Hello la compagnie,

Voila le chapitre 3.

Au programme: Une Clarke bien maladroite et Lexa qui a bien du mal à trouver un équilibre entre professionnalisme et ses envies. Une salle d'interrogation. Oh, et Anya fait une apparition

j'espère que cela vous plaira. Et comme d'habitude, n'hesitez pas à me faire vos retours.

Bonne Lecture

Craftybug


CHAPITRE 3

Le réveil fût rude. Clignant plusieurs fois des yeux, je n'arrivai pas à les ouvrir complètement. Essayant de me redresser, je retins un cri sentant une vive douleur se manifester le long de ma nuque et irradiant dans l'ensemble de mon dos.

D'une main, je vins masser les muscles de mon cou tentant de défaire le nœud qui s'y était installé. Après les émotions de la veille, j'avais fini par m'endormir sur mon canapé sans demander mon reste et ce, toute habillée et prenant une mauvaise position. Ce qui pouvait sans doute expliquer les courbatures qui me tiraillaient le corps à chaque fois que je bougeai.

Mon canapé n'était pas aussi confortable que je le pensais. Je m'étirai doucement, regagnant la souplesse perdue durant la nuit.

C'était la dernière fois que j'acceptai de sortir aussi tard un soir de semaine. Je n'avais plus vingt ans, j'étais sûre que j'allais mettre des jours à m'en remettre. Je me considérai chanceuse de ne pas avoir de migraine après les quelques bières de la veille.

Mon cerveau était malgré tout embrumé, ayant encore du mal à rassembler mes idées. La sonnette de la porte d'entrée retentit dans l'appartement, me tirant de ma léthargie. Un coup d'œil rapide à mon téléphone m'indiquait qu'il est presque huit heures.

Je bloquai une minute, réalisant que quelque chose ne jouait pas. Je me levai d'un coup lâchant un juron, sous le choc !

Le Détective Wood devait m'attendre depuis un moment déjà et j'étais totalement en retard.

La sonnette se manifesta une nouvelle fois, me rappelant à la réalité. Je me précipitai vers l'entrée, redoublant d'effort pour ne pas me prendre les pieds dans mes affaires. Après une bataille acharnée contre la serrure, j'ouvris enfin la porte.

Lexa était là, devant moi, tenant deux gobelets de café encore fumant, esquissant un sourire en coin.

- Petit souci de réveil ? Me demanda-t-elle.

Je lâchai un rire gêné tout en essayant de mettre de l'ordre dans ma tignasse rebelle.

- Ça se voit tant que ça ? demandai-je, nerveuse.

Puis me rappelant mes bonnes manières, je m'écartai pour la laisser passer. Je l'invitais d'un geste de la main à se diriger vers le salon.

- Laissez-moi dix minutes, continuai-je, tout en refermant la porte dernière nous. Et je suis toute à vous.

Réalisant la portée de mes mots, je me sentais rougir. Je déglutis difficilement, ne sachant plus où me mettre. Elle arqua un sourcil, parfaitement dessiné, d'amusement, tout en portant le café à ses lèvres pour cacher un début de sourire.

- Enfin... Ce n'est pas ce que je voulais dire... Comment je voulais le dire...

Et bien sûr, me voilà en train de bafouiller, essayant de trouver des excuses qui ne faisaient en réalité que de m'enfoncer encore plus dans mon embarras. Et le tout se déroulait sous le regard rieur du détective qui semblait prendre un certain plaisir devant mon inconfort.

- Ne vous inquiétez pas, Clarke. J'avais compris. Allez-vous préparer. Je vous attends.

Sans demander mon reste, je me précipitai vers la salle de bains. Ce fut la douche la plus rapide de toute mon existence et une fois séchée, je sautai littéralement dans mes vêtements. Après une brève vérification dans le miroir que tout était à sa place, au bon endroit et dans le bon sens, je le rejoignis finalement au salon.

Pendant mon absence Lexa s'était installée sur mon canapé, m'attendant bien sagement. Elle tenait toujours un café dans chaque main. A mon approche, elle se leva tout en me tendant un des deux gobelets.

- Il doit être encore chaud, m'informe-t-elle, en le pointant du doigt. Je ne savais pas comment vous aimiez votre café, alors je n'ai pas pris de risque. Il est nature.

