Rappel :

Cette fiction est classé MA, contenu Mature Explicite.


Avant propos en réponse à un commentaire à WolfDownTheFish :

Merci pour ton message bien qu'il m'ait un peu surprise. En effet cette fiction n'est pas une réécriture mais bien une histoire totalement à part. Je fais référence à Esclave de tes envies mais les deux n'ont rien à voir.


Chapitre 2 : Jour 2

Harry se réveilla dans un sursaut alors que les effets de la potion de sommeil sans rêves ne faisaient plus effet.

La première chose qu'il remarqua fut qu'il ne voyait rien. Comme la dernière fois.
Comme lorsque cet homme inconnu était dans la pièce.
Les battements de son cœur accélérèrent. Etait-il toujours là ?
Il se tut et cessa de bouger.

Pour écouter.
Son souffle se coupa alors qu'il essayait de percevoir une présence autour de lui.
Une respiration qui n'aurait pas été la sienne. Un mouvement de indice lui indiquant que quelqu'un était là.

Il ne perçut rien.
Rien d'autre que ses battements cardiaques qu'il sentait jusque dans sa tempe.
Rien d'autre que l'air entrant et sortant avec difficulté de ses poumons.

Il ne perçut rien.

Son esprit eut alors le champ libre pour penser à ce qu'il s'était passé la veille.
La main sur son corps.
La baguette sur sa peau.
La voix chuchotant ce sort inconnu. Libidi Voccis.
Les doigts s'enroulant sur son sexe.

Et surtout…

Ses gémissements.
Ses halètements.
Ses couinements.

Et son aveu.
« Tu aimes Harry ? »
Oui.
Son cri de plaisir alors qu'il se sentait perdu dans l'orgasme.

Il trembla. Il ne se souvenait pas de ce qu'il s'était passé après. L'homme avait-il encore profité de lui ? L'homme avait-il continué son viol ?
Car Harry en était sûr. Sans le sort inconnu il n'aurait jamais été réceptif. Il n'était pas un pervers. Il n'était pas un de ces déchets qui étaient attirés par les hommes.
Et bien qu'il ne connût pas grand-chose au sexe il savait qu'il aimait les filles. Les lèvres de Cho et ses douces formes en étaient l'exemple même. Et les rares fois où il s'était masturbé en pensant aux demoiselles du magazine de Seamus la preuve ultime.

Il n'était pas un déchet. Pas un pervers.

Essayant de se calmer Harry se força à respirer et se redressa. Il n'avait mal nulle part. C'était surement un bon point. Non ?
Il ne savait pas tout du sexe mais il avait bien compris où ces pervers passaient pour se faire plaisir. Il se souvenait encore de l'air horrifié de Pétunia quand elle était tombé sur un de ses pervers à la tété qui parlait de cet acte. Ce qu'elle appelait un des péchés du diable.
Il ne savait pas tout du sexe mais il se doutait que si l'homme l'avait pénétrait là, son corps s'en souviendrait encore.

Il frissonna.
L'homme lui avait dit le vouloir lui.
L'homme était un pervers. Un pédé. Un violeur.
S'il ne comprenait pas pourquoi l'homme s'était contenté de le masturber, il n'en doutait pas un instant : cela n'était pas fini.

Il sentit l'angoisse le gagner et essuya ses larmes avant de relever ses genoux contre lui.

Il était toujours nu.
Toujours aveugle.
Vulnérable.

Il se mit à pleurer.
Seul

OoOoOoO

Le grincement de la porte à sa gauche lui fit ouvrir les yeux.
En vain.
Il ne voyait toujours pas.

Il ne bougea pas. Immobile et roulé en boule sous le drap.
Il avait faim.
Il avait soif.
Il avait envie d'aller aux toilettes.

Mais surtout.
Il avait peur.

- Bonjour Harry.

Il ne répondit pas. Resta immobile. Couché et attentif au mouvement de l'homme qu'il sentait se rapprocher de lui.
Le lit s'affaissa à ses côtés mais il ne fit aucun mouvement.
Son cœur battait vite.

Il avait peur.

Il avait eu le temps d'imaginer les pires scénarii. De supposer la douleur qui l'attendait. De pleurer son angoisse.
D'appeler à l'aide.
Il n'avait pas pu s'empêcher de gémir le prénom de Sirius.
Qu'il vienne l'aider.

Mais Sirius était mort et Harry seul.

- Tu dois avoir faim Harry.

Le brun ne bougea pas.
Peut-être que tout cela n'était qu'un rêve.
Tordu. Pervers.
Mais un rêve ?

Une main se posa sur son épaule et il sursauta.

- Harry. Tu n'as pas mangé depuis plus de 24 heures. Assis-toi.

Il n'obéit pas.
Ferma fort les yeux.

L'homme soupira mais se leva avant de sortir.

OoOoOoO

Le brun s'était levé après avoir attendu un long moment d'être sûr que l'homme soit sorti.

Il avait tâtonné lentement. Avançant dans la chambre vers l'endroit où il supposait être la porte.
Peut-être que l'homme, persuadé de l'avoir paralysé en le rendant aveugle, ne l'avait pas fermée ?

