Revenons à Marineford pour Nöel. Un an est passé depuis la dernière fois. Quoi de neuf chez nos marines ? De beaux cadeaux les attendent sous le sapin de Noël pour nos haut-gradés. Mais cette année, une seule différence, il n'y a plus de Père Nöel secret ! Quelqu'un a mal pris son cadeau de Nöel… Je vous laisse deviner qui !


Flash-back, l'an passé…

- Mhh.. J'serais maman avant toi, Saphir-chan.

Akainu nous lance un regard en coin, tandis que Borsalino disparaît brusquement pour éviter sa future mort. Il soupire longuement et regarde Saphir, qui serre tendrement sa main, un franc sourire sur son visage d'ange.

- Dis… tu me promets qu'on formera une famille … ?

- Ne te laisse pas influencer par la guenon, marmonne Akainu en l'entrainant vers leur chambre. On aura toute la vie devant nous pour ça.

- Je t'embêterai avec ça jusqu'à ce que tu cèdes, chuchote Saphir avant de courir jusqu'à la salle de bain.

Akainu soupire en levant les yeux au ciel, maudissant une nouvelle fois son collègue.

- Et voilà repartis dans une nouvelle négociation…

Il entre à son tour dans leur appartement conjugal et ferme à clé la porte, ne souhaitant pas de mauvaises visites de collègues trop curieux en cette fin de soirée. C'est ainsi que dès le lendemain, tous les soldats du QG furent au courant de la bonne nouvelle : le terrible amiral Akainu avait enfin trouvé l'élue de son coeur : une magnifique jeune femme à la chevelure rousse, flamboyant sous les rayons du soleil.


Un an plus tard, 24 décembre, 15h31, Marineford, Salle de Réunion ~

- Très bien, nous en avons terminé pour aujourd'hui avec l'ordre du jour initial ! Merci de votre attention ! tonne Sengoku.

Un soupir de soulagement retentit de la part de l'ensemble des vice-amiraux et amiraux présents à cette ultime réunion avant les fêtes de Nöel. Tous les gradés se lèvent de leur fauteuil dans lequel ils sont profondément assis depuis 13h30. Mais le raclement de gorge de Sengoku les ramène à la réalité.

- Cependant, j'ai une nouvelle chose à vous annoncer ! L'année précédente, nous avons fêté Nöel ensemble pour ceux et celles qui le souhaitaient. Je réitère mon invitation à ceux qui souhaitent encore changer d'avis, nos portes restent ouvertes demain ! Merci et bonne fin de journée à vous !

Je m'extirpe péniblement de mon fauteuil et craque mon cou pour me détendre les muscles froids par ce manque de mouvement ces dernières heures. Mon mari Borsalino s'approche de sa démarche nonchalante et il vient tendrement me prendre par la main, m'attirant avec lui vers la sortie. Nous sommes suivis de l'amiral Sakazuki et de sa compagne à la chevelure de feu, Saphir. Cette dernière me prend par le bras pour me garder près d'elle, et j'accepte avec joie son étreinte, faisant grogner nos deux hommes mutuellement. Nous échangeons un regard complice avant d'éclater d'un rire communicatif.

- Deees enfaants ces deux-là, Sakaazuki, se plaint mollement Kizaru.

- C'est ta foutue femelle qui l'est seulement, répond au tac-au-tac le chien rouge.

- Hey oh, t'insinues quoi toi ?! hurlais-je. J'veux bien que tu me taquines sur notre relation avec Kiza, mais ne t'avises pas de mettre en doute mes compétences !

Je lève la tête à la manière d'une noble hautaine avant de relâcher Saphir pour m'accrocher au bassin de Kizaru comme une bouée de sauvetage.

- Partons d'ici.. ! Nous ne sommes pas digne d'être avec de telles personnes nous jugeant ainsi mon maaari ! gémissais-je avec mon meilleur talent d'actrice.

- C'eeest vraai femme ! glousse Kizaru avec une pointe de malice dans les yeux. Alloons batifooler chez nous… !

Borsalino se penche alors pour passer un bras derrière le dos et sous les jambes de sa douce, avant de la soulever et de disparaître dans un gloussement amusé sous le regard riant de Saphir et désabusé d'Akainu. Saphir lui jette un regard en coin avant de le chatouiller au niveau des côtés, lui provoquant aussitôt un recul et un regard en biais comme avertissement. Saphir rigole doucement avant de serrer sa main.

- Arrête d'être aussi dur envers eux.. Borsalino n'a jamais été aussi heureux et souriant depuis votre rencontre. Il a trouvé sa perle rare et je suis la tienne ~

- Et ma perle rare, je la garde au chaud, souffle-t-il à voix basse.

Saphir et lui échangent un long regard d'amoureux passionnés avant de partir vers leur appartement pour quelques câlins avant le dîner du soir. Après tout, ils étaient en congés pour quelques jours avec les fêtes.


~ Dans une salle de pause, Marineford, 15h47 ~

Les trois anciens de la Marine prennent leur pause dans leur coin tranquillement, tandis qu'une vieille rancœur continue de hanter les deux meilleurs amis de la Marine : Garp et Sengoku sous le regard neutre de Tsuru.

- Sengoku, arrête de me bouder s'teu plait ! gémit Garp. Tsuru aide moi ! Ca fait un an qu'il me fait la gueule pour un truc que j'ai pas fait !

- Y'a que toi et Tsuru qui êtes au courant pour ma teinture ! peste Sengoku. Et c'est exactement ton genre de bêtises de m'offrir ça !

- Mais non ! J'te le jure ! J'ai offert un cadeau à Momonga, c'était moi son Père Noël Secret ! J'lui ai offert le dernier tome de sa série préféré "Les Samouraïs de la Colline" ! Tsuru peut en témoigner, elle était venue avec moi pour m'aider à l'acheter vu que je ne savais pas où le trouver !

Sengoku reste silencieux derrière sa tasse de café, et il jette un regard vers Tsuru qui se contente d'hocher la tête sans en dire plus. Leur querelle date de l'année dernière et malgré tout, son vieil ami ne parvient pas à tourner la page, ayant l'égo brisé par cette "humiliation" selon ses mots. Elle finit par soupirer, fatiguée de les entendre à longueur de journée.

- Sengoku.. C'est pour cette raison que tu as interdit la règle du Père Nöel Secret, n'est-ce pas ? C'est une tradition pour les Nöel à Marineford et cela gâche l'esprit de cette fête. Y-as-tu pensé seulement ?

- Ca m'est égal, grogne-t-il. Je veux connaître l'identité de celui qui m'a offert ce cadeau empoisonné.

- Pouaf… ! Tu emploies tout de suite les grands mots ! pouffe Garp. N'empêche que tu l'as utilisé ce cadeau ! C'est pas exactement la même couleur que ton ancien produit et il est de meilleur qualité ! Tu préfères celui-là avoue !

- C'est vrai que je suis satisfait de la couleur, admet Sengoku à demi-mot.

- Alors remercie juste ton Père Nöel Secret et oublie ta vengeance ! On a un nouveau Nöel à fêter ! crie Garp avec son éternel sourire.

Sengoku hoche doucement la tête, mettant temporairement de côté cette histoire de teinture… Sa curiosité est totale. Qui a pu lui offrir un tel cadeau si ce n'est pas Garp ? Qui connait son horrible secret …? Il l'ignore…


~ Chambre de l'amiral Kizaru, 16h01 ~

- C'est quoooi mon cadeeeau, ma Cheeesca d'amoour ? couine Kizaru assis en tailleur sur le lit, avec ses yeux de chatons.

- Patience. Tu le sauras demain pour Nöel. Je ne te harcèle pas de questions pour mon cadeau.

- Qui te diis que je t'aai fait un cadeau ? glousse Kizaru.

- C'est vrai, je ne suis déjà un cadeau de rester avec moi, répondais-je en lui tirant la langue. Je suis trop parfaite pour toi !

- Ooooh, que tu es vilaaaaine ! Je vais te punir, ma Cheeesca ! grogne-t-il avec un air qu'il veut menaçant.

- Pas l'temps, j'suis occupé cet aprèm ! J'ai des courses à faire avec Saphir !

J'attrape mon manteau sur le porte-manteau et mes affaires avant de déguerpir à toute vitesse hors de notre chambre commune sous son regard déçu. Je cours jusqu'à l'extérieur pour rejoindre Saphir qui m'attend, tapant du pied. Elle tape sur sa montre en se raclant la gorge.

- 16h le rendez-vous ! Pas 16h01 ou 15h59 ! Toi et la ponctualité dis donc ! Ca fait 45 on dirait !

- T'es pas la mieux placée pour me dire ça, miss.. ! Rappelle-moi qui oublie régulièrement de mettre son réveil les jeudis matin pour les réunions avec les collègues ? Et Akainu a arrêté d'essayer de te réveiller tellement que tu le frappais dans ton sommeil, héhé…

- Pfff… On y va à ses courses ?!

Je souris, victorieuse avant de m'engager vers la ville. Nous sortons du Quartier Général d'un pas tranquille sans crainte. Cette année, pas de neige à l'horizon pour le grand malheur de Saphir qui soupire à répétition.

- Pourquoi y'a pas de neige cette neige ? Je voulais prendre ma revanche sur Onigumo et lui pourrir son bureau de neige cette année.

- Kuzan est toujours disponible pour geler le sol tu sais ~ J'avais fait la blague à des collègues il y a quelques années pour me venger du bizutage dont j'avais eu le droit en arrivant ici.. Ils avaient regretté. Et depuis, plus un seul soldat n'est accueilli avec de telles pratiques.. Tu y as échappé de peu et grâce à moi !

