Bonjour à tous! Comme prévu, voici le nouveau chapitre de Vampire Hunter K. Au menu du jour, Kuroro expliquant à K ce qu'il attend de lui, ainsi qu'un petit hommage à la série Castlevania de Netflix qui m'a inspiré la rédaction de cette histoire. Bravo à celui ou celle qui saura la trouver.
Pour le prochain chapitre, je ne suis pas certaine d'avoir terminé l'histoire à temps. Je dois terminer un rapport de stage et étudier pour un examen de seconde session. Mais je vais faire tout de même de mon mieux pour qu'il soit publié le 5 septembre.
Bonne lecture!
Chapitre VI : offre d'un compromis
« La grâce
Actuellement, la religion dominante dans le monde des humains est monothéiste. Elle parle d'un dieu qui, au sixième jour de la création du monde créa les humains à son image, mais ceux-ci ne cessèrent de le défier. Le seigneur entra plusieurs fois en colère entre eux, envoyant des fléaux pour les punir. Ces derniers allèrent d'un déluge de 40 jours aux guerres en passant par des famines, nuages de sauterelle et mystérieuses maladies qui tue seulement les premiers nés d'une famille. Mais à chaque fois, sa colère s'est apaisée et le seigneur envoya le salut aux hommes qui avaient su apprendre de leurs erreurs. Il permit à un homme de construire une arche pour sauver autant de créatures que possible, il envoya des héros et des prophètes pour mettre un terme aux guerres, il envoya même son fils pour guider les hommes sur le chemin de la vertu.
Lorsque les vampires avaient déferlé sur le monde, il était logique de penser que Dieu s'était à nouveau mis en colère contre l'humanité et leur avait envoyé un fléau de plus. De la même façon, le pouvoir de la grâce révélé par la mystérieuse prophétesse Simona Belmonte semblait être la façon dont le seigneur avait choisi de sauver l'humanité. C'était une méthode beaucoup plus subtile qu'une arche ou un héro à la fronde ou aux longs cheveux.
La grâce est un pouvoir efficace contre les créatures comme la plupart des créatures humanoïdes qui menacent l'humanité. Ce pouvoir s'est montré jusqu'à présent efficace contre les vampires et les goules, les loups-garous, les malédictions de sorciers, le diabolique virus Zobae et les possédés du démon serpent Hellbell. En influant ce pouvoir à nos poings et nos armes, des attaques qui ne leur infligeaient jusqu'ici que des dégâts mineurs sont désormais létales et les pouvoirs de nos ennemis, eux, se retrouvent considérablement diminués en la présence de cette force. C'est pourquoi les créatures démoniaques évitent les lieux ou la concentration de grâce est forte comme les églises et abbayes.
Cependant, la grâce est aussi volatile que puissante. Un prête peut mener sa paroisse à sa perte du jour au lendemain si son cœur se laisse teinter par les ténèbres. Il suffit d'un pécher d'envie, de porter de fausses accusation contre une autre personne afin de l'évincer ou de se venger, convoiter une paroissienne, faire du chantage, céder à la violence, la liste est sans fin. Si l'on s'écarte du « droit chemin », la puissance de la grâce décroît. J'ai connu il y a huit années un vampire hunter du nom de Lancelot qui s'était mis à exiger des payements en nature de la part des femmes qu'il sauvait. J'ai entendu dire qu'un jour, il voulu « négocier » ses services à une jeune fille qui semblait menacée par des vampires. Elle fit mine d'accepter. Elle s'était approchée de lui alors qu'il portait crucifix et eau bénite. Il pensait que cette femme était normale. Elle se laisser prendre dans ses bras, embrasser, et il ne comprit son erreur qu'au moment où elle avait planté ses canines pointues dans sa nuque. En vérité, la grâce l'avait quitté depuis un moment et ni son crucifix ni l'eau bénite ne faisaient plus effet. Il était sans défense face à la vampire. Désormais, ce vampire Hunter déchu sert sa maîtresse, lady Morena, seigneur des vampires du clan Hei et vassale du roi du nid des vampires due Kakin.
