Hello !
Mon stage a commencé alors j'ai un peu moins de temps.
kama-chan59 : Coucou ! Oui, je sais... Il est séparé de lui, et malheureusement pour un moment. Yep, Aomine dans la place ! Merci beaucoup ^^
Bonne lecture !
Seijuro donna à Tetsuya une bourse pleine d'or pour payer les hommes de la guilde. Il lui laissa le soin de préparer les affaires et les chevaux pour le voyage. Seijuro se fabriqua avec des lanières de cuir de quoi accrocher le Grand Livre des Mondes à sa ceinture ainsi que la Vorpal Sword.
Son père semblait étonné de ne pas le voir auprès du roi ou à la bibliothèque.
-Que fais-tu, Seijuro ? Demandât-il de sa voix grave depuis l'entrée de la chambre de son fils.
-Je me prépare.
-A quoi ?
Seijuro se leva. Il portait déjà sa tenue de voyage. Ne restait que le livre, l'épée et sa cape.
-Je m'en vais.
-Pardon ?
-J'ai dit : je m'en vais. Je dois aller chercher un artefact pour...
-Il en est hors de question ! Seijuro, aurais-tu oublié ton rôle ?
-Certainement pas, répondit le fils avec colère. Mais ce rôle, je n'en ai jamais voulu ! Vous me l'avez imposé. Et même pire ! Vous n'êtes pas sans savoir ce que le roi me demande le soir. Vous trouvez pourtant cela normal. Et même souhaitable.
-Oui. Si tu veux que les Akashi remontent sur le trône, il faut en passer par là. Ce n'est pourtant pas compliqué !
Ces mots blésèrent Seijuro. Pendant un instant il crut voir des remords dans les yeux de son père.
-Vous... vous n'avez qu'à le faire ! J'aimerai vous y voir !
Seijuro sentait ses yeux soudain gorgés de larmes.
-Moi, je m'en fiche de régner un jour. Je m'en fiche que les Akashi remontent sur le trône.
-Comment peux-tu dire une chose pareille ?
-Et vous ? Comment pouvez-vous forcer votre propre fils à se... détruire jour après jour pour votre ambition ?
Seijuro prit une grande inspiration avant de laisser la colère l'emporter.
-Je sais que notre lignée est importante, dit-il avec plus de douceur. J'ai conscience que ce qui nous arrive est injuste. Mais je n'ai pas envie de me sacrifier pour cette cause. Je préfère vivre heureux. Le roi n'a pas d'héritier. Vous n'aurez qu'à atteindre qu'il crève pour prendre sa place. En attendant, j'ai un autre objectif.
-Je ne te laisserai pas partir, Seijuro !
Son fils ne l'écoutait plus. Il rassembla ses affaires et passa à côté de son père pour quitter sa chambre. Celui-ci saisit son manteau.
-Ne t'en va pas !
Serait-ce du désespoir ? De la tristesse ? Il n'y avait pas que de la colère dans les yeux de Masaomi. Seijuro marqua un instant d'hésitation.
-Je suis navré, père.
Délicatement, il prit la main de son père et desserra ses doigts un à un pour qu'il lâche son manteau.
-Au revoir.
Seijuro quitta les appartements des Akashi sans un dernier regard pour son père. Il se précipita vers la salle des reliques et s'empara de la Vorpal Sword. Cette longue épée, il savait la manier depuis des années. Malgré son poids apparent, dans les mains du garçon, elle était légère. Son tranchant été inégalable.
Après avoir prit l'épée, il alla chercher le livre. Dehors, la nuit tombait sur la ville. Seijuro mit sa capuche afin de ne pas être reconnu et rejoignit Tetsuya dans les écuries. Il attacha l'épée à la selle de Yukimaru et confia le livre à Tetsuya le temps qu'il aille voir le roi.
Les bougies de l'écurie éclairaient faiblement trois silhouettes.
