Disclaimer : le monde HP et ses personnages appartiennent à JKR, référence à l'unviers de la série Charmed et l'idée de romance et drame familiale sont inspiré du film Boolywood "La famille indienne". Vous êtes prévenu !

Rating : M+

Pairing : HP/TMR et autres couples.

Genre : Slash Yaoi, Drame familial, Romance, UA avec magie

Bêta-lecteur : Byakkance ( Coeur sur toi )

Personnages OOC

Parole en italique : fourchelangue


ATTENTION : Ce chapitre n'est pas du tout corrigé par mon bêta. Il se peut qu'il reste encore des fautes, alors même que j'ai passé la semaine à me relire et à modifier ce qui n'allait pas. Alors toutes mes excuses si vous rencontrez des fautes de temps, de grammaires ou d'orthographes. Ça arrive même au meilleur d'entre nous.

Sur ce...bonne lecture...


PARTIE I


CHAPITRE 8

Fin février 1998

Ce fut avec peu d'entrain que Tom se rendit à la librairie dans laquelle il travaillait depuis peu.

La semaine dernière il était parti en quête d'un nouvel emploi. Et cela dans le monde moldu. Ce qui ne l'avait guère enchanté. Mais n'ayant pas le choix, et après en avoir discuté posément avec son oncle, Tom avait abdiqué. Dès le lendemain, il était parti à la recherche d'un nouveau boulot pour subvenir à leurs besoins.

Et pour être tout à fait honnête, travailler auprès et pour des moldus, était certes plus serein, mais vraiment dérangeant. Serein de par le fait que personne ne le connaît, donc personne ne l'attaquait ou l'insultait. Et dérangeant parce que c'était des moldus et que c'était bien la première fois qu'il était aussi proche d'eux.

Même-si cette solution lui restait en travers de la gorge, il n'oubliait pas pourquoi il le faisait. C'était justement la raison de ce choix qui le faisait tenir, alors même que cela ne faisait que quelques jours qu'il travaillait dans une petite librairie situé dans un petit coin tranquille de Londres.

Les mains enfoncées dans les poches, et le menton emmitouflé dans son écharpe, il marchait à pas lents dans la rue en direction de son pire cauchemars. Il ne faisait absolument pas attention aux quelques passants qui se trouvaient sur son chemin et qui le regardaient bizarrement. Cela était sûrement dû à sa mine et l'aura sombre qu'il dégageait.

Le regard froid et dédaigneux, Tom marchait sans grande conviction vers son malheur.

Lorsqu'il arriva devant la librairie, il se figea devant celle-ci.

Prenant un souffle d'encouragement, il ouvrit la porte d'entrée et fit directement face au gérant qui l'attendait déjà de pied ferme. Il repéra des cartons à ses pieds et devina qu'aujourd'hui il allait essentiellement faire du rangement et du tri.

- Vous voilà enfin !, l'accueillit le vieux moldu sans une once d'animosité. Allez vous déchausser. Nous avons beaucoup de travail aujourd'hui.

Tom ne prit même pas la peine de saluer et répondre au pauvre moldu qui soupira. Il ne regretta pas d'avoir engagé ce jeune homme mystérieux lorsqu'il s'était présenté à lui la semaine dernière. Cependant, il avait bien du mal à établir un contact plus ou moins cordial avec lui.

Regardant le jeune Tom se diriger vers la réserve, il se passa une main fébrile dans ses cheveux grisonnant, avant de se détourner et de se rendre derrière le comptoir-caisse.

En arrivant dans la petite réserve, Tom se déshabilla de sa veste et de son écharpe. Avant de sortir de la petite pièce qui faisait office de réserve mais aussi de salle de repos, il souffla un bon coup. Lorsqu'il se sentit apte à attaquer cette nouvelle journée de travail, il sortit et se dirigea directement vers les cartons remplis de livre à trier, étiqueter et à ranger à la bonne place.

Ce boulot n'était malheureusement pas à quoi il aspirait. Vraiment pas. Cependant, mine de rien, travailler sans recevoir des commentaires désobligeants et des regards amers ou haineux, était un soulagement. Au moins, ici auprès des moldus, il n'était qu'un inconnu. Rien de plus. Et cela lui suffisait amplement.

Bien sûr, se mettre sous les ordres et répondre aux besoins de moldus, avait été dur à encaisser dans les premiers jours. Mais grâce au soutien de son oncle qui avait déjà travaillé auparavant auprès des non mages, il avait fini par mettre de côté ses ressentiments vis-à-vis deux et accepter ce boulot. Bien payé en plus de cela. Ce qui était une bonne motivation.

Avec raideur, Tom se mit au boulot, sous le regard scrutateur du gérant qui avait du mal à cerner ce jeune homme étrange.

Ce dernier faisait du bon travail. Il n'avait rien à lui reprocher. Pourtant, il sentait que le plus jeune n'avait pas envie d'être là. Qu'il travaillait à contre cœur.

Il était si silencieux et si mystérieux que le gérant n'arrivait pas à amorcer le moindre dialogue. Les seules mots qu'il laissait entendre était ses réponses aux consignes qui lui étaient données. Ni plus, ni moins.

