Le Chasseur... le Chasseur quoi ! XD
Chapitre 266 : Velvet
Je lorgne sur les jambes interminables de Floyd. Ce dernier note évidemment mon regard, en souriant, amenant son verre de soda à ses lèvres, large paume montant dans mon dos jusqu'à ma nuque.
"J'te plais, Pussy ?"
Je me tourne de moitié vers lui, affichant un sourire explicite.
Jade, installé sur le canapé en face du nôtre, suit notre manège du regard, sans commenter.
"Des nouvelles du Chasseur ?" interroge Floyd.
"Pas la moindre." lui affirme sa moitié.
"Taaaaant mieux ! Moins j'en entends parler, mieux j'me porte !..." s'adossant, ramenant une jambe immense sur l'autre, présentant sa bicolore vernie.
"Nous n'avons pas été très avisés lorsque nous avons fait appel à ses services." grimace Jade.
"En même temps, qui voulais-tu débaucher pour jouer les agents doubles ?"
"J'avoue que ce chien de Hunt remplit à merveille ce rôle, même s'il n'a pas vraiment été utile aux intérêts d'Octavinelle." appuie Jade.
"Cependant... il n'y en a qu'un devant qui il remue véritablement la queue." se marre Floyd.
"Un avis sur la question, Sugar Cake ?..." me darde Jade, impitoyable.
"Aucun, Jade." en retour direct.
Le joli chien de Pomefiore me fait simplement ma fête de manière hebdomadaire, si c'est ce que tu veux sav...
"Shock the heart."usant de sa magie pour me faire cracher la vérité.
"Jade ! Arrête !... Pas sur Shachi-chan !..." s'offusque le cadet.
"Silence, Floyd. Sugar Cake... tu vas répondre honnêtement à la prochaine question : vois-tu toujours le Chasseur ?"
Je fais mine d'être sous son emprise avant de sourire en coin. "Ta magie ne fonctionne pas sur les gens avisés, Jade."
Jade renifle. "Je t'ai laissé trop bien me connaître."
"Dis pas que tu regrettes, Jade ?!..." s'étonne le cadet.
"De ne plus pouvoir me servir de cette arme ? Si. Beaucoup."
"Je pensais que nous avions dépassé ce stade, Jade." sirotant.
"J'adore comme ma Shachi-chan te mouche, Jade !..." s'esclaffe de la cadet, tapant sur sa propre cuisse avant de m'attraper dans ses bras et me câliner.
"Pourquoi ne me fais-tu toujours pas confiance, Jade ?..."
"Sans doute parce que ton sexe est féminin." sur un sourire armé de pointes.
"T'en fais pas, Shachi-chérie, moi je suis super content que ton sexe soit féminin !... N'écoute pas Jade, vas !..."
Je ris. "Merci, Floyd."
"Je vois. Il ne me reste plus qu'à tirer ma révérence." émet Jade en bon perdant.
Floyd me glisse quelque chose à l'oreille. Je le regarde. "Sûr ?..."
"Bah ouais. A moins que ça te dise pas..."
"OK." me levant, passant devant sa jambe gauche, me retrouvant entre les deux, ouvertes, m'installant entre.
"Voilà. T'es pas bien là ?..." à mon oreille, incapable de réfréner son envie d'y passer sa langue.
Jade se lève. "Sur ce, je vous laisse tous les deux."
"Bah, c'est toi qui vois hein. Mais ouais... j'ai une sacrée dalle." glissant les doigts gantées le long de mon bras nu.
Je me laisse aller contre son épaule solide. "Bye, Jade." taquine.
"Et... hop !..." levant ses jambes immenses pour les refermer sur les miennes. "T'es ma prisonnière, Shachi-chan."
"Tu n'aurais pas besoin de ça, tu sais..."
"Je sais. Je fais pour la forme." avec un sourire de joli garnement.
"Par contre... c'est quoi ce que je sens contre mes fesses ?..."
"Bah, c'est pas nouveau que tu me fasses de l'effet, hein !... Fais pas genre tu le découvres !..." amusé, glissant une main derrière sa tête, incapable de camoufler l'érection qui l'anime. "Puis là, avoue que la position et la proximité est quand même vachement excitante !..."
"J'avoue."
"Hmm... toi aussi, t'es à point, Pussy ?..." laissant une langue courir d'une extrémité à l'autre, gourmand.