Saphir hausse les épaules quelques peu indifférente et nous marchons joyeusement jusqu'en ville, à la recherche de nos précieux cadeaux. Nous arrivons au centre de la ville et nous nous jetons un regard en coin, notre liste de cadeaux en tête pour nos compagnons et camarades.

- On se retrouve à 17h ici quand on a fini ? demande Saphir.

- Ok ! Bonne promenade Saphir-chan !

On se salue avant de partir dans notre coin pour nos courses de Nöel. Je me promène au milieu de l'avenue principale, observant les étalages des différents commerçants et artisans du coin à la recherche d'une autre idée de cadeaux. Cette année, Sengoku a interdit l'anonymat des cadeaux pour éviter d'être humilié à nouveau. Dommage. C'était si drôle l'année passée de voir son visage se décomposer tandis qu'il découvrait son cadeau. Depuis, tout le monde est au courant de la teinture de l'amiral en chef sur l'ensemble de Marineford jusqu'à sa hiérarchie même. Héhéhé. Je ne suis pas peu fière de ma blague ! Et je suis insoupçonnable ! Je mets les mains au fond de mes poches puis en sort ma liste de courses :

~ Kizaru : Un rasoir électrique, un caleçon personnalisé (Propriété de Chesca), un poster à gratter aux 1000 positions sexuelles.

~ Saphir : Un coffret bien-être, un kimono floral et rouge et une boîte "Mille et une saveur en infusion"

~ Akainu : une paire de gants de cuir noir et une plante exotique

~ Momonga : des bigoudis et élastiques pour cheveux fins

~ Smoker : des cigares haut de gamme

~ Sengoku : le livre "Assumer sa teinture en public en 100 leçons"

~ Garp : une bande dessinée "Ma famille de criminel" et "Éduquer des enfants pour les nuls"

Je souris en m'imaginant déjà toutes les réactions. Que j'ai hâte d'être ce soir !


Du côté de Saphir au même moment,

D'un rapide coup d'oeil en arrière, Saphir vérifie que Chesca ne la suit pas et elle part en trottinant dans des ruelles adjacentes. En réalité, elle a déjà acheté tous les cadeaux pour son compagnon et ses amis proches. Elle a accepté de sortir avec son amie pour préparer sa dernière et ultime surprise… Le Nöel passé, les deux amies se sont quittées sur une promesse… enfin plutôt un pari. Laquelle tombera enceinte avant l'autre… Finalement, elle l'aura gagné ce pari, mais ça, c'est encore un secret de polichinelle jusqu'à cette soirée de Nöel ! Après quelques minutes de marche, Saphir entre dans un petit commerce situé à l'autre bout des grandes avenues centrales de la ville et elle s'approche doucement du comptoir pour appuyer sur la sonnette du vendeur. Elle entend un bâillement au fond de la boutique avant d'entendre le craquement des planches de bois sur le sol et des bruits de pas en sa direction. Le rideau au fond de la remise est tiré, et un vieil homme à la retraite en sort, l'air endormi. A la vue de la jeune femme, son regard s'illumine et il s'approche joyeusement du comptoir.

- Ah Miss Saphir, je vous attendais ! Comment allez-vous aujourd'hui ?

- Bonjour Monsieur Garcia ! Je vais très bien et vous ? s'enquit Saphir avec bonne humeur et son sourire radieux.

- Toujours quand je vois votre joli visage ! Alors vous lui avez annoncé ?! lui chuchote-t-il.

Les joues de Saphir s'empourprent légèrement tandis qu'elle remet une mèche de cheveux derrière son oreille.

- Non pas encore, j'attends le soir de Noël.

Il hoche sobrement la tête avant de retourner dans son arrière boutique chercher la commande de la jeune femme. Il revient après quelques instants avec un cadeau soigneusement emballé dans un papier cadeau neutre.

- Je l'ai fini tout juste hier, miss Saphir ! J'espère que cet album photo personnalisé sera convenir. J'ai rajouté un maximum de pages vierges afin que vous puissiez le compléter avec les futurs joyeux évènements de cette fin d'année !

- C'est parfait comme cela ! Je vous paye le reste de la somme, tenez !

Saphir sort de son sac une bourse d'argent remplis de billets qu'elle donne au monsieur.

- Je vous souhaite d'agréables fêtes, miss Saphir.. ! Et encore une fois, mes félicitations ! salue-t-il en s'inclinant.

- Merci, bonne fêtes à vous aussi !

Saphir tourne les talons pour quitter la boutique laissant l'homme seul dans son commerce si calme, même en cette période de l'année. Une fois la porte refermée derrière son unique cliente de la journée, il retourne lentement à l'arrière de sa remise pour s'asseoir dans son fauteuil à bascule. Il prend sa pipe qu'il rallume avant de se basculer d'avant en arrière, fixant un cadre accroché au mur. Oh, il aurait tant aimé avoir sa famille auprès de lui cette année… Profiter de ces joyeuses fêtes en famille… Mais malheureusement pour lui, sa famille est bien loin de tout cela et elle ne se préoccupe plus du vieil homme qu'il est devenu. Se sentant isolé du reste de sa famille, il est donc venu s'installer ici pour profiter de la jeune génération et profiter de leur présence, comme une grande famille… Et c'est avec plaisir qu'il leur donne des moyens de profiter du moment présent avec des albums et cadres photographiques de bonne qualité. Cette jeune femme… Après tout, elle était comme sa famille maintenant. Elle venait souvent le voir… Alors, en cette période de fêtes, il se réjouit de la bonne nouvelle… Celle de la venue d'un nouvel enfant au sein de la grande famille des puissants Marines de Marineford ! **** (Message en fin de chapitre !)


~ 17h04, centre-ville de Marineford ~

Saphir dévore à coup de langue une glace italienne vanille-chocolat-fraise avec un complément de crème chantilly sur la terrasse d'un bar tandis que j'arrive les bras débordant de sacs de courses. Je m'approche et dépose mes sacs sur une chaise voisine avant de m'écrouler sur une chaise en face d'elle, essoufflée par l'effort. Saphir se nettoie les lèvres d'un coup de langue avant de rigoler face à ma tête épuisée.

- Tu vois que j'avais raison ! Le sport de lit ne compte pas pour entraîner son cardio ! Tu me dois 500 berry !

- On ne s'est pas assez donné ces derniers mois, c'est pour ça ! Il a été 4 mois en mission, puis il est revenu 50 jours et ensuite, je suis parti 6 mois et demi en mission avant qu'on puisse se retrouver pour baiser ! Attends que je compte combien de fois depuis le début de l'année…. Euh… Moins de 18 fois je crois… ! Putain, j'suis sûre qu'Onigumu a ramené plus de filles au QG que ça ! Tu te rends compte ?!

- Pouaf… Ne me parle pas de lui ! grimace Saphir. Rien que d'entendre son nom, je frissonne de dégoût.

- Héhéhé… C'est vrai que physiquement, il est ragoutant… ! On est bien d'accord là-dessus ! (pause) Hey serveur ! J'suis posée depuis plus de deux minutes, tu pourrais venir me voir, je crève de chaud là ?!

Saphir pouffe de rire tandis que je gueule à pleine voix mon mécontentement. Je croise les bras sur ma poitrine, tandis qu'un serveur vient rapidement à notre table, un carnet à la main, le visage en sueur.

- Ah… euh… bonjour miss…. Excusez-nous… Nous sommes un peu débordés en cuisine….

- Débordé ?! Tu te fous de moi j'espère ? On est les seules clientes ! Avec un tel service, tu m'étonnes que ce soit vide !

Le visage du pauvre gars se décompose face à mon agressivité, et il n'arrive plus à parler. Saphir se racle la gorge avant de reposer sa glace dans son assiette. Elle sourit au serveur et m'envoie un regard en biais pour me calmer. Je marmonne dans ma barbe inexistante mais ne parle pas.

- Chesca, maintenant qu'il est là, tu voulais lui commander quoi ? soupire Saphir.

- Mhh… Un cocktail aux fruits exotiques sans alcool avec des apéritifs, s'il vous plaît.

- … Sans alcool maintenant ? Toi qui adores boire quand tu le peux d'habitude ! Kizaru te fait du chantage pour que tu arrêtes !?

- Pff.. Pas du tout. Mais je me dis que ça peut faire du bien de boire de l'eau. Je ne serais pas toujours aussi jeune, faut que je fasse gaffe à mon petit corps !

Le serveur note rapidement ma commande et il disparaît en cuisine, la queue entre les jambes, intimidé. Saphir reprend la dégustation de cette glace alors que j'en profite pour me reposer un peu. Je range les sacs près de moi et je ferme les yeux pour profiter du calme autour de nous.

- WILFRIED ! Reviens ici !

J'ouvre brusquement les yeux surprise par le cri aussi soudain qu'inattendu. Saphir manque de s'étouffer avec un morceau de glace au même moment. Nous pivotons la tête dans une direction et apercevons la source de cette nuisance sonore. Une "charmante" femme accourt dans la rue principale de la ville, courant après son gosse inssuportable qui répond au doux prénom de Wilfried. Ce dernier joue avec un ballon dans lequel il frappe avec force et qui fonce directement sur notre table et frappe dans la glace de Saphir. La glace s'écroule à moitié sur la table et j'aperçois une flamme de colère dans ses yeux et je me décale en arrière pour éviter la furie qui va sortir. Saphir repose le reste de sa glace dans son assiette avant de se lever de son siège. La femme arrive au niveau de son garçon qui se cache derrière elle sans le moindre regret dans ses yeux et nous tire la langue, arrogant. La femme nous regarde avec un air méprisant et des yeux noirs comme ses cheveux bruns.

