Bonjour à tous, désolée pour l'attente.

Oui, plein de choses se sont passées. J'ai eu un stage, j'ai un TFE à terminer, puis mon ordi a eu une panne, et blablabla et blablabla...

Voici donc un nouveau chapitre. K pensait enfin retourner à une vie normale, mais réalise que ce n'est plus possible. L'association a trop d'intérêts à l'envoyer séduire Lucifer.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Chapitre 17 : l'amitié à l'épreuve

« L'examen des vampires hunter

Je ne savais pas à quoi m'attendre quand je me suis inscrit à l'examen des hunters. J'avais entendu dire qu'une seule personne sur dix mille avait la chance d'arriver jusqu'au site de l'examen et que la probabilité de le réussir du premier coup était d'une personne tout les trois ans. Mais je n'aurais jamais imaginé que cela se déroulerait de cette manière. Pour arriver au centre d'examen, j'ai du suivre un véritable jeu de piste, et il suffisait d'une mauvaise réponse à un seul moment pour que les juges m'envoie balader dans la mauvaise direction et me fasse échouer. Enfin, c'est lors de ce jeu de piste que j'ai rencontré Gon et Léorio pour la première fois. Gon était désarmant d'innocence et de volonté. Il n'hésitait pas une seule seconde à mettre sa vie en danger pour sauver les autres. Avec Léorio… bon, disons qu'il m'a fallu du temps pour le cerner. Mais nous avons fini la route ensemble et sommes arrivés au site de l'examen. Et là, je dois reconnaître que je n'étais pas prêt. D'abord cette course de deux heures sous un soleil de plomb. (Et c'est là que j'ai réalisé que Gon était en train de discuter avec un dhampire, Kirua Zaoldyeck.) Première grosse surprise, l'Association laisse des dhampires et autres démons participer à l'examen (mais forcément, ils leur corsent le parcours, notamment avec cette exposition au soleil. Hélas, cela n'a pas empêché ce monstre d'Hisoka… Comment ont-ils pu laisser passer ce taré ? Il ne s'était clairement pas présenté pour protéger l'humanité. Il était là pour chercher de futurs repas. Je l'ai vu mordre 2 personnes au cour de l'examen et en tuer une vingtaine d'autre. Je veux bien des dhampires comme Lars de l'affaire des héros aux armes sacrées qui ont des raisons valables de choisir le camp des hunters, j'accepte Kirua qui souhaitait échapper à l'atmosphère étouffante de son nid et qui cherche à trouver sa propre voie, mais lui… Il n'est pas dans notre camp !

Bref, la seconde épreuve était encore plus déconcertante. La course nous avait conduits à un hôpital où nous avons été priés de prendre soin des patients. L'arnaque étant que des « démons » étaient dissimulés parmi les patients et que nous avons du utiliser toutes nos connaissances pour les démasquer avant qu'ils ne fassent d'avantage de victimes. Cette association est complètement folle. Quelques jours avant l'examen, ils avaient eu vent de ce problème de « démons infiltrés dans l'hôpital » et ont modifié le programme de l'examen en dernière minutes pour voir comment les candidats pourraient réagir dans ce genre de situation. Un massacre aurait pu avoir lieu. (Enfin, Hisoka a disposé du vampire et de ses goules, il aura au moins servi à ça. Et je dois admettre qu'il ne s'en prend pas aux faibles, non pas par soucis de moralité, c'est juste que cela ne l'amuse pas.) Ensuite, nous avons été conduits dans un hôtel pour nous reposer. Mais c'était également un piège. C'était un p***** d'hôtel hanté, un effroyable labyrinthe infesté d'énigmes, de malédictions et forcément de criminels, sorciers et de goules capturés et placés là spécialement pour l'occasion. Le principe de l'épreuve consistait à survivre à la nuit et arriver au hall d'entrée avant le lendemain à 8 heures. J'ai fait équipe avec Gon, Léorio et Kirua pour l'occasion et nos liens se sont renforcés durant cette terrifiante épreuve. Nous avons survécu. J'ai appris plus tard que 11 personnes étaient mortes au cours de l'épreuve et qu'une quarantaine de candidats s'étaient perdus dans l'immeuble. Comment l'association peut-elle élaborer des examens aussi sanglants et suicidaires ? Comment peut-il toujours y avoir des personnes avec la grâce dans le comité qui organise ces bains de sang. « Parce que la réalité sera encore plus cruelle ? Que c'est une profession où notre vie sera constamment en danger ? » Nous n'avions pas la grâce. Que pouvions-nous faire ? Je ne pense pas que j'aurais survécu sans mes yeux d'Apophis et toutes les recherches que j'avais faites au préalable. Kirua avait un peu plus de chance, étant un dhampire entrainé au combat depuis sa naissance. Gon était… bon, lui c'est un cas à part. Je le suspecte d'être né avec la grâce. Mais Léorio, lui, s'il n'avait pas pu compter sur nous, il serait mort à coup sûr. A l'époque, il n'avait aucun talent particulier, mis à part de bonnes connaissances en médecine. Et je pense que c'est durant l'examen, et bien qu'il l'ait réussi, qu'il a fini par choisir de changer de vocation. Au lieu de chasser les vampires, il a décidé de rejoindre les rangs des équipes de support en devenant un prêtre guérisseur.

