Rappels :
Cette fanfiction est classée MA. C'est à dire contenu Mature Explicite.
Ce chapitre comporte une scène de sexe non consenti.
Je ne suis pas l'auteur d'Harry Potter.
Chapitre 1 : Jour 1
Harry ouvrit les yeux brusquement.
Mais il ne vit rien.
Rien que du noir. Un noir total. Absolu.
Il se redressa le cœur battant. Affolé.
Il se souvenait du parc. Du chien aboyant. Des chats se battant. De l'appel du père. Du mouvement de balancier. De la chouette. De…
De la présence derrière lui. De cette silhouette. Masculine ? Peut-être. Grande surtout. Impressionnante.
Ses mains se serrèrent sur les draps. Et dans sa panique il nota vaguement que ceux-ci étaient doux. Beaucoup plus que les draps rêches et la vieille couverture qu'il avait chez son oncle et sa tante.
Là ça sentait le propre, le frais… peut-être une odeur de jasmin ? Et surtout c'était doux, soyeux. De la soie ?
Un son le fit sursauter. Un frottement d'habit. Non loin de lui. Sur sa droite.
Il voulut sortir du lit mais s'emmêla dans le drap et faillit tomber au sol. Heureusement pour lui, le Quidditch lui avait permis d'avoir un bon équilibre et il se rattrapa.
Son cœur battait vite.
Trop vite.
Debout au milieu d'il ne savait où. Regardant vers là où il pensait être l'inconnu.
Nu.
Il hoqueta en s'en rendant compte de ce fait et sentit ses joues le chauffer alors qu'il attrapait le drap et se cachait derrière.
- Qui êtes-vous ?
- Bonjour Harry.
La voix lui était inconnue bien qu'elle sembla lui évoquer quelque chose. Le connaissait-il ? Car c'était un certainement un Il.
Sa voix lui disait quelque chose mais avec la magie on pouvait s'attendre à tout.
S'il était avec un sorcier…
L'était-il ?
Sûrement. Aucun moldu ne connaissait son prénom. Il n'était que le neveu bizarre de M. Dursley.
Le détraqué du 4 Privet Drive.
Le gamin un peu trop maigre et très étrange.
- Où suis-je ? Qui êtes-vous ?
- Je ne peux malheureusement répondre à aucune de ces questions.
- Qu… que voulez-vous ?
Harry serra le drap contre lui, fixant sans le voir l'homme face à lui.
Il se sentait en danger et il n'aimait pas ça.
Et sans sa vue, ni sa baguette il était incapable de se défendre. Vulnérable.
- Toi.
La réponse le fit sursauter. Lui ?
Il frissonna en pensant à Voldemort. Ou à ses mangemorts.
Il aurait reconnu la voix de son ennemi. Mais il ne connaissait pas tous ses mangemorts. Il ne connaissait pas tous les noms. Et surtout pas leurs voix.
Peut-être l'un d'eux voulait-il se vengeait du fiasco du ministère ?
Car il ne doutait pas que même si les aurors n'avaient finalement pas réussi à les capturer*, ceux-ci avaient dû être punis par leur maître.
L'un d'eux voulait alors se venger de lui...
Avant de le livrer à son maître.
Il trembla.
- Vous … vous êtes un mangemort ? Vous voulez me livrer à Voldemort ? Je ne me laisserais pas faire !
Un léger rire lui répondit et il se crispa.
- Et que feras-tu ? Aveugle et nu comme un ver ?
- Je …
- Viens t'asseoir sur le lit.
Il ne bougea pas. Evidemment. Il n'allait pas obéir à un inconnu ! Un mangemort !
- Je ne me répèterais pas Harry. Viens t'asseoir sur le lit.
- Allez-vous faire foutre !
Le sortilège de mutisme le frappa. Sans qu'il n'entende le sort être prononcé. Il se retrouva muet et aveugle. Tellement vulnérable qu'il eut envie de crier.
De rage.
De peur.
D'angoisse.
Il sursauta quand des cordes s'enroulèrent autours de lui et il se sentir tirer vers le lit. Les jambes collées l'une à l'autre et les bras écartés. Le drap glissa sur son corps et il se débattit. Une main se posa sur lui et il paniqua.
Il n'était sûrement pas le plus au courant de ces choses mais il avait déjà entendu oncle Vernon prévenir Dudley.
Le prévenir de ses hommes, ses déchets, ses pervers qui s'attaquaient aux garçons, aux jeunes enfants ou adultes et qui abusaient d'eux de la plus vile des manières. Il se souvenait de la voix de son oncle maudire ses monstres qui devraient brûler en enfer, ses pédés qui méritaient la mort, ses violeurs.
Il se débattit.
Il n'était sûrement pas le plus au courant de ses choses.
Mais la main caressante sur son torse ne laissait que peu de possibilités sur ce qui l'attendait. Sur ce que l'homme voulait lui faire.
- Ne bouge pas Harry.
Et puis quoi encore ? Il se redressa légèrement et mordit la main qui venait de lui toucher la joue.