Je bus presque aussitôt une gorgée du sombre liquide. Je sentais les riches arômes de la caféine se propager dans mon corps.

- C'est parfait, merci ! Et encore désolée ! J'ai effectivement eu un problème de réveil.

Elle secoua la tête tout en souriant comme pour me signifier que ce n'était pas grave puis d'un signe du menton, elle m'invita à la suivre. Acquiesçant sans un mot, je lui emboitai le pas, prenant mes affaires au passage sans oublier de fermer la porte de mon appartement à double tour. Quelques minutes plus tard, nous étions dans sa voiture, toujours dans le silence, sirotant le reste de nos cafés. Je m'autorisai à jeter de discrets regards en coin dans sa direction, croisant ses yeux rieurs à chaque fois avant d'essayer reporter mon attention sur la route, comme si de rien n'était.

Et sans nous en rendre compte, nous arrivâmes devant l'imposant immeuble qui abritait les différents bureaux de la police. Dans un geste souple et rapide, Lexa sortit de la voiture, accélérant le pas pour venir m'ouvrir la portière, tout en me tendant une main. M'extirpant du siège, je glissai mes doigts dans sa paume, tout en retenant de justesse un frisson comme à chaque fois que mon corps entrait en contact avec le sien. Je jurai intérieurement devant l'immaturité de la réaction de mes hormones puis sans aucune résistance, je me laissai entrainer vers elle avec force.

Une fois à sa hauteur et avec toute cette maladresse que je pouvais parfois faire preuve, je tentai de garder mon équilibre pour ne pas aller m'écrouler contre sa poitrine. D'une poigne ferme sur l'épaule, elle réussit à me garder à distance, me permettant de retrouver ma balance.

Et c'était sans surprise que je sentis le rouge monter pour venir s'installer sur mes jours. Bien embarrassée par mon attitude, je m'excusai profusément tout en croisant son regard. Voyant que cette dernière retenait comme elle pouvait un sourire taquin, je ramenai rapidement mon bras le long de mon corps avant de m'éloigner d'elle en direction de l'imposant bâtiment. Derrière moi, je l'entendis claquer la portière couvrant son rire sonore et franc. M'efforçant de ne pas me sentir vexer, je continuai mon chemin la tête haute, poussant finalement les portes battantes.

Une fois à l'intérieur, je m'arrêtai ne sachant pas où aller et quelques secondes plus tard, Lexa se tenait à côté de moi, son épaule touchant la mienne. Elle salua ses collègues de la réception tout en glissant une main dans le bas de mon dos, elle me guida vers les ascenseurs. Plus nous avancions, plus nous étions entourés de policiers en uniforme, mais aussi en civil, qui vaquaient à leurs occupations. J'essayai de me faire toute petite, ne pouvant pas m'empêcher de me sentir intimidée par l'atmosphère qui régnait.

Et j'étais innocente, je n'imaginai pas ce que pouvait ressentir une personne coupable.

Une fois arrivé à destination, elle m'emmena à travers un dédale de bureaux où je pus lire une pancarte " HOMICIDE".

- Hey Lex, l'interpella une blonde, en s'approchant d'elle. Tu es bien matinal ce matin !

- Anya, je peux te dire la même chose ! lui répondit-elle sur le même ton, tout en s'installant à son bureau. Je vais prendre la déposition de Mademoiselle Griffin concernant l'affaire Wallace. Peux-tu me préparer la salle d'interrogation numéro trois, s'il te plait ?

- C'est comme si c'était fait, partenaire, lui rétorqua Anya en s'éloignant.

Lexa reporta son attention sur moi, me faisant signe de m'assoir sur la chaise en face de lui.

- Le Détective Oliver est ma coéquipière et travaille également avec moi sur l'enquête, m'expliqua-t-elle, en prenant un bloc note et un stylo. Elle va m'assister dans votre prise de déposition.

Voyant qu'elle était redevenu cent pour cent professionnelle. Elle avait revêtu ce masque sérieux de détective ce qui effaçait toute trace de légèreté que j'avais pu apercevoir et apprécier la veille au soir. Je me rappelai avec horreur que je n'étais pas encore tirée d'affaire et que oui, pour elle, je faisais partie du top cinq des suspects. Malgré tout, je sentais mon cœur se serrer dans ma poitrine, un sentiment de déception m'envahissant.