Il m'est également venu une autre histoire remontant au début du fléau : celle d'un évêque de Wallachie, qui faisait la chasse aux sorcières et aux vampires sur le territoire dont il avait la charge. Dans son zèle, plusieurs innocents furent exécutés pour « association avec le diable » ou « par précaution ». Les habitants croyaient naïvement que sa détermination, rigueur et impartialité serait la plus grande protection contre les démons, alors les gens affluèrent de partout dans la ville de Gresit. Mais pour leur malheur, la ville n'était en réalité protégée par aucune grâce car le cœur de l'évêque était aussi froid qu'un glacier du grand nord et noirci par l'orgueil et l'ambition. Une horde de vampires et de démons, attirés par les complaintes des fantômes victimes de la purge déferlèrent sur la ville dans la nuit d'un 31 octobre. Les démons détruisirent la cité et tous les gens qui s'y étaient réfugiés en une semaine, soit sept jours d'horreur absolue pour les hommes qui cherchèrent désespérément un moyen de s'échapper. Quand les démons partirent, il n'y avait que 4 survivants sur les 120 000 que comptait la ville, 4 personnes qui s'étaient retrouvées coincées dans une cave effondrée au tout début des hostilités, mais qui avaient tout entendu du massacre : les cris, le sang, les corps démembrés, les viols, le rire des démons… Les quatre personnes avaient sombré dans la folie peu de temps après.
Ces deux histoires sont des cas extrêmes. Il est naïf de croire qu'un homme qui a perdu la grâce pue le mal par tous les pores de la peau, que le saut dans les ténèbres était clair et net. Dans la plupart des cas, malheureusement, c'était beaucoup plus sournois. Un homme qui se ronge d'envie pour les possessions d'un autre homme ne voit pas sa grâce disparaître du jour au lendemain. C'est lent, insinuant, cela peut prendre des semaines, des mois… Les gens ne se rendent pas compte qu'ils empruntent le mauvais chemin. Et c'est à mon sens le revers de la médaille de ce pouvoir. Il ne se passe pas un jour sans qu'un de mes collègues ou moi-même ne se demande si nos actions ne vont pas influencer la grâce qui nous a été accordée. Manger telle pâtisserie serait-elle un péché de gourmandise ? Regarder cette fille est-il considéré comme un péché de luxure ? Quand je me bats, le fais-je pour protéger les villageois, par envie de tuer ou pour ma gloire personnelle ?
Je dois l'admettre, nous autres les vampires hunters sommes les premiers à connaître la peur d'être faible ou abandonné. »
Journal mental de K
Tout au long de l'après-midi, Kurapika s'était répété tout ce qu'il savait à propos de la grâce ainsi que de ses pouvoirs accordés par Apophis. C'était assez ironique. Il croyait plus aux dieux de son clan qu'au Dieu unique et ce dernier lui avait tout de même accordé sa protection. Il fallait admettre que c'était étrange. La plupart des gens pensaient que pour être digne de la grâce, il fallait respecter les Dix Commandements dont « tu n'adoreras qu'un seul Dieu ». Aux débuts du fléau, alors que l'on commençait à peine à apprendre comment utiliser la grâce, les rumeurs voulaient que tous les humains n'appartenant pas à la religion chrétienne était susceptible de traiter avec le diable et devait être exécutée. Le déclin de l'humanité avait été lié en grande partie à cette méfiance entre les hommes issus de différentes civilisations et croyances.
Kurapika croyait autant à la mythologie de son clan qu'à celle de la chrétienté et pourtant, jusqu'à présent, la grâce ne lui avait pas fait défaut. Comment être sûr qu'il l'avait toujours ? Qu'elle pourrait l'aider à se défendre contre Lucifer quand il viendrait le dévorer ce soir ? Il comptait plus sur les pouvoirs d'Apophis. Quand ses yeux devenaient rouges sous l'effet d'une forte émotion, ses forces étaient équivalentes à celle des vampires. Il ne devait pas abuser de ce pouvoir car il y avait des effets secondaires, mais au moins, il était sur de pouvoir lancer au moins un ou deux coups potentiellement létaux à Lucifer quand il tenterait de le mordre. Restait à se fabriquer une arme. Il avait promis au démon qu'il ne massacrerait pas le mobilier, mais il lui fallait au moins un épieu, et à moins de sacrifier le pied d'une chaise… Et il se demanda instinctivement si briser une promesse à un vampire comptait comme un élément pouvant affecter la grâce.
