Disclaimer : le monde HP et ses personnages appartiennent à JKR, référence à l'unviers de la série Charmed et l'idée de romance et drame familiale sont inspiré du film Boolywood "La famille indienne". Vous êtes prévenu !
Rating : M+
Pairing : HP/TMR et autres couples.
Genre : Slash Yaoi, Drame familial, Romance, UA avec magie
Bêta-lecteur : Byakkance ( Coeur sur toi )
Merci à tous ceux qui ont accueilli cette nouvelle histoire. J'espère vraiment qu'elle vous plaît. Parce qu'à moi, ça me plaît beaucoup de l'écrire et de la partager avec vous.
Je vous souhaite une bonne lecture...
PARTIE I
CHAPITRE 4
Janvier 1998
- Echec et mat !
- Quoi ! s'écria Draco. Comment est-ce possible ?
- La question ne se pose pas petit frère, dit Harry. Je suis tout simplement plus fort que toi à ce jeu, finit-il par dire en ébouriffant les cheveux blonds de ce dernier.
Draco grogna de mécontentement.
- Allez ne boude pas, sourit Harry. Avec un peu plus d'entraînement tu arriveras à me battre.
- Je n'ai aucunement besoin d'entraînement. Je suis très doué aux échecs. Je suis sûr que tu as triché, tonna Draco, tout en analysant le jeu devant lui. Mon cavalier n'était pas là, le montra-t-il du doigt.
- Tu vois bien que si. Qui d'autre à part toi aurait pu le déplacer. Voyons, ne sois pas mauvais joueur, dit Harry en s'étirant.
-Je ne suis pas un mauvais joueur, râla Draco. En revanche, toi tu es bel et bien un affreux tricheur. Tu as profité du fait que j'aie le dos tourné seulement deux secondes pour tricher, gronda Draco toujours autant mécontent.
- Tu es si sûr de toi, sourit Harry en levant. En attendant, j'ai gagné. Mauvais joueur ! se moqua-t-il à nouveau en ricanant.
Harry esquiva une pièce du jeu d'échec jeté par un Draco en colère.
- Draco ! Voyons ! Est-ce comme cela que tu joues aux échecs, intervint sa mère qui entrait dans la bibliothèque en compagnie de leur grand-mère paternelle.
- Il ose se moquer de moi, alors qu'il a triché, se défendit Draco.
- Ça c'est toi qui le dis, rit Harry. Dites-lui, mère, que je suis simplement plus doué que lui à ce jeu. Jeu qui requiert beaucoup d'attention et de concentration, d'ailleurs, dit-il avant d'embrasser sa mère et sa grand-mère sur le front.
- Harry ne l'énerve pas plus qu'il ne l'est déjà, rit doucement Narcissa alors qu'elle allait embrasser son deuxième fils avant d'aller s'asseoir près de sa belle-mère sur l'un des divans. Draco as-tu préparé tes affaires ? Demain tu retournes à Poudlard. Tu ne l'as pas oublier ?, se reprit-elle.
- Comment l'oublier mère, dit Draco en levant les yeux en l'air. Suis-je vraiment obligé d'y retourner. Ne puis-je pas me faire porter pâle pour une semaine.
- Hors de question, Draco. Je sais que tu aimerais encore profiter d'Harry. Mais il ne s'en va plus. N'est-ce pas ?, dit-elle en se tournant vers Harry qui lisait quelques titres de livres sur l'une des étagères.
- Cela reste à voir, dit Harry.
- Harry ! fit sa mère.
-Je plaisante, rit l'aîné. Non, je ne compte pas partir. Donc tout va bien. On se reverra aux prochaines vacances.
-Je sais bien. Mais je n'aime pas être là-bas, grogna Draco.
- Allez petit-frère, tu as encore quelques mois à tenir.
- Ce sont des mois de trop. Je n'aime vraiment pas cette école. Et tu le sais ! Encore aujourd'hui je n'arrive toujours pas à me faire à cette ambiance toute guillerette, expliqua-t-il en grimaçant.
- Vu le directeur que tu as, cela ne m'étonne pas, ricana Harry.