- Qu'est-ce qu'elle a la bourge à me regarder comme ça ? crache-t-elle. Elle veut ma photo ?!

Je plisse le nez et je me lève à mon tour de ma chaise pour soutenir Saphir qui s'approche lentement de la femme et de son gosse. Ce dernier s'est caché derrière les jupons de son affreuse mère. La femme ne baisse pas les yeux et soutient sa position dominante. Mais face à deux lionnes, elle ne fait pas le poids….

- Dites donc, faut apprendre à votre gamin les bonnes manières ! siffle Saphir. Il vient de détruire ma glace et il aurait pu blesser quelqu'un avec son ballon !

- A première vue, vous êtes vivante et sans blessure ! Pas besoin de nous chercher des emmerdes pour si peu !

Je retiens Saphir par le bras quand je vois ses poings se serrer sous la rage qui monte. Je racle ma gorge et l'observe de mon regard le plus glacial que j'ai en réserve : celui que je réserve aux soldats les plus chiants et qui vont dégager de ma promotion.

- Si vous permettez, j'aimerais écouter les excuses de votre enfant. Peut-être qu'il a déjà quelque chose à dire lui. Puisque vous ne semblez pas comprendre les conséquences de ses actes. Jeune homme, approche s'il te plait.

Le garçon jette un regard en coin à sa mère, qui l'attrape par le col pour le jeter à nos pieds. Je serre les dents face à ses manières, mais j'ai envie de finir cette histoire au plus vite.

- Alors… on attend des excuses !

- Grr… J'm'excuse m'dame pour le ballon.. J'ai pô fait exprès, il est parti tout seul… !

- Mh. On se contentera de ça pour aujourd'hui, marmonnais-je. Maintenant, tu vas aller ramasser ton ballon et tu joueras ailleurs ! Compris ?

- Ouais ouais, désolé !

Il attrape la main de sa mère, et tous deux partent dans la direction opposée. Saphir peste tout en nettoyant son haut, couvert de crème et de glace.

- Je t'en paye une autre si tu veux, Saphir-chan. Ca payera ma dette ~

- Partage les apéritifs et on est quitte de ta dette !

- Bien entendu, je ne suis pas une malotru qui ne partage pas voyons ~

- Mhhh… Tu partages ton mari alors ? rigole Saphir.

- Contre 5 millions de berry, je te le prête une demi-tournée, Saphir-chan.

On se regarde en coin avant de rigoler de bon cœur et de retourner nous asseoir. Mon cocktail est posé sur la table avec une assiette de petits apéritifs salés et sucrés encore tout chauds. On déguste tranquillement nos petits plats tout en profitant du calme et des bruits de la ville. Mes yeux s'égarent un instant à l'endroit où l'enfant et sa mère sont partis.

- J'espère qu'on ne sera pas comme elle avec nos futurs gosses. Si ça se trouve, elle est adorable et gentille au quotidien avec son mari. C'est juste qu'elle est complètement soulée par son gamin et qu'elle en a sa claque de s'en occuper tous les jours au domicile tandis que Mônsieur travaille la journée et qu'il est trop fatigué pour prendre le relais. T'imagines ?!

- C'est exactement ce que ferait Kizaru à mon avis ! rigole Saphir. Sakazuki est déjà aux petits anges avec moi sans que je sois enceinte.. Avec un enfant, il serait plus occupé à nous protéger qu'à travailler. Et finalement, ça serait lui le plus fatigué !

- Pfff.. J'crois pas qu'il y ait son nom en face de la définition de "parfait" ! grognais en mastiquant une olive.

- L'autre jour, j'ai trouvé la définition qui allait à Kizaru… Je crois qu'il s'agissait du mot "pervers". Et je crois que toi, tu es à la définition de "suiveuse" !

Je lui tire la langue à la manière d'une enfant avant d'éclater de rire avec elle, joyeuse d'avoir retrouvé cette complicité de filles. Nos petites sorties entre filles sont l'occasion de nous titiller sur nos compagnons et nos manières d'être au quotidien. Mais nos petites différences font que nous sommes désormais inséparables, pour le meilleur et le pire de nos bêtises !


~ 25 décembre, 19h08, Marineford ~

La base navale de Marineford est en effervescence avec les derniers préparatifs de la grande salle de réunion, transformée en salle de bal pour les festivités. Les cuisiniers s'affairent pour préparer les derniers mets pour cette soirée. Le premier invité qui arrive n'est d'autre que l'amiral en chef en personne accompagné de Tsuru et Garp. Sengoku et Garp sont vêtus de magnifiques costards blancs de la tête au pied tandis que Tsuru est habillée d'une combinaison bleue avec un haut sans manche, d'une ceinture argentée et d'un pantalon large. Ses cheveux d'argent sont détachés dans son dos et balancent au rythme de ses pas auprès de ses deux collègues. Tous trois observent les derniers préparatifs dans la salle de réunion. Le décor est relativement sobre. Quelques guirlandes ornent les quatre murs et des lumières multicolores et clignotantes ont été installées dans le sapin au fond de la pièce. Plusieurs cadeaux sont déjà en dessous, pour le grand malheur de Sengoku.

- Misère.. Certains ont contourné mes règles ! peste-il.

- Tu ne l'avais pas précisé lors de la réunion, s'amuse Tsuru. Mais nous verrons bien qui viendra sans cadeau lors de leur arrivée tout à l'heure.

- Et cette fois, t'as la preuve que c'est pas moi ! gémit Garp avec son cadeau dans les mains. J'ai joué selon tes règles moi !

- Tais-toi Garp, tu m'énerves ! Va embêter quelqu'un d'autre !

Garp gonfle ses joues comme un enfant que l'on vient de gronder et il attend avec ses deux amis, l'arrivée des autres collègues.


~ Chambre de l'amiral Akainu, 19h32 ~

Saphir chantonne doucement devant le miroir de la salle de bain, tandis qu'elle termine de se coiffer. Ses cheveux flamboyants sont détachés dans son dos, légèrement bouclés et brillants. Elle range ses affaires avant de retourner dans la chambre vide, afin de garder la surprise de sa tenue à son compagnon, déjà prêt qui l'attend à l'extérieur. Elle marche jusqu'au miroir immense dans l'encadrement de la pendrerie et observe la jeune femme qui se rèflète dedans. Cette année, elle a choisi une robe mi-longue rougeâtre, des collants noirs transparents, une veste beige pour vêtir ses épaules, et une paire de bottes haute noire. Elle porte également un collier avec un pendentif avec en son cœur une photographie d'elle avec Akainu enlacés. Elle replace nerveusement une mèche de cheveux sur son épaule, avant de respirer un grand coup pour se diriger vers la porte de la chambre. Elle pose la main sur la poignée et elle ouvre délicatement la porte, attirant le regard de quelques soldats passant à cet instant. Plusieurs soldats sifflent face à la jeune femme, qui ne peut s'empêcher de rougir quand un raclement de gorge énervé ramène les soldats à la réalité : Saphir-chan est déjà comblée par un homme très possessif et qui n'apprécie pas leur intérêt soudain…

Saphir s'approche de son homme et découvre à son tour, la tenue vestimentaire de son compagnon. Cette année, Sakazuki a choisi une tenue plus sobre : il porte sur ses larges épaules une veste brune, contrastant avec un pull rouge et un pantalon noir, tous deux moulant son corps d'athèle. Seuls accessoires sur sa tenue, une rose rouge sur sa veste, une ceinture noir et argent brillante à sa taille ainsi que la bague de l'amiral offerte par Saphir lors de leur dernier anniversaire. La dévorant des yeux dans sa tenue, Sakazuki se réveille enfin et il s'approche à son tour, avant de se pencher vers sa douche pour prendre sa main et y dépose un baise-main tendre et chaud.

- Toujours aussi ravissante Saphir-chan, ronronne-t-il.

- Ce costume te va très bien, Sakazuki, chuchote Saphir. Tu es magnifique…

Les deux amoureux se dévorent du regard avant de se diriger main dans la main vers la salle de réception, prêts pour la soirée.


~ Chambre de Kizaru, 19h51 ~

Seule dans nos appartements privés, je finis de tresser mes cheveux en une jolie natte, ne laissant que quelques cheveux près de mon visage. Mes yeux se posent sur la robe que j'ai choisie il y a quelques semaines. J'ai choisi de porter une robe dorée et courte avec un décolleté sur ma poitrine, mettant en valeur un collier avec mon alliance. Je finis d'enfiler mes chaussures à talons avant de vérifier les petits détails sur ma tenue. Ma robe est moulante sur ma poitrine puis elle est plus large à partir de mon ventre et mes hanches, pour cacher ma future surprise… Borsalino est très tactile dans ce genre d'évènement pour montrer à qui j'appartiens alors il devinera rapidement… Enfin je l'espère.

J'entends d'ici les rires et les grosses voix de mes collègues. Je jette à coup d'œil à l'horloge murale, je suis dans les temps. J'attrape mon sac contenant mes cadeaux et je me dirige d'un pas léger vers la salle de réception. Un vent frais vient me caresser la nuque et je sens que quelqu'un accélère pour venir à mon niveau. Je tourne la tête pour voir mon collègue Smoker, habillée d'un smoking gris, et les cheveux plaqué en arrière.

