J'apprécie décidément les relations compliquées XD
Chapitre 263 : Poisoned
J'observe le jeu de nos montures respectives qui s'ébrouent dans le pré. Mon fougueux étalon commence à bien connaître la jument de Hunt - plus âgée que lui, je ris lorsqu'elle offre une superbe ruade à ce petit jeune qui souhaite la monter !...
Ma main glisse dans les cheveux blonds de Rook, les ramenant sur l'arrière pour admirer son profil. Il en sourit, touché par le geste.
"Le prince avait raison : on trouve de la beauté parmi les ordures."
Rook rit. "Je note qu'il n'a pas été capable de tenir sa langue !..."
"Tu n'as pas à avoir honte de tes origines, Rook. Tu vaux mieux que certains nobles."
Je laisse passer un moment, poursuivant mes jeux des doigts dans les cheveux blonds.
"Par curiosité déplacée, et rien ne t'oblige à répondre, le prince t'aurait-il fait des avances ?..."
"Oui. Je les ai refusées." jouant avec la garniture de ses bottes.
"Rien d'étonnant à cela, tu es plaisant, Rook. Et qu'est-ce qui a joué en défaveur du prince et en faveur de la reine ?..."
Petit rire. "La peste ou le choléra."
"J'apprécie ta compagnie, Rook."
Il se tourne de moitié vers moi, m'offrant son sourire le plus doux. "Moi aussi, princesse." me rendant mes caresses, tendre.
Je me glisse près de lui, l'embrassant.
"Mortelune et Pomefiore m'ont fait un très très beau cadeau..." m'en pinçant la lèvre.
Il sourit, louchant un moment sur le geste, désir lui prenant le corps entier.
Il récupère son arc, se lève, le fait passer par-dessus sa tête pour le faire reposer sur son épaule, appelle son destrier.
Je le suis jusqu'à la cabane qui abrite nos amours.
Là, nous laissons nos chevaux vagabonder à leur guise tandis que nous rejoignons l'intérieur, lui me tenant par la main.
A l'intérieur, il referme la porte pour m'y acculer, m'attrapant derrière les cuisses pour me monter sur ses hanches, bouche allant chercher la mienne pour un baiser d'une intensité tournoyante.
Son chapeau à plume vient de tomber au sol, bouches n'en pouvant plus de se vouloir.
"Vœu de... chasteté, uh ?..." rieuse, redemandant de nouvelles faveurs à cette bouche si prompte à gâter la mienne.
Il me fait quitter lentement ses hanches, se régalant toujours de ma bouche.
"Nous ne sommes plus... à Mortelune... que je sache." me conduisant jusqu'au lit.
Là, nous nous défaisons du nécessaire, laissant nos sexes se saluer voluptueusement, accompagnant le tout de geignements délectés, appréciant le contact intime de sa jolie verge dressée qui prend plaisir à s'ébattre contre mon ventre et mon sexe.
"Princesse..." éperdu de bonheur.
"Rook..." sur un sourire épanoui.
J'agite un pot de cristaux de sel sous le nez de Floyd.
"Ça te dit, un petit bain salé ?..."
Son visage s'illumine. "'kay~ !"
Nous nous rendons, bras dessus, bras dessous, dans la salle de bains.
Là, je disperse le sel dans l'eau tiède - venant des eaux froides, mes murènes tolèrent mal l'eau très chaude.
Floyd retire tout avant de s'immerger avec un soupir de délice, l'eau salée agissant immédiatement sur ses jambes qu'elle fait fusionner pour offrir cette immense caudale.
Floyd en fait battre le bout, m'avisant avec un air polisson. "Elle te plaît toujours autant ?..."
"Ouiiiii. Plus que ça même." stationnée à côté de la baignoire, avançant la main pour la caresser.
C'est impressionnant !... Que du muscle brut !...
Pas étonnant que mes jumeaux soient d'aussi puissants nageurs !...
Ma paume caresse cette peau lisse qui glisse sous mes doigts. Le toucher est agréable.
"Tu... sens quelque chose ?..."
"C'est assez lointain. Ça réagit plutôt à la pression."
J'y ajoute plus de volonté, lui arrachant aussitôt un soupir. "Mmm... yes. Better."
OK. Position de combat : le chevauchant, dos face à lui, appuyant de toute la force de mes bras sur la paume des mains, cherchant le contact avec les fameuses poches à laitance. Et j'ai pour moi un guide infaillible. "Mmmm... plus sur les côtés, Pussy !... Tu... brûles !..." caressant mon dos dans un toucher devenant frénétique à mesure que j'approche des fameuses poches internes. Je finis par tomber en plein. Elles sont longues et pile sous la couche de graisse qui recouvre le muscle. La stimulation les fait se durcir et contracter, ainsi je peux les sentir sous mes paumes.