Ah si seulement les circonstances pouvaient être différentes…

- Est-ce que cela va durer longtemps ? demandais-je, avec hésitation.

- Je vous conseille d'appeler votre travail, répondit-elle avec honnêteté. Car vous risquez d'arriver en retard !

Faisant une pause, je la fixai un peu perdue.

Était-ce aussi mauvais que cela? Est-ce que j'allais avoir des problèmes ?

Pourtant, j'étais totalement innocente, étant sûre de n'avoir rien à me reprocher. Sous son regard inquisiteur, je ne pouvais m'empêcher de me tortiller sur ma chaise, prise d'un certain malaise.

Il était peut-être temps que j'appelle ma mère ou Raven… juste au cas où !

L'expression de Lexa était indéchiffrable. Elle reporta son attention sur le dossier ouvert devant elle, se plongeant dans la lecture de ce dernier. D'une main tremblante, je sortis mon téléphone de mon sac et sans attendre, j'appelai Murphy pour le prévenir de mon retard éventuel. Lexa ne me prêtait toujours aucune attention, notant des mots sur son calepin. Elle était sérieuse, froide, presque implacable, laissant apparaitre une petite ride entre ses sourcils. Elle était vraiment à l'opposé de ce que j'avais pu entre-apercevoir auparavant et cela, augmenta cette sensation de malaise qui prenait possession de mes tripes. Sa partenaire revint dans la pièce, lui faisant signe que tout était prêt. Dans un mouvement souple, Lexa se leva m'indiquant d'un geste de la main de suivre sa collègue.

- Ne vous inquiétez pas, murmura-t-elle, en se mettant à ma hauteur. Tout va bien se passer, c'est juste le protocole.

Lui jetant un coup d'œil en coin, je la vis esquisser un début de sourire qui avait pour but de me rassurer.

Hélas, c'était peine perdue : jtais terrorisée.

Une fois dans la pièce, je m'assis d'un côté de la table métallique, laissant faire de même les deux détectives, en face de moi. Le Détective Oliver alluma un magnétophone, le posant entre nous et commença l'entretien.

- Je suis le Détective Anya Oliver et je suis avec ma partenaire, le Détective Alexandria Wood. Nous sommes sur le point de prendre la déposition de Mademoiselle Clarke Griffin, témoin dans l'homicide de Dante Wallace.

- Comment connaissez-vous Dante Wallace ? fût la première question de Lexa.

- Je suis sa voisine de palier depuis un an.

Et ce fut le début d'une interminable liste de questions. Pendant de longues minutes, elles imposaient une intense cadence, ne me laissant aucun répit ni temps de réflexion. Lexa insista à plusieurs reprises sur le fait que je n'avais pas d'alibi pour l'heure du meurtre.

Je ne savais plus en quelle langue leur dire que ce n'était pas moi, que je n'y étais pour rien et que la seule chose dont laquelle j'étais responsable, c'était d'habiter à côté de chez lui. Et aussi, d'avoir une vie ennuyeuse à souhait pour ne pas avoir d'alibi ce soir-là.

- Seriez-vous d'accord de nous donner un échantillon d'ADN ? questionna soudainement Anya.

Je fis une pause, ne comprenant pas bien pourquoi elles avaient besoin de cela. Mais comme je le répétai depuis les vingt dernières minutes, je n'avais rien à cacher, et je n'y vis donc aucune objection.

- Oui, bien sûr. Pas de problème.

Lexa se leva alors de sa chaise, me demandant d'ouvrir la bouche afin de pouvoir recueillir avec son écouvillon, un échantillon de salive. Une fois, le prélèvement sécurisé, elle glissa le tube dans un sachet plastique. Elle alla entrouvrir la porte de la pièce pour donner ce dernier à un collègue, l'envoyant au laboratoire pour analyse. Puis, elle retourna à sa place une poignée de secondes plus tard, son masque neutre et sans expression, bien en place.

- Je ne comprends toujours pas pourquoi vous avez besoin de mon ADN ? insistais-je une nouvelle fois.

Les deux détectives se regardèrent un instant, puis me fixèrent sans rien dire pendant de longues minutes, ce qui rendait le supplice presque intenable. Je me tortillai d'inconfort sur ma chaise.

- Il se trouve que nous avons récupéré de l'ADN non identifié sur la scène du crime, commença Lexa. Après analyse, il appartiendrait à un individu de sexe féminin.

