Bonjour à tous, et désolée pour l'attente. J'avais une idée assez précise de ce que devraient être les retrouvailles de K et de Kuroro, mais le scénario évoluant, et réalisant que les personnages étaient beaucoup trop têtus, j'ai fini par opté pour un plan B.
Je me suis aussi mise à revoir la série Yuyu Hakusho, autre chef d'œuvre de Togashi, et j'ai décidé d'intégrer une partie de l'univers à ma fiction (en même temps, c'est une série beaucoup plus basée sur la chasse au démons. C'était clairement plus adapté que HxH à la chasse aux vampires. Je suis en train de me dire que je vais ajouter des dryades et des femmes des neiges.). Préparez-vous à découvrir une multitude de références à YH.
Vous devriez notez quelque chose qui marque le changement de point de vue de Kurapika à propos du seigneur des vampires. ^^
Chapitre 24 : Un mois de souffrance
Kuroro poussa la porte dorée de la chambre du mortel de son cœur. Il était là. Il était enfin de retour. Le garçon était assis sur le lit, enveloppé d'un drap de soie rouge écarlate et visiblement, nu sous ce tissu raffiné.
« M'as-tu attendu longtemps ? » demanda le Kuruta d'une voix chaude.
« Chaque minute sans toi m'a paru une éternité. Comment te sens-tu à présent ? »
Le jeune blond laissa glisser une partie du drap, dévoilant une partie de sa nuque et de son épaule, et même un début de poitrine. Lucifer sentit son pantalon devenir étroit.
« Kuroro, il fait un peu chaud ici. Je crois que j'ai besoin que tu me refroidisses un peu avec tes doigts glacés. »
Le vampire hésita. Depuis quand le kuruta était d'accord pour qu'il le touche, et de surcroit de manière érotique ?
Kurapika bougea ses jambes sous la soie de manière suggestive.
« Qu'attends-tu ? »
« C'est que la dernière fois que nous nous sommes vu, tu refusais catégoriquement que je te touche… »
« J'ai eu l'occasion de réfléchir durant ce long mois. Et j'en suis venu à la conclusion que tes mains sur mon corps n'étaient pas désagréables, et je me demandais aussi ce que cela faisait de se faire embrasser par un vampire. Alors, vas-tu satisfaire ma curiosité ? »
Kuroro savait que c'était trop beau pour être vrai, mais qu'est-ce qu'il avait rêvé de ce moment. Il s'approcha du jeune blond. Ce dernier sembla écarter les jambes sous son drap de soie. D'ailleurs, le textile tomba complètement pour révéler le torse du jeune homme. Ah, il semblait aussi délicieux qu'au premier jour. Et Kuroro devait admettre qu'il désirait le caresser, l'embrasser, humer la délicieuse odeur de sa peau et ne faire qu'un avec lui, et cela depuis leur première rencontre. Mais ce n'était pas normal. Jusqu'ici, Kurapika avait craint le contact. Il était sur la défensive à chaque fois qu'il feignait de le toucher. Comment, en moins d'un mois…
« N'as-tu pas envie de voir comment mes blessures ont guéri? »
Et le vampire hunter d'attirer le regard de l'immortel vers ses jambes qu'il avait jadis vues lacérées de toutes parts. La peau était à présent lisse, parfaite, dépourvue de toute plaie sanguinolente ou de la moindre cicatrice. Kuroro voulait se jeter sur le garçon, mais parvint à se maîtriser.
« Vas-tu enfin m'accueillir comme il se doit ? » demanda le blond de plus en plus impatient.
« Kurapika, Un mois entier ne suffira pas à te démontrer à quel point je t'adore. »
Le vampire s'assit auprès de son invité et le saisit par la taille.
"... Nous avons un programme chargé, tu n'as idée du nombre de positions auxquelles j'ai pensé pour t'exprimer mon adoration. »
Il se pencha vers sa nuque pour en respirer l'enivrant parfum… Et tout ceci était tout simplement impossible !
Kurapika le haïssait. C'était illogique.