La pulpe de ses doigts frôla le bois de la porte et il suivit une rainure puis remonta avant de trouver la poignée. Les battements de son cœur s'accélérèrent alors qu'il appuyait dessus.

Rien.

Il soupira.

La porte ne s'ouvrit pas malgré ses diverses tentatives et il retourna lentement sur le lit.

Il avait faim. Soif. Peur.
Et il avait une envie pressante.

Un instant il songea à se soulager au hasard. Sur un mur quelconque.
Après tout, il n'était pas là pour être un gentil invité.
Il avait été kidnappé. Alors pourquoi se retenir de salir les lieux ?

Mais son éducation l'avait rattrapé.
Et la peur d'être punis. Si oncle Vernon sortait la ceinture, que sortirait cet homme ?

Il sursauta en entendant le bruit caractéristique de la poignée puis de la porte.
Il se cacha le bas du corps sous le drap et se tassa loin de l'homme.

- Je t'ai apporté à manger Harry.

Le ventre du brun gronda. Il n'avait rien mangé depuis plus de 24 heures. Et son dernier repas n'était qu'un simple sandwich.
Alors bien qu'il soit habitué à jeûner et à souffrir de la faim il ne put s'empêcher de saliver en sentant l'odeur délicieuse qui accompagnait l'homme.

- Qu'est-ce ?
- Du potage avec un steak et de la purée. Cela te convient-il ?
- Ais-je vraiment le choix ?
- Bien que j'aimerais éviter les caprices, tu peux me dire si tu n'aimes pas, je ferais changer le plat.

Harry se sentit perdu, dubitatif.
Pourquoi son kidnappeur s'embêterait-il à s'accommoder de ses goûts ?

- Assis-toi correctement, je vais te nourrir.
- Quoi ?! Hors de question !
- Bien. Alors je te pose le plateau sur le lit.

Harry attendit. Il sentit l'homme approchait avec l'odeur délicieuse de la nourriture.
L'homme dû se reculer et s'asseoir car il lui sembla reconnaître un bruit de chaise qui racle légèrement le sol.

A tâtons il s'approcha et sourit quand ses doigts frôlèrent le bord du plateau. Rasséréné il attrapa les bords et rapprocha la nourriture vers lui.
Fier de sa réussite il chercha le bol et la cuillère. Mais aveugle comme il l'était, il renversa le bol et cria quand le liquide chaud toucha sa peau.
Il rabattit son bras contre son torse en couinant de douleur sous la brûlure.

Un cri de surprise lui échappa l'instant d'après alors qu'il sentait une main douce attraper son bras.

- Qu'est-ce que vous faîtes ?!
- Je te soigne. Ne bouge pas.

Il n'entendit pas les mots murmurés mais sentit une fraicheur bienvenue entourait sa brûlure et un bandage apparaître autours de sa main.

- Voilà qui devrait aller mieux.

Harry reprit sa main contre lui. Perdu.
Pourquoi l'homme faisait-il ça ? N'était-il pas censé abuser de lui ?
Non pas qu'Harry veuille que ça arrive !

Mais il était perdu.

- Harry. Laisse-moi t'aider.
- Rendez-moi la vue. Ce sera plus simple.

L'homme eut un léger rire qui déstabilisa le brun. Les pervers n'étaient pas gentils. Les déchets n'aidaient pas leurs victimes. Les violeurs n'avaient pas un rire tendre.

- Non, désolé mon cher. Assis toi correctement. Je vais t'aider.

Harry obéit à contrecœur.
Mais il avait trop faim.

Et s'il voulait s'échapper, il lui fallait des forces.
Et donc manger.

- Ouvre la bouche.

Harry obéit avec hésitation.
Il sentit le métal tiède se posait sur ses lèvres et le liquide être glissé dans sa bouche. Il avala en essayant de ne pas faire de bruit.
Ce fut long. Gênant. Angoissant.
Le jeune homme ouvrait les lèvres de manière régulière pour être nourris par un homme qu'il ne connaissait pas, un homme qu'il ne voyait pas.

Quand le moment du plat arriva le rythme ralentit, l'homme ayant besoin de temps pour couper la viande et Harry pour mâcher.

Il songea un instant à attraper le couteau des mains de l'homme qu'il supposait être droitier – la veille s'était la main gauche qui le caressait alors que la droite tenait la baguette – pour l'attaquer avec.
Mais il laissa vite tomber l'idée. Il avait dû fermer la porte derrière lui. Harry devait plutôt faire en sorte de lui voler sa baguette pour pouvoir s'échapper et essayer un Finite Incantatem sur le sort qui lui enlevait la vue.

Une énième fourchette se posa contre ses lèvres et il nia.

- Qu'y a-t-il ?
- Je n'ai plus faim.
- Tu es sûr ? Tu as mangé à peine un quart du plat.

Harry hocha de la tête. Il supposait que l'homme pouvait comprendre qu'il ne mangeait pas beaucoup. Il connaissait son corps. Il savait que sa maigreur pouvait être inquiétante. Et il n'avait rien pour se cacher derrière des habits.

