Me revoici, comme je l'avais déjà dit, jamais je n'abandonnerais mon histoire. J'ai pris un réel plaisir à écrire ce chapitre et j'espère qu'il le sera tout autant à la lecture. Je n'avais plus de pc, mais problème règlé. A bientôt :)


A l'orée de la lumière spectrale du couché du Soleil qui baignait sa chambre d'une lumière douceâtre, d'une teinte douce, Luna de blanche chevelure admirait le paysage, les vagues s'écouler dans une cristallinité pure sur du sable blanc.

Elle n'était plus seule dans sa chambre, dans l'encastrement de la porte se postait Tom Jedusor, penché nonchalamment sur le bois de la porte, un doigt caressant son menton, tandis que sa main pendait le long de son corps. il souriait légèrement en la regardant. Enfin, elle était là sous ses yeux, enfin le long chemin semé d'embuche avait pris fin, pas un instant il ne s'était arrêté dans le noir, Orphée avait conquis Eurydice. Et le résultat fut celui-ci : elle contemplant la Beauté du Monde de ses yeux transparents.

- Luna, osa-t-il à peine prononcer son nom, de peur d'éclater un moment de magie qu'elle s'était construite autour d'elle.

Elle se retourna doucement, un léger baissé de paupière visible que par lui. Elle émit un léger sourire. Elle courut vers lui, posa ses petits poings sur son torse et demanda avec douceur :

- Quand pourrais-je à nouveau tremper mes pieds dans l'eau froide, revenir couverte de sable ?

Premièrement, il ne s'attendait pas à un geste de tendresse de sa part, elle le regarda implorant, soumise. Or, il ne l'a voulait pas soumise mais son égal. N'était-elle pas après tout son double, oserait-il maintenant qu'ils pouvaient se toucher, lui et elle son âme soeur. N'y avait-il pas qu'à moitié qu'on pouvait attendre avec autant de piété ?

Deuxièmement, ce touché finit par l'achever et que ne donnerait-il pas pour sentir l'iode dans ses cheveux, enfouir son nez dans sa longue chevelure mouillée, elle heureuse comme un papillon, plus légère qu'une aigrette blanche d'une pissenlit auquel on aurait souffler dessus avec douceur.

Il la regarda toujours qui ne s'envolait pas de son visage. Il posa un doigt sur sa joue gauche.
- Fais un voeu, lui demanda-il dans un chuchota que seuls eux d'eux ne pouvait entendre. Elle sourit davantage tout en fermant les yeux, que son visage était ravissant !

- Voilà, finit-elle par dire tout en gardant les yeux clos.

Il souffla tendrement sur le cil impétueux. Elle émit un petit rire léger comme seule elle en avait le secret, tout implosa et tout explosa. Il n'avait bien qu'eux deux et le monde extérieur n'étaient plus. Si seulement, elle pouvait oublier l'autre partie de lui Voldemort. N'être que son pissenlit sur le bout de ses lèvres… il posa ses deux mains en coupe sur son visage et son sourire s'agrandit. Elle ouvrit les yeux et vit comme il était détendu, comme la fureur de la veille n'était plus que lettre morte. Elle plongea dans le bois de ses yeux, voulut s'y accrocher, comme si le sol allait se dérober sous ses pieds et qu'elle allait le perdre à nouveau.

Elle ne vit que lui, que Tom et c'était la seule chose qui l'importait pour l'heure.

- Douce Luna, pardonne-moi, je t'ai enlevé aux tiens, à ta demeure et pour seul accueil, tu ne vis que mon absence. Pardonne ma rudesse, ma violence, rajouta-t-il pensif en regardant ses doigts. Comment aurais-je pu croire dans ces conditions que tu aurais envie de rester. Pour toi tout n'était que cendres mortes. J'aurais dû te consacrer du temps. Pour me faire pardonner ma rudesse et l'impolitesse de mes absences, souhaiterais-tu marcher avec moi le long de la plage ?

- Oui, dit-elle de sa voix enfantine comme si tout était arrangé, même le meurtre d'hier.

Elle s'arracha à lui avec délicatesse, il se caressa les mains pour oublier le manque de son touché, pendant qu'elle mit un énorme gilet de laine blanche. Un fée, plus que jamais, à jamais.

Elle retourna vers lui, et lui tendit son bras tandis que d'un doigt il demanda à son fidèle de ne pas s'approcha d'eux. Sur le seuil elle enleva ses chaussures et sauta à pieds joints dans le sable ami. Il sourit une fois de plus, comment Luna malgré lui, malgré les horreurs pouvaient-elles rester Luna ? Comment, malgré leurs multiples touchés, leurs baisers elle restait là même, en un mot : insouilllée.

Lorsqu'ils arborèrent l'eau, Tom commença :

- Luna, me pardonnes-tu ?

Il s'arrêta, regarda au loin, les yeux contris, le vent frais balayant de ses cheveux son visage pâle. Elle cessa de sautiller dans l'eau, tout en regardant les pompoms de son gilet gicler l'eau à sa guise. Elle se mit en face de lui et toujours ce joli sourire étreignant son visage. Il lui remis avec soin, une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. Dieu qu'elle était douce, peu importait l'endroit du touché, l'instant restait de glace : une merveille !

Les yeux durs, les sourcils froncés, il regardait désormais ses mains comme s'il revivait le moment de la tuerie, les pupilles assassines.

- J'ai tué devant et pour toi et si c'était à refaire je le referais. Tu le sais n'est-ce pas ?

Elle le regarda de ses yeux opalines, le vent frais rosissait ses joues.

- Je sais qui tu es, Tom. Et devant ce couché de Soleil, tu es à mes côtés et cela est Beau.

- Je te promets que cet hâvre de paix deviendra ma maison, notre maison, je m'y absenterai le moins possible. .

Il s'assit sur le sable froid, coulant ses mains en dedans, regardant au loin l'horizon. Luna, surprise, s'agenouilla près de lui.

- Dis-moi ce qui te glace tant le coeur ?

ll plongea ses yeux d'ébène dans ceux de sa clairvoyance et soupira :

- Nous nous sommes promis il y a bien des années pour moi, peut-être que cette promesse n'a plus lieu d'exister à tes yeux puisque j'ai réussi tous mes plans.

Ce fut son propre visage qui se départit de toute légèreté :

- Je ne me suis pas désangagée, dit-elle simplement.

- Et pourtant, hier sur cette même plage tu t'enfuyais, hurla-t-il brusquement en se mettant debout, regardant ailleurs comme si la regarder présentement le tuerait.

Quelque chose se brisa en elle, elle l'avait déçue, alors qu'il n'avait jamais eu conscience en d'autre personne qu'elle.

- Je me suis réengagée hier soir, dans l'alcôve de ton lit,, dit-elle avec fermeté, un tantinet vexée elle aussi.

Elle se releva pour lui faire face mais il ne cessait de regarder le vent refluer les vagues. Trop lasse, elle ne s'était aperçue comme elle l'avait brisé.

- Tom, Tom… Elle glissa sa main dans la sienne. C'est nous, et nous nous sommes promis et mes promesses sont faites d'or et de plomb. Oui, hier, j'ai voulu m'enfuir car je ne savais pas encore.

- Quoi donc ?

- Que tu existais encore.