"Je vais te le laisser deviner." joueuse. "Par contre... pourquoi Jade est comme ça avec moi ?..."
"Bah, il aime te chatouiller à sa manière !... C'est Jade quoi." factuel. "Mais il devrait lâcher du leste vu qu'il a très envie de chouchouter notre boss à sa manière. C'est lui qui me l'a dit hier."
Je cligne, retournée de moitié vers lui. "Chou... chouter ?..."
"Bah ouais. Attends, me dit pas que t'as pas remarqué à quel point Jade est proche de notre boss." sur un large sourire explicite.
"Proche... au point de... ?"
"Bah ouais." osant le geste de l'index dans deux doigts joints. "Ça explique aussi pourquoi Jade fait du mi-temps avec nous."
"Je... ne m'en étais... pas doutée..." n'en revenant pas.
"Comme dit : ils ont toujours été proches. Autant que moi je le suis de Jade."
"Ils sont discrets, dis donc."
"Ouais. Ça t'étonne ?" amusé par ma tête. "Le boss c'est un peu la poupée avec laquelle Jade s'amuse... l'habiller, le déshabiller, le coiffer... ça crée des liens apparemment."
"Gasp !"
"Mais shhh !... Promis ?" index placé sur ses lèvres puis avançant son petit doigt ganté pour sceller la promesse.
"OK." scellant le secret gardé par Octavinelle.
"Bon. C'est pas tout..." m'invitant à me lever. "Ils ne sont pas les seuls à avoir envie de passer du bon temps." se levant à ma suite, s'étirant.
Je demeure incapable de détacher mon regard de sa haute stature qui s'étire vers le haut, yeux finissant par cibler la porte du bureau du boss.
Floyd agite la main devant mes yeux en se marrant. "Youhou ! Shachiiii-chan !... T'aurais pas envie de les rejoindre, par hasard ?"
"Non mais... je serai curieuse de les voir faire." tirant la langue, coupable.
Grand éclat de rire de Floyd. "T'es pas possible !..."
"Vous avez déjà... testé à trois ?"
"Nope. Pas intéressé."
"Même avant ma venue ?" curieuse.
"Ouais. Azul, c'est... vraiment pas ma tasse."
Je le regarde, bras croisés, sourire en coin. "Bien sûr. Toi, tu les préfères proches du mètre 60 et teigneux." faisant référence à Riddle.
Floyd éclate de rire. "Bah ouais ! Riddle, j'dirai pas non, rien que pour voir ce que ça pourrait donner. Bah, j'y peux rien, moi, si j'aime ce qui est petit et mignon !... La preuve !..." me prenant sous son bras pour cheminer jusqu'à la chambre.
J'ose un dernier regard vers la porte close.
"Shachiiiiii-chan !... Arrête maintenant ! Et surtout tiens ta langue sinon je te raconterai plus jamais rien !..."
"Tu te rappelles... comme je suis venue te chercher ce jour-là alors que tu te livrais à une réussite de cartes sur l'une des tables basses ?"
"J'me souviens comme si c'était hier, ouais." caressant mon dos, jouant du bout des doigts avec le tracé de ma colonne, souriant, complètement shooté aux endorphines après l'amour.
"Tu n'as jamais été un choix par défaut, tu sais."
"J'espère, hey !..." faisant mine d'être outré avant de rire. "Bordel, qu'est-ce que j'ai kiffé ce petit défi. Ça fait encore son petit effet aujourd'hui." savourant le frisson que le souvenir lui procure. "Le premier coup de langue... vaaaache ! Exceptionnel !..."
Je jette un regard vers la porte de la chambre. "Tu crois que Jade et le patron ont terminé, eux aussi ?..." curieuse.
Rire de Floyd. "Pfaaah ! Naaan. Ça dure des heures."
"Hein ?"
"Bah ouais. Ils ont leurs jeux, tu sais." embrassant mon bras nu. "Tu t'ennuies avec moi ou quoi, Shachi-chan ?" froncé.
"Non !..."
"Ah, j'ai cru un moment !..." retrouvant le sourire, choisissant de fureter dans mon cou.
"Tu as le regard fuyant, Sugar Cake." constate Jade.
Je me pince les lèvres. "Ri... rien." devenant d'autant plus fuyante.
"Ce que tu mens mal." sur un petit rire sarcastique.
"C'est juste... que j'ai appris quelque chose qui m'a bouleversé hier."