- Bonsoir Smoker. Tu t'es fait fait élégant ce soir. Tu as quelqu'un à impressionner ?

- J'ai invité Tashigi à nous rejoindre. Elle s'est fachée avec sa famille il y a deux semaines et ils ont refusé qu'elle se rende à cette fête de famille alors je lui ai proposé de le fêter avec nous.

- La pauvre. Je sais que sa famille ne soutient pas la Marine… Elle est toujours la bienvenue dans nos soirées, elle le sait. Tu as bien fait de l'inviter.

Sous le bras, j'observe qu'il porte également des cadeaux. Nous restons à converser le reste du trajet jusqu'à la salle de réception. Nous rentrons dans la salle et une couleur vive et chaude me frappe aussitôt dans l'œil pour mon grand malheur. Tous les collègues sont déjà présents : Sengoku, Garp, Tsuru, Akainu, Aokiji, Saphir, Tashigi, Momonga, Stainless, Onigumo, Dalmatian, Strawberry… Et un costard ressort dans toute cette foule : celui de mon compagnon Kizaru Borsalino. Ce dernier porte un costard rouge pétant à l'effigie de la fête de Nöel avec une multitude de motifs de bonhomme de neige, de sapin et de reines. Il porte également un Borsalino rouge avec des cornes de renne sur sa tête. Je soupire fortement déjà fatiguée par cette soirée qui s'annonce être longue. Je me doutais bien qu'il manigançait quelque chose quand il est parti se changer dans les vestiaires pour hommes plutôt que de me demander de l'aide pour sa cravate comme à son habitude. Je m'avance avec Smoker jusqu'au sapin de Nöel sous lequel nous déposons tous nos cadeaux avant de rejoindre le cercle qui s'est formé avec l'ensemble des invités. Je viens me glisser entre Akainu et Kizaru qui baisse les yeux vers moi, son sourire d'imbécile collé au visage.

- Chesca-Chaaan ! Tu aaaimes ma tenuuue ? roucoule-t-il en caressant mon dos.

- Je préfère pas en parler tout de suite, tu risquerais de me bouder jusqu'à l'année prochaine..

- Oooh, t'es vilaaaine ! gémit Kizaru.

- Que veux-tu boire Chesca ? m'appelle Momonga. Champagne ? Vin blanc ? Whisky ?

- Non, donne-moi un verre de jus d'orange s'il te plait.

Petit instant de blanc dans le cercle qui m'observe en coin de haut en bas, avant que les conversations reprennent normalement. Momonga hausse les épaules avant de me servir un verre de jus d'orange et une flûte de champagne à Smoker. J'en profite pour me caler contre les jambes de mon homme habillé de manière ridicule puis tourne la tête pour saluer Saphir et Tashigi à mes côtés.

- Il y aura l'année prochaine de la neige, Saphir, fait doucement Tashigi. Il ne faut pas désespérer.

- J'espère bien ! ronchonne Saphir. On avait fait des batailles de neige jusqu'à pas d'heure avec tout le monde l'an passé !

- Pour quelqu'un qui aime la neige, je te trouve bien collée au magma ce soir ! rigole Onigumo. Si tu veux du froid, va voir Kuzan et offre lui un baiser et qu'il te donne toute la glace que tu veux !

La proposition très houleuse n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd et Akainu tourne lentement la tête et il le fusille du regard, avant de lancer un regard sans ambiguïté à Kuzan qui l'ignore royalement. Akainu resserre sa prise sur les épaules de Saphir faisant ricaner Onigumo. C'est à ce moment que Sengoku décide de prendre la parole en se raclant bruyamment la gorge, faisant s'arrêter toutes les conversations et potins de collègues.

- Bien, je vois que tout le monde est désormais présent ! Avant de commencer cette soirée, j'aimerais prononcer un discours pour clore cette année ! déclare-t-il.

- Ah ! C'est pour ça que tu t'enfermes tous les midis dans ton bureau depuis deux semaines, Sengoku ?! rigole Garp. Je croyais que tu nous préparais un gâteau moi !

Tsuru écrase sans délicatesse le pied de Garp qui pousse un couinement de douleur, avant de regarder son amie, le triste peiné et les yeux mouillés comme un chiot à qui on aurait volé son os. Sengoku remercie nerveusement Tsuru du regard avant de regarder les gradés présents.

- Je tiens ce soir, à remercier chacun d'entre vous pour votre présence à cette soirée, mais aussi pour votre dévouement pour servir la Justice. Cette année a été rude en termes d'événement pour la Marine et pour nombreux d'entre vous, vous avez évolué pour vous épanouir profondément dans la grande famille qu'est la Marine.

Sengoku s'arrête un instant dans sa tirade, son regard brun et chaleureux se posant tour à tour sur les deux couples présents : Kizaru et moi puis Akainu avec Saphir.

- Je suis soulagé de voir que la cohésion d'équipe est forte et puissante pour vous venir en aide quand le besoin est là. Je tiens à m'adresser aux hommes et aux femmes ici et non aux soldats de la Marine qui se tiennent devant moi. J'apprécie travailler avec chacun d'entre vous au quotidien et chacun de nos échanges qu'ils soient collectifs ou individuels sont constructifs et pertinents. Je vous félicite d'être arrivé à cette échelle et je vous souhaite le meilleur pour la suite et la prochaine année ! Merci pour votre écoute et bonne soirée à tous !

Des applaudissements retentissent alors pour signer la fin de son discours et je rigole légèrement en voyant la rougeur qui s'installe sur le visage de l'amiral en chef qui boit dans sa flûte pour cacher sa gêne. Alala, les discours en assemblée pour ce genre d'événement, ce n'est vraiment pas son genre. Garp lui frappe allégrement dans le dos, manquant de lui casser une épaule.

- Chesca-chaaan, puuis-je me libéérer ? me susurre Kizaru à mon oreille.

Je hoche la tête comme unique réponse et me redresse de ma position si confortable pour laisser mon compagnon se dégourdir les jambes. Il se penche pour venir me voler un baiser tout en me caressant la joue de ses longs doigts, me faisant frissonner. Il me tapote la tête avant de rejoindre ses deux collègues Akainu et Kuzan autour d'un verre, discutant sûrement de choses sérieuses… Même si la soirée ne s'y prête pas vraiment.

Je regarde autour de moi et je rejoins Saphir et Tashigi qui se sont intégrés aux vice-amiraux autour d'une table. Sur cette dernière, plusieurs jeux d'ambiance sont présents à mon grand étonnement. Je regarde mes collègues pour connaître celui qui a eu cette idée de génie. Et pour mon grand malheur, il s'agit d'Onigumo qui affiche un sourire malsain sur son visage.

- Bien… J'estime que toutes les personnes autour de cette table sont consentantes à jouer aux jeux présents ici. Même si votre fierté doit en prendre un coup, n'est-ce pas les demoiselles ?

Saphir et moi lui envoyons notre plus beau regard noir, méfiantes de ces idées à la con. D'un coup d'œil aux jeux, je grimace. Il a fait exprès de choisir des jeux qui peuvent rapidement nous mettre dans l'embarras. Onigumo observe nos réactions et ricane face à nos visages perplexes.

- Qui ne dit mot, consent à participer ! Alors, on va commencer par un jeu soft pour nous mettre dans l'ambiance ! Jouons au jeu que j'appelle : "Le mur de la Honte" ! Le principe est simple : chacun notre tour, nous allons donner à voix haute un défi, une chose, une action… Et les autres joueurs devront répondre soit par "J'ai déjà" en levant la main droite ou "Je n'ai jamais" en levant la main gauche. Je compte sur chacun d'entre vous pour être honnête tout au long de la partie… !

J'avale ma salive tout en jetant un regard aux autres collègues, qui sont très détendus. Sauf moi, Smoker, Stainless et Saphir. Onigumo soutient le regard de tout le monde avant de poser les cartes "défi" au milieu de la table Se frottant les mains, fier comme un paon de son idée, Onigumo est le premier à piocher. Chacun respire un grand coup avant de croiser les bras pour cacher les tremblements d'angoisse.

- Oh oh, nous commençons fort ! Qui a déjà invité un ami, un proche, un collègue à prendre des substances illicites ? demande Onigumo. A vos mains, dans 3, 2, 1 …. 0 !

Les mains se lèvent autour de la table et c'est avec déception qu'Onigumo compte que des mains gauche dans le groupe. Il grogne mécontent avant de ranger la carte.

- A toi, Smoker, soupire-t-il.

- On est épargné de répondre quand on pioche, c'est ça ? marmonne Smoker. Qui a déjà joué au docteur quand il était jeune… ?

- Fais encore plus compliqué comme défi, chuchote Strawberry à Momonga, qui pouffe de rire.

- C'est sûr que vu ton âge, ça doit remonter à la Préhistoire ! ricane Onigumo.

- La ferme, araignée de malheur ! peste le concerné. Dépêchez-vous de voter !

Tout le monde se regarde et les mains se lèvent après un instant d'hésitation : parmi les 8 mains, 5 "Je n'ai jamais" et 3 'J'ai déjà" et il s'agit de moi, Saphir et de Onigumo. Je croise son regard avec dégoût et le fusille du regard.

- Ne te fais pas d'illusion, on était gamin… ! N'imagine même pas que cela se produise aujourd'hui.

- Ne faîtes pas les innocents, vous y jouez toujours !

Saphir et moi rougissons soudainement avant de détourner le regard faisant rire la galerie. Nous nous vengeons, soyez en certain, pensons-nous en commun !

