Salut à tous, joyeux noël et bonne année en avance de 10 jours! Voici mon cadeau à votre intention, le chapitre 18 de vampire hunter K.
Je vous souhaite un agréable moment en compagnie de vos héros adorés.
Chapitre 18 : le quatuor de choc
Le surlendemain, la cardinale du Chien estima que les blessures de K étaient en bonne voie de guérison. Elle lui interdit les efforts physiques durant le mois qui venait et de continuer de prendre des antibiotiques à jeun le matin, mais en somme, le jeune homme était supposé être capable de prendre soin de lui à présent. Cela ne mettait pas K à l'aise. Il aurait aimé avoir plus de temps pour se préparer à l'idée qu'il entrait dans le service secret de l'association des Vampires Hunter. Dans moins de 24 heures, il affronterait Pariston… Mais pour l'heure…
- « Yo Kurapika ! »
Il sentit quelqu'un lui sauter au coup part derrière. Il leva instinctivement la main pour protéger sa nuque et repousser l'assaillant. Il se retourna pour retrouver sa main prise dans une tignasse argentée.
- « C'est quoi cet accueil ? Je ne mords pas tu sais ? »
- « Kirua… »
Kirua, alias K.O., héritier du clan Zaoldyeck, vampire hunter de deuxième classe, dhampire et meilleur ami de Gon se tenait devant lui. Il avait visiblement guetté depuis les hauteurs le moment où il quitterait l'abbaye.
- « Je voulais juste te faire un câlin, » bouda-t-il.
- « Désolé, mais je suis pas mal à cran pour le moment en ce qui concerne les signes d'affection. »
- « Tu n'as pas tout dit à Gon, n'est-ce pas ? »
Le jeune dhampire le regardait d'un air interrogatif et provocateur.
- « A propos de quoi ? »
- « A propos de ce qui s'est passé au Ryuseï… »
- « Puisqu'on en parle… est-ce tu savais que c'était un nid de rang S ? »
Kirua baissa les yeux.
- « Désolé. Si j'avais su avant de partir mener cette mission dans le Brévaudan que tu allais là-bas, j'aurais tout fait pour te dissuader d'y aller. »
- « Tu savais et tu n'en as jamais parlé à l'association ? Tu savais tout ce temps où se trouvait la Brigade Fantôme et tu ne nous as rien dit ? »
- « Pour que vous alliez vous faire massacrer là bas ? Aux blessures que tu as, je suis sûr que tu réalises à quel point ils sont monstrueux. Ma famille elle-même évite tout affrontement direct avec eux. Il parait que mon père et le seigneur Lucifer se sont déjà affrontés pour une question de vendetta et de guerre de territoire. Cela se serait terminé sur un match nul.
Kurapika ouvrit grand les yeux. Silva était réputé pour être le plus puissant des vampires (bon, sans compter le roi et les gardes royaux du nid du Goruto Est, mais l'Association n'arrivait pas à faire une évaluation précise de leur force). Et Lucifer faisait jeu égal avec lui ? Il frémit à l'idée que ce dernier réclamait un duel contre lui. S'il avait essayé de l'affronter la nuit où il avait été capturé, que ce serait-il passé ? Est-ce que cela aurait été un match à sens unique qui se serait soldé par son viol et une transformation en vampire ?
- « Tu trembles quand je parle de Lucifer… » constata Kirua. Il n'était pas aussi naïf que Gon. Il était parfaitement capable de lire entre les lignes.
- « Je ne tremble pas ! »
- « Qu'est-ce qu'il t'a fait ? A ton odeur, je peux deviner que tu n'as pas été mordu. Il a essayé ? »
Kurapika détourna les yeux, rougissant.