- Honnêtement, je ne comprends toujours pas pourquoi père ne m'a pas laissé aller Dumstrung comme toi. À chaque fois, il me fait bien comprendre que c'est comme cela et pas autrement et ne donne pas plus d'explications.
-Je ne sais pas, Draco, répondit sincèrement Harry.
Comme Draco, Harry n'avait jamais su pourquoi leur père avait refusé que Draco aille à Dumstrang comme lui l'avait été.
Évidemment, lorsque Draco eut onze ans, il s'était attendu à le voir entrer dans la même école que lui. Mais quelle ne fut pas leur surprise, à lui et aux autres membres de la famille, lorsque Lucius leur apprit que le second fils serait envoyé à Poudlard et non à Dumstrang comme tous s'y étaient attendus.
Bien sûr, Poudlard était une bonne école. Simplement le niveau était plus bas que celui de Dumstrang. Pour cause, l'apprentissage de la magie était extrêmement différent. Les élèves qui ressortaient de Dumstrang avait une connaissance et un savoir plus pointilleux et plus grand sur l'utilisation de la magie que ceux qui ressortaient de Poudlard. De plus, contrairement à Poudlard, Dumstrang apprenait aussi la magie noir, la magie élémentaire et le duel. Voilà pourquoi Dumstrang était sans aucun doute l'une des meilleures écoles pour sorciers et sorcières accomplis juste derrière Ilvermorny, en première position dans le classement.
Que Draco n'aille pas à Dumstrang, l'avait peiné. Il s'en était même voulu, pensant que son père préférait assurer beaucoup plus son avenir à lui que celui de son deuxième fils. Pourtant, des deux, celui qui devait avoir tout l'attention de leur père, était Draco. Il était tout même l'enfant biologique de la famille Malfoy. Lui n'était qu'un enfant adopté. Il ne l'oubliait pas, même si ce sujet était désormais non discutable, voire tabou, au sein de la famille.
Jamais Draco ne lui avait reproché de recevoir plus d'attention de la part de leur père. Pourtant, au fond de lui, il savait qu'à certains moments Draco aurait voulu lui crier au visage à quel point il lui en voulait d'accaparer la présence de leur père. Mais son petit-frère était plus fort que lui pour cacher ses émotions, ses craintes et ses envies. Comme quoi, il était bel et bien un pur produit Malfoy.
Voilà pourquoi, avant son départ pour l'étranger, Harry avait tout fait pour être le plus présent pour son frère. Il avait veillé sur lui et l'avait aidé dans son apprentissage de la magie en lui donnant des leçons pour compléter les cours bâclés ou non détaillés qu'il recevait à Poudlard.
Harry aimait énormément son petit-frère et la réciprocité était également vraie. Il n'en doutait pas une seule seconde.
Tout comme sa mère, Draco était la prunelle de ses yeux.
Évidemment, Lucius voulait le meilleur pour ses deux fils, mais il n'attendait juste pas la même chose d'Harry que de Draco. Le fait que les deux garçons n'aient pas eu les mêmes enseignements ou les mêmes attentes en était une preuve. Encore aujourd'hui, Draco peinait à le comprendre.
-Je sais à quel point cela te frustre, Draco. Mais ne t'en préoccupe plus. Il te reste quelques mois à tenir à Poudlard, après tu pourras souffler pour de bon avant d'intégrer ton école de potions.
- Si père n'en a pas décidé autrement, grogna Draco. Il n'est pas très enclin à me laisser poursuivre mes études. Surtout si c'est dans le domaine des potions. Il trouve cela inutile. Lui ce qu'il veut, c'est qu'on fasse exactement comment il l'a décidé.
- Draco ! gronda sa mère. Ne parle pas comme cela de ton père.
-Je ne dis rien de mal, mère. Vous en conviendrez que cela est tout de même vrai. Je lui ai fait part de mon souhait de faire une école de potions, que je suis sûr d'intégrer grâce à l'appui de parrain. C'est ce que je souhaite faire. Je suis doué. Vraiment doué. Et je veux en faire mon métier. Mais père ne prendra jamais en considération mon souhait. Il voudra très certainement me voir auprès de lui dans les affaires familiales. Et franchement, je préfère encore travailler au ministère avec lui que de gérer les affaires familiales. Mais cette place est destinée à Harry.