Il vociféra, il y avait tellement de choses qui pouvaient avoir ce genre d'effet indésirable. Il y avait tout ce qui était lié à l'envie et à l'avarice. K était plutôt sûr de lui pour éviter ce genre de travers. La paresse… Non, il n'était pas du genre à rester à rien faire, et d'ailleurs, cela le frustrait de ne pas avoir quelque chose pour s'occuper dans la prison de la tante Dana. La luxure… il eut un frisson. La religion chrétienne était stricte à ce sujet : le sexe ne devait servir qu'à ce reproduire et c'était pratiquement la même chose dans son clan. Ses instructeurs avaient maintes fois répéter que lorsqu'un homme se laissait guider par ses impulsions primaires, il était perdu. C'était le danger qui le menaçait le plus pour le moment. Ce maudit Lucifer avait été suffisamment explicite quand à l'intérêt qu'il avait pour son corps. La gourmandise… c'était particulièrement vicieux. A partir de quand pouvait-on considérer que manger quelque chose que l'on aime comme un vice ? La colère… ah, ça, c'était certainement l'épée de Damoclès de Kurapika, car la colère l'aidait à utiliser les pouvoirs d'Apophis. Pas de dégâts jusqu'à présent mais qui sait, un jour… Sous l'accès de la colère, il ne pensait pas toujours de la meilleure des façons. Il y aurait un jour des dégâts collatéraux. Et finalement l'orgueil, le pire de tous les péchés, celui auquel tout le monde tombait sans s'en rendre compte. La confiance en sois était une chose, mais comment dire si cela aveuglait la vision du monde ? Le doute était toujours un des pires ennemis des vampires hunters. Ils ne devaient pas hésiter au combat. C'était une question de tuer ou d'être tuer, et on entrait du coup dans le collimateur d'un des dix commandements « tu ne tueras pas ».
K pensa alors à son ami Gon à qui il avait essayé d'expliquer le concept de la grâce. A ce stade de l'explication, son cerveau avait eu un court circuit. K, familiarisé à la question de la dichotomie du bien et du mal depuis son enfance savait qu'en ce moment, la seule chose qui comptait était de choisir les forces qui lui permettraient de sortir d'ici vivant. La grâce avait été savamment conçue pour qu'aucun humain ne puisse en abuser. Et ce soir, elle ne suffirait pas. Il devrait trouver autre chose.
Alors qu'il réfléchissait, le temps passa à la vitesse de l'éclair. Il fut vite sept heures du soir et Phinks lui apporta son nouveau plateau repas ainsi que de nouveaux vêtements choisis par son épouse. Elle avait trouvé une tunique bleue marine avec un motif d'arbre argenté brodé dessus et un pantalon gris-clair. Cette tenue semblait être clairement inspirée de la mythique Garde de Minas Tirith des légendes moyenâgeuses. « Pas mal, » pensa K qui savait apprécier les références à l'histoire ancienne. Mais il n'aimait pas l'idée de devoir accepter ce genre de cadeau de la part de ses ennemis.
Phinks jugea bon de l'informer de quelques menues nouvelles.
- « Notre enquête des attaques des chimères a démontré que les créatures avaient été amenées via un portail maquillé en une statue antique. Les autres disent qu'on s'est fait avoir par une ruse vieille comme le monde dite de la technique du « cheval de Troie ». Et cela aurait pu avoir des effets dévastateurs si le nouveau et toi n'avaient pas été à l'aérodrome au moment de l'assaut. Tu ne l'as certainement pas fait exprès, mais tu as sauvé le Ryuseï et le boss saura en tenir compte. »
- « Et qu'en est-il de vos… paris ? »
Phinks détourna le regard, un peu embarrassé.
- « Oh, nous sommes unanimes sur le fait que… bah, à quoi ca sert. Le boss t'expliquera mieux dans deux heures. Reste sage. Nobunaga monte encore la garde. »
L'angoisse de K monta d'un cran quand l'homme le quitta. Il était trop nerveux pour manger, mais il choisit de cacher le couteau dans sa manche. Cela lui servirait de pieu au cas où. La vampire Machi vint à son tour pour inspecter ses blessures. En le voyant, elle lui lança un glacial « encore vivant ? »
Il se contenta de répondre en hochant la tête.