- « Je ne dirais pas à Gon, si ça peut te rassurer. Il ne sait toujours pas comment naissent les bébés, le pauvre. »
Kurapika soupira. Oui, leur ami était encore si innocent sur certains sujets. Ni lui, ni Kirua n'avaient le courage de le lui apprendre. Léorio avait dit qu'il s'en chargerait le jour où la nature le demanderait. Kurapika n'était pas rassuré pour autant. En tant qu'étudiant en médecine, il était certainement le mieux placé. Mais de tous les membres du groupe, c'était également celui qui était le plus travaillé par ses hormones (ou le seul à ne pas les refouler, selon le point de vue de l'intéressé). Enfin bref, Gon ne savait pas le genre d'avances que Kurapika avait reçu au Ryuseï et s'il le savait, il paniquerait d'avantage. Kurapika ne voulait pas que le garçon le sache… pour son bien.
- « Gon a dit que tu allais travailler en tant qu'agent de liaison avec la cité de l'étoile filante. Est-ce que ça ira ? »
- « Ca… je ne sais pas ce qui est le pire. Devoir revoir Lucifer et les assassins de mon clan chaque mois et faire comme si nous étions partenaires ou devoir travailler sous les ordres de Pariston. J'ai particulièrement peur du cardinal du Rat car je ne sais absolument pas à quoi m'en ternir avec lui. »
Kirua hocha la tête. En tant que dhampire, il avait déjà été convoqué plusieurs fois par le mystérieux cardinal. Et ces entrevues l'avaient mis mal à l'aise.
- « Il va chercher à te provoquer. Il va essayer de voir ce qui te met en colère, ce qui te fait peur, ce qui va te déstabiliser. Il va te poser les mêmes questions que moi, mais en plus salace. »
Un frisson de dégout parcourut Kurapika. Se confesser à Léorio avait déjà été dur, mais se faire réinterroger par un type aussi douteux qui le ferait pour le plaisir de le malmener le répugnait particulièrement. Pour reprendre le contrôle, le blond respira un grand coup et expliqua.
- « J'ai eu un accident en essayant de fuir Lucifer. Je suis tombé dans des épaves de métal et j'ai perdu connaissance. Quand je me suis réveillé, j'étais attaché nu dans un donjon bdsm. Lucifer m'a clairement fait comprendre qu'il voulait me violer et me mordre. Il m'a touché, a dit qu'il avait léché mes blessures… mais sur un coup de tête, il a décidé de jouer à me séduire. »
Kirua le regardait d'un air mi-choqué, mi-dégoûté.
- « Ah oui, quand même ! »
- « Ensuite, il s'est mis en tête de me faire entrer dans la brigade car il veut dans sa troupe une personne qui sache utiliser la grâce et qui a ses entrées à l'Association et dans le Vatican. J'en ai profité pour négocier qu'il arrête son harcèlement. Mais ça n'empêche que je sais quelles pensées il a envers moi. Et un autre problème est que si certains membres de la brigade sont fréquentables, d'autres ont toujours envie de me faire la peau. Il y a une vampire, Machi, qui est jalouse de moi et qui a essayé de me tuer avec un baume contaminé. Et celui qui m'a fait ces blessures adore l'idée de se battre à mort avec moi. »
Kirua le regarda un instant puis déclara qu'il acceptait de ne rien dire à Gon mais qu'il était tout de même inquiet. Ca s'annonçait mal pour Kurapika.
- « Je suis content de te revoir en un seul morceau, mais je me demande comment tu as fait pour te retrouver dans une situation pareille, » finit par dire le dhampire d'un ton interrogateur.
K soupira. Qu'est-ce qui avait donné envie à Lucifer de passer du personnage du bourreau violeur à celui de Don Juan. Il se rappela ses premiers instants dans le donjon BDSM.
- « Cela devait être grâce au journal… »
Et le hunter de se rappeler les questions que le vampire lui avait posé sur son contenu. Brusquement, il se rappela quelque chose de grave. « LE JOURNAL !».
- « C'est bon, je t'avais entendu la première fois. »
- « Non, c'est… il l'a lu. Il a lu toutes mes observations sur le domaine Zaoldyeck. Je suis désolé. »
- « Quoi ? Tu as écris quoi ? »
- « Mes impressions quand je suis arrivé, sur l'organisation du clan, sur la personnalité de chaque membre de votre famille, ce genre de chose quoi. »
- « Tu peux me montrer ? » Kirua n'était pas rassuré. Non pas qu'il doutait que son clan pourrait repousser l'assaut, mais si la brigade trouvait un point faible à exploiter, alors il y avait un danger.