Harry grimaça à ses mots. Évidemment, maintenant qu'il était rentré, comme convenu il travaillerait auprès de son père au ministère en tant que conseiller. Comme son père l'était actuellement. Il était sûr d'être aussi bien vu que son père, notamment grâce au fait qu'il soit le fils de Lucius, donc un Malfoy. Mais aussi, et surtout grâce à son nom de naissance. Avoir à nouveau un membre de l'illustre famille Potter au sein du ministère, était grandiose. Et il était sûr que le Ministre serait plus que ravi de l'avoir près de lui comme appui.
Honnêtement, gérer ses deux titres était une bien trop lourde responsabilité pour lui. Alors oui, que Draco le soulage un peu ne serait pas de refus, surtout qu'il était l'héritier premier de la famille Malfoy.
Harry aurait voulu que Lucius Malfoy se retourne aussi vers Draco car - étant le fils légitime des Malfoy - c'était à lui de reprendre sa place au sein du Ministre si Lucius était amené à se retirer de sa fonction ou même du Mengenmagot. D'ailleurs, pour cette partie-là, Harry allait devoir s'entretenir avec son père car il ne comptait pas prendre le nom des Malfoy au sein de l'illustre tribunal sorcier. Il avait déjà celui des Potter. Et c'était déjà bien assez. Draco méritait cette place là.
Enfin, c'était pour toutes ces raisons qu'Harry s'en voulait de faire de l'ombre à son frère sur bien des points.
Bien sûr, il ne s'était pas retenu d'en parler à son père. Cependant, ce dernier lui avait purement et simplement dit qu'il avait d'autres projets pour Draco. Projets qui ne concernaient pas d'implications au sein du Ministère.
-Je suis désolé, s'excusa Harry. Ce n'est pas ce que je souhaite. Même si je veux que tu fasses des études de potions, j'aurais voulu qu'il t'implique davantage vis-à-vis de notre place au sein du Ministère.
-Je le sais bien Harry, souffla Draco.
-Je pourrais à nouveau toucher un mot à père, rajouta Harry.
- À quoi bon. Et puis, honnêtement, travailler pour le Ministère ne m'enchante guère.
- Certes ! Mais il y a aussi ta place au sein du Mengemagot, rappela Harry. Elle ne m'appartient pas.
- Tu es l'aîné. C'est toi qui représenteras les Malfoy au sein du Mengemagot.
- Je ne suis légitimement pas un Malfoy,
- Harry !, gronda sa mère.
- Biologiquement parlant, calma Harry. Je veux dire, que même cette place devrait revenir à Draco. Pas à moi. En tant que Lord Potter, j'ai déjà ma place au sein du Magenmagot. Pourquoi m'encombrerais-je d'un deuxième titre ? J'ai déjà essayé d'en parler à père, mais il évite le sujet. Cependant c'est bien mal me connaître. Je vais insister sur ce point-là, dit Harry. Tout ce que j'en retire de nos discussion sur toi avec père, Draco, c'est qu'il dit avoir d'autres projets pour toi, leur apprit-il.
- Et j'en ai peur, avoua Draco. Enfin bref ! Ce que je retiens de tout cela, c'est que peu importe ce que je lui soumets, il ne m'écoutera pas. Je vais juste devoir me plier à ses propres volontés.
- Ne soit pas si défaitiste, mon enfant, dit sa grand-mère. Ton père prendra en considération ton souhait. Et s'il faut qu'on appuie ta demande, nous le ferons.
- Hum, fit simplement Draco, pas du tout convaincu.
Harry jeta un regard soucieux à son frère. Il était réellement inquiet pour l'avenir de son petit frère.
Draco avait toujours porté un très grand intérêt à l'univers des potions. Et cela grâce à son parrain, Severus Snape.
Depuis tout petit déjà, il apprenait à brasser des potions. Et dès l'âge de huit ans, il s'attelait à en créer avec l'aide de Severus comme superviseur. Harry n'avait jamais douté qu'après le collège, ce dernier irait dans une école spécialisée dans les potions car il souhaitait devenir un Maître des Potions aussi important, doué et influant que l'était son parrain. Cependant, étant issu d'une famille de sang-pur il n'avait presque pas son mot à dire quant à son avenir. Et c'était ce qui chagrinait Harry.