"Au sujet de Floyd ?" haussant le sourcil.
"Pas exactement."
"C'est véritablement plus que trouble, tout ceci, Sugar Cake."
Je lève enfin le regard sur lui, le découvrant avec des yeux nouveaux.
"OK. Donc... cela me concerne." lisant aisément en moi.
"Oui mais... j'ai promis de ne rien dire." sur un soupir.
"Encore une promesse que tu ne sauras honorer." cassant.
"Tu n'es pas obligé d'être rude." froncée.
"Je commence simplement à te connaître, moi aussi."
Je patiente à l'entrée du bois, non loin de l'entrée du centre.
Voilà une quinzaine de jours que nous ne nous sommes plus vus ; la fois dernière, Hunt a fiché une flèche accompagnée d'un message dans le tronc d'un arbre, la dirigeant de telle façon qu'elle s'est mise à scintiller fortement au soleil, attirant mon attention depuis la carrière. Le mot s'excusait, signé R.H. ainsi que la pomme transpercée d'une lame ; le signe distinctif de Pomefiore.
Il ne m'explique pas le motif de ce désistement mais je suppose qu'il n'a pu agir autrement, à regrets.
Je distingue soudain sa silhouette, montée, qui se dirige jusqu'aux bois, filant à allure respectable. Quelque chose... cloche !... Il me semble voûté sur sa monture.
Je tente de le suivre.
Il est entré dans la cabane, monture abandonnée à l'extérieur, carcasse de chevreuil attaché à l'arrière de la selle.
J'entre prudemment. "Rook ?..."
Je tombe sur lui, voûté devant le meuble, pilant quelques plantes fraîches dans le mortier, veste en laine bleue tombée, tunique sombre ouverte jusqu'au dernier bouton, manches glissées hors des bras, et sur son flanc droit une blessure sanglante.
"Attends !..." me précipitant pour l'aider.
Il se laisse tomber sur la première chaise reculée, sur une grimace vive.
Je pile les plantes au mortier.
"Merci... princesse..."
Je lui adresse un sourire tendre.
"Il faut... préparer le feu..."
Je m'y emploie - Hadès en soit remercié, je possède des rudiments !...
Je fais bouillir de l'eau, attendant qu'elle refroidisse pour pouvoir appliquer un linge propre et nettoyer la plaie.
"Comment... est-ce arrivé ?..." détournant son attention en lui faisant la conversation.
"Sottement. Une course après un chevreuil... une branche que je n'ai... pas vue à pleine vitesse et qui m'a... percé le flanc."
"Ta jolie veste est foutue." dis-je, notant le trou béant.
"Ce n'est pas bien grave..."
Je nettoie en surface, il grimace - la zone du côté des flancs étant hautement sensible.
"Désolée..."
"Ce n'est... rien... princesse..." sur un sourire doux.
Il serre le tissu épais de sa veste sur la table alors que je passe en plein avec le linge, douleurs lui tirant des geignements qui échappent à ses dents serrées.
"A quoi servent ces plantes ?..."
"A faire un cataplasme cicatrisant."
Ses émeraudes me dévorent sans que je le note, concentrée sur ma tâche.
Je ne capte son regard que lorsque je l'interroge sur son ressenti par rapport à la douleur.
"Ça va ?... C'est supp..."
Sa poigne vient de se saisir de mon haut et il m'attire contre ses lèvres, dévorant les miennes sans demi-mesure, animé par un désir fou que la blessure avait placé en sourdine mais que la proximité a immanquablement éveillé !...
Nos langues tournoient, lèvres également de la partie, corps commençant à vriller de plaisir.
Je pose les mains sur ses cuisses taillées par la monte. "Ce... ne serait pas... raisonn..."
"Qu'est-ce qui te fait croire que... j'ai envie de l'être, princesse ?..." reprenant mes lèvres avec une déraison attisée.
"Mmm... Rook..."
Ses jolies paupières sont tenues à mi-mât, la sensation les faisant papillonner, plaisir lui soufflant dans tout le corps, dressant sa hampe, la faisant agréablement poindre dans le slim sombre.
Je le défais à l'aveugle, tout comme lui s'y emploie avec moi, bouches toujours scellées.
Il me fait installer sur ses genoux et je le caresse tandis qu'il glisse ses pouces dans mon antre éveillé et accueillant, nous soutirant des geignements de plus en plus marqués.