Kurapika sortit le journal de son sac. C'était un épais carnet de cuir dont presque toutes les feuilles étaient noircies d'encre. Il avait commencé à l'écrire un an après être devenu vampire hunter en guise de mémo-synthèse de ses connaissances professionnelles. Près de 300 pages parlant de l'Organisation, de ses observations sur les vampires et autres créatures qu'il avait combattus y étaient consignées. Il feuilleta jusqu'à la page correspondante et lui confia le livre.
« Le domaine Zaoldyeck,
Au début de ma formation, lorsque je n'avais pas encore la grâce, j'ai été autorisé dans ce nid de vampires de rang S pour mon entrainement. Les mortels de l'association sont rarement admis dans cet endroit et sont sélectionnés avec soin, mais Kirua nous a vivement recommandé, Gon, Léorio et moi.
Arrivés en train à un village dans la vallée, nous avons rencontré une population vivant paisiblement. C'était assez surprenant, étant donné que de puissants vampires vivaient au sommet de la montagne voisine. Après avoir un peu déambulé, nous avons pris un bus. A notre stupéfaction, des humains venaient en tant que touristes pour contempler les murailles du domaine et se donner des frissons. Nous avons également assisté au massacre de quelques étranges monstres hybrides qui tentaient de s'introduire dans le domaine en escaladant la haute muraille de 15 mètres de haut. Nous avons entendu des cris stridents d'agonie, puis le silence… Les touristes ayant eu leur dose d'adrénaline, ils sont partis sans demander leur reste. Nous avons remis nos lettres de recommandation au gardien de la porte qui nous a immédiatement donné notre première épreuve : Ouvrir la gigantesque porte du jugement.
Cette immense construction consiste de sept portes encastrées dont chacune pèse plusieurs centaines de kilos. La dernière pesant 16 tonnes. A ce moment-là, le défit nous paraissait impossible. Seulement, après une dizaine de jours d'un entraînement intensif en portant des habits de poids lourds, nous y sommes tous les trois arrivés. Les majordomes étaient relativement « impressionnés » car de simples mortels ne possédant ni la grâce ni le germe du vice ne sont techniquement pas supposés développer une telle force aussi rapidement. Je suppose que mes yeux d'Apophis m'ont aidé pendant l'épreuve. Quand ils deviennent rouges, mes capacités physiques sont décuplées après tout. Gon y est arrivé seul, et comme je me tue à le dire, il avait déjà la grâce à cette époque. Et Léorio dispose d'une excellente condition physique. Je sais que je n'ai pas été tendre avec lui en ce qui concerne ses réflexes et ses capacités de raisonnement, mais au point de vue force physique, il fait le job. Il a réussi à ouvrir deux portes quand Gon et moi n'en avons ouvert qu'une.
Bref, nous avions enfin gagné l'intérêt des majordomes, mais ils nous ont fait passer quelques autres tests. Lorsque Kirua fut enfin autorisé à venir nous rejoindre, il nous a expliqué que son père exigeait que son fils et héritier voyage en compagnie d'une escorte efficace digne du clan Zaoldyeck et que les majordomes étaient un peu aigres à l'idée que ce rôle échoue à de simples mortels de l'association des vampires hunters. Mais après les tests, la plupart des membres du clan estimaient que nous étions dignes de cette mission. Bref, l'entrainement a commencé pour de vrai et nous avons commencé à rencontrer les autres membres du clan. D'abord, nous avons rencontré le petit frère de Kirua ainsi que sa mère. Rien à dire sur Karuto, sinon qu'il est silencieux, discret et qu'il nous a épié dans l'ombre pendant tout notre séjour. La mère, par contre… c'était quelque chose. Simple mortelle nommée Kikyo, mais assassin hors pair et un peu bipolaire sur les bords. Elle se comporte en général comme une lady raffinée, mais il suffit d'un grain de sable pour qu'elle devienne hystérique, et ce grain de sable est généralement l'opposition d'un membre de la famille : son mari qui la rabroue, son beau père qui n'écoute rien de ce qu'elle dit et surtout Kirua qui met un point d'honneur à faire le contraire de ce qu'elle lui ordonne.