Pour sa part, que leur père l'eut laissé voyager pendant plus de trois ans au lieu de l'obliger à rester auprès de lui pour accomplir de suite ce qu'il attendait d'Harry, avait été une chance. Il fallait dire que l'appui de la famille avait été d'une grande aide malgré leurs réticences premières. Mais Draco n'aurait certainement pas cette même chance. Et Harry s'en voulait.
Harry jeta un regard à son frère qui discutait avec leur grand-mère avant que celui-ci ne se fasse happer par celui de sa mère. Il lui lança un sourire qui se voulait rassurant, avant de se tourner vers une étagère de la grande bibliothèque et de prendre un quelconque livre. Il s'installa, sur le sol, au pied de sa mère qui passa avec tendresse une main dans ses cheveux.
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À petite foulée, Harry descendit les escaliers pour se rendre à l'entrée principale afin de sortir comme il l'avait prévenu. Mais avant même qu'il ne puisse ouvrir la porte, il se fit héler par sa mère qui apparut soudainement à ses côtés.
-Tu sors à une heure bien tardive mon chéri, lui dit sa mère, les sourcils haussés.
- Il n'est que six heures de l'après-midi.
- Certes ! Mais la nuit tombe plus tôt. Ce n'est pas très prudent de sortir lorsqu'il fait sombre et seul surtout.
- Mère ! Leva les yeux au ciel Harry. Il fait à peine nuit. Et je ne suis plus un enfant. Tout va bien pour moi. Combien de fois me suis-je baladé alors qu'il faisait encore plus nuit. Et il ne m'est jamais rien arrivé, sourit doucement Harry.
- Merci Merlin, dit sa mère.
- Et puis j'en ai pas pour longtemps, reprit Harry. Je vais seulement passer un moment avec Sirius. Depuis mon retour je ne lui ai parlé que deux fois par cheminette. Je lui ai promis de venir dès que je pourrai.
- Ah je comprend mieux. Mais il aurait tout aussi bien pu venir te voir ici.
- Tu sais bien que c'est impossible. C'est beaucoup trop pour lui. Il sort à peine devant sa porte.
- Oui, c'est vrai. J'oublie parfois, dit tristement Narcissa en repensant à toutes les épreuves par lesquelles étaient passées son cousin et qui faisaient qu'il en gardait une profonde blessure. Passe lui le bonjour de ma part et dis lui bien que je ne lui en veux pas de n'être pas venu à la fête. La carte et son présent lui pardonne tout.
-Je n'y manquerai pas.
- Et toi ne rentre pas trop tard. D'autant plus que demain tu as une journée chargée.
- Ne m'en parlez pas, mère, grimaça Harry avant de l'embrasser sur le front et de sortir sous les yeux tendres de sa mère
Levant les yeux au ciel, Harry retint une grimace. Il allait pleuvoir. Et il détestait la pluie. Un comble lui direz-vous pour un anglais pur souche. Il fallait dire qu'il ne s'était jamais habitué à ce temps constamment pluvieux. Lui il aimait le ciel bleu et dégagé de tout nuage menaçant. Il aimait le printemps comme l'été. Un peu moins l'autonome et sûrement pas l'hiver. Rajustant son cape, il descendit les quelques escaliers avant de se diriger vers le point de transplanage afin de se rendre chez son parrain.
Un doux sourire se dessina sur ses lèvres à la pensée de ce denier. Il lui avait tout autant manqué que sa famille.
Sirius Black était le cousin de sa mère et accessoirement son parrain. Il avait été nommé ainsi par ses parents biologiques avec lesquels il avait été très proches. Et si Harry s'était demandé pourquoi ce denier n'avait pu le prendre à sa charge lorsqu'il s'était retrouvé orphelin. Plus tard, il avait compris pourquoi. Dire qu'il en avait été choqué aurait été un euphémisme. Et il n'avait pas été le seul. Toute la famille Black avait été horrifiée par la raison de sa si longue absence.
