On peut dire qu'avec Michaelis ce fut aussi bref qu'intense XD


Chapitre 283 : One shot

Le démon tourné butler possède plus d'un tour dans son sac. Notamment les voies de contournement des règles établies...

Après notre petite joute, il m'a retournée vers lui, m'envisageant de ses pupilles qu'un plaisir intense et renversant venait de dilater.

"Je vais finir par croire... que tu as quelque chose à cacher, Sebastian." évoquant le fait qu'il soit demeuré vêtu.

Petit rire. "Ce que j'ai à camoufler au monde se trouve sous mon gant. Il s'agit du pacte qui me lie à mon jeune maître. Je vous promets de ne faire aucun mystère du reste."


Je termine la partition, non contente du rendu.

"Quelques cordes de votre instrument me semblent mal accordées." émet une voix aussi caressante que profonde.

"Par le diable... mon accordeur se trouve à l'autre bout du monde actuellement."

"Permettez que je jette un œil." s'avançant, ouvrant le coffre pour y chercher les coupables parmi les trois-cent cordes qui composent l'instrument.

Infaillible, il les débusque et se met à l'ouvrage, récupérant un son pur.

"Je vais me sentir redevable, butler."

"C'est là la moindre des choses de savoir accorder un instrument pour le majordome de la prestigieuse maison Phantomhive."

Il y a ce petit jeu de regards alors qu'il termine sa tâche, refermant le coffre en douceur.

Je passe devant lui, glissant une main sous sa lourde veste. "Nus, cette fois." caressant sa joue de l'autre.

"A votre guise."

Il prend place sur une chaise, m'invitant à le chevaucher, bassins proches.

Les sensations sont immédiates et j'avise sa bouche avec gourmandise, ne quémandant guère avant de l'embrasser. Il se cale sur mon rythme, imitant à la perfection.

"Tu n'as... jamais embrassé avant ?"

"Je n'en voyais guère l'utilité, jeune demoiselle." attrapant mon menton pour y retourner, langue intrusive à souhait, invitant à la danse la plus sensuelle qui soit.

Je glisse les doigts au sein des mèches sombres fournies.

Dehors, un violent orage éclate.

"Mmm... dommage... mouillée, ta peau doit avoir encore meilleur goût..."

"Je me suis hâté vu l'électricité qui régnait déjà dans le ciel." ne cessant de m'embrasser, habile de cette découverte. "Mais visiblement... vous auriez préféré me recevoir trempé jusqu'aux os." laissant l'offense rouler sur sa langue avant de l'enrouler à nouveau autour de la mienne.

Il se lève, me hissant sur ses hanches, enroulant mes jambes autour de son bassin, m'avançant jusqu'au piano à queue sur lequel il me fait allonger, m'y défaisant lentement, appuyant le jeu par de petits regards explicites.

Je me redresse pour retirer ses effets. C'est lui qui s'occupe du bas.

Wow ! Je dois dire qu'il dispose d'une anatomie absolument charmante ! Et ce sexe haut !...

Je caresse sa peau un long moment, calée contre lui, jambes refermées autour des siennes.

Puis je m'en saisis, le fixant dans la prunelle alors que je le flatte.

Sa pupille dévie sous l'afflux de sensations.

"Enjoy it, uh ?..."

Son sourire se précise, aussitôt rattrapé par un soupir lourd.

Je me penche pour le prendre en bouche un moment, le faisant vaciller sur ses appuis.

Je remonte d'une langue habile le long du torse admirablement fait, jusqu'à son cou.

Il suinte entre mes mains.

Je l'invite et il se love sur moi, bras de part et d'autre de moi, lui permettant l'impulsion.

Nous nous embrassons, cessant pour chercher l'air tant le délice est comble, soupirs et exclamations venant fermer la danse.

Il donne vigoureusement des hanches, finissant par déverser, soumis à une loi organique.

Sa jouissance est belle à voir et appelle la mienne.


Je repose contre lui, nus, sur le canapé, moi en travers ses cuisses et il caresse ma peau avec délectation.

"Quand je pense que tu n'es qu'une bête, Sebastian..."

Petit rire. "Une bête dont l'apparence semble diablement vous plaire." humant mes cheveux.