Il faut dire que Kirua a horreur de la pression que lui met sa famille et qu'il a souhaité essentiellement rejoindre l'association des vampires hunters afin d'éviter les entrainements qui sont supposés faire de lui « le plus puissant des vampires qui aient jamais existé. ». Et ss
Ensuite, nous avons rencontré les grands-parents de Kirua : Zéno et Kanayama, deux vampires, anciens chefs du clan et qui se montrent beaucoup plus compréhensifs avec Kirua que tous les autres membres de la famille. Il me semble que Zéno soit âgé d'au moins deux siècles et qu'il a fait de son épouse une vampire lorsqu'elle a atteint la soixantaine. Ils donnent l'impression d'être un vieux couple uni, mais passent peu de temps ensemble. Zéno est toujours en vadrouille pour accomplir les « assassinats » demandés au clan et Kanayama fait également régulièrement l'inspection de touts leurs nids « vassaux » aux quatre coins du monde. Ils étaient revenus de leurs voyages respectifs pour jeter un œil aux futurs « frères d'armes » de leur petit-fils préféré. Ils ont été relativement gentils avec nous et ont supervisé notre entraînement. Je remercie essentiellement la grand-mère qui m'a initié aux armes ninja. Je n'aurais probablement jamais choisi de me battre avec un kusarigama si elle ne m'en avait pas fait découvrir l'incroyable potentiel. Il faut dire qu'elle manipule les armes blanches d'une façon très impressionnante. Elle peut lancer des kunaïs à des centaines de mètres de distance, tranche des portes d'acier au katana et détruit des piliers de basalte avec sa lance.
Ensuite, ce fut au tour de Miruki, le cadet de la famille de se montrer (brièvement). Bien que dhampire comme ses frères, il reste enfermé en permanence dans ses appartements, collectionnant tout ce que la culture geek mondiale a à offrir. Il n'est pas très social, paresseux et empâté mais c'est le spécialiste en technologie de la famille. Il supervise tout le système informatique, téléphonique et sécuritaire du domaine. Nous ne l'intéressions pas. Il s'est contenté de nous ignorer.
Ce ne fut pas le cas du frère aîné : Irumi. Lui… je ne sais pas qui est le pire, Hisoka et les intensions perverses qu'il a sur tout le monde ou ce dingue obsédé par l'idée de contrôler le moindre élément de la vie de Kirua. Apparemment, quand ce dernier était jeune, Irumi avait eu la tâche de lui apprendre le b.a.-ba du métier. Avec le temps, il en est venu à penser que lui-seul savait ce qu'il y avait de mieux pour Kirua, que ce soit les vêtements, la nourriture, techniques de combat ou encore ses relations. Et il n'était pas du tout d'accord avec l'idée que Kirua parte glaner de l'expérience chez les vampires hunters et encore moins qu'il se fasse des « amis ». Selon lui, le futur chef du clan Zaoldyeck n'a pas besoin de se faire des amis. Il ne peut faire confiance à personne, n'avoir que des relations de maître à serviteur et ne doit considérer les autres que comme des outils à utiliser. Bref, il ne se passait pas une semaine sans qu'il ne tente quelque chose pour nous tuer ou nous faire partir du domaine. Paradoxalement, cela nous a pas mal entraînés à développer nos réflexes et notre instinct de survie. Et Léorio a développé de nombreuses techniques de guérisons et de purification pour contrer ses tentatives d'empoisonnement et de prises de contrôle mental. Car oui, la spécialité d'Irumi est la manipulation mentale. Grâce à des aiguilles qu'il plante sur ses cibles, il les contrôle aussi bien que s'il les avait mordus. Et pour les proies à distances, il fabrique des figurines d'argile qu'il enchante. Il est capable ainsi d'influencer par les rêves des personnes situées à un océan de distance de lui.
