Merci Lilarose12, Roussette, Lhelium et Guest ^^ pour vos encouragements, ça me fait chaud au coeur. Pour répondre à ce que tu me dis Guest, je connais pas si bien que ça doctor Who, je n'ai vu qu'un épisode avec le docteur et River Song, donc je ne pourrais pas trop te dire :p
J'ai commencé cette fanfic il y a un an, le 1er janvier 2017. C'est vrai que je n'ai pas tant écrit que cela, j'ai manqué d'inspiration et peut-être de discipline. Pour pallier à cela et pour fêter les un an de cette histoire entre Tom et Luna, j'ai demandé à Givres de me challenger (on s'est auto- challengé pour une fanfic sur Hellsing). Voilà, il m'a dit "faut que ça se passe dans la bibliothèque pour ce flash back", j'ai réfléchi une journée, le lendemain j'ai pris ma plume et j'ai écrit ce chapitre sur leur passé. J'espère qu'il vous plaira :)
Je ne compte vraiment pas abandonné cette fanfiction Lilarose12, c'est vrai que je peux être longue à sortir un chapitre mais elle reste toujours dans un coin de ma tête.
A bientôt :)
Flash Back
Cela faisait une semaine que les élèves de Durmstrang et d'Ilvermony partageaient le quotidien des élèves de Poudlard. Après une fête fastueuse en l'honneur de leur arrivée, dans laquelle Tom avait initié des contacts intéressants notamment avec l'un des professeurs, la Coupe de feu trônait, superbe sur une hermine, dans la grande salle. Il y avait une limitation d'âge, quinze ans minimum pour être permis de poser son nom dans la coupe grossière en bois, mais ô combien magique.
Certains serpentards, c'est-à-dire ses serviteurs, les seuls qui osaient braver leurs peurs afin de lui adresser la parole, le tançait avec des yeux admiratifs pour qu'il postule pour le tournoi des trois sorciers.
Après tout, qui hormis lui, dans cette école pouvait s'accaparer de la coupe des trois sorciers ?
Mais Tom n'en avait que peu cure de ces jeux puérils. Ce n'était pas de ce genre de gloire dont il voulait être auréolé. Non, lui, le chemin qui l'attendait était bien plus grandiose, digne d'un Empereur. Il redresserait le monde de la magie et rendrait à la magie son rang qui était le sien : bien au-dessus des moldus.
Ce tournoi n'était à ses yeux que simple opium pour des gamins nerveux ayant besoin de se rassurer quant à leur force et leur puissance. Très peu pour lui.
Quelques professeurs dont il était le chouchou lui glissaient une allusion ou deux sur le fait qu'il serait un excellent champion pour l'école.
Tom, qui arborait son sourire le plus charmeur, répondait que rien n'était plus important pour lui que les études. Les professeurs ne l'en aimait que bien plus. Jamais ils n'avaient connu d'élèves plus parfaits.
Ce soir-là, il avait été invité à dîner dans les appartements du professeur de Durmstrang dont il avait travaillé à se rapprocher. Itchkrev était ensorcelé par le jeune serpentard, de son esprit vif et de son intérêt pour les arts occultes.
Il eut été impressionné par ses connaissances déjà fort avancée pour un élève de seize ans. Tom avançait ses pions avec habileté, amenant par des manipulations invisibles Itchkrev à parler des vieux grimoires de magie noire dont la bibliothèque de Durmstrang était gorgée.
A la fin du repas, Tom ravi de l'avancement de ses plans, se dirigea à la bibliothèque de Poudlard. Il avait pris quelques retards sur son propre planning d'études qu'il avait mis au point en parallèle ses études de sixième année.
Il ne deviendrait pas le plus grand sorcier de son temps s'il ne comptait que sur sa puissance innée et sa personnalité qu'il savait hors du commun de par son charisme.
Le savoir était le pouvoir et le pouvoir lui était déchu, c'était son dû, un point c'est tout.
Par chance, la bibliothèque fermait ses portes qu'à 23h30 pour les élèves les plus âgés. A partir de la cinquième année, les étudiants avaient ce privilège, or peu en profitait. C'est pour ce genre de détails que Tom se savait fait d'un autre bois.
Sa destinée l'attendait et il s'y préparait avec assiduité et acharnement.