-Voici les personnes que j'ai trouvé pour vous accompagner dans cette quête. Le plus grand, c'est Murasakibara Atsuchi, sûrement le meilleur tireur de la capitale.
Seijuro observa l'imposant homme. Il devait faire deux mètres de haut. Ses cheveux violets tombaient devant ses yeux. Le garçon se demandât comment il pouvait viser dans ces conditions. Son fusil pensait sur son épaule.
-Ensuite, Midorima Shintarô. C'est un archer exceptionnel.
Shintarô avait les bras croisés devant lui et un air peu aimable qui rappela à Seijuro son père. Il portait des lunettes qui dissimulaient des yeux verts aux cils fournis.
-Enfin, Kise Ryota. Il est guérisseur.
-C'est un bon choix d'équipe.
Kise Ryota salua joyeusement Seijuro. C'était un blondinet aux yeux noisettes. Il était peu vêtu. Un haut court et un pantalon bouffant blanc. Il portait également de nombreux bijoux et se baladait avec un sceptre.
Tetsuya acquiesça, satisfait.
-Maintenant, veuillez m'excuser mais j'ai une dernière affaire à régler.
Tetsuya regarda Seijuro s'éloigner avec la boule au ventre.
Le garçon remonta jusqu'à la chambre du roi et retira sa cape. Il toqua à la porte avec le code qu'utilisait Tetsuya pour annoncer son arrivée. Le roi ne tarda pas à ouvrir.
-Que me vaut le plaisir de cette visite, Seijuro ? Je ne t'ai pas beaucoup vu ces derniers jours.
-Veuillez m'en excuser, votre Majesté. J'ai été absent un certain temps et j'avais du travail à rattraper.
-Toujours aussi consciencieux... entre, je t'en prie.
Il se décala pour laisser le garçon passer. Seijuro senti immédiatement son ventre se serrer tandis que la porte se refermait dans son dos. Le roi s'approcha de lui et passa une main autour de sa hanche pour le guider vers lui. Il sentit le souffle du souverain dans ses cheveux.
-Je suis heureux que tu sois venu me voir. Je me disais justement qu'il était temps que je te refasse mien...
Seijuro se tourna vers le roi. C'était la première fois qu'il allait de lui-même dans ses bras. Il n'aimait pas ça du tout.
Le roi semblait surpris par la soudaine audace du garçon, lui qui s'était toujours montré si réticent. Le souverain n'allait surtout pas freiner les ardeurs de Seijuro, aussi inhabituelles soient-elles ! Il l'entraîna vers le lit et le poussa dessus avant de s'allonger sur lui.
Le roi le déshabilla tout en apposant des baisers sur sa peau laiteuse. Seijuro simula le plaisir. Il se sentait pétrifié. Avant que le roi ne lui retire son pantalon, le garçon saisit discrètement une dague qu'il avait caché dans sa poche et la glissa sous un oreiller. Les vêtements formèrent une pile sur le sol. Seijuro se décala pour poser sa tête sur les oreillers et laissa le souverain se mettre sur lui. Son poids l'écrasa et lui donna un haut le cœur.
Seijuro essaya de dissimuler son mal être. Il se concentra sur son objectif pour ne pas défaillir. Depuis que Nash l'avait touché, il était incapable de laisser d'autres mains se poser sur lui. Seijuro du se faire violence pour ne pas repousser le souverain. Celui-ci embrassait ses cuisses avec délectation tandis que ses doigts fouillaient en lui. Seijuro se sentait au bord des larmes. Il attendit que le roi remonte vers lui pour saisir ses épaules et le retourner afin de se mettre sur lui.
Le souverain écarquilla les yeux. Mais qui était donc ce garçon qui prenait tant d'initiatives ?
-Ces trois jours t'ont bien changé, très cher, remarqua le roi à voix haute.
Le roi agrippa fermement les fesses de Seijuro. Le garçon glapit. Il se pencha vers le roi et passa une main sous l'oreiller pour chercher la dague. Sa main fouilla, sans toucher le métal. Mais où était-elle ?