Après avoir su la vérité sur son adoption, Harry avait bien évidemment voulu savoir s'il lui restait de la famille du côté de son père ou de sa mère. Il lui restait bien quelqu'un du côté de sa mère mais c'était une Moldue et il aurait été hors de question qu'il se fasse élever par elle. Non seulement parce qu'elle n'était pas une sorcière, mais qu'en plus de cela, elle détestait sa mère et tout ce qui touchait à la magie. Sachant cela, Harry n'avait pas du tout cherché à en savoir plus sur cette tante et sa famille. Du côté de son père, il n'avait plus personne hormis deux meilleurs amis, dont son parrain, Sirius Black. Malheureusement, ce denier n'avait pu le prendre sous son aile car au moment où il avait perdu ses parents, son parrain avait aussi disparu suite à une mission.
Personne n'avait jamais su ce qu'il s'était passé durant cette mission. Et où avait disparu Sirius. Comme le Ministère, ses parents et son frère avaient tenté de retrouver sa trace, mais en vain. Alors il avait été déclaré mort.
Mais voilà ! Comme quoi les miracles existaient bel et bien. Après des années à l'avoir pensé mort, soudainement Sirius avait refait surface. Harry venait d'avoir 14 ans à cette époque-là. Il se souviendrait toute sa vie de leur première rencontre. Elle s'était déroulée à l'hôpital Saint-Mangouste. Et celle-ci s'était faite dans les larmes et la douleur.
Tous deux avaient été autant choqué et émus en apprenant ce qu'il en était advenu de leur vie respective. Harry lui avait appris la mort de ses parents puis son adoption par les Malfoy. Cette famille qui lui avait donné la chance de grandir dans un cocon stable et aimant. Lorsque Sirius sut cela, il en avait été profondément bouleversé. Il avait eu du mal à s'en remettre. Autant de la mort de ses amis que de l'adoption de son filleul. Mais il avait fini par comprendre que cela avait été sans aucun doute la meilleure des solutions pour son avenir. Cependant cela ne l'avait pas empêché de s'excuser encore et encore auprès de son filleul pour l'avoir délaissée et ne pas être revenu plus tôt. Mais Harry, après en avoir appris un peu plus sur sa disparition, l'avait immédiatement pardonné.
Comment ne pas le faire en sachant que son parrain avait été capturé, enfermé, torturé et réduit en esclave par l'ennemi. Durant toutes ses années, il avait connu ces atrocités tout simplement parce qu'il n'avait jamais voulu trahir son pays. Jusqu'au bout, il avait protégé les siens d'une potentielle guerre et Harry ne pouvait lui en vouloir pour ça. Savoir qu'il avait survécu à toues ses horreurs était encore aujourd'hui surprenant. Et Sirius ne leur avait jamais vraiment dit comment il avait réussi à s'échapper.
Il y avait des choses qu'il valait mieux garder pour soi, avait-il dit à sa famille et au chef des Aurors venus l'interroger quelques jours après son retour. Et ils avaient tous compris.
Malheureusement, ses années de souffrance l'avaient marqué. Aujourd'hui, il se déplaçait à l'aide d'une canne et avait le visage et le corps marqués par de graves cicatrices faites lors de ses nombreuses séances de tortures.
Depuis qu'il était rentré au pays, après s'être fait soigner, et même récompenser, et saluer par le Ministère, il n'avait jamais quitté sa petite maison qu'il avait acheté sur la Diagon Alley.
Ses parents, avec lesquelles il n'avait pas été en très bon termes avant ce malheur, l'avait invité à revenir vivre au manoir des Black. Ils avaient ainsi penser que cela les amèneraient à renouer leur lien familiaux. Si Sirius en fut surpris, il ne l'avait pas montré. Et malgré l'envie d'accepter, il avait préférer refuser cette offre. Tout simplement parce qu'il ne souhaitait pas être un fardeau pour eux. Il ne voulait pas que son handicape les empêche de continuer à vivre. Alors il avait acheté une propriété dans un quartier sorcier calme et ne l'avait plus quitter depuis ce jour. Les seuls fois où il était sorti de chez lui ce fut pour des examens médicaux. Autrement il préférait recevoir les visites à son domicile. Ce que tous avaient fini par accepter. De ce fait, il recevait sa famille avec laquelle il avait enfin renoué, son filleul, ses quelques amis et Severus Snape qui lui apportait une fois par semaine des potions pour soulager son corps marqués par les tortures subies lors de son emprisonnement.