Abasourdie, gardant la bouche entrouverte, je comprenais mieux pourquoi leur insistance précédente.

- Mais bien sûr que vous allez trouver mon ADN et mes empreintes un peu partout dans l'appartement, m'emportai-je, les nerfs lâchants enfin. Je lui rendais parfois visite. Sans oublier qu'il m'a déjà invitée pour un repas chez lui. Nia était présente à chaque fois, demandez-lui. Et puis rappelez-vous, c'est moi qui ai découvert son corps. Cela ne veut strictement rien dire.

Sentant la panique monter, je faisais un effort presque surhumain pour que ma voix ne tremble pas trop.

- J'ai touché son corps pour contrôler ses pulsations, rappelai-je dans une agitation qui ne me ressemblait pas. J'ai touché les poignées de porte pour entrer. J'ai utilisé les interrupteurs pour allumer la lumière.

- Calmez-vous, Mademoiselle Griffin, tenta de me rassurer Lexa, en levant les deux mains en signe d'apaisement. Nous savons évidement tout cela et nous allons en tenir compte. Cependant nous avons découvert plusieurs nouveaux éléments qui pourraient changer le cours de l'enquête.

- Un ADN non identifié a été prélevé sur des gouttes de sang sur la scène et qui n'appartient pas à la victime, continua Anya. Nous avons également retrouvé l'arme du crime. Nous pensons que l'assassin s'est blessé en utilisant le couteau.

- Regarder mes mains, m'écriai-je. Je n'ai ni blessures, ni coupures.

Et pour accompagner mes paroles, je leur montrai mes paumes de mains ainsi que mes avant-bras tout en remontant mes manches.

- Comme vous l'avez si bien dit, cela ne prouve rien, contra Anya, implacable. De toute façon, nous allons très vite savoir si cela est votre ADN. En attendant les résultats, que pouvez-vous nous dire concernant Nia Winter, votre concierge ?

- Nia ? Elle est l'œil de Moscou. Elle connait la vie privée de chacun des locataires de l'immeuble. Difficile de lui cacher des choses.

- Est-elle mariée ? Des enfants ? De la famille ?

Je réfléchissais un instant, me rendant compte qu'en fait, je ne savais rien.

- Je... Je ne sais pas trop à vrai dire ! balbutiais-je. Elle n'en parle jamais. Et j'avoue que je n'ai jamais rien demandé. Notre relation, bien qu'amicale, est superficielle.

- Les relevés téléphoniques de Dante Wallace montre qu'il a été quotidiennement en contact avec Nia winter. Etiez-vous au courant d'une relation entre- eux deux ?

- Quoi ? dis-je, incrédule, secouant la tête. Êtes-vous en train de me demander si Martha aurait pu commettre ce crime .

Cette éventualité me glaça le sang, ne voyant pas comment quelqu'un d'aussi joyeux et amical que Nia aurait pu faire une chose pareille. Quoiqu'avec le recul, certains détails m'avaient toujours un peu dérangé, paraissant pas à sa place.

- Non ! continuai-je. Nia n'aurait jamais fait de mal à une mouche. C'est une fouineuse mais une tueuse… Ce n'est pas possible.

- En êtes-vous sûre ? insista Lexa, en s'avança sur son siège.

J'ouvris la bouche puis la refermait, tel un poisson hors de l'eau qui cherchait son air. Sentant la panique m'envahir entièrement, je touchai enfin mes limites. Je secouai vigoureusement la tête tout en me levant de la chaise, qui tombait derrière moi, complètement confuse par toutes ces informations. J'étais à deux doigts de craquer. Je perdais le peu de sang froid qui me restait.

- Je ne sais pas quoi vous dire ! criais-je, en ravalant mes larmes. Qu'attendez-vous de moi à la fin ? Je ne peux pas vous dire ce que je ne sais pas.

Mes yeux s'humidifiaient. Je repoussai une furieuse envie de pleurer. Je déglutissais difficilement, sentant ma gorge se serrer. J'étais innocente et je n'avais envie que d'une chose : partir d'ici pour échapper au regard froid et inquisiteur de Lexa.

Je détestai à cet instant même la façon dont ses yeux se posaient sur moi, me jaugeant. Elle observait la moindre de mes réactions. J'avais eu beau me marteler le cerveau qu'elle ne faisait que son travail, je ne pouvais m'empêcher d'être déçue et blessée. Voilà ce qui arrivait quand je laissai mon cœur d'artichaut espérer. Je le savais et pourtant, ça ne m'empêchait pas de recommencer à chaque fois.