"Je sais ce qui t'a permis de franchir le passage. Un sacrifice humain. Et pas des moindres ; un enfant."

"Le meilleur qui soit. Leur âme est si... pure. Ceci dit, celle qui a payé le prix de mon passage était déjà souillée par les déjections humaines." sans toutefois en préciser davantage.

Il soupire et me place sur le côté, se levant pour se vêtir. "Tout démon que je sois, j'ai des devoirs à accomplir qui ne sauraient attendre."

Je n'en perds rien, notamment lorsqu'il se penche pour suspendre l'attache de ses chaussettes sombres. Ah ! Les hommes savaient s'habiller à l'époque victorienne !...

"Alors, comment trouves-tu ce que nous pratiquons ?" incapable de réfréner ma curiosité.

"Je trouve l'énergie sexuelle captivante à explorer." reboutonnant sa chemise et nouant sa cravate fine avant de s'habiller de son gilet dos nu.

Je l'observe en soupirant. "T'as la classe quand même, Michaelis."

Petit rire flatté en retour. "Le minimum requis pour le majordome de la maison Phantomhive."

"Alors dis-moi... la nonne... pour lui soutirer des informations... puis la dompteuse de tigres et ce dans le même but. As-tu au moins passé un bon moment avec elles ?"

Il enfile sa veste et la rajuste. "Mon but étaient qu'elles passent à la confession. Ni plus, ni moins. Je n'y avais aucun autre intérêt. Cependant..." m'adressant un regard brûlant. "... je n'ai pas boudé mon plaisir non plus lorsque j'ai pénétrer leur antre le plus secret." sur un sourire concupiscent.

"Tiens, tiens... le majordome sait joindre l'utile à l'agréable..." taquine.

Il s'installe pour enfiler ses vernis, les nouant avec précision.

"Quel dommage que tu sois déjà sous contrat, Michaelis. Je t'engagerai bien pour mon plaisir personnel..."

"Je ne cours jamais deux lièvres à la fois. J'en pourchasse un sans relâche jusqu'à épuisement."

"Il y a quelque chose chez toi de diablement remarquable..."

Il consulte sa montre. Bien. Il peut encore s'accorder quelques minutes. Il les rattrapera sur sa course.

"... tu n'uses pas seulement de propos tentants... non, non. Tu mets également à profit tout le langage corporel disponible." me levant, enfilant une robe de chambre légère, me présentant devant lui. "Ton corps est une véritable arme à part entière." glissant une main le long de son torse.

"Retour de compliment, mademoiselle. Il semble que je n'ai en rien innové dans le domaine." présentant une légère courbette. "Et que je n'ai absolument rien à vous envier." attrapant délicatement ma main pour en baiser le dos.

"Tu la ressens, n'est-ce pas, l'énergie que j'émets ?..."

"Jusqu'à la moindre de vos vibrations." caressant ma joue d'un revers, se penchant pour un baiser envoûtant.


"Sebastian. Prévois grand pour notre invité du jour."

"Bien, my Lord."

"Je ne veux aucun accroc."

"Il sera fait selon votre désir."

"Et par pitié, Sebastian... efface-moi ce sourire stupide que tu tiens depuis hier." agacé.


Sebastian donne son bain du soir à Ciel, consciencieux jusqu'au bout des gants, lui offrant les soins d'une mère.

"Tu as bien travaillé aujourd'hui, Sebastian."

"Merci, young master."

"Personne n'a noté quelque chose d'inhabituel. Les honneurs de la maison Phantomhive sont donc saufs."

Sebastian rince les traces de savon, protégeant les yeux de l'enfant dont il a la charge.

Puis Ciel quitte son bain et Sebastian le sèche à la serviette.

"Je ne t'ai jamais connu pareille expression, Sebastian." avance Ciel, observateur. "Selon notre contrat, tu ne dois jamais me mentir."

Sebastian soupire.

"Qu'est-ce qui, dans ce monde, peut bien te mettre de si bonne humeur ?"

"Une femme."

Ciel cligne, incrédule.

Sebastian baisse la tête.

"Ai-je bien entendu ?"

"Ne m'obligez pas à me répéter, my Lord."

"Quel intérêt y gagnes-tu ?"

"Aucun."