- « Tu ne pourras pas dire que tu n'auras pas demandé ce qui va t'arriver. »
- « Certainement, mais je crois que j'ai tout de même quelques raisons valables de chercher à vivre encore quelques temps. »
Elle examina encore les blessures, les nettoya et remis sa pommade bizarre avec autant de douceur que la fois précédente et repartit.
Dehors, il faisait déjà nuit. K alluma les bougies des chandeliers de sa chambre. Il n'y avait pas d'électricité dans cette pièce. Il ne pouvait s'éclairer qu'à la lumière du feu. Il finit par accepter de porter la tenue apportée par le n°5. Elle avait des longues manches et il pouvait toujours y cacher le couteau.
L'horloge sonna 21h, puis 21h 30 et puis 22h. Qu'est-ce que cet enfoiré fabriquait ?
22h 30. Et enfin, la porte s'ouvrit et le seigneur des vampires entra.
- « Désolé pour le retard, j'ai été retenu. J'espère que je t'ai manqué. »
K choisit de ne pas répondre à cette provocation. Le vampire ne s'en offusqua pas. Il sourit, même.
- « Pas la peine de me regarder comme ça. Je ne vais pas te manger, » dit-il avant de rire à l'ironie de ses paroles. « Assied-toi. Notre conversation va durer un long moment. »
Il pointa les fauteuils près de la cheminée.
Méfiant et en silence, K s'exécuta. Le vampire s'assit juste en face de lui et en continuant de le fixer intensément, puis il sortit le journal de bord du hunter.
- « J'ai fini de lire ceci. C'était absolument passionnant, mais du coup, j'ai quelques questions. La première et la plus importante concerne le passage de la création du monde selon les croyances Kurutas. Selon toi, quelle est la bonne version de la création du monde, celle de ton clan ou celle de la chrétienté ? »
- « Ni l'une ni l'autre. Il y a eu des centaines de versions différentes de la création du monde selon les civilisations, les continents, les époques. Pourquoi la version chrétienne ou la Kuruta serait forcément la bonne ? Il n'y avait aucun humain pour être témoin de la création du monde. »
Le vampire eut un sourire satisfait.
- « Crois-tu à cette histoire de pouvoir d'Apophis destiné à pourchasser les démons ? »
- « En tout cas, grâce à nos pupilles écarlates, nous pouvons nous battre à armes égales avec les vampires. Je me demande si massacrer toute ma famille a été une partie de plaisir pour vous. »
Le stupide sourire du démon disparu. Tant mieux. K ne le supportait pas.
- « J'ai perdu deux araignées dans l'histoire, et nous avions prévu d'attaquer par surprise et avec toute ma réserve de goules. Mais je dois admettre qu'au moment même, j'étais un peu trop aveuglé par la colère pour m'en soucier. Tu connais cette sensation obsessionnelle de vouloir détruire tout ce à qui est lié à l'assassin de ta famille, n'est-ce pas ? »
Ah ça, pour le coup, ils avaient au moins cela en commun.
- « Maintenant, avec le recul, je suis conscient que c'était un peu exagéré… »
- « UN PEU… EXAGÉRÉ ?! », les yeux de K flamboyèrent de colère. « Plus de 150 personnes, c'est un peu exagéré ? »
Lucifer leva les mains au ciel.
- « Calme-toi ! Je regrette, d'accord ? »
- « Il faudra plus qu'un « je regrette » pour que je me calme. »
- « Mais si tu veux quitter le Ryuseï vivant, il faudra bien que tu fasses un compromis. Je ne peux pas te laisser te promener et prendre le risque de mettre en danger mes hommes et les habitants de ma cité. Alors nous allons trouver un arrangement qui nous satisfasse tous les deux ce soir. Ma proposition est la suivante. Point n°1, Tu vas désormais travailler pour moi, en tant que membre de la brigade fantôme et remplaçant d'Uvogine que tu as vaincu. Tu resteras un humain à part entière. Tu as ma parole qu'aucun membre de la Brigade ni moi-même n'essayerons de te mordre. Ton travail consistera à être mes yeux, oreilles et bouche à l'association des hunters… »
K fut surpris. Il ne s'était pas attendu à ce genre de proposition. Mais cela n'empêchait pas qu'il n'avait pas la moindre envie de servir d'indic à son pire ennemi.
