Chapitre 255 : A promess

Floyd vient poser sa tête sur mon épaule, paupières closes.

J'en souris, terminant la partie commencée avec Jade.

"Les jeux de société l'ont toujours fortement désintéressé." confirme Jade.

"C'est assommant."

"Ça n'est surtout pas suffisamment animé pour toi." rieuse.

"Veux un câlin." penchant de plus en plus de mon côté.

"Nous terminons la partie. Tu es prié de patienter, Floyd Leech." le reprend Jade.

"Beuuuuh." lui tirant la langue. "Câliiiiiiiin !..." se faisant pressant.

"Floyd !..." rieuse.

"Tu es insupportable, Floyd Leech." secouant la tête.

Et hop, une paume bien large sur mon sein. "Floyd !..."

Jade soupire. "Inutile de poursuivre, mon cher petit frère vient d'en décider autrement."

"C'est d'un ennui, votre truc aussi..." gonflant les joues.

"Évidemment, dès qu'il ne s'agit ni de parkour ni de basket ball..." lance Jade, taquin.

"Bah, j'ai besoin que ça bouge, moi !..." sautant sur le canapé.

"Floyd !..." riant de bon cœur.

Deux longues jambes sur la table basse, dont l'une en plein sur le jeu.

Long soupir de Jade. "Nous en reparlerons, de ton attitude, Floyd Leech."

"M'en fiche. M'ennuie. Aime pas ça."

"OK." allant le chevaucher.

Il en sourit et en soupire de délice à la fois, entrejambes bien calées l'une contre l'autre, glissant une main sous mon haut, dans mon dos.

Jade vient de se relever, enfilant la veste de son costume. "J'ai des courses à faire."

"Oui, c'est ça, du vent." avec le geste qui va bien.

Je laisse deux index s'inviter à l'intérieur de son col ouvert. "Toujours aussi débraillé... comme une invite." allant abreuver son joli cou de baisers moites.

"Bah le message est clair comme ça, uh !..." levant le menton pour m'offrir plus de surface de jeu.

Je mordille et léchote la jolie pomme en relief et il la fait vibrer entre mes dents.

"A l'allure où ça monte... c'est chambre." sur un petit rire excité.

"Je suppose que tu es très fier de ton coup..." cherchant le lobe libre pour le malmener.

"Très." sans chercher à s'en cacher le moins du monde.

Il découvre la jolie bretelle de mon dessous. "C'est nouveau ?... J'connais pas."

"J'en change parfois." rieuse.

"OK. Chambre." me désignant l'entrée de l'espace privé d'un regard explicite. "J'veux voir."

"J'ai bien compris..." poussant contre son entrejambe renflée, lui arrachant un souffle vacillant, observant l'effet sur son visage expressif.

"OK. Chambre." pour le reprendre.

Petit rire en face. "'kay~ !" se relevant, moi nouant mes jambes autour de sa taille, bras refermés autour de sa nuque.

Il nous y dirige d'un pas plutôt sûr, poussant la porte de service puis celle de sa chambre.

"Par ici, Mam'zelle !... Bon, comme d'hab, c'est le bordel, tu ne regardes pas !..." riant.

Cette propension qu'ont les Leech - Floyd notamment - à utiliser leurs jambes pour parvenir à leurs fins tient de l'incroyable !... C'est avec l'une d'entre elles, d'ailleurs, que Floyd vient de refermer la porte de sa chambre, prenant soin de ne pas trébucher sur les affaires qui jonchent le sol - la voltige est comique !...

Je ris contre son épaule.

"Oh, ça va !..." riant de bon cœur.

"Je t'adore, Floyd Leech."

Il me bascule sur le lit, venant me dominer, regard caressant tout mon corps à m'en donner le frisson.

Sa main monte le long de ma cuisse, aventureuse.

Je m'en pince la lèvre, l'appelant des mains pour qu'il m'embrasse, ce qu'il s'empresse sans plus attendre, vif. Les jeux de langues, ah, Floyd Leech commence à en connaître un sacré rayon !... D'instinct, il sait faire plaisir, surgissant là où on l'attend le moins, appréciant les sons organiques prodigués par deux langues se caressant hors des cavités.

Le reste est tout aussi délectable : mains attentionnées autant que baladeuses, sans être rudes.

Je l'avale en bouche dans l'intercourse, ce qui le comble de bonheur, nous avisant par contact visuel.

Il en suffoque, doigts perdus dans mes cheveux, hanches peinant à contenir le mouvement que lèvres et langue leur font imprimer, air plus que lascif logé dans chaque trait, pupilles partant à la dérive, bouche entrouverte sur des sons éloquents.

Puis tout s'accélère, finalité visée, ce qui se termine par ces orgasmes traînant joliment en longueur.