- Momo-chan à toi, roucoule Onigumo.

La main peu sûre d'elle, Momonga vient piocher une carte et la lit dans sa tête avant de s'éclaircir la gorge.

- Qui s'est déjà fait intégralement épiler le corps dans un salon de beauté… ? prononce-t-il avec une grimace.

Petits regards en coin, tandis qu'il pose la carte dans le tas et lance les votes. 7 mains se lèvent pour "Je n'ai jamais" et une main… se lève pour "J'ai déjà" et c'est Stainless qui rougit comme pris au fait.

- C'était un défi lancé par Onigumo lors du premier Nöel que nous avons tous passé ensemble.. Ca me fait encore mal rien qu'à y penser les mecs…

Onigumo rigole tout seul dans son coin, tandis que tout le monde regarde le pauvre Stainless, assis profondément dans son fauteuil, l'air déprimé. Dalmatian sautille presque sur place quand c'est enfin son tour et il prend la prochaine carte… Son regard s'écarquille quand il lit le défi dans sa tête. Il nous regarde tour à tour dans le fond des yeux…

- Déballe ta question au lieu de baver dessus ! ricane Onigumo.

- Qui a déjà fantasmé sur l'un de ses collègues présents autour de cette table… ? (homme, femme, les deux…)

- ….

Aie Aie Aie. Voilà que commencent les questions gênantes et très orientées attirance et sexe. Je jette un coup d'œil à mon compagnon occupé à boire et à rire avec ses copains, et je remarque que Saphir regarde dans la même direction que moi. Je me masse les tempes et marmonne aux autres.

- Ce qui est dit dans ce cercle, reste dans ce cercle, compris…?

- Ooh, ça me plait déjà ! rugit Onigumo, les yeux brillants de curiosité.

- T'as entendu au moins ce que j'ai dit, sombre araignée dégueulasse ? marmonnais-je. Quoi qu'on dise, je ne veux pas que ça sorte de ce cercle et que les dossiers se retrouvent comme potins de couloirs pour arriver jusqu'à nos hommes, compris ?!

- Ce serait vraaaiment dommage qu'ils l'apprennent. On n'aurait plus nos adorables poupées humaines à embêter, c'est vrai ! ~

- Allez, un peu d'ordre, reprend Dalmatian. Votez !

Avec un gros poids sur le cœur, je lève la main droite avec comme seule compagnie Saphir, qui regarde ses pieds.

- Allez, on veut savoir qui et pour quelles raisons les filles, se réjouit Momonga, toute anxiété disparue par magie.

- J'ai fantasmé un moment sur toi, Smoker. C'était à l'occasion de nos premières rencontres avant que je ne sois amoureuse du singe. Tu te baladais dans la base, le torse en vue de tous et avec un pantalon un peu trop moulant.. J'avoue que j'ai eu quelques rêves olé-olé avec toi…

- Reste loin de moi maintenant ! marmonne-t-il.

- Je crois qu'une autre personne très discrète ce soir, a également levé la main, fait lentement remarquer Stainless. Miss Saphir a-t-il quelque chose à ajouter pour sa défense… ? De qui peux-tu fantasmer en-dehors de ton homme ?

- …..

- Pardon, on n'a pas entendu…? jubilent les gars, les oreilles grandes ouvertes.

- Je-fantasmais-sur-Chesca-quand-on-s'est-rencontrées! lâche Saphir. C'est bon, on peut passer à autre chose ?!

- …

- Saphir-chaaan, ronronnais-je. Tu m'avais caché ça ~ C'est mon côté de dominante qui te plait chez moi ? Ou mon style vestimentaire ? Ma langue rooose ?

- Tout me plaisait chez toi, rougit Saphir. Ta confiance et ton assurance, c'est ce qui m'a permis d'être là aujourd'hui avec vous tous… !

Les collègues nous regardent avec de gros yeux ronds alors que Saphir et moi échangeons un long regard. Je me rapproche de la jeune femme aux cheveux flamboyants et souffle près de son oreille.

- Hey mon petit renard… Tu sais, il n'est pas trop tard encore pour une petite histoire romantique. Une petite histoire entre nous quand nos hommes sont en mission. ~

Puis je viens coller mon front au sien avant de sceller nos lèvres roses dans un baiser intense, sous les yeux ébahis des collègues. J'entends des mouches voler tandis nous profitons encore quelques instants de la chaleur de notre baiser avant de me reculer, un sourire aux lèvres. Saphir glousse légèrement et notre attention revient au jeu, comme si rien n'était alors que les mâles présents ont perdu leur fierté. Je croise les bras et je regarde Strawberry avant de me racler la gorge.

- Strawberry, à ton tour, je crois. On attend pour jouer nous

- Ah…. Euh… Bien sûr, balbutie-t-il.

Tout le monde semble reprendre ces esprits et Strawberry prend à son tour une carte.

- Qui a déjà été surpris en plein acte sexuel… ?

Je ricane légèrement tout en sachant qu'une personne va lever la main, et que ce ne sera pas moi pour une fois.

- A vos votes ! Partez !

7 main se lèvent pour voter "Je n'ai jamais", malgré des regards en biais vers moi et une petite main se lève..

- J'ai l'impression que tu es encore énervée pour cette fois-ci, nooon ? rigolais-je.

- Cet idiot de singe n'avait rien à faire dans nos appartements, marmonne Saphir. Des appartements, c'est privé par définition, tu lui appris entre temps ?!

- J'ai bien essayé, mais que veux-tu, sa nature curieuse revient au galop… !

- J'veux ma revanche ! J'veux vous surprendre qu'il apprenne de ses erreurs !

- Ooh, dis pas ça, il voudrait vous faire participer tellement qu'il est coquin !

- Oh pitié, épargnez-nous ce genre de pensées ! gémit Momonga.

- A mon tour ! Je veux ma vengeance ! crie Saphir

Saphir se frotte les mains et prend la carte suivante qui trône….

- Ahaha ! Qui a déjà eu un plan avec 3 partenaires ou plus… ?

Saphir observe les yeux et les expressions des hommes en face d'elle qui, étonnement ne font plus un seul commentaire ou raillerie comme à leur habitude. Je regarde mes ongles ayant aucune hésitation à répondre et patiente patiemment.

- Allez, pas besoin de réfléchir ! A vos votes moussaillons !

Tout le monde se regarde en coin tandis que les mains se lèvent : seul moi et Strawberry levons la main pour répondre "j'ai déjà. Saphir me regarde les yeux débordant de curiosité tandis que mes yeux sont sur le deuxième à avoir osé levé la main, et je ne suis pas la seule. Onigumo rigole grassement avec les autres, faisant rougir le pauvre Strawberry.

- Bah alors raconte !

- Pff… Il n'y a rien à dire… Je ne m'en souviens pas en fait. Je sais que j'ai fait une soirée arrosée quand j'étais soldat de première classe sur ma terre natale et que le lendemain, je me suis réveillée avec deux filles inconnues. J'ai pas demandé mon reste et je me suis barré dès que j'ai retrouvé toutes mes fringues… Et toi donc ?

Les vices-amiraux grognent un peu mécontent du manque de pétillant dans l'anecdote de leur collègue avant de reporter leur yeux de vipère sur moi. Je prends une pose très provocatrice, les jambes écartées et me mords la lèvre, en ronronnant mes mots comme un chat.

- Ohh vous savez, il y a trop de choses que j'ai expérimenté, je ne pourrais pas toutes vous les décrire… Mais je vais vous en raconter une seule puisque je sais que vous ne me lâcherez pas de sitôt. Mes meilleurs plans se sont passés avant que je n'entre dans la Marine.. J'ai une sombre période de Hippie qui se cherche avant de vous connaître.. J'ai fait quelques études littéraires et j'ai fumé beaucoup de choses pas légales… Et le mélange de tout ça, ça donne de sacrées orgies avec des copains et des copines… Mais petit secret, ça ne vaut pas les soirées torrides avec mon singe adoré ! ~

Petit clin d'œil aux collègues avant de passer discrètement un doigt sous ma gorge comme petit avertissement. Ils hochent la tête, malgré les sourires coquins et rieux sur leur lèvres.

- Tashigi à toi..

- Euh… Je ne suis pas sûre de vouloir continuer, souffle-t-elle.

- On ne se désiste pas maintenant ! Pioche une carte ou tu seras nommée "Poule Mouillée de Nöel" ! se moque Onigumo.

Elle baisse les yeux vers les cartes et en prend une, la main tremblante.

- Qui s'est pris une grosse cuite au point de parler à des objets ? chuchote Tashigi. Mon dieu..

- Difficile de répondre là si on est complètement cuit, marmonne Onigumo. Je me souviens même pas de ce que j'ai fait ce matin alors parler à des objets quand je suis bourré….

- Ouais, trop compliqué, pioche-en une autre ! réclame Smoker.

Je l'entends marmonner mécontente qu'on fasse durer son tour avant qu'elle ne prenne une deuxième carte.

- Qui est déjà allé dans les toilettes / douches / parties communes du sexe opposé de manière volontaire pour mater quelqu'un ?

Saphir et moi gloussons d'une manière incontrôlée à la question. j'en connais un qui serait très concerné par cette question et je crois que Saphir a eu la même réflexion.

- Y'en a deux qui ont des choses à raconter ! se réjouit Onigumo. Que tout le monde vote maintenant, je veux les entendre !

D'un geste unanime, toutes les mains se lèvent pour répondre une seule réponse : "je n'ai pas". Onigumo nous regarde curieusement, en croisant les bras.

