Petit jeu, et si vous essayez de reconnaître toutes les œuvres littéraires auxquelles j'ai fait référence dans ce chapitre?
Chapitre 20 : retour à la vie professionnelle
« La division japonaise de l'Association des Vampires Hunters
L'Association possède des bases secondaires sur tous les continents et les pays de plus de 10 millions d'habitants. Elles sont appelées des « divisions » et leur rôle est naturellement de combattre les vampires et autres démons dans la région où elles sont implantées et de surveiller leur prolifération. Si tous les Vampires Hunters passent le même examen au même endroit, chaque division assume la formation de ses membres, leur entretien et a ses propres méthodes pour la chasse aux démons.
En ce qui concerne la division japonaise, c'est à mon sens la preuve par A+B que la grâce n'est pas une question d'être de confession chrétienne. Le Japon est essentiellement bouddhiste et shintoïste, avec de nombreux éléments prélevés à d'autres courants religieux. La division japonaise est née dès les premières années de l'avènement des vampires. Un temple bouddhiste-zen, une école d'art martiaux et un clan de ninjas ont joint leurs forces pour former des guerriers capables de combattre les non-morts. Ils ne puisent pas leurs pouvoirs dans la religion chrétienne mais bien dans la philosophie Bouddhiste. Ils obtiennent la grâce après un long entrainement incluant une vie monastique stricte, de la méditation, du travail, du jeune et du célibat. Ensuite, ils deviennent soit des guerriers et se spécialisent alors dans le maniement d'une arme, soit des prêtres chargés des exorcismes, scellent le mal par des prières, donnent les premiers soins ainsi que le rituel de repos des âmes. D'autres encore deviennent des shinobis et effectuent le travail de reconnaissance et de collecte des informations.
La division dispose de bases secrètes un peu partout dans le pays que je n'ai jamais vu (en même temps, je ne suis venu que deux fois au Japon). Ils font preuve de beaucoup de protectionnisme en ce qui concerne leurs arts. Il faut dire qu'ils sont la bête noire du Vatican. Forcément, le saint siège n'apprécie pas du tout l'idée que des gens puissent utiliser la grâce sans passer par eux. Ils n'en n'ont plus le monopole et cela remet en question leur influence sur le monde. Du coup, les pontes de l'inquisition cherchent par tous les moyens à discréditer la division japonaise. En plus de critiquer leurs interventions, ils les accusent de sorcellerie, de pactes avec les démons, d'assassinats… Ils cherchent sans cesse des preuves de la dépravation des Vampires Hunters du pays du soleil levant. Pas étonnant que la division cherche à rester la plus discrète possible.
Mes contacts avec la division se limitent actuellement à deux rencontres. Une où je devais prendre le relais dans une mission d'escorte et la deuxième est l'affaire Shizuku Murasaki. Suite aux problèmes mentionnés plus hauts avec le Vatican, la division ne sort pas du territoire et donc, lorsque leur enquête leur a fait comprendre que la jeune fille avait été emmenée sur un autre continent, ils ont été contraints de passer le relais à un agent du bureau principal, soit m'ont cueilli à l'aéroport, m'ont transmis les informations lors d'un trajet en voiture et m'ont présenté au daimyo.
Journal de K»
K quitta un instant son livre pour jeter un coup d'œil au paysage. Le bruit des enfants s'agglutinant aux fenêtres lui indiquait que le dirigeable arrivait en vue de l'archipel du Japon. D'ici une heure, le vaisseau se poserait à Edo, la capitale. Il avait encore un peu de temps et se replongea dans son livre « Cette personne dans l'opéra ». Plus qu'une trentaine de pages. Ce serait vite fini.
Il avait suivit les recommandations de Francis et depuis leur premier entretien, il avait choisi un livre à la bibliothèque, l'avait dévoré en une journée et s'était trouvé une victime dans la soirée à qui en discuter. Les quatre premiers jours, il avait choisi des livres traitant d'archéologie et avait su trouver en Z, un hunter spécialisé dans le domaine, l'interlocuteur idéal. Malheureusement, ce dernier avait ensuite du partir en mission. Il avait alors choisi un livre parlant de bijoux maudits. Il avait voulu en discuter avec B mais le regretta. Elle était tellement passionnée par le sujet qu'elle parla pour eux deux pendant 6 heures d'affilée.