Un petit souffle. Je fais mine d'être surprise, me retournant avec le sourire.

Eliott.

Je sirote mon cocktail. "En forme, fils ?"

"Tout comme toi." posant son front contre le mien, puis frottant sa joue contre la mienne.

"Le boss te manquait ?"

"Pour ainsi dire. On a passé un bon moment, tu sais." souriant, se juchant sur le tabouret de bar.

"Tu restes un moment ?"

"C'est si gentiment proposé." sur un clin d'oeil.


"M'maaaaan !..."

Je m'approche d'Eliott, commençant à éclater de rire. "Oui, non, c'est normal, fils."

Je n'en peux plus de rire.

Eliott se gratte la tête devant les pieds chaussettés de Floyd qui dépassent du plaid alors qu'il est allongé tout son long sur la banquette-lit.

Ce dernier ronchonne et les ramène à lui.

"Ce sont les Leech, ça !..."

"Ah oui, quand même..."

"C'est pas marrant !..." rétorque Floyd.

Je m'installe et lui caresse les jambes.

"C'est pas gentil de se moquer !..."

Eliott et moi n'en pouvons plus de rire.

"Jaaaaaaaaaaade ! Ils m'embêtent !..."

"Tu es suffisamment grand pour te défendre seul, Floyd." répond Jade, sur un sourire pinçant.

Eliott et moi repartons pour un nouveau tour alors que Floyd bougonne.


"Tu me manques, princesse." soufflé dans mon cou.

J'en frémis des pieds à la tête.

"Chasseur..."

"Chaque fois que tu te rends ici sonne comme une victoire pour moi." main gantée glissant devant, doigts se crispant sur mon sexe.

J'en geins.

"Dis-moi que tu n'en as pas envie et je te laisserai repartir sans t'en demander davantage."

"Hunt..." glissant la main à l'aveugle dans ses cheveux blonds. "Tout le monde sait... que tu n'as... aucune parole." renversant la tête pour un magnifique baiser inversé, à l'abri de son chapeau à plume.

Il s'en délecte à s'en passer la langue sur les lèvres. "Toujours aussi délicieuse en bouche, princesse."

"Retour de compliment, jolie pomme mentholée."

Petit rire troublé de sa part.

"Là, tout de suite, maintenant..." en français dans le texte. "... si je m'écoutais..." laissant ses lèvres errer du côté de ma joue, me humant comme un gibier fin.

"Tu l'as déjà fait, non ? Me prendre contre un tronc..."

"Et on dirait bien que tu... sembles d'humeur à réitérer l'exploit..." se faisant davantage dévorant de sa jolie bouche, plus actif en bas, en éprouvant un plaisir grandissant dans son propre bassin.

"Hmm mmm. Seras-tu l'homme de la circonstance, Chasseur ?..."

Je finis par me retourner, plantant mon regard dans le sien.

"Fais-moi jouir comme tu fais jouir Vil, Chasseur."

"Ainsi... la princesse souhaite s'octroyer le privilège de la reine ? Intéressant." m'avisant.

"Tu me blâmes de vouloir prendre du galon ?..."

Il sourit, me prenant par la main pour m'entraîner à l'écart, derrière un tronc - le même que la fois dernière, quelle mémoire !...

Là, il se penche pour m'attraper par l'arrière des cuisses, me faisant grimper sur ses hanches, dos calé contre le vaste tronc lisse.

Sa bouche m'invite à une danse folle, tout en maîtrise.

Il nous retire l'essentiel, se fiant aux sons exaltés qui nous échappent pour préjuger de nos états respectifs.

Loin de faire fausse-route, il s'invite en pleine moiteur, en tressaillant des pieds à la tête, raffermissant ses appuis pour balancer des hanches, sons de plus en plus explicites nous échappant à la volée.

C'est bon... à s'en damner !...

Encore !... Encore !... Ça... monte !...

Je vois qu'il a très mal toléré être privé de plaisir la fois dernière...


Mes idées sont confuses sous le jet chaud de la douche du club hippique.

Nous ne sommes pas arrêtés aux jeux contre le tronc, évidemment... non ça a continué dans la cabane qu'il occupe, avec tout autant d'appétit !... Nus. Peau contre peau. Féroces.

"Tes appels sont un délice, princesse." le sentant encore mordiller mon dos, traçant l'arc de mes omoplates.


Je ne suis pas très fière de moi en regagnant Octavinelle. Seul Eliott est suffisamment averti pour s'apercevoir du malaise et il me capte discrètement.

"Rien."

"Oh, arrête, hmm." caressant mes cheveux sur un regard tendre.

Je soupire. "Bon, OK... il y a là dehors un homme que je fréquente et que les Leech ne peuvent pas cadrer."

"Tu as l'art..." sourit Eliott. "Pas cadrer, uh ? Genre... ennemis à mort ?"