Cela faisait deux heures qu'il travaillait d'arrache pied sur un vieux grimoire du quinzième siècle. Il voulait apprendre toutes les formes de magie même les plus anciennes. Il décryptait le latin avec aisance désormais et prenait des notes soignées sur son parchemin.
La vieille horloge de la bibliothèque sonna onze heures. Il releva la tête de ses études et regarda autour de lui. Il y avait deux élèves de septième année de Poufsouffle qui derrière une étagère, profitaient des lieux vides en cette heure avancée de la soirée pour se bécoter. Tom leva les yeux au ciel agacé avant de replonger dans le vieux volume lorsque quelque chose happa son attention.
Entre deux étagères, quelques tables plus loin, il vit une longue chevelure blonde. Il reconnut immédiatement la mystérieuse Luna Lovegood qui, penchée sur sa table semblait écrire dans un un rythme tranquille.
Sans même s'en apercevoir, il se leva. Sa chaise recula dans un bruit sec et tonitruant. Les deux élèves qui se bécotaient regardèrent dans sa direction.
Visiblement, en arrivant, ils ne l'avaient pas reconnu car maintenant la fille perdit son sourire et le garçon ravala sa salive, voyant à qui ils avaient à faire. Tom se tourna vers eux, le regard noir, intraitable.
- Partez, leur intima-t-il à voix baisse mais avec autorité.
Les deux amoureux partirent sans demander leur dû.
Tom, quant à lui, avait redirigé son attention vers la jeune serdaigle, dont il ne voyait que le dos. Elle ne semblait pas avoir été ému par le bruit de sa chaise qui avait pourtant arraché les deux autres élèves de leur activité inutile.
Il s'avança vers elle en longeant les tables en pin massif, laissant ses doigts caresser la matériau brut dont il aimait la douceur et la force. Il fit lentement le tour de sa table et une fois en face d'elle pour observer ce qu'elle faisait.
Elle étai t penchée sur un long parchemin dans lequel elle griffonnait de façon légère, son geste était presqu'éthéré tant elle était gracieuse. Elle semblait à la fois intelligente, en prise dans ses réflexions, mais ne semblait pourtant nullement concentrée. Son visage était aussi lunaire que les deux autres fois où il l'avait rencontrée.
Elle ne leva pas les yeux vers lui comme si elle ne l'avait ni vu ni entendu.
Il prit la chaise face à la sienne et s'assit avec l'élégance avec laquelle il effectuait tous ces gestes. Il croisa ses mains sur la table, patient. Il lut quelques morts de son écriture oblique. Cela semblait être un devoir de potion.
Ses mains jointes touchaient le parchemin à dessein, c'est alors qu'elle le remarqua. Elle leva ses grands yeux bleus sur lui et dit de sa voix fluette un « Tom », surprise.
Tom une fois de plus se sentit interloqué par la jeune fille qui lui faisait face. Elle semblait si loin de lui et pourtant si près. Il avait toujours la sensation qu'elle allait disparaître d'une seconde à l'autre. Toutes leurs rencontres étaient si étranges...
- Luna, dit-il de sa voix inflexible comme pour la saluer.
- N'est-ce pas l'heure la plus agréable pour travailler à la bibliothèque, lorsqu'il n'y a plus personne ? Lui demanda-t-elle avec les yeux brillants de douceur, un léger sourire dessiné sur ses lèvres.
Tom n'avait rien remarqué de tous ces détails sur son visage, l'observant intensément. Il dut admettre qu'elle le fascinait. Était-ce parce qu'elle n'avait pas peur de lui ? Ou était-ce produit par autre chose ?
De plus, le mystère qui entourait la jeune le perturbait. Il voulait comprendre.
- Luna, commença-t-il les sourcils légèrement froncés, un air faussement concentré sur les traits, s'appuyant sur le dos de sa chaise et croisant ses jambes sous la table. Tu sais ce qu'on va faire ? Tu vas tout me dire, me dire qui tu es exactement, ou ce que tu es. Au vue de ton accoutrement, tu es une serdaigle, ajouta-t-il en désignant dans un geste nonchalant mais aristocrate le pull de son interlocutrice. Pourtant, il n'y a aucune Luna Lovegood enregistrée dans les registres de l'école. Oui, j'ai mes entrées au secrétariat, vois-tu. Et, je rajouterais, que personne n'a jamais vu dans l'école une élève à la longue chevelure blonde aux accents de folie.