Malgré leurs antécédents, et à la surprise générale, surtout de Sirius, Severus s'était lui-même porté volontaire pour continuer ses soins à domicile. Il lui fournissait à la fois les potions nécessaires pour soulager son corps fatigué et marqué par les tortures subies lors de son emprisonnement. Mais aussi, il veillait à la rééducation de la jambe blessée du héros. Si autrefois les deux hommes se détestaient, aujourd'hui on pouvait dire qu'ils étaient proches voire même amis, aussi surprenant que cela puisse paraître.
C'était donc pour toutes ces raisons que Sirius ne sortait pas de chez lui et c'était triste.
Pourtant Harry, comme ses autres proches, avait tenté de le faire sortir de sa tanière. Mais il n'était arrivé à rien.
Il arriva en moins de deux secondes devant la petite maisonnette dans laquelle habitait son parrain. À peine eut-il monté les quelques marches qui le séparait de la porte d'entrée, que celle-ci s'ouvrit brusquement, pour laisser apparaître Sirius Black.
Les yeux gris bleu de son parrain se posèrent sur lui et un grand sourire de soulagement et de contentement vint se dessiner sur son visage marqué par la fatigue et balafré par toutes les horreurs qu'il avait subies. Comme à chaque fois qu'il voyait le visage de son parrain, Harry retint une grimace et la peine de se lire dans ses yeux.
- Harry, s'exclama Sirius d'une voix rauque.
- Sirius, sourit Harry en montant les marches rapidement afin de serrer contre lui son parrain
-Tu m'as manqué, souffla Sirius à son oreille.
-Toi aussi.
- Et je m'inquiétais aussi, lui dit son parrain en se détachant de lui. Plus de nouvelles de toi depuis des semaines. J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose de grave.
-Je suis désolé. Je ne voulais inquiéter personne. Mais là où j'étais dernièrement, il était difficile d'envoyer un hibou.
- Ce n'est pas grave. L'essentiel est que tu sois enfin là et en bonne santé, dit Sirius en le tenant par les épaules. Ne restons pas là, rentrons, s'écarta-t-il pour laisser son filleul rentrer dans la maison.
Avant de refermer la porte, Sirius jeta un regard figé à l'extérieur, avant de suivre son filleul.
En le voyant arriver, Harry grimaça. Son parrain s'était déplacé sans sa canne. Il aurait voulu le disputer, mais il préféra se taire. Il savait à quel point cela était un sujet sensible. Sirius faisait tout pour se montrer fort et il pouvait le comprendre. Mais il ne devait pas jouer ainsi avec sa santé. Le port de la canne lui permettait de moins se fatiguer lors de ses déplacements et lui était d'une grande aide. Sans elle, il se faisait du mal.
- Tyni, regarde qui vient nous rendre visite, parla fortement Sirius en se dirigeant vers la salon.
Tyni était l'elfe de maison de Sirius. Elle lui était d'une grande aide. Elle avait été envoyée par les parents de Sirius afin qu'elle l'aide au mieux dans son quotidien.
- Oh Tyni est contente que Maître Harry soit enfin de retour. Mon Maître attendait impatiemment son retour, pleura l'elfe en apparaissant à leur côtés.
- Bonjour, Tyni, sourit Harry. Content de te revoir aussi.
- Oh jeune Maître est trop bon avec moi, pleurnicha l'elfe.
- Voyons, Tiny, calme toi, lui dit son Maître, en souriant. Prépare nous quelque chose à manger, veux-tu ? Tu restes bien pour dîner ? Demanda-t-il à Harry tout de même.
- Évidemment, assura Harry en allant s'asseoir face de son parrain.
- Lucius n'en dira rien ?
- Mère sait que je suis là. Et puis je fais encore ce que je veux.