"Ça a déjà cogné, oui."

"Ouch !... Ah oui, quand même !..." grimace Eliott. "Tu me le présenteras ?..." intéressé.


La pression ne faiblit pas sur la corde. Ses mains ne tremblent pas. Il vise, suivant sa cible d'un regard sûr. Sa cible... grande de taille, à la jolie chevelure turquoise.

Le Chasseur est embusqué, capable de conserver la même position un très long moment.

Chasse à l'anguille terrestre ?... Ma foi.

Ce serait vite vu, cela dit. Par contre, il faudrait dealer avec les conséquences et cela lui semble beaucoup moins séduisant.

La flèche constituerait véritablement sa signature. Une preuve indéniable. Et même si les querelles entre clans ne sont pas un fait nouveau, tuer l'un ou l'autre membre serait une première. Le geste déclencherait une guerre sans précédent. Et cela Vil n'y tient pas afin de maintenir intacts ses appuis et la suprématie de Pomefiore comme le plus ancien clan après celui de Diasomnia.

D'ailleurs, Hunt soupçonne que Malleus lui-même prendrait soin de punir fermement ce geste.


"Tu m'ouvres l'appétit, princesse..." à mon oreille, mains généreuses sur mon corps.

Je lui offre un sourire doux. "Nous nous sommes privés l'un de l'autre trop longtemps, Chasseur." caressant la blondeur de ses cheveux à la coupe droite.

Le rendez-vous sous le ramage des arbres est à présent hebdomadaire et nous en tirons tous deux une profonde satisfaction.

Hunt s'inquiète toujours de savoir si mon anguille se tient à carreau, inspectant mon corps nu à la recherche de la moindre trace punitive. Rien n'échappe au regard exercé de cet homme.


Je noue mes bras autour des épaules de Floyd, derrière lui, alors qu'il est assis sur le canapé.

"Je n'ai jamais eu l'occasion de te remercier..."

"Pour ?"

"Voilà deux fois que nous avons croisé Allurin et deux fois que tu as choisi de continuer avec moi." douce, à son oreille.

"J'ai suivi... mon instinct, Shachi-chan. Et puis... notre aventure terrestre avec Azul est loin d'être terminée. C'est un paramètre à prendre également en compte."

Je le rejoins sur le canapé, me servant une eau minérale.

Jade suit notre échange avec grand intérêt.

"Azul aurait-il résolu de regagner les flots ?"

"Pas pour le moment, Sugar Cake. Il faut tenir compte du fait qu'il n'y était pas aussi heureux et épanoui que nous."

"Pas du tout, même !" rit Floyd. "Passer sa vie planqué dans une amphore, il y a mieux comme horizon !..."

"Quel accueil vous sera réservé par les vôtres à votre retour ?"

Bref échange de regards entre jumeaux.

"Pas mauvais, à mon avis."

"Pareil. On nous interrogera sans doute beaucoup et ça fera des émules !..." rit Floyd.

"Quelle est généralement leur vision du monde humain ?"

"Il est craint du fait du sort qu'il a réservé à beaucoup d'entre nous, pour ne pas citer nos parents à titre d'exemple..."

"N'y retrouve-t-on point les mêmes lois sous l'eau où le plus fort dévore le plus faible ?"

"C'est... plus instinctif, moins... vicelard, je dirai." avance Jade.

"Tu peux parler, toi, avec tes interminables parties de chasse !..." se fend Floyd.

"Touché." accorde l'intéressé.

"Féroce, Jade." émoustillée.

"T'as pas idée." appuie Floyd. "Moi, quand j'avais la dalle, je me rabattais sur la proie la plus accessible et à portée de dents."

Je ris. "Etes-vous tombés sur Azul par hasard ?"

"Non. Les autres en parlaient. Cela nous a intrigués, Floyd et moi."

"Curieuses petites murènes !..."

"Hey, il faut être curieux, dans la vie !..." se servant de snacks aromatisés aux fruits de mer. "La curiosité c'est essentiel !..."

"Et comment vous vous y êtes pris pour faire sortir notre chère pieuvre de son pot ?..."

"On l'a motivé, travaillé au corps !..." rit Floyd.

"Il avait, du reste, développé d'immenses talents sans aide extérieure. J'imagine qu'il était désireux de se trouver un nouveau terrain de jeu."

"Poor unfortunate Souls !..." chantonne Floyd. "... in pain, in need." battant du pied.


"POUAH ! TU CUISINES DES CHAMPIGNONS ? C'EST UNE INFECTION !" ouvrant grandes les fenêtres.

"Floyd." surveillant sa fricassée.

"CA PUE, J'TE DIS !" faisant la grimace.

"N'en fait pas tant d'histoires, Floyd." posé, bichonnant sa fricassée.