Après deux mois d'entrainement au domaine, Silva a finalement accepté de nous rencontrer lui-même suite à un énième incident avec Irumi. Et je dois dire qu'il était impressionnant. Il a le physique d'un lutteur ultime qui tue à main nue et le regard glacial qui va avec. J'ai eu la certitude qu'il était capable de me tuer avant que je ne puisse bouger le petit doigt. Il s'est montré relativement courtois avec nous et nous a même défendu contre son aîné. En fait, lors de l'incident en question, ce psycopathe d'Irumi avait réussi à planter une aiguille dans la tête de Kirua pour essayer de le forcer à nous tuer. Cela avait échoué. Kirua avait réussi à enlever l'aiguille de lui-même. Silva avait décider de punir sévèrement le manipulateur et estimait qu'il était temps pour nous de partir avant qu'il n'essaye à nouveau de contrôler l'esprit de son petit-frère.
Bref, ceci résume mon séjour au domaine Zaoldyeck et mes impressions sur cette étrange famille de vampires et dhampires.
Journal de K. »
Kirua relit plusieurs fois le chapitre. Il éclatait de rire à chaque fois que je parlais de sa mère. « Tu ne l'as pas ratée, dis-donc. Ouaip, elle est définitivement bipolaire.»
Finalement il ferma le livre et le rendit à Kurapika.
- « Bon, je crois que ça va. Tu n'as rien révélé de vraiment dangereux à part le style de combat de prédilection de ma mamie. Pas une seule allusion à notre plus grand secret. »
- « Plus grand secret ? »
- « Ben, c'est vrai que je n'avais pas le droit de…»
Il s'arrêta brusquement. C'était comme s'il avait été mis sur pause. Et puis il se mit à bégayer.
- « de… de… parler d'A… »
Et en un coup, son regard se transforma et l'atmosphère changea. Kurapika reconnut tout de suite le mode « assassin » qu'Irumi avait provoqué chez lui quand il avait essayé de le pousser à les tuer. Se rappelant parfaitement de ce qui s'était passé ce jour-là, le blond sortit son kusarigama et dès que Kirua lança sa main tranchante, la saisit dans la chaine.
- « Kirua !? Qu'est-ce qui se passe. »
- « Pas le… le droit… parler… Protéger… famille… »
Un duel de force commença. Kurapika essayait d'immobiliser son ami dans ses chaines, mais le dhampire était beaucoup plus agile à présent et lui avait toujours plein d'os cassés. Cela s'annonçait très mal.
- « Kirua ! Tu as encore une aiguille plantée dans ta tête, n'est-ce pas ? »
- « Trop… dit… »
Kurapika voyait bien que le dhampire essayait de résister à la possession mentale mais sa condition physique ne lui permettait pas de profiter de cette ouverture.
- « Où est l'aiguille ? »
C'était peine perdue. Les deux bras de Kurapika souffraient déjà de retenir les deux bras de son ami. Son corps lui faisait mal. Il n'allait pas tenir longtemps.
- « KIRUA ! KURAPIKA ! QU'EST-CE QUE VOUS FAITES ? »
Miracle ! Gon arrivait en courant. Ce garçon était une bénédiction.
Kurapika se dépêcha de lui expliquer la situation. « Irumi a recommencé ! Viens vite immobiliser Kirua. »
En quelques instants, Gon avait taclé son meilleur ami au sol et l'immobilisait par une sorte de prise de judo. Kurapika en profita pour parcourir la tignasse du dhampire.
- « Fron…tal », gémit le prisonnier pour les guider.
Comme la dernière fois. Kurapika parvint à trouver le maudit objet et à le retirer. Kirua se calma instantanément, sombrant dans l'inconscience.
- « Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda un Gon affolé.
Le plus âgé ne réussit pas à répondre. Tout ce stress et la douleur lui firent également perdre connaissance.
Quand il se réveilla, il était dans une chambre d'auberge. Kirua dormait sur le lit d'à côté et Gon somnolait sur une chaise devant eux. Mais il se redressa d'un bon dès que Kurapika se mit à bouger.