- Plus pour très longtemps, dit Sirius d'un ton mi-sérieux mi-moqueur
-Je n'irais certainement pas sur ce terrain là avec toi, Sirius.
- Tu as simplement peur d'entendre la vérité.
- La vérité est que je meurs de faim et que je souhaite profiter de toi et de cette soirée pour qu'on discute de tout, sauf de sujets qui fâchent. S'il te plaît, demanda Harry, en lui jetant un regard implorant.
-Très bien, accepta son parrain en levant les mains en l'air. Alors où tu étais dernièrement pour que tu ne puisses pas envoyer de message.
- Dans une tribu en Amazonie. Les Zápara. Très accueillants, mais très stricts vis-à-vis de leurs traditions. Et bien sûr, leur culture est extrêmement éloignée de notre civilisation. Chez eux, tout est différent de ce que nous connaissons. Leur quotidien, leur magie, leur traditions, leur rôle et j'en passe, dit Harry, les yeux émerveillés par ses souvenirs. La magie n'est pour eux, plus un secret. Et ils ont une connaissance hors norme sur les invocations et la transformation. J'ai appris énormément de choses auprès d'eux. Je suis d'ailleurs actuellement en train de finir de retranscrire tout ce que j'ai appris là-bas dans un nouveau livre. Je n'ai pas encore trouver de titre à celui-ci. Mais ça va venir, dit Harry.
- Et tous ces livres que tu écris et qui relatent toutes tes recherches, que vas-tu en faire?, s'intéressa son parrain.
- J'en sais rien. C'est juste un passe temps, tu sais. Je garde une trace de mes voyages. Les partager….ce n'est pas vraiment intéressant.
- Bien sûr que si. Et ce n'est pas qu'un passe temps. C'est bien plus que cela. Tu sais, rien ne t'empêche de les publier. Cela pourrait aider nombre de sorciers à comprendre mieux la magie et d'arrêter de faire d'amalgame sur certains aspects qu'offre la magie et surtout sur certaines personnes ou peuples de créatures magiques.
-J'y ai déjà réfléchi, avoua Harry, en se passant une main dans les cheveux. Mais je me dis « à quoi bon ! ». Maintenant, je dois me concentrer sur d'autres priorités. Je n'aurais plus le temps de vraiment me focaliser là-dessus, ni même de voyager à nouveau. Je suis rentré, et cela pour de bon.
- Et Lucius en est la raison, dit Sirius. Mais n'allons pas vers les sujets qui fâchent, rajouta-t-il en se rappelant des mots d'Harry plus tôt.
Au moment où Harry allait s'exclamer, Tyni apparut près d'eux et leur annonça que le repas était servi. Harry vint aider son parrain à se lever et, bien malgré ce dernier, l'aida à s'installer à table.
- Eh bien, Tyni, tu nous as gâté, dit Harry, en regardant les différents mets délicieux qui s'étendaient devant lui.
-Je vous en prie, jeune Maître, dit l'elfe en se courbant.
-Tu peux aller te reposer Tyni, dit Sirius.
- Bien, Maître, mais Tyni reste à l'écoute des besoins de son maître.
- Évidemment, acquiesça Sirius. Et bien bon appétit à toi, mon cher filleul.
- À toi aussi, cher parrain, dit Harry avant de se servir.
Tranquillement, ils mangèrent tout en discutant. Harry raconta ses nombreuses aventures et expliqua la finalisation de la plupart de ses recherches. À entendre son filleul, Sirius se demandait encore pourquoi il devait sacrifiée ses projets, ses envies et ses rêves au profit de Lucius.
Il savait que ce dernier avait accepté de mauvaise grâce de le laisser voyager pour un temps déterminé, à cause de la pression de la famille. C'était bien grâce à eux, et lui aussi, qu'Harry avait pu souffler après des études longues et éreintante. Des études surveillées avec soin par Lucius. Sirius comprenait que celui-ci tenait énormément à Harry mais il en attendait trop de sa part. D'ailleurs, il se demandait comment il était avec Draco. Il ne semblait pas être aussi étouffant qu'il l'était avec Harry.
Pauvre Harry, le plaint Sirius intérieurement.
