Bonjour à tous ! Quel plaisir de vous retrouver pour cette histoire. Soyez indulgent avec moi, ce chapitre est court et sûrement loin d'être l'un de mes meilleurs mais ça faisait une année que je n'avais pas écrit. J'espère qu'il vous plaira tout de même. Comme je l'ai dit je n'ai pas l'intention d'abandonner cette histoire. Merci à tous d'aimer :) cela me touche beaucoup !


Le passé

Luna valsait dans les couloirs du château, tout en mangeant lentement un pudding. Elle aimait se balader dans les méandres des vieilles pierres quitte à parfois se perdre, ce qui n'avait pour effet que de l'enchanter davantage. Quand une main se crispa sur la sienne, l'entraînant dans une salle de cours vide, sentant tout d'un coup la puissance d'un corps contre le sien. Elle émit un léger hoquet de surprise, avant de lever les yeux vers l'être qui l'avait ainsi arraché à ses rêveries.

- Bonjour Luna, dit une voix grave empreinte de douceur.

- Tom ! s'écria-t-elle un sourire angélique aux lèvres.

Apparemment, rien ne semblait la déconcerter dans la situation présente, c'est-à-dire celle du jeune homme bloquant son corps du sien. La proximité de sa présence contre elle réveillait en elle une aimable chaleur au creux de son ventre ainsi qu'un entrelacs délicat de sensations agréables auquel elle ne souhaitait se dérober. Tom, quant à lui, avait agi sous une pulsion, la voyant enfin au bout de ce qui lui avait semblé une semaine mêlant le Styx aux abysses des Enfers, il n'avait pu se retenir. Il s'était fait une raison, il y avait bien réfléchi, jamais une fille ne lui avait fait un tel effet, il devait convenir qu'elle lui plaisait et il ne voyait pas en quoi leurs entrevues furtives pourraient bien l'exhorter à cesser tous ses projets ou même changer sa propre nature. Luna lui faisait du bien, il se sentait moins seul au Monde, et rien que pour ça il lui en serait toujours gré. De plus, il avait vérifié, il existait bien des Lovegood qui avaient fréquentés l'école, ce qui confirmait son hypothèse : elle venait bien du futur. Il plongea dans ses yeux azurs qui le regardaient avec une intensité toute nouvelle. Il lui émit un léger sourire avant de tourner son regard vers le gâteau qu'elle tenait dans son autre main.

- Puis-je ? s'inclina-t-il à demander.

Sans regarder l'objet de convoitise, elle dirigea le pudding vers sa bouche à l'aide de laquelle il avala un morceau. Il ne put retenir une érection de sentir la chaleur de son corps contre le sien, ses seins s'écrasant sur son torse.

- Délicieux, dit-il d'une voix sensuelle.

Elle continuait de sourire, ses yeux l'observant avec malice. Il ne lui avait toujours pas lâché la main et ne semblait vouloir le faire.

- J'espère que je ne t'ai pas fait peur, reprit-il un tantinet contrits.

- Étonnée est le mot le plus adéquat, répondit-elle de sa voix lunaire et à mille années lumière d'ici. Mais te voir est une grande joie.

- Combien de temps avons-nous devant nous cette fois-ci ? chuchota-t-il à son oreille, emprunt de désespoir tout d'un coup, tout en serrant sa main plus fort.

Il eut un frisson lorsqu'il se rendit compte qu'elle lui rendait son étreinte.

- Seules les forces qui nous réunissent le savent, dit-elle énigmatique, d'une voix qui lui manquait de force à présent.

Un soupir franchit les fines lèvres de celui qu'il ne faudrait prononcer le nom.

- Un bal a lieu dans une semaine et demi et j'aurais tant aimé que tu sois ma cavalière.

Tom Jedusor n'était pas de ceux à ne pas dire ce qu'il pensait à voix haute. Elle se dégagea quelque peu de lui afin de pouvoir fondre à nouveau ses yeux dans les siens.

- Chez nous aussi, si les dieux sont cléments peut-être nous verrons nous ? osa-t-elle proclamer comme si le dire à voix haute était hautement dangereux.

- Luna ! s'exclama-t-il, happé par l'urgence. Essayons de nous rejoindre chaque soir dans la tour d'astronomie à 21h, attendons chacun 10 minutes voir si tu apparais.

Mais elle n'eut le temps de répondre qu'elle s'évapora sans demander son reste. Il se retrouva contre le mur, il tapa du poingt sur celui-ci. Il n'était même pas sûr qu'elle l'ait entendu prononcer sa dernière phrase. Ce qui le mit le plus en colère, était de ne plus sentir sa chaleur tout contre la sienne.