de sa ronde de l'aube. Puisque tout danger était écarté, ce ne serait qu'une agréable promenade avant que se lève le soleil, ils pourraient même profiter de l'aube pour la première fois depuis longtemps.

Il rentra chez lui plus tôt que d'habitude et fut accueilli, comme chaque jour par celle qui était désormais sa compagne, même s'ils n'avaient pas encore officialisé leur relation. Pas qu'ils ne souhaitaient pas le faire, mais parce que l'absence d'Heero les en avait empêché. Même si alors ils pensaient que sa disparition était volontaire, pour Wufei comme pour Sally, se marier sans qu'il en soit informé était hors de question.

Maintenant qu'il était revenu, lorsqu'il irait mieux, vraiment mieux, ils pourraient reconsidérer la chose.

Sally interrogea Wufei du regard, un peu surprise qu'il soit rentré alors que l'après midi n'était pas terminé, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Il ne lui parlait jamais de ses missions, elle ne le questionnait pas, respectant sa volonté, mais elle n'en était pas moins inquiète pour lui et soulagée de le voir revenir, même si parfois il était blessé.

Ce jour là, tel n'était pas le cas, alors pourquoi ce retour prématuré ?

- Tout s'est bien passé, la rassura immédiatement Wufei, conscient de sa surprise, je vais bien, j'avais juste envie de passer du temps avec toi. Je peux me le permettre aujourd'hui. Si tu le veux bien, je t'emmènerai avec moi lors de ma prochaine surveillance, il ne devrait pas y avoir de problèmes, nous avons éliminé une menace aujourd'hui. Je doute que nous soyons directement confronté à une autre, pas aussi vite.

Sally approuva en silence, intriguée par cette demande inhabituelle. Elle ne posa pourtant aucune question, s'il voulait lui en dire plus, il le ferait de lui même. Pour le reste, elle verrait bien où il avait l'intention de la conduire.

À suivre