- On peut savoir pourquoi vous avez rigolé juste avant si c'est pour répondre ça ?

- Si Kizaru avait été à cette table, il aurait des choses à dire, c'est pour ça, rigole Saphir.

- On peut l'inviter ! susurre Onigumo.

- Ah non, la partie se termine ! le coupais-je.

- Ne crois pas t'échapper comme ça ! Amiral Kizaru, venez ici jouer avec nous ! lui crie Onigumo.

Je tourne la tête vers le groupe des haut-gradés espérant qu'il n'ait pas entendu l'appel d'Onigumo. Il pivote la tête vers nous, les yeux battants trop rapidement pour que ce soit normal. Je soupire en voyant son verre vide, rempli à nouveau par Garp dans la seconde et qui rigole pour un rien, accroché à Sengoku encore sobre, malgré son nez qui commence à rougir.

- On finit sur ma carte et je retourne surveiller. Il est déjà torché avec Garp.. La soirée va être vite terminée avec lui, je crois. Moi qui pensais profiter un peu jusqu'à la distribution des cadeaux..

Je me penche et prends ma carte que je retourne pour la lire à haute voix.

- Qui a déjà pensé à tromper sa moitié pour un coup d'un soir ?

Un peu nerveuse, je me désintéresse de la partie et observe du coin de l'œil, Kizaru qui rigole grassement à s'en casser les cordes vocales, accroché au bras de Sakazuki. Un raclement de gorge me ramène à la réalité. Je me retourne vers la table et regarde l'ensemble de mes collègues.

- Hum… Votez donc messieurs et mesdames !

Sans grand étonnement, tout le monde vote "je n'ai jamais" malgré une petite hésitation de la part de Saphir qui me regarde de ses yeux intenses. Je lui fais un rapide coup d'œil séductrice avant de jeter ma carte sur le tas et de me lever pour aller écouter les conversations des géants suivie de Saphir très vite. J'entends faiblement Onigumo grommeler dans son coin tandis que nous partons prendre une collation sur le buffet avec de petits toasts au saumon et aux rillettes. Je prends deux plateaux avant de m'avancer vers les haut gradés pour faire un petit service. Garp est le premier à se servir avant les autres qui prennent tous sans exception une collation avant de boire un coup dans leur verre respectif. Je vois Kizaru chanceler légèrement et je pars déposer les plateaux avant de revenir me caler contre ses jambes. Saphir me suit de près et vient s'accrocher au bras de Sakazuki qui passe un bras tendre et chaleureux dans son dos, la rapprochant de son corps. Je souris, heureuse de les voir aussi complices et amoureux aujourd'hui. Je relève les yeux pour observer mon homme, ou du moins l'homme éméché par l'alcool ce soir. Son visage est toujours aussi souriant, mais peut-être trop par l'alcool qui le fait glousser comme une fillette. Je soupire fortement et jette un regard vers Sengoku et Tsuru avec un air un peu dépité. Tsuru est très neutre dans son attitude comme à son habitude, ne laissant aucune émotion sur son visage. Mais elle comprend aussitôt mon message en croisant mon regard déjà ennuyé. Elle se racle la gorge pour se faire entendre de ses collègues et cesser les débats.

- Sengoku, la soirée est déjà bien entamée. Peut-être faut-il engager la distribution des cadeaux ? s'enquit-elle. Et cette année, pas question que je fasse le Père Noël. Un costume a été acheté spécialement pour toi Sengoku !

- Oooh Tsuru, bien joué ! rigole Garp.

- Rien ne m'oblige à accepter, marmonne Sengoku.

- En effet, rien ne t'y oblige mais c'est la meilleure manière de découvrir qui a offert quoi et à qui, répond au-tac-au-tac Tsuru. Tu n'étais pas curieux à ce sujet ?

L'argument fait mouche et c'est avec un visage transpirant le dépit et la résignation que Sengoku suit Tsuru dans une pièce à côté de la salle de réception. Nous reprenons des conversations sans queue ni tête, rapidement rejoints par les vices-amiraux curieux du départ de deux doyens de la Marine. Parmi eux, Onigumo joue abstraitement avec son verre, fixant les deux couples noyés dans leur petit bonheur. Son sixième sens lui indique que cette soirée est spéciale et que quelque chose va se passer mais il ignore quoi. Alors, il pose son dévolu sur sa victime préférée à chaque Nöel : Saphir.

- Dis-moi Saphir-chan, tu n'aurais pas grossi par hasard ? lance-t-il au milieu d'une conversation. Avec tous les entraînements que tu subis, c'est anormal… Tu grignotes dans le dos de ton mari ?

Les discussions se stoppent immédiatement autour de nous et tout le monde fixe Onigumo avec la même question en tête : est-il suicidaire pour ennuyer la préférée de l'amiral de lave ?

On ressent aussitôt la chaleur de l'amiral Akainu se répandre au milieu du cercle des gradés, faisant reculer tous les collègues, sauf le concerné qui ne bouge pas, nullement impressionné. Je jette un coup d'œil à Saphir dont le visage a complètement viré au rouge. Elle cache son visage contre le costard de son homme qui le serre tendrement contre lui, tandis que ses yeux fusillent le coupable qui n'en démord pas pour leur malheur et qui OSE récidiver.

- Je suis sûr que ton homme l'avait remarqué vu son regard ardent mais qu'il n'a pas osé te faire la remarque jusqu'à aujourd'hui ! commence-t-il. Mais Sakazuki comme Borsalino aime bien les femmes à chair, alors ne t'en fais pas trop…. !

Saphir et moi sifflons mécontentes qu'il ose insinuer des choses pareilles en public. Les goûts et les couleurs de nos hommes adorés sont les leurs et nous, on est heureuses comme ça !

La tension est à son comble, mais le retour de Sengoku…. du Père Noël accompagné de notre charmante Tsuru détourne les regards et l'attention commune. Le Père Nöel avance d'une manière maladroite jusqu'au sapin de Nöel avant de nous faire un discours. Je me mords la lèvre pour ne pas rire devant cette scène improbable, tandis que Saphir souffle de soulagement qu'on lui fiche la paix. Je la regarde intriguée. Cette année, je trouve qu'elle agit bizarrement… Et Onigumo n'a pas vraiment tort. Lui qui n'a pas cessé de l'appeler vulgairement "planche à pain" depuis qu'elle est arrivée à Marine, la voilà qui a presque autant de poitrine que moi ce Nöel. Curieux…

- Ohohoh ! Bonsoir mes chers Marines ! Je reviens vous voir pour vous distribuer vos cadeaux cette année encore ! Allez, commençons !

Ainsi commença donc la distribution des cadeaux dans la bonne humeur. Sengoku qui était ronchon, se prend rapidement au jeu et joue parfaitement son rôle de Papa Nöel à chaque cadeau qui est donné à son propriétaire. Les collègues rigolent, s'enlacent et discutent joyeusement dans un brouhaha incroyable. Sengoku est le dernier à prendre ses cadeaux avec un regard plein de méfiance pour l'assistance qui a déjà déballé ses cadeaux. Il déballe le premier cadeau et tombe sur mon cadeau empoisonné, une année de plus. Je vois son visage virer au rouge de rage tandis qu'il lit les mots sur la première couverture : "Assumer sa teinture en public en 100 leçons". J'en profite rapidement pour prendre la main de mon compagnon et de l'attirer légèrement en retrait pour lui faire ma surprise finale de cette soirée. Il titule maladroitement tandis que ses yeux bruns me fixent sans comprendre pourquoi je nous retire de la foule. Je m'éclaircis la gorge avant de serrer sa main nerveuse.

- Borsalino, j'aimerais te parler quelques instants avant de te donner ton cadeau que tu attendais depuis si longtemps. Mais tout d'abord, je veux te répéter encore une fois à quel point je t'aime.. Je suis pleinement heureuse d'être à tes côtés, même si y'a des jours où tu me tapes sur le système avec tes bêtises… Mais aujourd'hui, je me rends compte qu'une seule journée sans toi est une véritable torture psychologique et physiquement.. Au début, j'étais gênée dès que tu mettais ta main sur moi parce que je n'avais jamais été tactile… Mais tu t'es montré si patiente, passionné et doux avec moi.. Tu parles souvent de mes mains de fées mais les tiennes sont celles d'un ange. Et ce soir, je veux que tes bras viennent me prendre pour me soulever que je t'embrasse ~

- Cheeesca-chan ~ roucoule-t-il avec son sourire pervers. Tu saaais comment me paarler ce soir ~

Sans plus attendre, il me penche vers moi, me relève doucement mon menton pour venir sceller nos lèvres dans un baiser passionné tandis qu'il me soulève de son autre bras, me prenant contre son torse musclé.


~ Un peu plus loin, 22h17 ~

Un autre couple plus discret regarde avec amusement Sengoku chercher le nouveau coupable de son cadeau empoisonné. Malheureusement, tout le monde semble tout étonné comme lui de ce cadeau et une année encore, il fait chou blanc dans sa quête du coupable.

Saphir lâche un instant la main de son compagnon avant de s'éclipser derrière le sapin de Nöel pour sortir son cadeau secret. Elle revient toute aussi discrète que d' habitude et vient prendre la main libre de son compagnon pour attirer son attention. Akainu baisse les yeux vers elle et hausse un sourcil quand elle le tire délicatement vers un endroit plus reculé de la salle de réception. Mais pas n'importe lequel. Le coin spécial "amoureux" pour cette année car une branche de gui a été installée pour fêter la nouvelle année. Il se laisse néanmoins faire, curieux et le cœur battant comme s'il avait déjà une petite idée derrière la tête. Saphir prend ses immenses mains dans les siennes et les serre avec tout l'amour qu'elle a pour lui, les yeux ancrés dans les siens.