- Tout ce que je peux vous dire, répétai-je, retrouvant mon calme. C'est que ce n'est pas moi. Je n'y suis pour rien ! Je suis innocente.

- Je m'adossai au mur, les bras croisés sur ma poitrine en signe de défense. Je leur signifiais ainsi que je n'avais plus rien à dire.

Les deux détectives se jetèrent un rapide coup d'œil, hochant discrètement la tête, puis Anya se leva et sortit de la pièce, nous laissant ainsi en tête-à-tête.

- Que va-t-il se passer maintenant ? demandai-je, refusant de la regarder.

Je devais absolument me protéger maintenant. Je ne me faisais plus d'illusions sur la réalité de ma situation.

Lexa finit par se redresser à son tour puis alla s'installer contre le mur en face de moi, non loin du probable miroir sans tain. Elle imita ma position tout en silence.

- On attend les résultats du prélèvement de votre ADN, dit-elle après un moment. Si c'est négatif, vous êtes officiellement retirée de la liste des suspects. Cependant, si c'est positif, je... Je vous laisse imaginer la suite.

Oh que oui, j'imaginais très bien et je n'aimais pas du tout cette perspective.

Je retins un frisson de panique. Je me fermais encore plus, ce qui renforça ma résolution à me protéger et ce, malgré ma persistante attirance pour le détective.

- Suis-je en état d'arrestation ?

Elle secoua la tête à ma question, m'offrant un sourire contrit.

- Non. Vous êtes libre de partir.

Sans autre formalité, je me détachai du mur contre lequel j'étais appuyée. Je prenais mes affaires au passage puis je me précipitai hors de la pièce sans le moindre regard en arrière. J'avais passé suffisamment de temps ici, il était temps que je change d'air. Ce matin en me réveillant, j'étais à des années lumières d'imaginer ce que j'allais vivre et je tombais de haut.

Au moment où je franchissais le seuil de la porte du hall d'entrée, j'étais retenue par une main sur mon épaule.

- Mademoiselle Griffin, Clarke, attendez… murmura Lexa, en me retournant pour que je lui fasse face, ses doigts glissant sur mon avant-bras.

Je reculai alors d'un pas, la forçant à me lâcher. Son regard avait retrouvé la douceur que j'avais pu y trouver la veille, ce qui brisa le masque sévère de détective qui la protégeait.

- Non, répondis-je. Laissez-moi !

- Je vais vous ramener à votre travail et...

- Non ! Je vous ai demandé de me laisser tranquille Détective Wood. Je n'ai pas besoin de vous.

- Je suis désolé, Clarke, souffla-t-elle, levant les mains en signe de reddition, une expression blessée flottait sur son visage.

N'essayant pas d'analyser ce que j'étais en train de voir, je laissai échapper un grognement de frustration. Je faisais volte-face pour sortir enfin du bâtiment.

J'hélais le premier taxi qui passait dans la rue passante. Sans demander mon reste, je m'engouffrai à l'intérieur lui demandant de m'emmener loin d'ici. J'avais l'impression d'être dans un état second, un peu hagard, mon cerveau avait un peu de mal à tout analyser.

Je restais de longues minutes, les yeux dans le vide, avachie sur le siège arrière de la voiture. Le chauffeur finit par me lancer des regards interrogateurs à travers le rétroviseur central.

- Mademoiselle, dit-il, timidement. Pouvez-vous m'indiquer où voulez-vous aller ? Ce n'est pas que cela m'embête mais le compteur tourne. C'est pour vous que je dis ça !?

- Sortant enfin de ma torpeur, je me redressai tout en me passant une main dans les cheveux.

- Euh, oui pardon. Au Portland Press Herald, s'il vous plait !

Quelques minutes plus tard, le taxi me déposait au pied de mon travail. Après avoir réglé ma course, je m'extirpai rapidement du véhicule. Il était temps d'essayer de retourner à mes planches, cela me changerait les idées.


A suivre...

Je sais, je sais... je regarde beaucoup trop de séries policière haha.

Mes connaissances ne sont que très superficielles et probablement inexactes ! Mais bon, c'est une histoire fictive.