Et en un coup, le décor changea. Il était de retour dans le cercueil de son caveau privé, dans l'obscurité et le froid. C'était juste un rêve, comme d'habitude. Mais qu'est-ce que celui-ci était réel. Il avait sentit son odeur, la chaleur de son corps…
Et il réalisa que son propre corps avait eu une réaction. Il soupira. Ces trois semaines avaient été interminables. Rêve après rêve, déception après déception… L'appétit de Kuroro avait été calme pendant plus ou moins dix ans, le temps qu'il fasse son deuil de sa précédente compagne. Mais à l' instant où le jeune blond était apparu dans sa vie, c'était comme si un volcan s'était réveillé, de manière bien plus intense que tout ce qu'il pensait avoir connu jusqu'à maintenant. Une chaleur qu'il croyait s'être éteinte depuis des décennies brulait à présent en lui. Il éprouvait le besoin de la faire brûler pour chasser le froid qui s'était emparé de son corps une centaine d'année plus-tôt. Il avait besoin de Kurapika, mais il savait tout aussi bien que le jeune homme n'avait pas besoin de lui. Il était un chasseur de vampire et sa profession le poussait à éviter autant que possible le contact avec les êtres maudits de son espèce. Comment avait-il pu s'accrocher à une histoire d'amour aussi vaine ? Il était trop sérieux pour se faire piéger par une histoire aussi stupide. Kurapika était bien trop professionnel et obsédé par la tragédie de son enfance que pour le considérer un jour comme un amant.
Et alors qu'il se lamentait, Franklin frappa à sa porte. Kuroro l'autorisa à entrer. L'homme fut bref. « Il est revenu. » Kuroro n'hésita pas, il bondit. Franklin le stoppa par pur réflexe car il savait que son patron agirait de la sorte.
« Tu es sûr que tu arriveras à t'empêcher de le mordre ? »
Lucifer pensa à son rêve. Impossible que le garçon l'aguiche ainsi dans la réalité. Il se montrerait froid et serait habillé n'importe comment pour être le moins agréable à regarder possible. Le vampire le sentait même capable d'arriver avec des vêtements de loup-garou sur les épaules dans l'espoir de le dégoûter. Il eut un sourire crispé à cette pensée car il n'aimait absolument pas l'idée qu'un de ces clébards puants touche à son précieux trésor. Il était sûr de savoir se tenir tranquille… A moins que l'odeur de Kurapika lui suggère que quelqu'un d'autre se l'était approprié. Il voulut se dépêcher mais son compagnon l'arrêta à nouveau.
« Tu vas y aller comme ça ? »
« Quoi comme ça ? »
Franklin pointa son pantalon. Et m**** ! Kuroro fila vers sa penderie pour changer de tenue. Il avait tout de même une réputation à tenir.
Ce ne fut que 30 minutes plus tard qu'il arriva à la salle du conseil où les araignées au grand complet l'attendaient.
Il repéra Kurapika immédiatement. Oh non… il portait un changsam de soie bleu foncé sur une chemise d'un tissu tout aussi délicat. Sa peau était parfaitement propre, ses cheveux lavés et peignés et… non, non, non… il sentait un arôme sylvestre émaner de sa peau, accentuant déjà son parfum naturellement sauvage. Il semblait sortir tout droit d'un de ses rêves. Kuroro sortit instinctivement de la salle et claqua la porte pour éviter de respirer d'avantage son odeur. C'était un cauchemar. Comment allait-il se retenir si le garçon était si appétissant ? Il ne voulait plus le mordre. Il ne voulait pas le changer. Il ne voulait pas que sa relation avec Kurapika soit faussée par le pouvoir du vice qui manipulerait les émotions et humeurs du garçon une fois qu'il serait mordu.
Il avait un gros problème.
« Franklin ! »
Le géant le rejoignit en quelques secondes. Dans la salle, ils pouvaient entendre Nobunaga se plaindre. Puis la porte se referma.
« Tu arriveras toujours à te retenir ? » demanda le colosse avec un demi-sourire.
« Ce n'est pas drôle. »
« J'avoue que je ne m'attendais pas à ce qu'il accepte de jouer le jeu. »
« Pourquoi le parfum de pin ? La tenue, c'était rude, mais l'odeur… je ne pourrais plus la chasser de ma tête… »
« Mais il va falloir que tu lui parles. Il a des nouvelles de l'Association des Vampires Hunters. »
Lucifer soupira et réfléchit un moment. Et puis une solution lui vint à l'esprit, mais il n'était pas sûr qu'elle soit bonne. Il n'allait pas faire bonne impression à Kurapika.
:);):(;(
« Nobunaga, tu as perdu. »
« Mais non ! »
« Mais si, tu avais parié sur « à l'instant. » Et là, le boss l'a regardé 5 secondes et est sortit de la salle. Tu as royalement perdu. », répondit un Sharnalk triomphant.