"Puss... !" battant du bout de la caudale tout en frétillant.
L'extrémité s'enroule dans des mouvements spasmodiques.
L'orifice se dessine en joli relief.
J'abandonne momentanément les emplacements des poches pour m'y consacrer, titillant le pourtour gorgé de plaisir.
Un long son vibrant, qui m'appelle de tout son âme, lui échappe. Il surkiffe, visiblement.
Je caresse et flatte l'orifice dont le centre pulse en rythme, tantôt béant, tantôt refermé.
Tout m'indique que je suis sur la bonne voie.
Floyd n'est plus que plaisir.
L'extrémité de sa caudale n'a de cesse de s'enrouler et relâcher, au bord de l'extase la plus totale.
Je réattaque au niveau des poches - si seulement je pouvais être armée de trois mains ! - pressant voluptueusement.
Les sons de Floyd sont à présent littéralement coupés dans sa gorge.
L'orifice spasme de plus en plus rapidement jusqu'à s'ouvrir, béant, et disperser le jet continu qui m'éclabousse tout le haut du corps alors que je ris.
La quantité équivaut à un bon fond de seau !...
Floyd s'offre cette jouissance à rallonge et je me retourne pour mieux en profiter.
C'est qu'il me rendrait presque envieuse !...
Nous nous trouvons dans la file, en caisse - Jade nous ayant chargés des courses car bloqué au Mostro Lounge pour recevoir la société qui procède à la révision des machines à café.
Soudain, une petite bonne femme, menue au possible, nous passe devant.
Bref échange de regards avec Floyd.
"Euh... elle se croit où, la p'tite dame ?"
Cette dernière fait mine de ne pas avoir entendu. Fort bien. Floyd va y aller plus fort, dans ce cas.
Alors qu'elle compte déballer sur le tapis de caisse, Floyd passe une main devant elle, plaquant la paume au centre des clavicules pour la repousser sans effort en arrière.
"Me semble qu'on était là avant, nan ?"
Elle le fixe, éberluée.
Imperturbable, Floyd lui remet les articles déposés dans les bras et étale les nôtres.
"Vous... vous..."
"Moi... moi... Accouche !... Tu crois qu'on a toute la journée ?!"
Elle lâche ses articles et se rue sur Floyd, l'arrosant de ses faibles poings.
D'une main, Floyd l'attrape par l'arrière du col, la soulevant presque, l'avisant.
"OK. On est du genre enragé à ce que j'vois. Tu penses nous passer devant et faire ta loi ?"
Elle tente toujours de l'atteindre. C'en est risible.
"Maintenant, tu reprends ta place derrière nous et tu PATIENTES, PIGE ?!"
Elle se liquéfie au vu des dents acérées qui composent la bouche de Floyd.
Finalement, elle finit par quitter le magasin sans le moindre achat.
"Je te jure !..." peste Floyd.
Je glisse les doigts sous son menton pour l'embrasser. "Allez, on se dépêche !... Jade nous attend." douce.
Ah ! Qu'il est utile d'avoir un utsubo domestique !...
J'ai emprunté un peu de lecture à Jade - pas celle érotique, rassurez-vous - et je demeure allongée sur le lit, aux côtés de Floyd qui s'éclate sur son smartphone, arrosant un jeu de commentaires qui lui sont propres, hilarants pour la plupart.
Je me sens bien à cette place. Je ne regrette absolument pas d'avoir intégré Octavinelle.
Je lève les yeux sur mon utsubo dont le visage est planqué derrière l'écran. OK. Je connais le moyen de le faire redescendre sur Terre !...
Ma main se libère et s'avance jusqu'au renflement abrité par le bas de pyjama, paume s'y appliquant.
Un frisson le parcourt dans son intégralité, il décale derechef l'écran pour tomber sur mon visage mutin.
"T'as... envie, Pussy ?..." avec un sourire qui n'attend qu'un "oui" en retour.
"A ton avis, Floyd Leech ?..."
Il libère son smartphone sur-le-champ, s'intéressant de près à ce que je couve, allant se caler contre moi.
J'accentue mes faveurs, le faisant décoller, visage adoptant ce pli terriblement charnel, bouche ouverte sur des sons sans équivoque.
A l'intérieur du bas de pyjama, ça enfle et se durcit, signe que les sensations sont bien présentes.
Au bout d'un petit moment, il n'en peut déjà plus, sensations lui faisant creuser son joli ventre.
Il lève le menton, se tortille, en proie à une volupté terrible.
OK. Nous ne serons pas longs, à mon avis !...
