Merci pour les followers et les reviews, ça fait très plaisir, contente que nous soyons plusieurs à s'intéresser à ce couple peu représenté : Luna/Tom Jedusor Voldemort.
Merci à lilinea, 1, Neljormnir pour vos reviews et de me follow Je posterai un chapitre tous les dimanches, et pour répondre à ta question Ladyhinata, si il ne sera pas toujours aussi calme avec elle.
Merci à Hortensea, Meonyl, Arya Cahill, pour follow cette histoire.
J'espère que ce chapitre vous plaira, ayant écrit une ellipse.
Bonne lecture :)
CHAPITRE DEUXIEME
Assise sur son rockingchair qu'elle avait peint en vert l'été dernier, Luna jetait des coup d'œil par la fenêtre de temps à autre, délaissant son tricot qui reposait sur ses genoux. Elle était doucement pensive, se remémorant l'année qu'elle venait de vivre à Poudlard, se souvenant avec une minutie inquiétante la mort de Dumbledore. C'était d'abord le bruit d'une explosion qui l'avait tirer de sa salle commune de Serdaigle, ensuite c'était la marque des ténèbres dans le ciel. Tous les élèves étaient descendus dans le parc, au même point. Personne ne savait ce qu'ils allaient y trouver, d'ailleurs personne ne semblait très bien savoir pourquoi ils se dirigeaient vers ce lieu précis. Comme si une force impérieuse leur avait soufflé le même mot d'ordre "descendez au pied de la tour d'astronomie". Luna savait qu'il y avait au moins un mort, avec une sérénité étrange, sans panique, elle était arrivée et l'avait vu. Elle l'avait trouvé incroyablement paisible et beau, ses cheveux et sa barbe brillant dans la nuit. Il était mort avec toute la superbe qui le caractérisait et elle le regardait fascinée mais chagrinée également. Harry Potter criait à son chevet. Elle vivait la douleur de l'instant avec distance, elle avait cette capacité de ne pas se sentir concernée par les sujets les plus graves. Elle savait qu'en cela elle était différente des autres êtres humains, c'était peut-être pour cela qu'elle avait continué à lui parler, lui qui réagissait également différemment.
La dernière fois qu'elle l'avait vu c'était ce soir-là justement. Aucuns des deux ne s'étaient doutés que c'était une journée clef dans la vie du jeune homme, la soirée avait été harmonieuse et douce pour une fois en sa présence.
C'est alors qu'elle se remémora ses traits, ses expressions, ses sourires, sa dureté, sa violence qui émanait de lui par vagues, mais également ses mots à son égard, cette tendresse qu'il avait fait preuve avec elle. Pourtant, c'était un homme dangereux qui pliait le monde à sa volonté, à ses sombres desseins, et aujourd'hui, il prenait tellement de forces que rien ne semblait pouvoir le stopper. Harry semblait encore trop jeune, comment lui demander de terrasser le sorcier le plus dangereux ? Ce qui mettait Luna dans un état de contemplation poussée était de constater la contradiction de ses sentiments pour le mage. Elle n'était pas dupe, elle l'avait connu jeune : la vie et les années l'avaient sûrement rendu davantage violent. Son cœur devait s'être tant glacé... Que restait-il de sa chaleur humaine, désormais ? Elle savait également, qu'elle ne le reverrait pas, son intuition lui disait que l'enchantement était terminée et que même si elle retournait à Poudlard l'année prochaine, elle ne le verrait plus par inadvertance.
Elle tourna la tête vers son bureau et y vit la lettre de Poudlard pour sa septième année. Elle avait longuement parlé avec son père, qui était aux étages d'en dessous, en train de travailler sur un article pour le Chicaneur. Y aller était dangereux pour elle, qui faisait parti de la résistance, fille d'un pamphlétaire qui ne se gênait pas pour dire ce qu'il pensait du mage noir dans ses papiers. Mais que faire d'autre ?
Dans un flash, elle revit son regard troublé, lorsque penché sur elle, il avait semblé incertain, plus du tout lui-même. Son coeur se serra, elle se leva pour mieux regarder les champs entourant sa maison. Elle chérissait au fond d'elle, comme le secret le plus pur, ce qu'il s'était produit entre eux deux. Elle savait bien que ce n'était pas convenable, Luna savait tout. Elle savait que les autres ne réagissait pas comme elle, qu'elle marchait toujours à côté, traçant sa propre route et sa propre façon de faire. C'est pour cela qu'elle gardait le plus souvent le silence. Mais lui avait réussi à lire dans son mutisme, et c'était le premier hormis son père.
Pour une fin juillet il faisait sombre, le vent balayait les hautes herbes, les couchant gracieusement de façon vaporeuse. Le ciel était gris, ce qui contrastait étrangement avec le vert vif de l'herbe et le jaune d'or des tournesols. Elle trouvait cela magnifique. Quand on frappa à la porte d'entrée. Elle entendit à peine le son, hypnotisée par le paysage. Des bruits de voix dures et impitoyables se firent entendre. Elle ne cilla pas, elle se doutait de ce qui était en train de se produire. Elle savait également que son père ne courrait pas un réel danger, du moment qu'elle n'opposerait aucune résistance. Elle l'entendit crier un "non", une menace le fit taire. Le bruit d'un transplanage implacable et puissant.