Ensuite, il eu le malheur de passer à la bibliothèque au même moment que KB et son équipier. Ils l'orientèrent vers un vieux classique « le chien des Flandres ». Cependant, le livre se révéla beaucoup plus triste que ce que K s'était imaginé et au moment d'en discuter, KB ne fit que pleurer pendant une heure sur le destin des deux protagonistes. Plus jamais K ne parlerait littérature avec ce type.
Les deux jours suivants, K eu un mal fou à trouver un livre et une personne suffisamment intéressée par le sujet du livre. Et finalement, son ancien supérieur le cardinal du Bœuf parvint à le conseiller vers un genre que K avait ignoré jusqu'ici : le roman policier. C'était fou ce que la littérature mondiale avait créé dans le domaine au siècle précédent. K avait commencé avec les classiques produits en Auvergnia : les aventures du cambrioleur Magic Conan, les enquêtes du jeune reporter Joseph Bautrelet et maintenant, cette aventure à propos d'un mystérieux individu terrorisant un opéra et cherchant par tous les moyens à garder pour lui seul la cantatrice de son cœur. C'était de loin le plus passionnant des livres jusqu'ici car son développement de l'antagoniste rendait K assez confus. Non seulement c'était la première fois qu'un livre lui faisait avoir de la compassion pour l'antagoniste, mais à plusieurs reprises, l'histoire l'avait renvoyé à sa propre expérience. L'obsession de cet homme pour garder l'héroïne près de lui, ses méthodes lui rappelaient la façon dont Lucifer s'était comporté avec lui. Le comportement de la jeune fille le troublait aussi. Autant elle était consciente que son harceleur était une personne dangereuse qui avait déjà plusieurs morts à son actif, autant elle était incapable de le haïr. Au fil de l'histoire, elle avait éprouvé envers lui de la peur, du dégoût, de la colère, de la pitié, de l'admiration et même de la tendresse, mais jamais de haine. K ne comprenait pas son attitude et l'intention de l'auteur. K, lui, n'avait que de la haine et du mépris pour le vampire.
Il fut tiré de ses réflexions par des rires féminins près de lui. Deux adolescentes le fixaient en gloussant. Elles étaient d'ailleurs venues l'épier une dizaine de fois sur les trois jours de voyage et il avait un peu de mal à comprendre ce qu'elles lui voulaient. En tout cas, il ne pouvait pas lire avec elles à côté. Et donc, il se tourna pour leur demander s'il pouvait les aider.
Les deux filles rougirent, et finalement, la plus brave finit par se lancer.
- « Ma sœur et moi, nous nous demandions si tu étais… un garçon ou une fille, un prince ou une princesse ? »
On l'avait déjà pris pour une fille auparavant, mais c'était la première fois que quelqu'un utilisait le terme de prince ou de princesse. Cela devait être lié à son changement de garde robe. Après quelques essayages, lui et FB avaient fini par trouver un terrain d'entente. Le Fashion hunter lui avait fait découvrir un style vestimentaire issu du royaume de Manchourie, un pays voisin de Kakin. Il s'agissait d'une longue tunique de soie appelée changsam. Elle était plus moulante que la tenue traditionnelle Kuruta, avec des fentes à partir de la taille, et elle se portait avec chemise et des pantalons amples de ton blanc comme dans son clan. Bref, même si c'était un vêtement d'une pièce, il avait tout de même l'impression de porter quelque chose de familier. La tunique qu'il portait aujourd'hui était bleu marine, avec des motifs de dragons dans un ton légèrement plus clair.
K avait remarqué que depuis qu'il s'était mis à porter des changsams, les gens autour de lui le regardaient différemment. Était-ce parce que cela renforçait son côté androgyne ou, parce que c'était de la soie, il donnait l'impression d'être une personne aisée ? B s'était mise à le complimenter et lui avait proposé des bijoux assortis. La prophétesse Néon le collait encore plus que d'habitude et Pam était devenue courtoise (et le regardait en rougissant avant de fuir à toute vitesse). Kirua et même Senritsu s'étaient mis à le charrier. Le nombre de pervers lubriques qui lui lançaient des commentaires répugnant avait décuplé … Seul Gon n'avait pas changé, mais lui était trop innocent que pour juger les gens sur leurs choix vestimentaires. Il devait supposer que ces filles étaient certainement de nouvelles groupies dont il devrait s'accommoder.
Du coup, il se contenta d'un sourire et d'une réponse : « Je le laisse à votre imagination ».
Cela sembla particulièrement plaire aux demoiselles car elles se remirent à sourire et à glousser, et même à se serrer les mains. Et puis, l'une d'entre elles remarqua le livre qu'il tenait à la main.