Au bout de l'examen, nous n'étions plus que douze. Seulement douze candidats sur les quatre-cents au départ de la course. J'étais vraiment dans un état second lorsque j'ai entendu l'assistant du président annoncer « le candidat 403 est admis dans l'association des vampires hunter ». Je n'ai pas réalisé tout de suite ce qui se passait.

C'est ainsi que j'ai rencontré mes plus précieux amis au cours d'épreuves particulièrement intenses et insensées. J'ai pu découvrir leurs talents, leurs points forts et points faibles, leurs aspirations… et ils ont pu connaitre les miens. Je crois que personne sur terre ne me connait mieux qu'eux.

Journal de K»

La tornade verte en question était un préadolescent de pas plus de 14 ans. Il portait des vêtements verts et avait des cheveux noirs dressés en épis sur la tête. Il s'accrocha aux barreaux et éclata en sanglots.

- « Je duis dézoléééééééé. J'aurais du bedir abec doiiiiii. »

Kurapika fit l'effort de se lever. Il devait rassurer son ami.

- « Qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'as rien fait de mal. »

- « Je croyais que du édais booooort. »

- « Ok, Gon, du clame. Respire un grand coup… »

Le garçon renifla et s'exécuta. Après quelques instants, il recommença.

- « J'aurais du savoir que tu allais dans un endroit dangereux. J'aurais du t'aider… »

- « NON ! » le cri de Kurapika venait du cœur. Hors de question que les membres de la brigade posent leurs sales pattes sur ce miracle d'innocence qu'était Gon. Quand il réalisa qu'il avait parlé trop brusquement, il sentit qu'il devait développer son histoire.

- « Gon, tu vois bien que je suis revenu. »

- « Mais dans quel état… tu as du affronter tellement d'ennemis. Je n'aurais pas du te laisser aller seul dans un nid de rang S » Les larmes revenaient.

- « Gon, personne ne savait rien de ce qui se passait au Ryuseï. Nous ne pouvions pas savoir. Et je n'y ai pas affronté tant d'ennemis que ça. Les blessures que j'ai actuellement sont liées à un duel d'entrainement que nous avons pris un peu trop à cœur. Et aussi parce que j'ai réussi à me blesser à un outil contenant de terribles bactéries. Ta présence n'aurait rien changé… »

Et Kurapika eut une idée pour détourner la conversation.

- « Par contre, comment s'est passé ta mission dans le Brévaudan ? Kirua et toi deviez trouver ce qui massacrait les paysans depuis plusieurs mois, non ? »

Un éclat de fierté passa sur le visage de Gon.

- « Super ! J'ai sentit l'odeur de l'agresseur sur les corps, et à force de nous déplacer de villages en villages et de rencontrer les chefs des battues, je l'ai reconnue chez un des seigneurs locaux. Nous l'avons suivit et avons fini par le prendre sur le fait. Ce sale type utilisait des créatures hybrides pour maquiller ses viols et meurtres sur les personnes isolées au milieu des champs. Il croupit en prison en attendant son procès. »

- « Et tu crois que Kirua aurait réussi sans toi ? »

Gon hésita un moment.