Luna l'avait laissé dire sa diatribe avec des yeux ronds. Une fois encore, elle avait été insensible aux menaces sous-jacentes du serpentard qui semblaient couler sur elle.
Il se rassit de façon plus convenable et tapa légèrement ses mains sur la table, le visage implacable :
- Alors, tu vas me dire tout de suite ce qu'il se passe, car vois-tu, j'ai une sainte horreur de ne pas comprendre.
Luna le regardait comme si elle n'était pas concernée par ses ordres. Calmement, elle posa délicatement sa plume et posant ses coudes sur la table, elle prit son menton dans sa main, perdue dans ses réflexions.
Tom était stupéfait par son comportement. Il n'était pas même agacé de lui susciter aucune peur, mais était plutôt impressionné.
- C'est une bonne question... dit-elle d'une voix irréelle.
Elle parlait à soi-même.
- Peut-être que l'on ne se rencontre que dans des rêves. Peut-être es-tu endormi sur ton parchemin, ou moi alors ?
Il continua de la regarder, elle n'avait pas bouger d'un pouce et elle regardait le plafond avec un profond intérêt. Il haussa légèrement des épaules avant de répondre avec simplicité :
- J'y ai pensé mais un stellicium m'avait suivi et d'autres personnes que moi l'ont vu de leurs propres yeux. Et nous étions tous très bien réveillé.
- C'est vrai ? Lui demanda-t-elle vivement intéressé en le regardant dans les yeux. J'avais remarqué qu'elle t'aimait bien.
Il lui rendit son regard, le visage grave. Il ne savait pas comment réagir face à ses brusques moments de joie, qui plus est, le sujet était hors propos. Elle eut alors un geste étrange, elle dirigea une de ses mains vers ses cheveux. Il la regarda faire perplexe, se demandant s'il devait se lever pour éviter le moindre contact ou prendre son poignet avant qu'elle ne l'atteigne mais la question ne se posa plus. Elle ne le toucha pas, resta près de son visage.
- Je ne vois qu'une faille dans le voile du temps. Ta façon de te tenir, de parler et tes cheveux, la façon dont tu te coiffes... C'est très vieille mode.
Elle ramena sa main sur la table.
- Après tout, dans ce château tout est possible. C'est amusant, tout compte fait, rajouta-t-elle en se mettant à rire de façon cristalline.
Tom était abasourdi. Il réfléchit très vite à ce qu'elle avait dit. Et elle avait sûrement raison. Il n'y avait que cette explication qui tenait la route. Et elle venait du futur, « très vieille mode » avait-elle dit ! Il faudrait qu'il fasse des recherches sur un tel phénomène.
Il y vit une chance à peine croyable. Peut-être pourrait-elle le renseigner sur son futur afin de pouvoir changer ce qu'il pouvait avoir à changer ! Afin de rendre sa gloire plus grande encore qu'il le prévoyait, détruire tous les obstacles avant qu'ils ne se présentent sur sa route.
- De quelle année es-tu ? Demanda-t-il brûlant d'impatience.
Mais c'est alors qu'elle disparut, comme s'évaporant dans une fumée blanche. Il resta coi, les traits soucieux en proie à une frustration à peine nommable.
Il était sur le point d'avoir de précieux renseignements et voilà qu'elle lui était enlevée ! Pourtant, lorsqu'il y réfléchissait, il sentait au fond de lui que ce ne pouvait être autrement. Il pressentait qu'elle ne pourrait jamais lui répondre quant à ses questions sur le futur. Qu'à chaque fois, le même phénomène se reproduira, elle s'évaporerait. D'ailleurs, ne sentait-il pas lorsqu'elle était là que d'une seconde à l'autre tout pouvait cesser ? Qu'il avait la curieuse sensation de tenir le présent comme de l'eau entre ses doigts ? C'était dans l'ordre des choses.
Une pensée fugace l'effraya alors. Et si jamais il ne la revoyait ? Maintenant qu'il savait d'où elle venait, est-ce la magie était de ce fait interrompue ? En dehors de l'avantage qu'elle présentait, elle, une personne du futur, il constata qu'il appréciait leur courte entrevue, leur dialogue à peine entamé, parce que Luna n'avait pas peur de lui. Elle était si rafraîchissant dans son Univers si ordonné qu'il se prit à aimer ces moments, où elle le laissait décontenancé, ne sachant comment réagir. Luna l'intriguait, car Luna le surprenait.