Sebastian fait revêtir à Ciel sa chemise de nuit.

"J'ose espérer que tu sais te montrer discret au sujet de ta véritable nature."

"C'est chose inutile."

"QUOI ?!"

"Elle n'est pas non plus humaine. Donc, nous n'avons rien à nous cacher."

Les poings de Ciel se serrent.

"Elle ne représente aucune menace pour la maison Phantomhive. Pas plus que pour vos plans."

"Il n'empêche ! C'est de la folie, Sebastian ! Je t'interdis de la revoir, tu m'entends ?! C'EST UN ORDRE !" le pointant de l'index.

"Je regrette, young master. Il s'agit de ma sphère privée. Vous n'avez pas mot au chapitre." sans se laisser démonter.

"SEBASTIAN !" ivre de colère.

Sebastian fait couler le filet de miel dans le lait chaud de son jeune maître.

"Tu... en es amoureux ?..."

La question est naïve.

"Vous savez bien que je suis incapable d'éprouver ce type de sentiment." pragmatique. "Ma nature y est étrangère."

"Alors... pourquoi y tiens-tu tant ?"

"Parce que c'est la première fois de ma longue existence que je puis m'offrir sous mon véritable jour dans ce genre de relation. Et que le moment m'est agréable." tendant la tasse à l'enfant. "Je vous sais également sous bonne garde. Voilà pourquoi je me permets quelques absences."

"Elle connaît tout de toi, alors ?... Je pensais être le seul..." sur un sourire jaloux.

"Ce corps lui plaît. Ce qu'il camoufle ne la rebute pas. Il s'agit là d'un jeu, young master, rien de plus. Je m'acquitterai de mes tâches envers vous avec zèle et sans en négliger aucune, soyez-en assuré." sur une courbette.


"Je passais devant la vitrine du fleuriste." m'offrant un bouquet de roses sombres.

"Quelle délicate attention." les plaçant dans un vase.

Je m'installe dans le fauteuil. "Sebastian... j'aime lorsque tu me déshabilles..."

"Est-ce par là que nous commencerons aujourd'hui ?..."

"Oui."

Il se présente devant moi, ployant un genou, soulevant lentement mes jupons pour défaire l'attache haute de mes bas, les faisant glisser le long de mes jambes avant de dénouer mes bottines pour les retirer ainsi que les bas de soie, les déposant précautionneusement sur l'accoudoir.

Je me penche sur l'avant, glissant quelques lourdes mèches échappées de sa chevelure de jais derrière l'oreille.

"Tu es beau." sincère.

"Je dois avouer que vous avez mis du temps pour me regarder de la sorte."

Je l'embrasse. "En effet. Mais qu'est-ce que le temps si ce n'est l'ennui, démon ?"

Nous nous fixons un long moment.

"De ta vie de démon, as-tu souvenir de tels moments ?"

"De maris ou d'amants dont j'ai usurpé l'identité pour abuser de la situation, sans doute. Exception faite que, dans le cas présent, les circonstances ne nous obligent pas à devoir faire semblant. Nous n'avons personne à tromper."

Ses yeux crépitent, pupilles se dessinant en fentes rétrécies.

"D'ordinaire, tu es une bête féroce, Sebastian."

"Et cette idée vous plaît férocement." remontant ses paumes gantées le long de mes jambes, avisant ma réaction. "Il est vrai que je suis capable de me comporter de manière excessivement cavalière."

Il nous a fait tomber sur le lit, nus, m'honorant de nombreuses fois, dans un kama-sutra florissant.


"Tu me racontes ?..." glissant un revers doux sur la marque exposée.

"Quoi donc, Princesse ? Comment ce malandrin s'y est pris pour m'encorner ?"

"Hmm mmm." levant les yeux sur lui, prête à déguster.

"Je suppose que c'était pour défendre sa harde de biches..." caressant mon épaule nue. "... j'avais pourtant pris toutes les précautions pour ne pas être débusqué mais le vent a tourné à la dernière minute et ce fou s'est jeté sur moi, bois les premiers. J'ai eu la malchance de trébucher sur une racine sortant de terre et j'ai chuté. Je ne dois véritablement mon salut qu'en mon réflexe de m'être roulé sur le côté alors qu'il s'apprêtait à me donner le coup de grâce. Ma jument est arrivée au même moment et s'est interposée. J'ai trouvé la force pour me hisser en selle et nous sommes partis au galop, complètement de travers en selle, sang souillant mes vêtements. J'ai fini par perdre connaissance avant de pouvoir regagner ma cabane. C'est là qu'elle m'a trouvé."