- Sakazuki, j'ai un cadeau à te faire… Mais d'abord, je tiens à te remercier pour cette année passée à tes côtés. Tu m'as toujours aimé, soutenu et aidé dans les moments les plus difficiles sans te décourager alors que j'avais très souvent envie d'abandonner…. Tu m'en as empêché car tu as toujours su que j'avais les capacités pour te seconder, alors merci Sakazuki-kun.

Akainu vient pour l'embrasser en se penchant sur elle, mais elle lui pose un doigt sur les lèvres, victorieuse.

- Pas si vite, Sakazuki. J'aimerais t'offrir quelque chose qui soit à la hauteur de ton dévouement pour moi.

Elle sort alors un petit sac de son dos et plonge la main dedans pour en sortir son premier cadeau : une rose rouge métallique à accrocher comme un pin's et une carte de vœux. Elle lui tend avec appréhension les deux présents, sous son regard curieux et intense. Akainu prend délicatement ces cadeaux à deux mains et observe d'un œil la réaction de sa dulcinée. La lèvre pincée par le stress, Saphir tâche d'être calme malgré tout le stress qui monte en elle. Sans la moindre hésitation, il vient placer la rose dans la pochette avant de sa veste de costard comme sur ses costards habituels et se concentre désormais sur la carte. Une petite inscription est écrite sur le devant avec un relief scintillant et doré : "J'ai quelque chose à t'avouer, mon chéri. En ce magnifique Nöel, j'ai l'honneur de t'offrir une promotion ! Tu es…. ! "

En dessous de la dite phrase, un petit nuage gris trône au milieu de la carte, dissimulant la réponse à ses questions. Il relève les yeux vers elle, et Saphir hoche la tête.

- C'est une carte à gratter, Sakazuki. Vas-y, tu en meurs d'envie ~

Sakazuki s'arme d'une pièce de monnaie et commence à gratter ce mystérieux nuage. Lentement, il aperçoit une lettre ….. P…...A…...P…..A…. Il cligne des yeux tandis que l'information entière parvient dans son cerveau.

- Je… vais être papa ? murmure-t-il doucement.

- Tu es papa d'un bébé de trois mois déjà, souffle Saphir en sortant une enveloppe qu'elle lui tend.

L'air impassible, Akainu la prend et l'ouvre sans tarder et tombe nez-à-nez avec une échographie. Ses yeux bruns fixent le document sans rien dire sous le regard attentif de Saphir. Derrière eux, quelques regards curieux commencent à se faire sentir et les vices-amiraux font des paris discrets dans leurs dos sur le pourquoi du comment. Mais tous sont loin d'imaginer la réelle raison. Le futur père continue de fixer l'échographie et la carte de vœux annonçant la nouvelle sans montrer d'émotion. Le cœur de Saphir manque un battement. Et si finalement, il ne voulait pas de l'enfant ? Cela faisait un an qu'elle travaillait sans arrêt pour pouvoir fonder une famille avec lui mais était-il seulement prêt pour cela et en avait-il envie ? Saphir avait essayé de savoir ce qui le freinait à ce point, mais à ce jour, elle n'avait aucune réponse sur ce sujet. Sakazuki se murait dans le silence à chaque fois qu'elle évoquait cette question. Une montée d'angoisse la prend soudainement tandis que tous ses questionnements internes la prennent. Sakazuki remarque aussitôt son air hagard et se penche à son niveau pour venir lui voler un tendre baiser en lui soufflant quelques mots.

- Nous en reparlerons dans nos appartements. Allons annoncer la nouvelle aux collègues.

Saphir se sent rassurée malgré tout par le rapprochement de son compagnon et hoche timidement la tête en serrant sa main dans la sienne. Elle se faisait sans doute des idées…


~ 22h35, salle de réception de Marineford ~

L'air ailleurs, je traîne près du buffet loin des discussions et des jacquements de mes collègues sur les potins de Marineford. J'ai glissé plusieurs indices très vulgaires à Borsalino pour lui faire deviner le fait que j'attendais son enfant mais ce dernier est tellement surexcité avec l'alcool qu'il ingurgite par verre entier qu'il me snobe carrément. Tout à l'heure, j'ai entendu tout le monde applaudir un évènement mais je n'ai même pas écouté, me contentant d'applaudir par politesse. Mon coeur n'est plus à la fête. J'avais prévu de lui annoncer ce soir ma grossesse pour être aux petits soins à partir d'aujourd'hui mais finalement, je crois que je vais devoir attendre qu'il décuve… Je prends une tartine de rillette que je grignote et l'observe riant avec les vices-amiraux à gorge déployée. Je prends mon verre de jus de fruit que je porte à lèvres sans le quitter des yeux. Je n'ai pas envie de repousser ce cadeau au lendemain…. Peut-être que si je la joue finement, il comprendra malgré tout l'alcool dans son sang. Ça vaut le coup d'essayer… Et si ça ne fonctionne pas, je n'ai plus qu'à aller m'enterrer dans le sable ! Je finis d'un trait mon jus d'orange et me dirige vers lui d'un pas décidé. Je m'incruste au milieu du cercle des vices-amiraux et vient glisser ma main dans la sienne pour attirer son attention. Borsalino retient un hoquet et il baisse les yeux vers moi, les lunettes de travers sur son nez et les yeux qui me fixent sans trop me voir.

- Kizarooou ~ Je peux te parler un instant ?

- Encooore mon chaaton ? gémit-il. Tu meee deemaades beaucoup ce sooir ~

- Elle doit avoir des hormones en route ! ricane Onigumo. Comme les chats, elles demandent de l'attention quand on est occupé à faire quelque chose d'important !

Je lui jette un regard glacial. Pas question qu'il me gâche la soirée et la surprise cet idiot. Il n'a pas complètement tord, mes hormones doivent me jouer un sale tour mais j'ai envie d'être en tête à tête avec lui. Il me renvoie son sourire le plus sadique possible avant de ricaner froidement comme à son habitude. Parfois je me demande s'il n'est pas misogyne vu comment il se comporte avec Saphir et moi. Ça ne m'étonnerait qu'à moitié. Je tire avec insistance sur sa main pour l'emmener en dehors du cercle des vicieux collègues vices-amiraux tandis qu'il soupire ennuyé.

- Cheeesca, qu'est-ce qui te preeend ce soir ?

- Moi rien, j'ai envie de te donner un cadeau, j'ai pas le droit ?

- Oooh, si c'est les chooocolats que tu m'aas offeert l'année derniière, je paaaasse mon tour, ils étaaaient horribllees… ! ~

- …

Mon visage rougit de colère alors que je me retiens de lui foutre une baffe. Ces chocolats dont il parle, c'était moi qui les avait fait discrètement dans les cuisines du QG ! Ce crétin va me le payer ! Grrrr…. Passons, sinon je vais lui faire une scène devant tout le monde.

- C'est pas un cadeau matériel Je vais te faire une devinette. A quoi de deviner le cadeau, compris ?

- Ouaaais, dit toooujours ~

- Elle est courte… Alors ouvre tes oreilles. Kizaroou, sais-tu que 1 + 1 = 3 …. ?

- Heeein ? 1 + 1 = 3…. ? Tu as fuumé quelque choose Cheeesca ? pouffe Kizaru.

- Je t'ai dit que c'était une devinette, utilise la partie non alcoolisée de ton cerveau.

- J'suuis parfaaitement soobre… ! se vante-t-il en gonflant le torse. Depuuis quand tu te la joooues Maaaître des Devineettes ?!

- Ça ne répond pas à ma devinette, Kiza. S'il te plait, fais un effort.

- Vooyons si les autres auroont la répoonse alors !

je n'ai pas le temps d'essayer de lui barrer le chemin qu'il m'a déjà enjambé pour retourner près des vices-amiraux pour leur donner ma devinette.

- Heey les gars ! les hèle-t-il. Vous saveez pourquoi 1 + 1 fooont 3 vooous ?

Onigumo, Momonga et Smoker haussent simultanément un sourcil face à la question saugrenue de l'amiral Kizaru sans répondre. Seuls les vices-amiraux Stainless et Dalmatian ont une légère étincelle dans les yeux et ils viennent poser leurs regards communs sur moi, fixant mon ventre. Je leur fais signe de ne rien dire avec mes yeux de chatons importants. Ils comprennent le message et restent silencieux avec les autres qui ne tardent pas à saisir le message caché. Je vois le visage d'Onigumo blêmir étrangement quand l'information parvient à son cerveau. Smoker roule des yeux face à l'entêtement de Kizaru. Ce dernier n'ayant aucun indice de la part des vice-amiraux souffle de dépit et part vers le prochain groupe. Kizaru se glisse maladroitement entre Akainu et Aokiji, le sourire béat.

- Ooh, ca diiiscute bien ici ~ Je peeeux vous faaaire une devineettte ?!

- Si c'est une blague salace, garde-là pour toi, marmonne Sengoku.

- C'est à Cheeesca qu'il faaaut demaaander ! précise Kizaru face au regard menaçant de son supérieur.

- Justement, vous connaissant très bien maintenant, je répère mon avertissement, grogne-t-il.

- Alooors, savez-voous pourquoi 1 + 1 = 3 dans sa têeeete ?