- « Cela ne sera pas dans notre intérêt de te mordre, tu en perdrais automatiquement la grâce et l'Association ne te considérera plus comme l'un des leurs. Ce fut mon erreur avec le vampire hunter Sharnalk. Je ne la commettrais plus cette fois-ci. »
- « Tu lui as fait les mêmes avances qu'à moi ? »
- « Non, il est beaucoup moins appétissant que toi. Il s'est simplement porté volontaire. Il est né au Ryuseï et souhaitait nous rejoindre depuis sa plus tendre enfance. Ce qui m'amène au point n°2, tu deviendras également mon amant.»
- « Pardon ? »
- « Je crois que tu m'as parfaitement compris, » répondit le vampire avec un sourire entendu. « Je ne suis pas naïf au point de croire que tu peux tomber amoureux de moi en une nuit. Mais je suis un romantique et je sais être patient. Du moment que tu acceptes me laisser te courtiser et me donner ma chance, d'un jour t'offrir à moi de ton plein gré, je crois que cela me convient. »
- « Tellement romantique, le coup de ta chambre de torture, » répondit K d'un ton glacial. Non mais. Ce type avait en plus l'hypocrisie de voir jouer à présent au gentleman après l'avoir profondément humilié la veille.
Le vampire ferma les yeux et soupira.
- « D'accord, je l'admets, j'ai eu de mauvaises pensées au début, mais j'ai changé d'avis. Après réflexion, je me suis rendu compte que tu pourrais être l'âme sœur qui me manquait tant. » Et le démon remercia le ciel que le jeune blond ne puisse pas lire dans ses pensées car il avait effectivement longuement fantasmé de le violer sur la table de cuir et sur d'autres installations de sa chambre des plaisirs. Mais s'il s'était retenu de le faire dès l'instant où il avait installé le corps dans la pièce, c'était que sa proie était bien trop blessée aux jambes et au bassin. Ces blessures étaient de véritables tue-l'amours. Prendre le temps de le séduire était une façon d'occuper son temps en attendant qu'elles guérissent. Mais ça, K ne devrait jamais le savoir. Il devait changer l'image que le garçon avait de lui car il ne voulait plus seulement d'un corps pouvant lui permettre d'assouvir ses pulsions charnelles, mais d'un compagnon à qui se confier et avec qui partager ses nuits.
- « Je n'accepterai jamais ce marché ! Je préfère mourir ! » Répondit le hunter avec colère et dégout.
Lucifer soupira et se leva.
- « Je saurais te faire changer d'avis. Je ne m'attendais de toute façon pas à ce que tu acceptes dès ce soir. Mais je suis certain que d'ici une dizaine de jours, tu m'inviteras dans ce lit. »
- « J'aurais forcément trouvé un moyen de me donner la mort d'ici là ! »
Le démon lui jeta un regard sombre.
- « Quand vas-tu apprendre à réfléchir avant de parler ? Préfères-tu que je te morde à l'instant pour m'assurer de te garder au moins en tant que vampire soumis à ma volonté ? »
K sortit le couteau de sa manche.
- « Essaye pour voir ! »
Lucifer le fixa sévèrement.
- « Tu sais ce qui se passera quand tu seras mort ? Le père de la petite Shizuku enverra d'autres vampires hunters pour éliminer sa fille chérie que nous pourrons récupérer pour grossir nos troupes. L'Association ne sait actuellement rien de nous. Nous pourrons infliger de sérieux dégâts dans vos rangs. Peut-être que tes amis feront partie des victimes… »
Les yeux de K virèrent à nouveau au rouge. Cet enfoiré était en train de sous-entendre qu'il allait s'en prendre à ses amis s'il tentait de se suicider.
- « A demain soir, mon petit fauve aux yeux rouges, » annonça le démon en laissant son prisonnier bouillonnant de colère. « Notre accord d'hier soir tient toujours. Tu ne sors pas de cette pièce sans surveillance, ne casse rien et n'agresses personne ou je devrai trouver un moyen de te punir. » Et son sourire entendu faisait clairement allusion à un châtiment érotique, faisant rougir davantage le Kuruta. Et sur ses paroles, il ressortit, laissant le jeune garçon à ses pensées.