L'homme gronda en reculant sa main un instant puis il sentit le matelas s'affaissait et l'homme lui monter dessus. Il le sentit s'asseoir au niveau de ses cuisses et se pencher sur lui.
Il se débattit.
Une pointe de baguette frôla sa gorge.
Il cessa de bouger. Elle glissa sur sa carotide puis sur son torse. Entre ses côtes qu'il savait saillantes du jeûne de ses dernières semaines.
Dans sa panique, l'odeur de l'homme l'assaillit.
Une odeur d'eau de Cologne. Puissante. Masculine.
Une odeur d'eau de Cologne et d'autre chose… Une odeur qui lui rappela Poudlard. Un endroit particulier de Poudlard.
L'homme sentait l'eau de Cologne et les potions.
Il se débattit.
- Libidi Voccis
Le sort avait été murmuré. Juste au-dessus de lui.
Il sentit la peau sous sa baguette chauffer. Son souffle devint court et il se rendit compte avec horreur qu'il était … excité. Son sexe se gonflait. Il haleta.
Qu'est-ce que c'était que ce sort ?
Il se débattit.
Essaya du moins.
Il se sentait cotonneux.
La main frôla son ventre, remonta sur sa hanche, caressa la peau tendre de sa cuisse.
Il gémit.
Le sort de mutisme ne faisait plus effet.
- Qu… que f… faîtes vous ?
Sa voix était gémissante. Suppliante.
La main sur sa peau le brûlait presque. Il souleva le torse pour venir à sa rencontre.
- Je te fais du bien Harry. Tu aimes ?
Non ! Oui…
Il gémit pour toute réponse alors que des doigts légers effleuraient sa gorge, sa mâchoire, sa bouche.
Un doigt se faufila entre ses lèvres. Un pouce impétueux qui lui fit ouvrir dans un gémissement.
Il cria.
L'autre main venait de s'enrouler, sans une once d'hésitation, autours de son sexe dur.
Harry était perdu. Dans sa tête la voix de son oncle grognait. Pervers. Déchet. Monstre. Violeur.
La main s'activa lentement sur son membre.
Il gémit.
Jamais personne ne l'avait touché ici.
Lui-même ne s'était masturbé que de rares fois. Il se souvenait de sa tante lui répétant que s'il se touchait là elle tomberait. Il se souvenait du rire de Seamus quand il avait osé lui en parler. De ses paroles lui indiquant que sa tante était une vielle puritaine et lui promettant que ça lui ferait du bien et qu'elle ne tomberait pas.
- Tu aimes Harry ?
- Non… Oui…
Il haleta alors que la deuxième main lâchait ses lèvres et allait caresser ses testicules, écartant ses jambes maintenues immobiles par le sort.
Il avait chaud.
C'était si bon…
Il gémit.
Jamais personne ne l'avait touché ainsi.
Pas même lui.
Cela n'avait rien à voir avec les quelques fois où il s'était masturbé dans son lit à Poudlard. Dans le noir, sous sa couette, avec la peur au ventre d'être entendu, d'être moqué… et la voix de sa tante lui répétant que s'il se touchait là elle tomberait.
La main se serra autour de son sexe et le mouvement de va-et-vient se fit plus insistant. Plus dur. Plus affolant.
Il couina.
- Tu aimes Harry ?
Oui.
Oh Merlin que c'était bon !
La main le tenait fermement, le masturbait dans un rythme bouleversant. Il ne pouvait plus penser.
Il releva les hanches.
Gémit.
Haleta.
Couina.
- Libidi Voccis.
Il sentit le sort chauffait la peau entre ses testicules et s'arqua sous le plaisir. Il ferma les yeux bien que cela fut inutile.
Le sort qui le maintenait plaqué au lit s'évanouit et il attrapa les épaules de l'homme qui le touchait si intimement.
Il gémit.
Il haleta.
Il couina.
- Tu aimes Harry ?
Il cria.
- Oui !
Et la jouissance le frappa. Comme un raz de marée. Envahissant son esprit et son corps alors qu'il sentait ses orteils se recroqueviller et le feu gronder dans son bas ventre.
La main le mena jusqu'à des sommets de plaisir, le masturbant toujours, le maintenant dans l'orgasme le plus puissant qu'il n'ait jamais vécu. Le seul.
Il s'effondra.
Vaincu.
Il ne lutta pas en sentant la fiole contre ses lèvres et avala.
Il papillonna des yeux.
- Bonne nuit Harry.
S'endormit.
* Modification par rapport aux livres originaux : Personne n'a été capturé au ministère en fin de 5ème année.
Fin de chapitre
Mots de l'auteur :
Je ne veux pas être trop en demande ... mais je vous avoue qu'après des années sans avoir publié je suis assez curieuse de savoir ce que vous pensez :
- De ce début d'histoire.
- Du style d'écriture.
- Des pensées d'Harry.
- Du mystérieux inconnus.
- De toute autre chose.
Comme on lit souvent, vos commentaires sont mon seul salaire.
Et je vous avoue que là j'ai bien besoin de vos commentaires.
Merci de m'avoir lue.