- Bien.
- Qu'elle heure est-il ?
- Il doit être environ treize heure. Je vais te laisser. Je reviendrais ce soir.
- Je…
- Oui ?
- Non… rien.
- Bien.

L'inconnu se leva et partit. Laissant Harry seul.
Il n'avait plus faim.
Il n'avait plus soif.
Mais il avait désespérément envie d'aller aux toilettes.

OoOoOoO

Harry ne savait pas depuis combien de temps il attendait. Il ne savait pas depuis combien de temps il était assis sur le lit. Les jambes remontées contre son torse. La vessie au bord de l'explosion.

Malgré la peur, malgré l'angoisse, malgré l'incertitude, il se sentit soulagé d'entendre la porte s'ouvrir et il tourna brusquement la tête vers celui qu'il supposait être son ravisseur.

- Monsieur !
- Bonsoir Harry. Tu as l'air ravi de me voir. Ou du moins de m'entendre.

Le brun ne releva pas le trait d'humour. Il ouvrit la bouche mais hésita encore.

- Je …
- Oui ?
- Je voudrais aller aux toilettes.
- Oh.

Harry se crispa. L'homme paraissait réellement surpris au son de sa voix.
Comme s'il n'y avait pas pensé.
Le gryffondor le maudit.
Il mourait pour des toilettes depuis des heures et l'homme semblait surpris. Il n'y avait pas pensé.
Considérait-il si peu Harry comme un humain qu'il avait oublié ce besoin primaire ?

Le brun sursauta en sentant une vague de magie le frôler et hoqueta en se rendant compte que sa vessie été désormais vide.
Quelle étrange sensation.

- Qu…
- Un sort utile pour les médicomages et leurs patients alités.

Harry fronça les sourcils.
Un homme.
Plutôt grand.
Vivant seul ? Il n'était pas sûr de ce point.
Sentant l'eau de Cologne et ce qui lui semblait être les potions.
Ayant des connaissances en sort de soin. Que ce soit pour sa brûlure – qu'il ne sentait presque plus – ou les sorts de commodités.

La main sur son épaule l'arrêta immédiatement dans sa recherche interne et il s'éloigna.

- Non !

La main revint sur lui, sur sa nuque, le tenant fermement alors que la pointe d'une baguette glissait sur son torse nu.

- N…non…
- Ne t'inquiète pas Harry. Tu vas aimer. Tu as aimé hier.

Il se débattit et profita de la proximité de l'autre pour attraper vivement son poignet et la baguette qu'il tira vers lui.
Il avait réussi !
Son rythme cardiaque s'accéléra alors qu'il se voyait déjà pétrifier l'homme, retrouver la vue et s'évader !
Il avait réussi !

Il écarquilla les yeux en sentant une vague de magie lui piquer douloureusement les doigts et recula sa main en gémissant de douleur la peau des doigts brûlée.

- Bien essayé Harry. Mais je ne te laisserais pas faire si facilement.

Le brun ramena sa main contre lui en gémissant et n'eut pas le temps de bouger que déjà un sort lui attachait les bras et les jambes en étoile.

- No… non … S'il vous plait. Non…
- Chut Harry, calme toi. Tu vas aimer.
- Non ! Pas ça …

Il sentit des larmes piquer ses yeux alors que la main lui caressait lentement le torse, créant un contraste entre la douceur de ses doigts et les pleurs affolés d'Harry.

- No…non…
- Harry, calme toi. Tout va bien aller. Libidi Voccis.

Le brun gémit de détresse en sentant le sort chauffer son torse et cette chaleur entêtante envahir tout son corps. Il cessa de gigoter, son esprit s'éveillant à la luxure et laissant légèrement de côté ses craintes.
Il continua de pleurer encore un peu, le sort ne pouvant totalement chasser la peur et l'angoisse.

Il sentit la main se promener sur son corps. Frôler sa hanche, pétrir son épaule, caresser sa nuque.
Il sentit la main descendre lentement vers son ventre, jouait avec les poils qui formaient une ligne entre son nombril et sa toison pubienne.

Il gémit et hoqueta.

- Tu vas aimer Harry. Je te le promets.

Le brun couina. De peur. De désir.

- N…non.

De peur.

La main s'enroula autours de son sexe.

- A…ah … oui…

De désir.

La main s'activa lentement sur sa verge, pompant le membre avec douceur, le pouce passant de temps en temps sur le gland gorgé de sang, rouge et luisant.

- O…oui !

De plaisir.

Une deuxième main vint s'activer sur lui, caressant l'intérieur de ses cuisses, ses testicules, la base de son pénis …

Il n'en pouvait plus.
Les craintes s'évanouirent dans ce torrent de sensations différentes.
Les larmes laissèrent place à des gémissements.
La raideur de ses muscles causée par l'angoisse disparut pour être remplacé par des mouvements de hanches lascifs.

Il jouit dans un cri, son corps se crispant tout entier malgré les liens.

Il jouit dans la grande main de son ravisseur qui se pencha vers lui pour lui faire boire une fiole et lui souffler de faire de beaux rêves en embrassant son front.


Fin de chapitre

Merci de m'avoir lue.

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