-Et bien, qu'attends-tu ? Demandât le roi. Tu ne me chevauche pas ? Je te sais pourtant bon cavalier...
Mais où était cette dague ? Seijuro sentit la sueur perler sur son front. Il n'arrivait pas à la retrouver. Le roi remonta sa main jusqu'à sa nuque et la saisit avant de pencher de force le visage du garçon vers le sien pour l'embrasser à pleine bouche.
Le baiser fut vite interrompu par une lame froide posée sur la gorge du roi. Il s'éloigna. Un filet de salive unit leurs lèvres encore un instant.
-Que...
Seijuro se redressa et toisa le roi.
-Retirez le sceau.
-Comment ?
-Retirez le sceau. Je ne me répéterai pas une seconde fois.
Le roi eu un rire sec.
-Tu penses qu'il te suffit de te pointer dans ma chambre et de me menacer avec une dague pour que je te retire ce sceau ? Tu es d'une naïveté effarante !
L'amusement passé, le visage du roi se fit plus sévère.
-Cesse donc ta comédie, Seijuro. Lâche cette dague et laisses-moi te baiser comme il se doit.
-Non. Je ne suis plus votre objet.
-Ah, tu crois ça ?
Seijuro sentit les mains du roi effleurer le bas de son dos. Il frissonna quand la première contourna ses hanches, caressa le bas de son ventre et vint saisir fermement son membre. L'autre, bien plus vicieuse, s'immisça dans son antre. Seijuro réprima un sanglot. Il voulait chasser les mains du roi mais il devait maintenir la dague contre sa gorge. Il appuya un peu plus pour faire faillir un fin filet de sang. Mais le roi ne se découragea pas pour si peu. Il continua sa torture.
-Tu vois, murmurât-il. Tes hanches ont envie de bouger. J'ai passé des années à t'habituer au plaisir. Je sais comment fonctionne ton corps. Il n'y a que moi qui peut t'offrir cela.
Seijuro serra les cuisses pour empêcher ses hanches de donner raison au roi. Sa respiration accélérait toute seule.
-Vous avez tord, finit-il par dire d'une voix vacillante.
-A quel sujet, je te prie ?
-J'ai couché avec un autre homme que vous, avoua enfin Seijuro. Un homme qui m'a montré ce que c'était que de faire l'amour.
-Comment as-tu osé faire une chose pareille ? Je suis le seul à pouvoir te toucher !
Le roi essaya de se dégager de la prise de Seijuro, de le renverser sur le lit pour le baiser et lui apprendre les bonnes manières. Mais aussi, surtout, pour réaffirmer son emprise sur lui. Le garçon appuya sur la dague qui s'enfonça un peu plus dans sa gorge. Le roi sentit plus de sang couler.
-Tu es incapable de me tuer.
Il n'avait pas tord. Mais pas pour les raisons qu'il imaginait. Si Seijuro se refusait à le tuer pour le moment, c'était parce qu'il savait que le sceau perdurerait après sa mort.
-Retirez vos mains de moi, ordonnât Seijuro.
-Certainement pas.
Le roi avait passé trois ans à parcourir le corps de Seijuro, à chercher comment générer toutes les nuances de ses gémissements, toutes les palettes de plaisir qui pouvaient apparaître sur ses joues. Même si cela ne plaisait pas à Seijuro, il était celui qui connaissait le mieux son corps et ses réactions. Il continua à remuer ses doigts en lui, cherchant à le frustrer, à le faire languir. Son autre main appliquait des mouvements réguliers sur son membre qui se gonflait petit à petit au plus grand désarroi de Seijuro.
Un gémissement échappa au garçon. Sa prise sur la lame faiblit. Le roi sourit. Il regarda les yeux mi-clos du garçon et ses joues qui rosissaient.