"HAW ! Je file au fast food !..." quittant rapidement la cuisine, attrapant sa veste et me prenant sous le bras. "Viens, Shachi-chan !..."


"Doucement Floyd." riant.

Il mâche, joues pleines, dévorant.

"Ch'est bon !... Je peux finir le tien ?..." avisant mon reste sur le plateau, s'en emparant pour s'empiffrer.

"Pfff ! Regarde celui-là comme il bouffe !..."

"Il arrivera plus à se lever de table."

"Hey ! Tu veux aussi terminer nos restes, morfale ?"

Le regard hétérochromique glisse lentement sur le côté, avisant la tablée d'à côté.

"Si tu proposes." avançant la main jusqu'aux restes, se prenant une tape sèche.

"Rêve pas, ducon !..."

"Floyd..." sentant la tension monter.

"Bah alors pourquoi tu proposes, connard ?!" à demi-tourné vers eux.

"Va te faire foutre, enfoiré !"

"Cherche pas, mec !"

Floyd bascule le bas de son corps dans l'allée, dépliant ses immenses jambes avant de se redresser, les avisant.

Ils déglutissent.

"Tu... crois que tu nous fais peur ?!" beaucoup moins assuré.

"Sous l'eau, c'est moi qui chasse la petite friture. Des comme vous, j'en bouffe dix à la douzaine."

"Hey ?... T'es barré, mec."

"J'ai encore un creux. Vous allez lever vos fesses et me prendre un menu XXL ou je vous fracasse tous les trois en même temps, pigé ?"

Les trois se regardent.

"J'ai besoin de vous faire les poches ou vous y mettez un peu du vôtre ?"

Finalement, Floyd aura obtenu un menu supplémentaire et la bande aura filé sans demander son reste.

"Petite friture, pffff !... Minables !..." se marre Floyd, mordant avec appétit dans son sandwich.


Je raconte l'épisode à Jade qui ricane derrière sa main fermée devant sa bouche.

"Cela ne m'étonne guère !..."

Arrive notre mascotte qui s'affale sur le canapé. "Crevééééééé !..."

"Cela tombe plutôt bien, Floyd : tu vas pouvoir dormir tout ton soûl douze heures d'affilées."

Floyd tourne un regard lubrique vers moi. "Bah non. Shachi-chan, elle est plutôt du matin."

Je ris. "Bien noté, Floyd."

"Donc..." sourire immense. "... je ferai ce qu'il faut pour émerger de bonne heure."

"Petit malin." sourit Jade.

"Bah, tu peux te joindre à nous, hein. J'pense pas que ça gêne Shachi-chan." sourire polisson.

"J'en prends bonne note."


J'émerge, allant me désaltérer, rejointe par Floyd, placé derrière moi, mains ultra-caressantes sur mes hanches, mon ventre, mes seins, mon pubis.

Les attentions se précisent à notre retour au lit.

Je le sens enfler sous ma paume, m'en régalant.

Nous nous appelons entre deux geignements lascifs.

Je le fais se redresser sur le lit, assis, bassins l'un contre l'autre, corps nus, ses jambes allongées tandis que je me tiens sur les genoux, m'abaissant, jolie raideur saisie par la base, la dirigeant pour me faire du bien, la laissant fureter à son aise, aux grandes appréciations vocales de Floyd.

Puis je l'invite pour partie, jouant de contractions et de mouvements doux.

Ses cuisses spasment alors que les sensations montent.

Position inédite pour nous, il apprécie, ne camouflant rien des expressions qui viennent froisser ses traits, langue quittant sa cavité sous l'effet du plaisir montant.

"Pussyyyyyy !..."

"Floyyyyyd Leeeeech !..."

Il se tient sur un bras placé en arrière, donnant des hanches sans pouvoir cesser, plaisir lui inondant tout le bassin, sensations allant croissant.

Nous apprécions de lire ce que l'acte fait défiler sur nos visages empreints de luxure.

Nous aimons cela au plus haut point !...

"Ça mmm... Pussyyyyy !... Ça monte !..." finissant par s'épancher laiteusement en moi, dans un joli jet continu, lui prodiguant cet orgasme d'une longueur et d'une intensité incomparables.

Je ne suis pas en reste et il se régale de ma voix qui s'envole dans la pièce, palpitant sous l'effet.

Calmés, nous posons le front l'un contre l'autre, souriants. "On s'est bien trouvés..."

"Oui."

"Pussy, apprends-moi tout ce que tu sais, s'il te plaît."

Je le questionne du regard.

"Je veux tout savoir." avançant le petit doigt de sa main gauche pour le nouer au mien afin de sceller la promesse. "Promets."

"Floyd..."

"Allez, promets, Pussy."

J'avance l'auriculaire pour le joindre au sien.