Laissant son jeune travailleur commencer ses tâches, il retourna dans ses comptes. Peut-être arriverait-il à discuter avec lui lorsque ce dernier serait un peu plus à l'aise. Cela n'était que sa deuxième semaine. Il lui fallait peut-être du temps pour s'habituer à son nouvel environnement.

Si seulement le pauvre gérant savait de quoi il en retournait réellement.

o00oo00o

- Harry je suis là, s'exclama une voix mélodieuse à sa gauche lorsqu'il pénétra dans un petit café situé dans une rue peu animée dans le Londres moldu.

- Irina, sourit le jeune homme en s'approchant d'elle. Je suis si content de te revoir, dit-il en la prenant brièvement dans ses bras lorsqu'elle se leva pour l'accueillir.

- Moi aussi, sourit la jeune femme en le relâchant.

Irina Kovanov était sa meilleure amie depuis l'âge de onze ans. Ils s'étaient rencontrés dans le bateau fantôme qui mené chaque année une centaine d'enfants et jeunes adultes à l'école de sorcellerie Durmstrang.

Dès les premières minutes de leur rencontre, tous deux s'étaient bien entendus et ne s'étaient plus lâchés, devenant ainsi des meilleurs amis. Étudier ensemble à Durmstrang avait été sensationnelle, rempli de nouveauté et surtout très enrichissant. Et bien évidemment, cela n'avait fait que renforcer leur amitié. Bien sûr, ils avaient par la suite rencontré d'autres étudiants avec lesquels, par la force des choses, ils étaient devenus amis.

Russe de ses deux parents, pour Irina allait dans cette école n'avait pas été une surprise. Et comme beaucoup d'enfants sorciers venant des pays de l'Est, devenir un étudiant de l'illustre école qu'est Durmstrang avait été un rêve. Elle y avait passé ses meilleures années, même s'il eut des moments de doutes, de paniques. Des hauts et des bas. Au final, comme tous les élèves, elle en était ressorti grandi et responsable. Prête à passer au niveau supérieur, afin de rentrer, plus tard, dans la vie active au sein de la communauté sorcière internationale.

En voyant son meilleur ami, elle sourit légèrement de contentement. Il lui avait beaucoup manqué durant ses années sabbatiques à faire le tour du monde. Bien sûr, ils étaient restés en contact. Mais avoir Harry près d'elle comme avant son départ, était plus vivifiant.

Même-si son envie soudaine de partir explorer le monde l'avait plus ou moins surprise, elle comprenait pourquoi il avait pris cette décision. C'était à la fois simple et évident. Il avait eu envie, certes de découvrir ce que cachait la magie dans d'autres contrées, mais surtout se détacher un moment de son père et de ses responsabilités en tant qu'héritier Potter mais aussi Malfoy qui à cette époque l'étouffaient.

Vivre un peu pour lui sans qu'il n'y ait le regard pesant de son père sur lui ou le poids de ses responsabilités sur ses frêles épaules durant ces quatre années, avait été libérateur. Tellement libérateur qu'il avait presque oublié qui il était avant son retour fatidique auprès des siens. Irina savait fort bien que son retour annonçait qu'il allait devoir, bien malgré lui, remplir sa part du marché en remplissant exactement son rôle d'aîné, mais surtout d'hériter.

Pauvre Harry, il y avait des choses qu'il allait devoir subir et taire, sauf s'il se décidait d'agir avant qu'il ne soit trop tard. De plus, lui qui aimait tant la liberté, il ne pourra certainement plus voyager autant qu'il l'avait fait durant ces quatre dernières années.

- Alors ! Comment vas-tu ? lui demanda-t-elle en se rasseyant.

- Bien, sourit Harry en s'installant face à elle. Même-si j'aurais voulu continuer à naviguer ici et là, je suis bien content d'être rentré. Et puis ma famille me manquait.

- Après avoir passé quatre ans loin deux, c'est normal que tu aies ressenti un sentiment de manque, sourit son amie. Alors dis-moi ! Comment ça se passe avec ton père au Ministère ?

- Bien, grimaça légèrement son ami.

- Harry, fit Irina.

Elle n'était pas dupe. Il avait beau lui dire que ça allait, elle savait que c'était tout bonnement faux. Harry détestait travailler au Ministère. Encore plus sous les yeux scrutateurs de son père. Et puis la mine sombre qu'il arborait ne laissait aucunement place au doute.

-Tu sais fort bien que travailler au Ministère ce n'est pas vraiment ce que j'aspirais à faire. Mais…

- Ton père ne t'a pas laissé le choix, finit-elle à sa place.

- On parle de Lucius Malfoy là, grogna Harry, en se passant une mains lasse dans ses cheveux. Tu sais aussi bien que moi qu'avoir le choix avec lui n'est pas permis, rajouta-t-il en tournant son regard vers l'extérieur. Nous sommes bons qu'à se plier à ses propres attentes, murmura-t-il après un moment. Les nôtres…pfff…Elles sont très vite jetées dans les oubliettes.

- Tu m'as l'air bien amer, dit son amie les sourcils froncés. Il s'est passé quelque chose avec ton père récemment ? demanda-t-elle.