Dès demain, ce dernier irait travailler aux cotés de Lucius au sein du Ministère et il allait devoir assister à nombre de mondanités et réunions. Avec cela, il allait devoir gérer et continuer à faire fructifier le patrimoine des Potter, mais aussi des Malfoy. Ce que Sirius ne comprenait toujours pas d'ailleurs.
Levant les yeux vers son filleul, il se dit que trop de responsabilités reposaient sur ses épaules. Harry avait certainement envie d'avoir une vie simple où il pouvait faire ce dont il avait réellement envi.
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Harry étouffait dans cet ascenseur. Trop de monde, il y avait trop de pression. Aucun des hommes ou des femmes présents dans ce minuscule ascenseur ne prenait en considération les autres usagers et s'en était rageant. Ils ne se faisaient pas prier pour bousculer ou marcher sur les pieds des autres, notamment sur celui d'Harry qui n'avait qu'une envie, leur lancer un bon sort d'immobilisation. Honnêtement, il aurait voulu être ailleurs qu'ici, dans cet engin de malheur, pour rejoindre le bureau de son père.
Ce dernier l'attendait en compagnie de Mr Shacklebolt, le chef des Aurors, et du Ministre Fudge, qui avait demandé à le rencontrer. Étant donné qu'il allait travailler étroitement avec son père au sein du Ministère, il allait être amené à le rencontrer très souvent, et cela bien malgré lui. Harry, comme beaucoup, ne le supportait pas, lui et ses idées préconçues. Il était détestable et insupportable. Et il demeurait à ce jour sûrement le pire des Ministres que l'Angleterre ait connu.
Soufflant, Harry se passa une main lasse dans les cheveux. Oui, il aurait bien voulu profiter de sa mâtinée pour déambuler dans les rues sorcières de Londres. Et peut-être aller voir deux ou trois amis.
Lorsque l'ascenseur s'arrêta à son étage, la porte s'ouvrit pour le laisser devant un spectacle auquel il n'était pas près de s'habituer. Devant le nombres de personnes qui pressaient le pas et les messages volant à tout va, il se demanda ce qu'il fichait là, et pourquoi, par Merlin, n'était-il pas ailleurs qu'ici.
Prenant une respiration et arrangeant sa robe, il sortit de l'ascenseur et se dirigea vers le bureau de son père, non sans rendre le salut de plusieurs personnes.
En arrivant devant le bureau de son père qui était ouvert, il décida tout de même de faire savoir sa présence par une seule frappe sur la porte. Son père, qui parlait avec le Ministre et l'Auror Shacklebolt se retourna vers lui, avant de se lever de son siège.
- Harry, te voilà enfin, s'exclama son père. Nous n'attendions plus que toi. Mr le Ministre, Auror Shacklebolt, vous connaissez déjà mon fils, Harry.
- Oh oui ! S'exclama avec force Fudge. Ravi de vous revoir Mr Mafoy-Potter, dit-il en s'approchant de lui pour lui tendre une main qu'Harry prit, non sans grimacer intérieurement.
- Bonjour, Mr le Ministre. Auror Shacklebolt, salua poliment Harry.
- Lorsque votre père nous a prévenu que vous alliez travailler à ses côtés, donc avec nous au Ministère, j'en étais absolument enchanté ! Nous allons faire beaucoup de choses ensemble.
-Je n'en demande pas plus, sourit faussement Harry.
- Bien. Et si nous commencions notre petite réunion. Vous allez voir mon cher Harry. Vous allez vite prendre goût à travailler ici, sourit largement le Ministre.
-Je n'en doute pas, mentit Harry devant le sourire qu'il savait hypocrite.
- Bien ! Les interrompit Lucius. Et si nous commencions ?
- Oui. Ne perdons pas de temps. Après cette réunion j'ai un rendez-vous que je ne peux manquer, dit le Ministre en s'installant autour du bureau de Lucius.
Les autres hommes de la pièce en firent autant et alors débuta la première réunion d'intégration d'Harry au sein du Ministère.
À suivre...
Voilà pour ce chapitre. J'espère vraiment qu'il vous a plu.
Merci de m'avoir lu.
Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année. À bientôt !
Que la folie Byak' & Sha' soit avec vous ! :D
Review !