- « Je ne sais pas s'il aurait repéré les criminels tout seul... »

- « Tu vois ! Ta place était avec Kirua. C'est dans la traque que tes talents sont les plus utiles. Au Ruyseï où c'était une jungle de mauvaises odeurs, je me demande même comment tu te serais débrouillé.»

Le garçon hocha la tête. Ses larmes commençaient à sécher.

- J'aurai tellement voulu t'être utile. Quand je croyais que tu étais mort, je n'arrêtais pas de me demander si ma présence aurait changé quelque chose. »

- « Cela n'aurait rien changé du tout. »

En fait, Kurapika était persuadé que Lucifer ou un de ses vampires l'aurait tout simplement mordu.

Gon avait une force herculéenne pour un adolescent de 14 ans. Il rivalisait physiquement avec les vampires et personne n'avait d'explication. Les cardinales du Chien et du Serpent avaient étudié son cas et n'avaient rien pu donner de concret. Mais ses capacités naturelles à apaiser les animaux les plus agressifs et à récupérer rapidement de ses blessures suggéraient qu'il avait été bénit par la grâce très jeune et qu'elle avait grandement influencé son développement. Gin aurait certainement des explications à donner s'il réapparaissait un jour.

Kurapika était persuadé que la brigade fantôme qui semblait déjà fort soucieuse de renforcer ses rangs ne serait pas passée à côté d'un garçon aussi particulier que lui. Hisoka, lui ne s'y était pas trompé. Il avait fait clairement savoir qu'il n'avait pas l'intention de laisser quelqu'un d'autre que lui planter ses crocs dans son cou. La brigade ne serait probablement pas dissuadée par cette menace et aurait voulu le recruter de gré ou de force. Et ça, Kurapika ne le permettrait pas.

Il entreprit de continuer de détourner le sujet.

- « Où est Kirua pour le moment ? »

- « Il attend hors de l'abbaye en mangeant des bonbons. Il ne peut pas entrer ici, mais il a aussi envie de voir de ses propres yeux que tu vas bien. Il veut attendre qu'ils t'autorisent à sortir. »

- « Ca, je ne sais pas combien de temps ça prendra. Chidoru est très stricte en ce qui concerne les mises en quarantaine. Je veux guérir complètement et j'ai encore pas mal de choses à faire une fois que je serais libre. Vous devriez retourner au QG et accepter d'autres missions. »

Le visage de Gon s'illumina.

- « Quand tu reviendras, on fera une mission comme au bon vieux temps, aller dans une ville et enquêter pour trouver le vampire qui terrorise les lieux. »

Kurapika soupira.

- « Gon, je suis désolé mais… »

Comment lui dire ? Alors qu'il venait de montrer à quel point il avait eu peur de perdre son ami ?

- « Mais ? »

- « Je pense que le président va m'affecter à la surveillance du Ryuseï. Je suis la première personne depuis des décennies à y avoir établi des relations. Je vais probablement être transféré sur ce continent. Je ne sais pas si nous pourrons encore faire des missions ensemble. »

Comme il l'avait prédit, le visage de Gon devint instantanément pâle.

Le lendemain matin, Nétéro revint voir K. Il était, cette fois-ci, accompagné des cardinaux du Chien, du Bœuf et … du Rat. Le redoutable cardinal maudit (personne ne savait s'il était un dhampire ou s'il avait été mordu, mais en tout cas, les crucifix bénits lui brûlaient la peau) avait une sinistre réputation. Il dirigeait les services secrets de l'Association et aucune information ne filtrait de son service, d'où des milliers de rumeurs à son sujet. Le département de Pariston était à moitié constitué de personnes dépourvues de grâce et les autres disparaissaient souvent sans laisser de trace. Personne ne voulait rester seul avec lui à cause de ces rumeurs mis à part les jeunes recrues féminines charmées par son apparence de bel homme élégant. Qu'est-ce qu'il venait faire ici alors que toute la grâce ambiante devait le torturer ? Il affichait son éternel sourire et c'était inquiétant.