Il faut que ça cesse ! Pensât Seijuro. Il fallait qu'il reprenne le contrôle. La lame quitta la gorge du roi. Celui-ci cru, un instant, avoir gagné. Il sourit.
Il vit soudain le regard de Seijuro changer, devenir sauvage, animal. Le garçon leva le bras. Le roi hurla quand la dague se planta dans son épaule. Seijuro y mit toute sa force, toute sa haine, toute sa colère. La lame transperça entièrement l'épaule du roi mais Seijuro ne s'arrêta pas en si bon chemin. Il fit tourner la dague dans la plaie.
Il garda une main sur la dague tandis que l'autre alla serrer la gorge du roi. Celui-ci regardait le garçon avec effroi. Venait-il vraiment de le poignarder ? Il retira ses doigts de lui et chercha à le repousser.
-Retirez le sceau !
-Pour que tu me tue ensuite ? Tu me prends pour un sot ?
Seijuro redressa le dos et le toisa de sa hauteur.
-N'avez vous pas dit que j'étais incapable de vous tuer ? Auriez-vous désormais peur de moi ?
Intérieurement, le garçon se félicita d'avoir retrouvé la maîtrise de son corps. Les tremblements de retenue s'étaient mués en tremblements de haine. Il devait se retenir de ne pas égorger le roi. Seijuro retrouvait la même sensation que quand il devait massacrer une de ces créatures venant attaquer Shuto. S'il n'avait d'ailleurs jamais faillit face à elles, c'était bien parce que ces combats lui permettait de déverser toute sa colère. Or, de la colère, il en avait bien plus que ces monstres.
Seijuro retira la dague de la plaie, arrachant un nouveau hurlement au roi. Il profita que sa bouche soit grande ouverte pour y glisser la lame et transpercer sa joue. Le roi cria. Ses yeux gris étaient effrayés à mesure qu'il voyait la haine sauvage dans les yeux du garçon. Il se demanda si, finalement, il n'allait pas vraiment le tuer tout de suite.
Seijuro retira la lame et la planta dans l'autre joue, puis, il s'attaqua aux oreilles du roi. Il entailla toutes les zones à sa portée qui ne tuerai par sur le coup le souverain. Il n'arrivait pas à s'arrêter. La haine avait prit le pas sur sa raison. Seijuro remarqua avec effroi qu'il prenait plaisir à torturer le roi. Ses cris étaient une douce mélodie à ses oreilles.
Enfin, le roi céda. Son visage était maculé de sang et d'entailles laissées par la dague.
-D'accord ! Criât-il. Je vais retirer le sceau !
Seijuro mit quelques secondes à enregistrer l'information. Il sortit de la transe dans laquelle la haine l'avait plongé. Le roi passa ses mains dans le dos du garçon.
Soudain, le corps du garçon s'arc-bouta. Il sentit une vive douleur. Il fut prit d'un haut le cœur terrible et se pencha pour vomir du sang. La poitrine du roi s'en retrouva recouverte.
Seijuro comprit alors. Il ne venait pas de retirer le sceau mais de le libérer. Le poison s'était retrouvé d'un coup dans l'organisme du garçon. Le roi profita de la détresse de Seijuro pour le renverser sur le lit et se retrouver sur lui.
Son nez saignait, il crachait du sang. Ainsi, sur le dos, il risquait même de s'étouffer avec son propre sang. Le roi souriait.
-Je ne te laisserai pas partir, Seijuro. Tu es à moi. Tu es ma chose, mon objet, mon artefact.
Depuis toujours le roi jouait avec lui, le manipulant comme une poupée, comme un objet. Seijuro avait toujours trouvé cela insupportable. C'était lui qui devait normalement contrôler les objets.
Seijuro sentait ses forces l'abandonner. Il allait mourir. Il fit un dernier effort pour saisir sa dague et la planter dans la cage thoracique du roi.
Puis, il perdit connaissance.
Chapitre... fort en émotion, non ?
A la prochaine !