Maître, elle est là-haut, dans sa chambre, selon les dires de son père, dit une voix de façon obséquieuse
Un silence lourd s'installa dans la maison, tout le monde se retenant de respirer, craignant sa réaction. Il fit taire le silence en marchant de façon lente presque légère. Luna entendait presque sa cape onduler autour de ses jambes. Elle resta devant la fenêtre, prenant la mesure de ce qu'il se passait sans pour autant participer à tout ceci. Elle participerait bien assez tôt, à son insu et contre sa volonté. Il monta les marches menant à sa chambre avec une rapidité inexistante, faisant durer le moment plus long qu'il ne devrait. Quand il fut à sa porte, elle ne se retourna pas, obscurcissant sa vision des champs pour ressentir plus fortement sa présence, son aura dévastatrice. C'était toujours le même, incontestablement, mais si destructeur désormais. La froideur de son cœur glaça le sien instantanément. Il ne parla pas, ne bougea pas.
Bonjour Tom.
La voix de Luna, cristalline, enfantine déchira la pièce. Elle ne savait pas qu'elle venait de faire tressaillir le mage noir, comme si de l'électricité venait de posséder tout son corps, remontant le long de sa colonne vertébrale. Elle n'avait pas peur, elle était égale à elle-même, comme si rien ne la touchait de près, et pourtant, il avait vu clair en elle, vu la pureté de ses émotions, de ses intentions. Elle se retourna doucement pour lui faire face. Elle prit l'ampleur du changement de cet être qu'elle avait côtoyé dans sa jeunesse. Aujourd'hui, il avait dans la cinquantaine, Il se ressemblait , c'était toujours ses traits bien qu'il semblait malade. Sa peau était diaphane, le contour de ses yeux étaient rouges. Ses cheveux avaient quelque peu poussé, lui tombant presque aux épaules, toujours bruns, aucune blancheur à déplorer. Ses yeux bruns tiraient vers le rouge de façon étrange, fantomatique. Pourtant, l'apparente faiblesse de son corps n'était qu'un leurre. Il était dans une forme exceptionnelle, sa puissance se dégageant de lui, imperturbable. Il la dévisageait en silence, après tout, il ne l'avait pas vu depuis plus de trois décennies, ne pouvant que l'imaginer. En croisant son regard, elle comprit que ce n'était pas pour une quelconque assise de son pouvoir qu'il avait prit le temps de monter dans sa chambre, non. C'était parce qu'il était impatient. Il avait voulu prendre son temps, avant de retourner subitement dans son passé. Le passé où Luna avait eu une place non négligeable dans sa vie, et elle espérait importante, malgré tout ce qu'il avait fait depuis. Il l'observait de tout son saoul, c'était toujours la même, elle n'avait pas vieilli, ses grands yeux bleus le décontenançaient toujours autant mais il n'en montra rien.
Je te suivrai sans résistance, seulement laisse mon père tranquille, lui dit-elle tranquillement.
Il fit un pas dans la chambre, la regardant avec intensité, comme s'il essayait de graver son image dans sa rétine. Mais c'était plus que cela, plus sombre que cela. Sa peau blanche était une merveille, elle semblait si irréel et si présente à la fois. Il aimait entendre le son de sa voix, voir sa bouche bouger au rythme des mots qu'elle employait. Il n'avait que faire de son père, la seule chose qu'il voulait c'était la posséder avec violence mais il devait être maître de lui-même.
Soit, dit-il de sa voix tranchante. De toute manière, en t'enlevant à lui, il aura compris la leçon concernant son journal.
Elle baissa les yeux quelques secondes, hocha de la tête comme pour le remercier.
Prends ta baguette et viens, lui ordonna-t-il avec rudesse.
Il lui tendit la main. Elle le regarda quelques secondes absente, lui montra sa baguette dans sa robe d'été jaune pâle et s'approcha avec lenteur, comme si elle flottait sur le sol, ses longs cheveux blonds tombant de part et d'autre son corps. Une vraie fée, la chose la plus pure qu'il voulait dans ce monde était en face de lui. Sa fée, rien que la sienne. Il tuerait des peuples entiers pour la sentir près de lui. Face à lui, sans discontinuer de la regarder, elle posa sa douce main dans la sienne qu'il serra avec plus de force que nécessaire, dans la joie de ces retrouvailles. Le touché l'électrisa avec force, il réprima un frisson. Rien n'avait changé, rien. Subitement, n'y tenant plus, il la colla à lui, l'enveloppant de sa cape, retenant une grimace de devoir se faire autant violence. Elle plongea ses magnifiques yeux dans les siens.
Laisse moi lui dire au revoir, s'il te plait.
Il hocha de la tête négativement, la couvrant d'un regard dans lequel était mêlé cruauté, froideur et désir.
Pour toi, j'ai déjà été trop clément, lui dit-il.
Il transplana.
Voilà, comme vous l'avez compris j'ai opté pour une ellipse, je ferai des allers-retours entre le début de leur histoire et ce qu'il en est aujourd'hui. J'ai transformé un peu Voldemort qui n'est pas la tête de serpent que nous connaissons tous :p (c'est plus sexy comme ça).
A la semaine prochaine :)