« Et merde ! »
Charmant. C'est donc tout le respect que je leur inspirais. Dire sans la moindre gêne devant moi, comme si je n'étais pas là, que tout ce qui les intéresse à mon sujet, c'est de savoir quand leur boss finirait par me mordre et me posséder. Ils me dégoûtent tous. Je voudrais qu'ils brûlent tous sous les rayons du soleil, même si seulement la moitié d'entre eux sont sensibles à la lumière du soleil, et si les commentaires ne viennent que de quatre d'entre eux. Les autres ne disent rien, les laissent parler, comme si ce qu'ils disaient n'avait rien d'offensant, comme si je n'étais pas supposé me sentir dénigré, que je ne comptais pas… Et j'ai croisé le regard de Gladys et j'ai compris qu'elle subissait le même niveau de considération au quotidien.
Si seulement ils n'étaient pas de tels crétins ! Ca rendrait mon boulot beaucoup plus simple. Je pourrais gérer Lucifer s'il n'y avait que lui et ses techniques de séduction pourries. Est-ce que je pourrais le convaincre de faire nos rencontres mensuelles ailleurs qu'au Ryuseï ?
Finalement, ils se posèrent la question de savoir s'il fallait maintenir la réunion alors que le boss et le vampire aux cicatrices étaient absents. Feitan était prêt à remplacer son père au pied levé. Machi et Pakunoda protestaient. Puis la porte se rouvrit et Franklin réapparut. Il m'appela, me disait que Lucifer voulait me recevoir seul et que je devais le suivre. Je rassemblais mes affaires, tout en écoutant leurs sarcasmes et théories qu'il voulait « consommer » les retrouvailles. Je les hais. Je voudrais tellement en tuer un ou deux, histoire qu'ils apprennent à me respecter.
Je suivis Franklin vers un escalier et descendit trois étages. Je reconnu le passage vers les geôles et cette maudite pièce qui symbolisait l'instant le plus humiliant de ma vie. Je prévins le vampire que je reconnaissais l'endroit. Et que je n'avais pas l'intention de me laisser traîner dans cette pièce à nouveau et encore moins de me laisser mordre. J'avais du poison sur moi que je pouvais prendre avant que Lucifer ne puisse planter ses canines dans ma peau.
Le colosse me répondit que nous ne nous rendions pas à cette pièce-là, mais une autre geôle, et que je n'étais pas celui qui serait enchaîné. Je ne lui faisais pas confiance. Je tenais férocement mon kusarigama, prêt à réagir au quart de tour.
Nous arrivâmes à un cachot éclairé par une dizaine de bougies toutes neuves. Je remarquais une silhouette assise sur un siège en fer. Quand il bougea, j'entendis le cliquetis de chaînes. Et puis, je réalisais que je reconnaissais la veste. Kuroro s'était enchainé ? J'appuyais immédiatement sur l'interrupteur pour illuminer la pièce. Il était effectivement enveloppé de chaines et attaché à son trône.
Cette situation me semblait tellement ridicule que j'éclatais de rire. Et Kuroro de répondre que c'était la première fois qu'il m'entendait rire, et que c'était joli.
Bien évidement, je lui demandais ce qu'il essayait de faire avec cette mise en scène. Il me répondit le plus simplement du monde que j'étais tellement adorable que sans ce dispositif, il n'était pas sur d'arriver à s'empêcher de m'enlacer, de m'embrasser et plus. Et d'insister que j'étais la plus magnifique et somptueuse créature qu'il ait jamais vu et que cette tenue et mon nouveau parfum ne faisaient que sublimer ce qu'il savait déjà parfait. Bref, bien qu'il insinue que le relooking et les huiles essentielles de FB ont trop bien marché, il essayait de dire que ce n'était pas de ma faute si je lui plaisais autant, que ce n'était pas à moi de changer mais à lui de faire des efforts pour se contrôler. Je dois admettre qu'il se montrait beaucoup plus courtois et diplomate que ses subordonnés. Et je réalise en écrivant ces lignes que je ne le méprise pas autant que les autres araignées.
Après l'explication de cet étrange dispositif, nous avons enfin pu aborder les affaires dont je m'étais occupé pendant ce dernier mois. D'abord, il m'apprit que le jeune vampire que je leur avais envoyé n'était pas encore arrivé. Le dirigeable qui larguait les déchets de la décharge où nous nous étions rendus ne passait que toutes les deux semaines. Il devait passer d'ici deux jours. J'admets que j'ai envie de voir comment il s'intègre à cette cité. Je ne fais pas confiance à la brigade pour son sens de l'hospitalité. Du coup je vais rester jusqu'à ce qu'il arrive.