Parfois, un spasme douloureux le faire grimacer mais le plaisir finit par prendre le pas sur la douleur, le rendant plus féroce encore dans ses baisers enflammés.
Nos bouches n'en finissent plus de nous priver de souffle, langues nouées par de jolis serments.
Il est à présent dressé à bloc, renflé de sensations.
Je soulève mes hanches pour l'enfiler en moi et nous en suffoquons tous deux alors qu'il se glisse avec aisance jusqu'à buter au fond du creux.
Accroché d'un bras à son cou, je bouge les hanches, nous appelant haut et fort, pupilles dérivant sous nos paupières.
La jouissance l'arrache de la chaise, tendant son corps par longs spasmes délicieux, occultant totalement les appels de sa plaie que l'exercice place à nouveau à vif.
Nous cessons, front contre front, souffles courts, corps moites. Il a le sourire audible. "C'était... fabuleux... merci, princesse..."
"Ta blessure..." notant que le sang est revenu la maculer.
"Ne t'en occupe pas... profitons du moment présent." baigné d'endorphines.
Le cataplasme est prêt et je l'applique. La fraîcheur des plantes le soulage instantanément.
"Que vas-tu faire ?..."
"Demeurer ici... quelques jours. Le temps que... je puisse remonter à cheval."
"Très bien, je vais m'occuper de ta monture pour qu'elle soit à l'aise, tout à l'heure."
Je lui applique un bandage de fortune, serrant fort pour comprimer le cataplasme.
Il me regarde, troublé par nos gestes.
"Tu es belle, princesse..." soufflé, caressant, doigts le brûlant de me toucher encore.
"Dois-je faire prévenir Vil ?..."
"Inutile. Ce n'est pas la première fois que je disparais pour plusieurs jours..."
Ses doigts glissent dans ma nuque, m'approchant une nouvelle fois de ses lèvres.
"Tout... serait à reprendre..." lui rappelant combien l'exercice le sollicitera.
Il finit par écouter la raison, me libérant lentement.
"J'ignore si... je serai capable de résister à ton charme si tu reviens me voir..." fermant les paupières sur sa propre condamnation.
"Il vaut mieux... nous laisser quelques jours de répit..."
"Fort heureusement, je cicatrise vite, princesse." sur un sourire explicite.
Je l'aide à dépecer la carcasse du chevreuil, ce qui lui tiendra plusieurs repas. Des bocaux de conserves et de l'eau fraîche me font repartir l'esprit tranquille.
De quelle manière se passe-t-il le temps, dans cette cabane isolée ?... Ecrit-il des vers enflammés ? Ou se nourrit-il de lecture ?...
Je finis quand même par m'y risquer en fin de matinée.
Je le trouve allongé, dans une bien meilleure condition.
"Tu prends d'énormes risques en venant jusqu'ici, princesse." me rappelle-t-il, flatté néanmoins par l'intérêt que je lui porte.
"Comment va ta blessure ?"
"Elle cicatrise convenablement. Ne t'en inquiète pas."
Il est à moitié allongé sur le lit, près de la fenêtre, torse nu, couverture remontée jusqu'au bas-ventre, bandage lui montant jusque sous la poitrine.
"Maintenant que tu es là..." tapotant la place vide.
Je m'y installe et ses doigts viennent caresser mes cheveux.
"Ça va ? Le temps ne t'est pas trop long ?..."
"Je m'instruis." désignant un livre retourné, pages ouvertes, sur sa cuisse.
"Et la nourriture ?..."
"Tout va bien, princesse." souriant. "C'est ta présence qui me fait défaut..." me buvant du regard.
Il soigne son apparence malgré la situation ; rasé de près, parfumé au savon de pomme mentholée. Hors de question de se négliger !...
"J'avoue n'avoir pas très bien dormi ces dernières nuits... imaginant des complications..."
Petit rire. "La nature m'a offert une excellente constitution." poursuivant ses mouvements des doigts dans mes cheveux. "Ta présence me fait du bien, princesse." séparant les mèches entre elles, doux.
"Je note que tu ne t'es pas laissé aller..."
"Ce serait aller à l'encontre même des préceptes chers à Pomefiore."
"Est-ce encore douloureux ?..."
"Avec certains mouvements, oui. Que j'évite dans la mesure du possible."
"Tu es du genre coriace, Chasseur."
"C'est plutôt recommandé lorsqu'on exerce mon métier."