Je cligne.

"La braconnière." Il se protège le visage. "Ne me frappe pas !" riant.

"T'es bête !..." lui donnant un coup sur l'avant-bras devant son visage.

"Elle m'a soigné avec une étrange mixture aux plantes. Le goût était atroce, même en cataplasme. J'étais trop sonné pour m'en méfier, cela dit."

"Un peu sorcière bohème, Julie." souriante.

"Longtemps je n'ai pas été capable de me servir de mon arc du fait de la blessure... cela a été un véritable cauchemar. Il ne m'avait pas loupé, le salopiaud !..." riant.

Son rire est comme du cristal ; pur et enfantin.

"Et... la revanche ?"

"Oh, peu avant mon départ de Roquevaire, au détour d'un chemin, un soir. Je me suis toujours plu à attribuer cette rencontre fortuite au hasard..." abaissant les paupières pour se rejouer mentalement la scène. "... avec le recul, je pense que cet adversaire m'a longtemps tenu à l'œil. Et qu'il a attendu le moment de mon départ pour... s'annoncer. Tu aurais dû voir ce regain de fierté lorsqu'il s'est sciemment dressé sur le chemin de ma jument." sourire se prononçant perceptiblement. "Il était d'une splendeur !... Le plus bel animal qu'il m'eut été donné de voir. Il m'a chargé, me faisant chuter de cheval. Alors qu'il s'apprêtait à faire volte-face, j'ai visé le cuissot. Il a trébuché, s'est affaissé et là..." s'en souvenant comme si c'était hier.

"C'est vraiment une très belle histoire... l'animal qui prend le dessus sur le chasseur et le chasseur qui a le dernier mot... et cette marque laissée à tout jamais..." l'effleurant, le faisant siffler entre ses dents tant la place y est sensible.

"Princesse..."

"Je n'en ai rien dit à l'époque mais... j'ai été très flattée que tu me proposes de t'accompagner à la chasse."

"Je... n'ai pas trouvé d'autres moyens pour passer du temps avec toi, à l'abri des regards inquisiteurs de ta tante, Princesse." souriant.

"C'était bien joué. Et j'ai apprécié ce peu de temps passé à tes côtés."

"C'était partagé, je puis te l'assurer."

"Si j'avais été novice à l'arc, j'aurai aimé que tu me l'enseignes."

"Je te l'aurai enseigné avec plaisir, le fait est certain."

"Tout ton savoir..."

"Tu vois grand, Princesse." amusé par mon ambition dévorante, finissant par loucher sur ma bouche.


"Venez, mon petit Hunt."

Il suit ma tante dans le couloir tandis que je joue une partition à quatre mains avec ma cousine Sarah.

Passant devant la porte entrouverte sur salon, il y laisse glisser un œil, soulevant son chapeau au passage pour me saluer en secret, regard avisant avidement ma silhouette.

Ah, comme la vie peut être contrariante !... C'est moi qu'il aimerait courtiser mais c'est avec ma tante qu'il couche...

Et ma tante a des mœurs plutôt légères, n'hésitant guère à commettre l'adultère sous le toit familial, en présence de ses propres enfants, son mari étant occupé à Paris.

"Ne te retourne pas. Je crois que mère a ramené cet insupportable chasseur de bas étages." grimace Sarah.

Mes doigts se crispent sur le clavier en ivoire pur. "Pourquoi... dis-tu cela ?"

"Voyons, c'est évident." m'assène Sarah. "Il n'y a qu'un rustre qui puisse accepter ce genre de compromission." sans concession. "Joue plus fort. Je n'ai aucune envie d'entendre mère rire."

La composition se fait endiablée.

"Sarah..."

"Joue, te dis-je !"

"Sarah, assez." intervient Bernard qui vient de débusquer les façons de sa sœur.

Sarah soupire, s'interrompant pour se retourner vers lui. "As-tu envie de l'entendre rire comme à son ordinaire ?!"