Nous envoyons valser nos bas pour faire entrer nos sexes en contact et je joue du sien contre la moiteur du mien, nous arrachant des vocalises coupées tant la sensation est délicieuse.
Il défaille complètement de plaisir intense, frôlant à plusieurs reprises l'orgasme imminent.
Puis je le fais copieusement glisser en moi, sur un même son partagé, nous fixant avant de clore étroitement les paupières, corps livrés en pâture à un rituel érotique.
Je le chevauche, bougeant efficacement sur lui.
L'orgasme nous cueille, nous secouant comme des diables, lâchant de longues expressions lascives.
Il goûte à cette jouissance à rallonge qui lui arrache une succession de vagues très vives, de sourires avortés et d'expressions presque criées.
Je ne suis pas en reste et j'apprécie de la même façon tout ce qu'il offre.
Une fois calmés, nous finissons par nous endormir, souriants, comblés, bas des corps étroitement entremêlés.
Je me penche à l'oreille de Rook pour lui susurrer l'indécent.
"Bonté divine !" en parfait français.
Sa réaction me fait sourire. Crois-moi, Rook, le divin n'a rien à voir là-dedans. Il s'agit simplement là d'un talent inné.
Nous nous rendons jusqu'à la cabane à pieds, nos montures derrière nous.
Nous les abandonnons avant d'entrer dans la cabane. Il dépose son carquois et son arc avant de m'étreindre sur un soupir doux, me humant.
"Ma... jolie pomme mentholée..." soupiré dans ses cheveux.
"Comme tu m'as manqué, Princesse..."
Ses pouces glissent sous mon menton et il se penche pour m'embrasser.
Ah !... L'art du baiser que maîtrise Rook ne trouve son équivalent que dans la poésie qu'il manie tout aussi habilement. Il butine, effleurant, jouant de diverses pressions, lèvres extrêmement mobiles, capables d'innombrables voluptés, qui, associées à cette langue terriblement caressante elle aussi, promettent monts et merveilles.
"Mmm... la poésie de tes lèvres... est un pur délice..." régalée, y retournant sans tarder.
Je ris et le pousse contre la porte. Ce genre de manœuvre le surprend toujours et l'excite d'un cran, le faisant passer du statut de chasseur à celui de gibier.
Ma bouche cherche, damne la sienne, la condamnant à des tourments érotiques ; échanges savoureux de caresses salivaires, langues s'invitant dans une cavité à la fois proche et étrangère, nous suggérant des délices sans nom.
"Rook... oh, Rook..." soupiré entre deux.
Je presse le bassin contre le sien, percevant très nettement l'érection qui l'anime.
Lentement, je fais glisser un gant de cuir après l'autre, baisant le dos de la main. "Je ne le devrais pas mais... chaque fois que je te pille à ta reine... cela m'enfle d'orgueil..." le fixant dans les prunelles, à la dérive.
Il esquisse un sourire bref, finissant par retourner la situation, mon dos se retrouvant plaqué à la porte en bois, m'attrapant, comme à son habitude, derrière les cuisses pour me hisser sur lui, en rajoutant à l'excitation déjà flagrante.
"Je vais te... dévorer... Princesse... d'une façon dont tu... te souviendras longtemps." en pur français dans le texte.
Je me glisse jusqu'à son oreille, entre les deux pans blonds : "J'aimerai savoir... qui t'a appris à manier aussi bien l'amour que la poésie..."
Il m'approche de sa bouche à son tour, main ferme derrière la nuque : "Les véritables magiciens... ne révèlent jamais le secret de leurs tours."
Je plante mon regard dans le sien, l'invitant à un tour de force. "Qui ?... Homme ? Femme ?..." demeurant sur mon idée de lui faire cracher le morceau, le sachant parfaitement bi. "Qui, Rook ?..." accrochée à son manteau doublé.
Je suis prête à aller très loin pour lui arracher la confession.
"Quel a été... le mentor d'une telle... débauche ?..."
Il me fait enrouler les jambes autour de sa taille pour, ainsi, me mener jusqu'à la couche qui n'attend que nous.
"Pille-moi autant que tu... le veux, princesse." m'y faisant échouer, me recouvrant aussitôt de son corps, défaisant cordons, ceinture et manteau.
"Nus." directive, me débarrassant de mon côté.
"Selon ton bon plaisir."
Nos vêtements enfin quittés, il fait échouer son corps sur le mien. Nos peaux savourent ce contact extrêmement intime, s'appréciant de la plus érotique des façons, prodiguant des frissons intenses qui parcourent chaque pore.
Nous ne sommes dès lors plus que soupirs lourds, corps palpitant de se retrouver enfin !...