- « K, après de nombreuses réflexions, nous avons enfin une idée de la façon dont nous allons exploiter cette nouvelle … situation. Enfin, seulement si tu es d'accord avec le projet suivant. »

K leur fit signe de développer.

- « Nous t'autorisons à travailler pour la brigade fantôme dans les conditions que tu nous as présentées. Nous t'autorisons aussi à sélectionner des nids mineurs qu'ils puissent assimiler, du moment qu'ils transfèrent leurs nouveaux membres au Ryuseï. Mais en ce qui concerne leurs plans de raids et de pillages, il est impératif que nous connaissions leurs mouvements. Tu informeras ton nouveau supérieur de chacune de leurs cibles afin que nous puissions prendre les mesures adéquates. »

- « Excusez moi… mon nouveau supérieur ? »

Et le rat d'annoncer d'un sourire jovial que le genre de travail que K allait effectuer relevait de sa juridiction. Et que donc il était transféré dans son unité.

Le visage de K vira instantanément au blanc, ce à quoi Pariston répondit par un éclat de rire.

- « Pile la réaction que j'attendais ! »

Il lui tendit une carte de visite.

- « Je crois qu'il est inutile que je reste plus longtemps ici. J'ai cru comprendre que tu pourrais sortir dans 2 jours. Je t'attends à mon bureau dans 3 jours à 10 heures pour mettre au point les derniers détails. Ne soit pas en retard ou je serais obligé de t'infliger une sanction. J'aime la ponctualité. »

Et le cardinal du Rat sortit. K regarda d'un regard suppliant Mizaïstom, son ancien supérieur.

Ce n'était pas possible. Ils ne pouvaient pas le muter comme ça chez un … homme aussi peu … recommandable ? Certes, K n'avait entendu que des rumeurs sur le cardinal. Il ne savait rien de concret à son sujet. Son service était voilé de mystères et de disparitions inexpliquées. Et ce sourire sournois… les innocentes femmes lambda pouvaient y voir une tentative de séduction, mais K savait d'instinct qu'il signifiait que l'homme/démon avait la désagréable intention de détruire quelque chose et d'en retirer du plaisir. Non, il ne voulait pas travailler sous ses ordres, c'était au moins aussi terrifiant que de servir Lucifer.

Hélas, le Bœuf ferma les yeux et soupira. Nétéro expliqua.

- « Pariston gère le service secret de l'association, toutes les affaires obscures et moralement discutables. Et le travail que tu t'apprêtes à faire tombe dans cette catégorie. Nous nous apprêtons après tout à choisir quelles vies sauver et quelles sacrifier. A moins que tu refuses. Mais alors, cela impliquerais que tu ne retournes pas au Ryuseï et que Lucifer le prenne mal. Et je n'apprécierai pas de perdre une nouvelle opportunité de surveiller la cité. S avait déjà été un beau gâchis. Sa nature d'humain affecté s'est révélée au pire moment possible. Il s'est brulé la main au crucifix alors qu'une délégation de l'inquisition passait juste à côté. Nous ne pouvions pas faire semblant de n'avoir rien vu et il a eu la réaction logique de fuir face aux fanatiques de l'église.»

K sentit soudainement qu'un poids avait été attaché à ses pieds et qu'il l'entraînait dans les abîmes pour qu'il s'y noie. Il n'y aurait pas de retour vers la lumière. Il allait devoir continuer de côtoyer le danger et d'y risquer son humanité et sa vertu car c'était ce qui arrangeait le plus l'Association.

K resta silencieux et détourna le regard. Ses supérieurs le sacrifiaient pour s'assurer un contrôle relatif sur ce nouveau nid de vampires de rang S.

- « Je veux une réponse immédiate, K. Nous avons assez perdu de temps comme ça. Tu n'as que 20 jours avant de retourner à la cité de l'étoile filante et beaucoup de choses à faire entre-temps. »

- « Qu'est-ce que Pariston a l'intention de me faire ? »

- « Ca, ça va dépendre de si tu le divertis ou non. »

- « le divertir ? »

Mizaïstom de préciser : « Lui résister. Il se lassera très vite de toi si tu te comportes en bon garçon obéissant. »

- « A présent décide. Soit tu acceptes de rejoindre les services secrets et de travailler en tant qu'agent double sous la supervision de Pariston, soit je t'affecte à la protection d'une ville au milieu de nulle part en espérant que la brigade fantôme ne vienne pas t'y traquer. »

K savait que ce n'était pas un choix. Il ne se satisferait jamais de rester au même endroit à ne rien faire de ses journées qu'attendre dans la crainte que Lucifer ne le retrouve.