La devinette est lancée dans les airs et tout le monde se tait autour de lui. Je m'approche lentement, bien décidée à le frapper cette fois. Je me frotte le poignet pour le chauffer et me glisse dans le cercle pour l'attraper par la cravate et je lui frappe le front avec mon haki pour le faire réagir.

- Puisque Monsieur a décidé de ruiner ma surprise en la criant partout, je vais te dire la solution de mon énigme. Tu es le seul à ne pas comprendre, encore une fois. Si je te dis que 1 + 1 = 3, c'est parce que j'attends un enfant de toi !

- ….

- Toi, tu es 1, moi, je suis 1 et donc l'addition de nous deux fait 3 parce que je suis enceinte de toi, gros débile !

- Quoi, toi aussi ?! s'écrit Saphir à côté.

Je pivote la tête et je fais de gros yeux comme elle. Les vices-amiraux nous rejoignent dans le cercle et ils tendent l'oreille. Je fixe Saphir. Saphir me fixe. Nous nous fixons sans rien dire avant qu'elle ne fasse la moue comme si elle était déçue.

- Mince, je pensais gagner le pari !

Je mets quelques secondes avant de me souvenir de cet instant et je m'autorise un sourire en coin.

- Te laisser gagner alors qu'on était plus actifs sexuellement que vous deux cette année ? Jamais de la vie ! On est à égalité, ma dame !

- Attendez attendez ! Que tout le monde reste calme ! grommèle Sengoku. Si nous avons tous compris vos déclarations et devinettes stupides, nous allons devoir supporter deux gamins supplémentaires dans moins de 9 mois maintenant ?!

- Exactement ça ! s'exclame Saphir. Mais ça ne devrait pas être compliqué, puisque Borsalino est toujours présent parmi vous malgré ses enfantillages.

- Maaaais ! se plaint le concerné avant de figer comme un idiot me fixant avec de gros yeux. Atteeeends, quooooooi ?!

- Hum.. Tu descends enfin de ta planète pour rejoindre le monde des adultes ?

Devant le regard d'une foule à moitié amusée, il se rapproche de moi et vient poser une main sur mon ventre encore plat et tend l'oreille. Je roule des yeux en faisant glousser Saphir amusée.

- Tu n'entendras rien aujourd'hui, bêta. Faudra attendre quelques mois encore…

- Moooi, paaapaaa ?!

Soudainement, il disparaît surprenant tout le monde et il commence à faire littéralement la boule de flipper vivante dans la salle de réception rebondissant sur les murs, le sol puis le plafond pendant plusieurs minutes. Il réapparaît finalement devant moi sous les rires de l'assistance complètement détendue et il vient me soulever comme une princesse et me berce tendrement.

- Oooh, je coomprends mieeux pourquoi tu voulaaais de l'atteeention ! Paaardon !

- Mmh. Ne m'en donne pas trop non plus. Tu as un poste d'amiral à maintenir et contrairement à moi, tu n'aurais pas un congé maternité de plusieurs mois…

- Comment çaaa ?! Je n'ai pas de congééés pour un enfaant moooi ?!

- On en a déjà parlé Borsalino et j'ai déjà cédé à accorder une semaine de congés pour la naissance d'un enfant pour les amiraux mais pas davantage, grogne Sengoku.

- Hoooonteux ! Je veeeux trois semaines ou je pose mon veeeto sur les proochaines réuniiions !

- Essaie de faire ça et je réduis ton salaire Borsalino, menace Sengoku.

- Borsa, le bébé n'est pas encore là,, soupirais-je. puis-je retrouver la terre ferme ?

- Paaas question, je veeeux profiiter de toi maintenant ~

- Je tiens à faire remarquer que seul Borsalino a fait la demande d'augmenter les congés, rajoute Sakazuki en caressant les cheveux de Saphir.

- Espèèce de traaîte ! siffle Borsalino. Tu t'en mordraas les doigts quand tu seraas inquiet derrière ton bureau loooin de Saphiir-chan !

- Pour l'instant, moi et Chesca, on reste au QG ! On est encore tout à fait capable de vous soutenir ! Ne nous mettez pas trop vite de côté parce qu'on est enceintes sinon on va vous faire la fête ! Compris ?!

Je hoche la tête avec vigueur pour approuver. Mais je remarque vite un regard complice entre les deux amiraux dont les sourires s'étirent de manière synchronisée. Je sens un frisson me parcourir le dos et Saphir n'a pas le temps de dire un mot supplémentaire quand Sakazuki lui prend le verre des mains et l'attire contre lui. Je commence à essayer de me débattre pour retourner sur le sol mais Borsalino m'immobilise à mon tour.

- Booon, il se faaait tard, messieurs et mesdames ! Puisque nous travaillons demain aveeec nos femmes respectiiives, nous nous retirons dans nos appartements privééés ! Bonne soirée à voous !

- Hey, je n'ai pas dit que je voulais partir maintenant ! hurlais-je.

- Moi non plus ! peste Saphir. Je veux rester à la soirée Sakazuki ! Lâche moi maintenant !

- Et voilà, on assiste aux premières disputes familiales ! ricane Onigumo. Qu'est ce qu'on va rigoler quand y'aura deux gamins à gérer avec eux !

Malgré nos protestations respectives, les deux amiraux saluent les collègues et partent en direction des appartements privés. Je fais la moue, me blottissant contre le torse chaud de mon compagnon. Le silence est total mais une idée diabolique me vient en tête. Je me redresse pour apercevoir Saphir qui marche calmement auprès de Sakazuki.

- Hey Saphir-chan, que dirais-tu d'un nouveau pari ?

- Les filles, ne recommencez pas ! grogne Sakazuki.

- J'ai parlé à Saphir, pas à toi, Monsieur Lave. Si t'es partante, alors que dis-tu de parier sur le sexe de nos futurs enfants ? Moi, ce sera un garçon magnifique parce que sinon une fille sera aussi pénible que moi ! Et sinon Borsalino ne me lâchera plus pour que je lui fasse un deuxième enfant rapidement.

- Héhéhé… ! Nous… Hum.. Je parie que ce sera une fille. Comme ça, son adorable père sera tendre et affectif comme il l'a toujours été avec moi ! ronronne Saphir en dévorant des yeux son compagnon.

- Incorrigiibles ! soupire Borsalino. Il va falloooir vous ménager à partir d'aujouurd'hui ! Et on commence dèès ce soir avec un grooos dodo mesdames ! Chaaauffe bien ta chééérie Sakazukiii ! On se revooit demaaain les tourtereaux !

- A demain, stupide singe, marmonne Sakazuki.

- Bonne soirée Saphir-chan !

Je fais coucou à Saphir par-dessus l'épaule de mon singe, tandis que je laisse sombrer dans ses bras, mes yeux lourds. Je m'endors dans ses bras alors que nous rentrons dans nos appartements privés. Avant de sombrer dans un profond sommeil, je sens ses lèvres se poser sur mon front en me souhaitant une bonne et chaude nuit. Je souris apaisée et me détends dans ses bras pour une nuit agréable.


~ Appartement de Sakazuki & Saphir, 22h53 ~

Quelques instants après avoir quitté leurs amis, Sakazuki et Saphir arrivent tranquillement dans leur appartement. Saphir a un étrange poids sur le cœur. Son compagnon n'a montré aucun signe de joie lors de l'annonce et il est resté stoïque tout le long de la soirée.

- Saphir, résonne la voix de Sakazuki près de son oreille. Regarde-moi.

Saphir sursaute légèrement et relève la tête pour voir son compagnon à genoux devant elle, ses yeux fixés dans les siens. Lentement, il rapproche leur visage et il l'embrasse dans un baiser langoureux, passionné et intense sans dire un mot. Saphir sent ses joues brûler et son corps s'embrasser de plaisirs sous la sensation de chaleur du corps de l'amiral. Il passe un bras autour de sa taille et la colle à son torse tandis que leurs lèvres finissent par se décoller pour reprendre leur souffle. Saphir vient se réfugier contre lui et cale son visage dans le cou de l'amiral de lave avant de parler à voix basse.

- Sakazuki, es-tu heureux pour notre enfant… ?

- Saphir, n'en doute jamais. Je suis pleinement heureux et je le suis davantage maintenant que je vais être père de notre enfant. Excuse moi pour mon manque de réaction de ce soir… Je voulais que seule toi puisse profiter de mes réelles émotions. Tu me connais maintenant. Je t'aime Saphir et j'aimerai cet enfant.

Aussitôt ses tendres paroles dites, il pose une main chaude sur la joue de Saphir en lui volant un nouveau baiser tendre comme son ultime preuve d'amour envers sa compagne. Enlacés l'un contre l'autre, ils finissent tous deux par se relever pour aller prendre une nuit calme au sein du lit conjugal avant de reprendre le travail dès le lendemain…

C'est ainsi que le lendemain, l'ensemble des soldats et gradés du Quartier Général de Marineford furent au courant qu'une Nouvelle Génération était en route pour les prochains mois. Et qu'il ne valait mieux pas énerver les futurs papas au risque d'être portés disparus pour de mystérieuses raisons qui resteront confidentielles…

THE END.


EDIT ! **** (Message en fin de chapitre !)

J'ai oublié ce que je voulais faire passer aussi à travers mon chapitre.

Malgré la période et le contexte sanitaire compliqué, pensez à appeler vos proches, vos grand-parent... Rien qu'un coup de téléphone, ou un skype pour les fêtes qui arrivent... Pensez à eux en cette année terrible où tout le monde est replié sur soi-même. Pensez aux personnes isolées et envoyez leur de l'amour !