"Qu'est-ce ?..." l'interrogeant sur ses lectures.
"Oh, un ouvrage de botanique. J'appose quelques notes en marge. Un cadeau d'Epel."
"Tu... m'en lis une ?..."
Il affiche ce sourire à la fois charmeur et coquin. "Soit." redressant l'ouvrage, cherchant la meilleure de ses émeraudes infaillibles. "Ah !... Voilà. Avez-vous déjà songé que les fleurs sont autant de sexes offerts à la pollinisation ?..." guettant ma réaction.
Je ris.
Il poursuit. "Imaginez-vous un champ dont les sexes colorés n'ont d'appels que pour les insectes les plus hardis des armées de mère nature, butinant de l'un à l'autre, sans attache ni notion de fidélité à une espèce ou à l'autre. Entendez le langage des fleurs vous crier à quel point l'acte n'est autre qu'un subterfuge destiné à la reproduction ?"
"Rook !..." riant toujours, ventre commençant à être chamboulé. "C'est... terriblement érotique."
"Ta proximité me l'inspire."
Je lève la main pour tracer, du bout des pulpes, la Cupid's bow charmante que lui a dessinée la nature.
Il attrape mon poignet pour presser un baiser plein contre mes doigts.
"Rook..." approchant mes lèvres des siennes.
"Princesse..." désir commençant à faire monter des vagues indécentes au creux de son ventre.
Je glisse ma joue contre la sienne, soufflant le chaud dans son oreille, doigts allant s'égarer dans le blond de ses cheveux.
"Princesse... tu me troubles..." montrant de plus en plus de mal à contrôler la cadence de sa respiration.
"Ce ne serait... vraiment pas... raisonn..." faisant écho à la redite de notre premier dérapage.
Il agrippe mes épaules, penchant un instant en arrière pour approcher ses lèvres à hauteur des miennes, ne montrant rien du tiraillement qu'il vient de s'arracher, émeraudes louchant adorablement sur mes lèvres qu'il prend l'instant d'après, corps entier vrillé de désir lancinant, langues entrant immédiatement en jeu, se saluant de la plus érotique des façons, dans et hors des cavités, têtes penchées pour plus d'exquise profondeur.
Ses paumes descendent sur ma poitrine. "Mes vers sont... encore bien trop pales pour exprimer... le désir foudroyant que tu m'inspires, princesse. Il n'y a... que mon corps qui sache le manifester aussi justement." reprenant mes lèvres, vif.
Je sais, ce n'est pas bien mais nous sommes tant attirés l'un par l'autre que ça frise la déraison !...
Je viens chevaucher ses cuisses tandis qu'il se cale contre la tête de lit.
Je passe mon haut par-dessus la tête, laissant ses paumes flatter mon buste tandis que les baisers se poursuivent dans la même intensité.
Je caresse ses épaules, ses clavicules, son cou, sa jolie nuque, là où les cheveux ont été rasés.
Je tâche de ne pas entrer en contact avec son flanc blessé.
J'abaisse la couverture, apposant la paume sur son sexe renflé que le slim comprime.
Les yeux dans les siens, je le libère pour le caresser à l'aveugle, lui faisant perdre toute composition, paupières papillonnant sous l'afflux de plaisir, souffle complètement détraqué, voix laissant passer des rauques accomplis.
"Nos routes... n'auraient jamais dû se croiser... Chasseur..." dans le même état que lui.
"Dis-moi que... tu le regrettes... Princesse..." toujours apte à me mettre au défi.
Nouveau baiser, endiablé celui-là, avant de lever la croupe pour l'insérer profondément, le laissant glisser lentement, lui arrachant toute décence.
Son menton fige vers le haut, son torse est pris par une allure erratique.
Les sensations sont telles qu'elles nous engouffrent.
Il manque de crier lorsque je commence à bouger sur lui. Et c'est loin d'être la douleur qui le lance, croyez-moi !...
Au creux de moi, ça palpite déjà dangereux ; véritable course à l'orgasme brûlant.
C'est un plaisir à sentir et à entendre.
Nous sommes dans le même état, à nous consumer l'un pour l'autre.
La chasse et la monte l'ont si joliment taillé, Seigneur !...
Nos sexes arrivent à bout de tout, le sien finissant par rendre généreusement, dans un rauque sonore, triomphant des convenances, tandis que j'accélère pour me libérer peu après lui.