- « Waouh ! « Cette personne dans l'opéra » en édition originale! Tu es vraiment un prince alors ! »
Ah, cela avait l'air connu. Pourtant, peu de gens s'intéressaient à la littérature d'avant l'offensive des vampires. Peu d'éditions originales avaient su être préservées.
- « Vous connaissez ? »
L'autre fille de répondre.
- « Oh, oui ! Une pièce de théâtre en est inspirée. Le jeune baron et son assistant qui enquêtent sur les incidents de l'opéra, et ce pauvre Erik que tout le monde traite de monstre alors qu'il cherche juste… »
Ah bon, il y avait carrément une pièce de théâtre sur le sujet. En tout cas, la fille avait mis le doigt sur ce qui avait touché K dans l'histoire.
- « … pourtant, de ce que j'ai lu dans l'histoire, il a quand même plus d'une dizaine de morts sur les mains. »
- « … C'est… C'était de la défense. Ces personnes le menaçaient… »
- « Je lis que plusieurs des morts sont liées au fait que ces gens se soient juste aventurées un peu trop près de son repère. Est-ce que vous tueriez quelqu'un juste parce qu'il s'aventure dans votre jardin ? »
- « Les gens le persécutent, le trahissent et l'abandonnent depuis sa plus tendre enfance juste à cause de son apparence. Il a juste appris à survivre dans ce monde qui ne veut pas de lui. »
Et quelque chose dans le cœur de K lui fit mal.
« Il essaye de survivre dans un monde qui ne veut pas de lui… » C'était pour ça que l'héroïne avait tant pitié de lui. C'était pour cette raison que K ne détestait pas le personnage non plus. Il était né avec un visage repoussant qui lui avait valu rejet et persécutions dès son plus jeune âge. Et pourtant, il s'était accroché. Il avait développé des talents dans l'espoir de gagner le respect de sa communauté. Mais les gens l'avaient jalousé. Il avait du fuir pour éviter de se faire tuer. Il avait mis son génie au service des puissants. Il avait construit des palais dotés de cachettes, passages secrets et bijoux d'ingénierie et ces ingrats avaient voulu le supprimer car il en savait trop. Au bout du compte, il avait finit par accepter le fait que la société le persécuterait toujours. Il avait finit par se résoudre à s'installer dans un fabuleux repère souterrain sous l'opéra pour en vivre tel un parasite. Et oui, ses victimes étaient toutes des personnes qui avaient menacé sa sécurité à un moment ou à un autre… Pourquoi n'arrêtait-il pas d'associer le personnage à Lucifer ? Le vampire n'était pas pareil ! Il tuait par… Bon, il n'avait pas demandé à devenir un vampire. Il avait pris le pouvoir sur le nid pour s'affranchir de la tyrannie de son précédent maître. Il avait massacré le clan Kuruta non par simple sadisme ou par profit en volant leurs yeux, mais par désespoir lorsqu'un hunter de son clan lui avait pris la femme qu'il aimait.
Il commençait à comprendre le point de vue de la fille. Lucifer n'était pas un saint, mais il aurait pu être une meilleure personne si le monde pouvait accepter les vampires de la cité de l'étoile filante. S'il faisait un effort de courtoisie avec lui, peut-être que le non-mort pourrait se montrer également sous un meilleur jour ? Bon, soyons bien clair, ce serait juste de la politesse et de la conversation. Si ce pervers essayait encore une fois de le mordre ou de lui faire des avances, K l'enverrait sur les gousses d'ail. Il ne tomberait jamais amoureux de lui.
La conversation avec les filles dura jusqu'à l'atterrissage. A l'aéroport, il ne fut pas surpris de voir une vieille connaissance de la branche locale de l'association des Vampires Hunter : HO (vrai nom Hanzo), un ninja qui avait passé l'examen en même temps que lui. Actuellement, son travail consistait à faire des missions de reconnaissance et d'infiltration dans des communautés où un vampire était suspecté de sévir. K n'avait travaillé avec lui qu'une seule fois depuis l'examen, lors de la fameuse mission d'escorte. Il ne s'était rien passé de notable donc K ne savait absolument rien de ses compétences et de son niveau.
- « Yo ! K ! Content de te revoir ! Ta mission a duré bien longtemps. »
Et d'un bref coup d'œil aux environs, il constata que la princesse Murasaki n'était pas là.
- « Tu n'as pas réussi… »
- « Pas en public, » le coupa K.