- « Est-ce que ça va ? Vous m'avez fait tellement peur tout à l'heure. »
- « Désolé… »
- « Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment te sens-tu ? »
- « J'ai mal. J'ai des courbatures et j'ai peur pour la réparation de mes os. Ce n'est pas la faute de Kirua. Nous parlions de sa famille et tout d'un coup, il est passé en mode « assassin ». » J'ai l'impression qu'Irumi lui a planté une aiguille pour l'empêcher de parler de certaines choses. »
- « L'enfoiré… »
Le regard de Gon devenait sombre. Il le faisait toujours lorsque quelqu'un faisait du mal à ses amis.
Kirua se réveilla peu après. Après de brèves questions, Kirua se recroquevilla, prostré.
- « Je suis désolé… Je ne savais pas… Quand est-ce qu'il a bien pu me mettre cette aiguille ? J'étais persuadé que je n'avais plus rien dans le crâne. Papa l'avait forcé à me les enlever… »
- « C'est bon, Kirua, c'est bon… Ce n'est pas ta faute. Nous savons que ton frère a un grain, » lui répondit Gon.
- « Je n'en peux plus. Même à l'autre bout de la terre, il continue de me pourrir la vie, » gémit le dhampire.
- « Si ça peut te rassurer, nous pouvons inspecter ta tête pour nous assurer que tu es complètement libéré de son emprise. »
Il hocha la tête et d'un geste doux et affectueux, Kurapika entreprit de faire une inspection.
- « Tout va bien, on dirait. »
Mais le garçon aux cheveux argentés n'était pas réconforté pour autant. Son aîné allait certainement revenir à la charge.
- « Pourquoi le ferait-il ? » demanda Gon.
- « Nous parlions de sa famille et Kirua avait dit que mon journal ne parlait pas du plus grand secret de son clan. »
- « Ah, je vois… », répondit l'intéressé d'un ton triste. « C'est vrai que je n'avais pas le droit de vous la présenter quand vous étiez au domaine. »
- « Qui ça ? »
- « Ma petite sœur, Aruka. C'est la plus puissante des vampires que la terre ai jamais porté. Ses pouvoirs sont incomparables, infinis, mais très dangereux s'ils sont mal utilisés. C'est pourquoi mes parents la gardent enfermée dans une chambre forte au fond du volcan. »
- « Oh… »
- « Aruka veut faire plaisir à tout le monde et satisfaire les souhaits qui lui sont adressés. Elle peut tous les exhausser. Mais de un, des personnes pourraient vouloir utiliser son pouvoir pour faire le mal, et de deux, au plus les vœux sont maléfiques, au plus la contrepartie à payer est énorme. À partir d'un certain stade, cela se paye en vies humaines. Donc, ma famille fait en sorte que personne ne s'en approche. » Et il soupira. « Elle vit seule et enfermée, sans personne à qui parler… Je crois que le sort d'Irumi m'empêchait aussi de m'inquiéter pour elle… Comment j'ai pu la laisser là toutes ces années ? »
Les larmes commencèrent à couler sur ses joues. C'était tellement triste à voir.
- « Et si on la délivrait ? » demanda Gon.
C'était tout lui.
- « Ce n'est pas si simple », intervint Kurapika. « Certes, elle est prisonnière dans cette chambre forte, mais c'est pour une raison : beaucoup de gens pourraient lui vouloir du mal. Si nous l'aidons à s'enfuir, il faudra la protéger à tout instant. Et le principal problème est que si nous essayons de le faire, la famille Zaoldyeck pourrait très bien considérer l'Association comme responsable et lui déclarer la guerre. »
- « Il faudrait l'abandonner pour le bien de l'entente entre l'Association et le clan Zaoldyeck ? » s'énerva le jeune brun.
Ca s'annonçait mal. Quand le jeune Freecss avait décidé quelque chose, c'était la mule la plus entêtée du monde. Il essaierait tout pour la délivrer et sans aucune considération pour les conséquences de ses actes. Comment l'arrêter ?
- « C'est bon Gon. Je trouverais un moyen. Tant qu'ils ne réalisent pas qu'Irumi a enlevé cette aiguille, j'ai une chance d'organiser une évasion. »
- « Mais où allez-vous vous installer tous les deux ? Ta famille ne va-t-elle pas se lancer à votre poursuite ? » demanda le brun.