"Rook !..." appréciant la façon dont son extrémité cogne à mon entrée dont la moiteur l'invite à davantage d'intrusion, qu'il se refuse pour le moment, le plongeant dans une torture d'une volupté sans égale.
Je le cherche pour le guider et nous suffoquons au moment où il glisse progressivement en moi.
Il se hisse à bout de bras, bassin ne répondant plus à aucune volonté autre que le plaisir.
Aussi bon chasseur qu'amant !...
Sous mes paumes défilent les stries laissées par les lanières du martinet de Vil.
"Rooooook !..."
J'ai mis un tel temps à me permettre son prénom que le prononcer me brûle la gorge d'un délice sur fond d'outrage.
Je lève haut mes jambes pour lui autoriser de buter au fond.
Son visage entier n'est plus que plis lascifs, respirations vives se faisant écho.
Mes mains se crispent à la fois dans son dos que dans les draps défaits, corps entier se tendant de délice.
Il demeure arqué, fouillant en moi à plaisir, ne livrant que des expressions ponctuant ses allées et venues.
L'orgasme nous soulève dans un cri, nous faisant retomber sur le lit, savourant la montée de plaisir que les jets successifs procurent.
Je joue avec ses jolies mèches blondes, y passant les doigts à l'aveugle.
Nous ne pouvons nous permettre que quelques heures ensembles, pillées à nos clans respectifs, dans la plus stricte offense.
Nos regards s'accrochent au plafond.
"Je t'ai regardé dès... le début."
"Je le sais, princesse. Tu me regardais alors que tu faisais du pied à Leech sous la table basse du Lounge. J'ai de suite été subjugué par ton audace et la liberté que tu t'autorisais ; de corps avec l'un, du regard avec un autre."
"Tu notes tout, Chasseur." amusée.
"Le métier."
"Personne ici ne sait que nous nous connaissions déjà."
"S'il est une chose que Pomefiore sait garder, ce sont les secrets."
Nous grimpons sur nos montures, nous ajustant en selle, nous rapprochant l'un de l'autre pour un ultime baiser.
"N'oublie pas la douche au club, princesse. Tu sens la pomme mentholée à plein nez." avant de talonner sa monture et filer vers le cœur de la forêt.
"Rook ! Rook ! Bon sang, où te caches-tu encore, diable de chasseur ?!"
"Vous m'avez appelé, roi du poison ?"
"Ah, enfin ! Pourquoi suis-je obligé de parcourir le château entier avant que tu daignes te présenter à moi ?!"
"Pardon, roi du poison. J'étais occupé."
"A te perdre entre les cuisses de la pièce rapportée d'Octavinelle, je suppose."
"Vous faites erreur, Majesté. Je me trouvais dans la cour, dépeçant le lièvre que vous avez commandé pour le déjeuner."
"Tu es incorrigible, Rook. Ces incartades finiront par te coûter la vie. Je te ferai un jour goûter le poison de Pomefiore et assisterai à ta lente agonie."
Le repas se déroule dans un silence extrêmement lourd, ce qui pèse grandement à Epel.
"Où en es-tu dans ta leçon de chant, Epel ?..."
"J'ai terminé ce matin, Majesté."
"Rook te donnera ton cours de poésie tout à l'heure. Vous êtes privés de dessert tous les deux. Je veux t'entendre me réciter une poésie composée en hommage à la beauté de Pomefiore pour le dîner, Epel."
"Bi... bien, Majesté."
Vil demeure un magnifique tyran, d'une beauté sans nulle égale dans tout le royaume...
"Quant à toi, Rook, je vais te faire ployer sous la charge, ce qui t'évitera de chercher l'aventure du côté d'Octavinelle."
"Applique-toi, Epel." émet Hunt.
"Je... n'ai pas d'idée aujourd'hui... je tourne à vide..."
"N'as-tu point entendu Vil tout à l'heure ? Tu as tout intérêt à te montrer inspiré."
"Je préférerai composer sur le poison de la pomme."
"Ce n'est pas le thème imposé." sévère. "Aurais-tu décidé de contrarier Vil, Epel ?"
"N... non." tremblant.
"Dois-je te rappeler ce qu'il en coûte de déplaire à Vil ?..."
Epel récite le texte appris par cœur. Il bute sur certains mots, massacrant les vers. Puis c'est le trou de mémoire.
Hunt bisque.
Vil soupire, doigts pianotant rageusement sur la table en bois exotique.
"Quel rendu pitoyable, petite patate." grimace Vil, profondément agacé. "Ton maître de poésie ne s'est guère montré convaincant." glissant un regard à Hunt. "Assurément, sa place demeure dans les bois. Auprès de sa petite dévergondée."
Hunt déglutit.
Si Vil lui tourne le dos, qu'adviendra-t-il de lui ?...