Une fois dans une voiture, K prit une grande inspiration. Il avait bien réfléchi à ce qu'il allait dire suite à cette mission où rien ne s'était passé comme prévu. Après des jours de cogitation, il avait estimé qu'il valait mieux dire la vérité à la division japonaise et la version conseillée par Shizuku à sa famille.
- « J'ai trouvé la fille dans les bras de « S ». Elle affirmait être partie de son plein gré. Elle était sous la protection de la brigade fantôme. »
Le petit écart de la voiture indiqua la surprise de HO.
- « Elle avait été mordue, mais n'avait pas encore été métamorphosée. Elle refusait de me suivre. Elle ne voulait pas rentrer chez elle. Bref, bien des choses se sont produites, mais je n'ai tué ni S ni son seigneur. Cela aurait été une très mauvaise idée. La dernière fois qu'un type a tué un proche de la brigade, le chef des vampires a massacré tout un village en représailles. Bref, j'aurais provoqué une guerre ouverte avec un nid de vampires de rang S.»
HO hocha la tête. Il avait compris le problème et fait le lien avec le passé de son collègue.
- « Le président m'a donné l'ordre de devenir l'émissaire de l'Association au Ryuseï. Je dois dire au daimyo qu'il ne reverra plus sa fille. »
Le ninja soupira, déclarant que leur puissant client n'allait pas du tout apprécier ce rapport.
- « J'ai réfléchi à la façon dont j'allais lui apprendre la nouvelle. Je ne dirais qu'une partie de l'histoire. »
- « En attendant, il a les moyens de pourrir la vie de la division Japonaise. »
- « Oh non, ne t'inquiète pas. »
K avait un sourire mauvais. Le ninja eu un frisson. Il n'aurait jamais imaginé voir ce genre de rictus maléfique sur le visage angélique de son collègue.
Deux heures plus tard, ils arrivaient enfin à la résidence principale du clan Murasaki. Huit personnes patibulaires surveillaient le portail. C'était quatre de plus depuis le précédent passage de K. Le Daimyo avait clairement revu la sécurité de son domaine depuis l'enlèvement de sa fille. D'ailleurs l'un des gardes voulu se la jouer « terreur » en constatant que K revenait sans la demoiselle. Il vociférait des menaces du genre « A quoi tu sers, petite merde, si tu ne sais pas faire ton boulot ? » et grimaçait de plus au plus au fur et à mesure que K l'ignorait. Il fut interrompu dans sa tentative d'intimidation par le majordome qui conduisit le hunter au bureau du daimyo. Ce dernier avait bien changé depuis le dernier passage du blond. Ses cheveux avaient blanchi et il avait à présent de nombreuses rides. Le stress l'avait fait vieillir de 10 ans en un mois. Il se rappela tout ce que Shizuku avait dit sur son père et il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir pitié de lui.
A l'instant où il vit K sans sa fille, il baissa les yeux dans un soupir. Il était évident qu'il tenait à elle. Shizuku avait du juste se sentir étouffée dans sa cage dorée, mais K devait se retenir de faire part de ses opinions. Cela valait mieux pour la santé de tout le monde.
- « Je vois que vous avez de nombreuses blessures, » constata le vieil homme.
- « Hélas oui. Le ravisseur de Shizuku appartenait à un nid remplis de créatures coriaces et rancunières. Suite à mon rapport, l'association l'a classé dans la catégorie S. »
L'instant fatidique était arrivé. K allait « mentir ».
- « Je suis désolé d'être arrivé trop tard. Quand je l'ai trouvée, elle avait déjà été mordue et trop faible que pour pouvoir me suivre. Je ne pouvais faire que la regarder agoniser. Je me suis assuré qu'elle ne devienne pas une créature de la nuit. »
Techniquement, était-ce vraiment un mensonge ? Elle était faible et incapable d'efforts physiques. Et Sharnalk ne ferait pas d'elle un vampire avant qu'ils aient plein de petits dhampires.
Il sortit de sa poche le peigne que la jeune fille lui avait confié. « Elle a dit que son meilleur souvenir qu'elle ait de vous était les soirées de jeux d'échec que vous aviez ensemble. »
A ce moment-là, le vieil homme qui, jusqu'ici, avait su rester digne se mit à pleurer. K pensa que cette histoire était vraiment injuste. Pourquoi Shizuku s'était elle amourachée de S ? Pourquoi avait-il fallu que ce soit un vampire ?
- « Je vous présente mes condoléances, » répondit K du ton le plus compatissant dont il était capable.