- « Soit, j'accepte d'intégrer le service secret. »

Douze jours après le départ de K du Ryuseï, dans le palais de cette gigantesque cité décharge, Kuroro regardait avec un mélange de dégout et de colère le cadavre qu'il avait devant les yeux. Pourquoi donc se sentait-il ainsi ? Ce n'était pas la première fois qu'il prenait du plaisir avec un imbécile qui avait le malheur de vouloir venir piller la cité de l'étoile filante. De temps en temps, de stupides mortels arrivaient en bande avec des armes d'humains destinées à à leurs semblables. Ils venaient essayer de capturer des habitants pour leurs trafics d'esclaves ou d'organes sans se douter une seule seconde qu'ils débarquaient dans un redoutable nid de vampires et démons. Dès que Lucifer en trouvait un à son goût, il le faisait enfermer dans sa chambre des plaisirs et s'amusait avec lui pendant plusieurs jours avant de le mordre et de le changer en goule. Il l'avait fait des dizaines de fois. Mais depuis sa rencontre avec Kurapika, tout avait changé. Il ne trouvait plus aucun plaisir à abuser de ses proies dans son donjon. Il ne pouvait simplement plus le faire. Son membre ne réagissait plus qu'à l'évocation du Kuruta. Ce prisonnier-ci lui ressemblait un peu. Même taille, même silhouette et même couleur de cheveux. Mais rien à faire, il restait impuissant. Et pire encore, le sang avait désormais un goût infect. Il avait bu du sang d'un don, plus de deux intrus dans la cité et finalement de cet homme une fois qu'il avait compris qu'il n'y aurait pas moyen d'avoir du sexe avec lui. Mais chacun de ces sangs avaient mauvais gout. Trop amer, trop épicé, trop riche… La dernière fois qu'il avait bu un sang agréable, c'était celui de Kurapika. Mais le garçon était loin et il s'était interdit de le mordre. Qu'est-ce qui se passait ? Il devait trouver une solution car s'il ne pouvait plus se sustenter, il allait s'affaiblir. Et s'il s'affaiblissait, il ne serait plus à la hauteur de son titre de Seigneur de la cité de l'étoile filante.

Il fit appeler Franklin pour lui demander conseil, tout en demandant à Phinks de le débarrasser du cadavre de sa dernière victime. Une fois l'humain partit avec la future goule et seul avec le vieux vampire, il se mit à lui expliquer le problème. Quand il eu terminé, Franklin lui demanda :

- « Combien de fois as-tu bu le sang de notre nouveau n°11 ? »

- « Heu… 2 fois. La première fois quand je l'ai sorti du trou où il était tombé et la deuxième fois, c'était quand il s'est coupé à une page de livre. »

- « Rien de plus ? »

- « Heu… »

- « C'est important. Tu n'aurais pas ce genre de problème si tu ne t'étais abreuvé que deux fois. »

Lucifer se tourna vers une armoire et en sortit un pantalon lacéré et recouvert de sang séché.

- « C'était la tenue que Kurapika portait quand je l'ai déshabillé ici. Je l'ai respirée tous les jours dans mon cercueil. Son sang est absolument divin… Les humains parleraient d'un gibier noble et sauvage qui s'est nourrit toute sa vie des végétaux les plus délicats et dans une forêt à l'air le plus pur qui soit, cuit saignant avec une sauce grand-veneur… »

Franklin soupira.

- « Imbécile. C'était la dernière chose à faire. »

- « En quoi c'est un problème ? A défaut de le mordre, je peux humer sa délicieuse odeur… »

- « Et tu y a développé une addiction. »

- « Addiction ? C'est grave ? »

- « Dans une situation complexe comme la vôtre, oui, très. »