Ensuite, j'ai enfin abordé le sujet de l'association et de son désir de négocier. Après avoir expliqué qu'il m'avait été impossible de garder le secret, je lui expliquais que l'Association était prête à fournir nourriture et/ou médicaments pour peu que la brigade se calme sur ses pillages sanglants. Lucifer me parut intéressé par l'idée car plus d'une fois, il sembla perdu dans ses pensées. Et il finit par répondre que ce dont il avait vraiment besoin, c'était de personnel qualifié et de confiance. Et je vins à la conclusion que je devais demander à l'Association de former plusieurs dizaines d'habitants de la cité à la médecine et autres sciences les plus modernes.
Et puis, le vampire me parut de plus en plus absent, et il commença à avoir des spasmes.
Je lui demandais s'il y avait un problème. Il me répondit d'un ton à la fois triste et nerveux qu'il n'avait plus rien mangé de substantiel depuis plus de trois semaines et que ça commençait à peser sur sa santé. Et d'ajouter qu'il me conseillait de retourner à ma chambre et de m'y barricader jusqu'au levé du soleil. Ca devait être ce fameux problème d'addiction dont Gladys m'avait parlé. C'était le moment d'aborder CE sujet. Je lui montrais la valise que Pariston m'avait remise et son contenu.
« S'il s'agit juste de mon sang, je peux en fournir grâce à cet extracteur. Tu n'auras pas à me mordre. L'association peut fournir plusieurs machines de ce genre ou encore d'aphérèses. Et les hommes que tu souhaites former peuvent apprendre à s'en servir et à les entretenir ».
« Ca serait très pratique, effectivement. Mais je ne veux pas de ton sang. Je peux me débarrasser de cette addiction à condition de ne plus y gouter pendant trois ou quatre mois. Je peux le faire. »
« Mais est-ce vraiment dans ton intérêt et celui de la cité ? Gladys m'a expliqué que les chimères de Meruem ne vous lâchaient pas. »
« C'est vrai que nous avons attrapé trois éclaireurs, mais nous sommes parfaitement capables de les repousser pour le moment. Et au plus nous recruterons de monde, plus notre défense sera efficace. Ne t'inquiète pas. Je ne te réclamerais plus jamais de ton sang.»
Je ne le comprends pas. Est-ce qu'il fait un numéro pour essayer de m'attendrir ? Est-ce qu'il essaye de me persuader que je représente plus qu'une réserve grand cru pour lui ? Il se donne du mal dans son spectacle, en tout cas. Mais je sais d'expérience que les vampires jouent avec leur nourriture. Il n'est pas le premier à prétendre attendre le consentement de sa victime. J'ai déjà eu affaire à des vampires qui gardaient leur proie vivante et qui commençaient par lui faire subir un lavage de cerveau par les techniques de bases du « gaslighting » en attendant qu'elle cède d'elle-même.
« Un vampire obtient toujours ce qu'il veut, par tous les moyens. » C'est la définition de base du comportement des vampires que j'ai assimilée et vérifié avec mon expérience de chasseur. Je ne peux simplement pas faire confiance à des créatures à qui il est si facile de prendre contrôle de l'esprit de leurs proies. Bon, paradoxalement, je suis toujours doté de mon libre arbitre. Je suis encore capable de me dire qu'il peut me mentir, mais est-ce que je ne suis pas déjà pris dans sa toile et que mes choix sont déterminés ? J'ai l'impression de devenir paranoïaque.
Je l'ai laissé enchainé dans sa prison et suis retourné dans ma chambre. Cette fois-ci, j'ai pu sceller la porte en enroulant ma chaine sainte autour des poignées. Si Kuroro essaye de profiter de mon sommeil, il aura une surprise. Quand je pense qu'il y a cinq jours encore, je pensais lui donner une chance. Mais comment puis-je le faire avec une créature dont l'espèce est connue pour son talent pour la manipulation mentale ? Avec sa scène de vampire enchainé, j'ai la désagréable sensation d'avoir baissé ma garde. J'ai ris, je l'ai trouvé drôle, mignon…
Est-ce un piège ? Je voudrais tellement croire que tout ceci est une comédie pour essayer de me manipuler.
Journal de K»