Alors qu'il était sur le point de prendre congé, il y eu du mouvement dans le couloir. Deux hommes firent irruption. Ils inspirèrent immédiatement de l'antipathie à K. Ils devaient avoir dans la cinquantaine, étaient richement vêtus et avaient les regards les plus hautains que le hunter ait jamais vu.
- « J'ai eu vent du retour du hunter, seigneur Murasaki. Alors, où est ma promise ? »
Ah, c'était le fameux fiancé qui avait tant horrifié Shizuku. Pour la défense de cette dernière, il avait effectivement l'air absolument insupportable.
Le daimyo répondit avant K qu'elle n'était plus de ce monde, ce que le fiancé n'apprécia pas. Sans aucune considération pour le chagrin de son interlocuteur, il se mit à se plaindre que sans l'épouse promise, tous les accords qu'ils avaient conclus seraient caducs. La patience de K arriva rapidement à bout.
- « Vous permettez ? Je n'avais pas fini mon rapport. »
L'homme lui jeta un regard dédaigneux.
- « Les petits courtisans devraient apprendre leur place en ce monde. »
- « En fait, je suis le hunter qui a tenté de sauver Shizuku-dono des griffes de la brigade fantôme. »
Et de sortir sa licence pour faire comprendre à ce malotru son erreur. Non mais. Il ne faut pas juger un livre à la couverture !
- « Le misérable incapable… »
Non mais et puis quoi encore ?
- « Le misérable incapable a survécu à la colère de la brigade fantôme et peut continuer de le faire en les attendant tranquillement au quartier général de l'Association des Vampires Hunters. Mais qu'en est-il de vous ? Etes-vous capable de survivre à un de leurs raids de représailles ? Parce que vu que j'ai tué un de leurs membres dans l'histoire et les ai privés d'une de leurs prises, il y aura forcément une réponse de leur part. Vous êtes mes commanditaires. Vous ne devriez pas exclure la possibilité qu'ils remontent leur vengeance jusqu'à vous.»
- « La Brigade Fantôme ? » demanda le père de Shizuku. « C'est la Brigade Fantôme qui m'a pris ma fille ? ». Son teint avait encore blanchi.
- « Oui, l'association est en train d'étudier la possibilité d'attaquer leur nid maintenant que nous savons où ils se cachent, mais de ce que j'en ai vu, cela sera trop couteux en vies humaines pour que cela puisse en valoir le coup. Ils sont vraiment TRES nombreux. »
- « Où sont-ils ? » demanda le fiancé.
- « Je ne peux pas vous donner ces informations. C'est classé secret défense. Vous ne devriez pas les provoquer d'avantage. »
- « Je contrôle le marché noir du Japon, je fais ce que je veux et je n'ai pas d'ordre à recevoir d'un morveux. »
Il était de plus en plus antipathique avec chaque minute qui passe. A sa place, Kirua aurait déjà perdu patience et lui aurait lancé une menace façon Zaoldyeck.
- « C'est vous qui voyez, mais la brigade Fantôme s'est déjà attaquée à plus gros morceau que vous. Vous ne devriez pas l'oublier. »
Et le garçon de prendre congé. Il allait laisser les deux vieillards à leurs réflexions. Il espérait avoir réussi à leur faire peur et qu'avec mure réflexion, ils se montrent généreux avec la section japonaise pour les protéger. Mais dans le pire des cas, ils pourraient essayer d'envoyer des mercenaires essayer d'enrayer la menace. Bon, personne ne serait assez stupide pour accepter un contrat consistant à chercher des noises à la brigade fantôme, mais on ne sait jamais. Par précaution, K n'avait pas mentionné l'emplacement du nid de la Brigade.
Quand il en parla à HZ dans la voiture, ce dernier se montra moins optimiste.
- « Je connais des gens suffisamment dingues pour déclarer la guerre à la brigade s'ils savaient où se trouve leur lieu de repos : l'inquisition. Je ne serais pas étonné qu'ils fassent finalement usage de leur rose du jugement.»
- « Cette arme n'existe pas ! C'est du bluff. Ils l'auraient utilisée depuis longtemps si elle existait vraiment. »
- « Je l'espère pour toi et pour les habitants de ta cité de l'étoile filante. Il y a des fous sanguinaires à l'inquisition, des tarés qui voudraient voir le monde brûler pour le purifier de toutes les têtes qui ne leur reviennent pas. Ils se croient tout permis avec leur statut de chevaliers sacrés de l'église. »