"Quittons la maison si cela te gêne. La pluie vient de cesser."

"Ce... malappris ferait mieux de donner la chasse aux actes de braconnage qui disséminent les rangs de nos oies !"

"Des bruits courent au village... il se raconte qu'il s'agit d'une fille. On la dit aux yeux rouges."

"Il n'y a rien à attendre de telles créatures du diable !" crache Sarah, se préparant à quitter la maison.

Nous la suivons dehors avec Bernard.

Je ne cesse de guetter la fenêtre aux lourdes tentures tirées.

"Arrête. Tu te fais du mal pour rien." m'avertit Bernard.

Sarah s'est éloignée de nous, contrariée.

"Ça fait... longtemps ?"

"Tu sais, je m'applique à ne pas y prendre garde."

"Oui. Oui, pardon, la question était stupide."

Autant dire que le souper fut chargé en tension ; Sarah alignant sarcasme sur sarcasme à l'égard de sa mère et de la relation que cette dernière entretenait avec le Chasseur.


Alors que je pratiquais mes exercices en extérieur, il arriva, à cheval également, s'arrêtant à ma hauteur.

"Votre position reste à travailler."

"Vous ai-je demandé quoi que ce soit, vous ?!" l'agressant d'emblée.

Il hausse les épaules. "Un œil extérieur est toujours utile pour se perfectionner, Mademoiselle. De même qu'accepter la critique."

"N'avez-vous pas une femme mariée à satisfaire ?!"

Il esquissa un petit sourire. "A mon tour de vous demander de vous mêler de vos affaires."

C'était la première fois que je pouvais l'observer d'aussi près. Ma foi... ma tante a bon goût !

Blond comme les blés, visage aux traits fins, regard d'un émeraude profond.

Assurément... jeune. A peine la majorité. C'est sur ce point que je choisis d'attaquer.

"N'avez-vous point trouvé de jeune femme de votre âge pour vous ébattre qu'une femme d'âge mûr, mariée ?!"

Il m'avise avec ce sourire terrible. "Le fait est, Mademoiselle, que je m'ébats avec qui me plaît." reprenant mon terme.

"Vous êtes... terriblement agaçant." grimaçant mon dégoût. "Ma cousine a raison : vous n'êtes qu'un rustre !..."

Il prend mon menton en tenaille, pressant des doigts sur mes joues. "Vous n'avez pas encore atteint l'âge de raison que vous me paraissez déjà être une véritable chipie."

Je me libère d'un pas en arrière. "Je ne vous permets pas !" le ciblant d'une flèche.

Il écarte les bras. "Etes-vous bien certaine de ne pas manquer votre coup à cette distance ?" moqueur.

"Rook ! Cessez d'importuner ma nièce !... Nous allons recevoir. Je compte sur vous pour me trouver le meilleur gibier qui soit." lui lance ma tante depuis la fenêtre, nous ayant surpris.

Je le piste. Malheureusement je parviens à un carrefour où les marques des fers de sa jument se perdent. Je peste, agacée qu'il parvienne ainsi à m'échappe chaque fois !...


"Shachiiii ?... Tu rêves ?..." glissant une main gantée dans mon cou, remontant l'oreille, lissant une mèche de cheveux.

"Pardon, Floyd, je..." petit rire embarrassé.

"Bah, c'est rien, hein, ça m'arrive aussi souvent." souriant. "Ça plaît pas trop à Jade mais bon... m'en fiche !..."

"Et... à quoi rêves-tu, Floyd ?" curieuse.

"Souvent à l'océan, à ma vie d'avant."

"Si j'étais une proie, Floyd ?..."

"Hein ?" finissant par rire. "Arrête !... ne m'emmène pas sur ce terrain-là, Shachi-chan !..."

"De quelle manière m'achèverais-tu ?"

"Déjà, j'm'arrangerai pour que ça traîne... pour en profiter un max."

"Tu jouerais avec moi ?"

"Sans doute. J'm'arrangerai pour te coller, ça c'est sûr !..." riant. "J'pourrai pas m'en empêcher !..." passant un bras derrière la tête, se moquant de lui-même.

"Alors... fais de moi ta jolie proie, Floyd."