Aucun doute !

Elle avait bien senti cette pointe d'amertume dans sa voix lorsqu'il avait mentionné son père.

Elle savait qu'en revenant, ce dernier ne serait pas épargné et accomplirait ses devoirs envers sa famille, mais surtout envers son père. Tel l'héritier d'une famille de sang-pur qu'il était. Et puis après tout, c'était ce qui avait été convenu pour l'avoir laissé respirer pendant quatre ans. Mais voilà, Harry avait grandi et était devenu un homme et un sorcier accompli. Irina savait qu'il aspirait à autre chose de ce que son père attendait de lui. Mais comment le lui en faire part sans que cela ne devienne problématique.

À la réaction d'Harry, elle ne doutait aucunement du fait qu'il s'était déjà passé quelque chose entre les deux hommes. Soulevant ainsi un désaccord important. Cela n'était pas étonnant. En voulant prendre ses propres décisions, Harry savait qui lui serait impossible de passer à travers les obligations émises par son père.

- Il m'a clairement fait comprendre qu'il s'était déjà occupé de mon mariage, lui annonça Harry en grimaçant.

- Cela n'est pas vraiment une surprise, dit-elle en haussa un sourcil. À quoi t'attendais-tu ? Comme tout sang-pur qui se respecte, il est normal que tu te maries. Et ton père est là pour t'en rappeler.

- Sang-mêlé. Je suis un sang-mêlé, lui rappela Harry.

- Ce n'est qu'un détail, balaya-t-elle de la main. Tu as été élevé selon les traditions des sangs-purs. Donc il est normal que tu sois confronté par un mariage arrangé.

- Je sais tout cela, souffla Harry. Quand j'étais petit, je trouvais l'idée génial. Mais en grandissant…., fit-il la mine sombre. Je ne veux pas me marier avec une inconnue, se reprit-il.

- Parce que tu es homosexuel.

- Pas seulement parce que je suis homosexuel. Mais parce que c'est la seule chose dont je veux avoir un choix. Dont je veux décider. Se marier, c'est un acte important. Et si je dois le faire, ce serait avec une personne que j'aurais choisi. Par amour et non par obligation, s'expliqua-t-il.

- Ton père n'est toujours pas au courant de ton penchant pour les hommes ? N'est-ce pas? Souleva son amie.

- Non, souffla Harry. Et quand bien même il le saurait, il refuserait que j'épouse un homme.

Irina ne dit rien, mais sa grimace en disait long sur ce qu'elle pensait à ce propos.

- Tu devrais songer à lui en parler, suggéra-t-elle.

- Je ne sais pas comment lui dire que les femmes ne m'intéressent pas et que je veux moi-même choisir avec qui j'ai envie de finir ma vie, répondit Harry. Je veux bien qu'il me dicte comment je dois agir et être en société ou dans mon travail. Mais pas décider de qui partagera ma vie. Il en est hors de question.

- J'insiste alors. Il faut que tu lui dises. Sinon il te trouvera une jeune femme et signera, sans même te concerter au préalable, un accord avec la famille de cette dernière, s'inquiéta son amie. Enfin, si ce n'est pas déjà fait.

- C'est presque déjà fait, grogna Harry, en se rappelant de leur discussion houleuse lors de leur dernier repas en famille.

- Quand en avez-vous parlé ?

- Lors d'un repas. Brièvement. On a décidé de reporter cette discussion à plus tard. Mais depuis, c'est silence radio. Mon père est très occupé en ce moment. Le Ministre accapare beaucoup de son temps.

- Il faut que tu trouves un moment pour lui en reparler. Ne laisse pas trainer cette discussion parce que tu risques de te retrouver marier plus vite que ne le penses. Et avec une femme.

- Tu as raison, souffla Harry. Bon ! Et toi alors ! Comment ça se passe en Amérique ? Tu t'es bien installée ?, changea-t-il de sujet.

- Ça était une année mouvementée, sourit son amie. Mais maintenant je suis bien installée et je m'y plais vraiment. Les sorciers d'Amérique sont loin de ce que je m'étais imaginée. Ils sont vraiment accueillants et chaleureux. Ils ne font aucune distinction. Et ils se fichent de savoir d'où tu viens ou qui tu es, du moment que tu respectes leurs lois. Ils ont une mentalité bien différente des Européens. Pour tout te dire, ils ne les comprennent pas, dit son amie. Pourtant eux aussi ont connu leur lots de désolation. Mais ils ont su se reconstruire ensemble et avancer avec leur temps.

- Cela ne m'étonne guère, dit Harry. Une bonne partie des Européens sont encore figés dans le temps. Ils ne veulent pas progresser, parce qu'ils ne font pas confiance au progrès. Ils n'aiment pas le changement, conclut Harry.

- Je ne peux pas dire le contraire, souffla Irina. D'ailleurs je suis étonnée que durant tes voyages tu ne te sois pas arrêté en Amérique du Nord

- J'ai envisagé un petit voyage là-bas avant de rentrer pour approfondir mes recherches sur la famille Halliwell. Mais j'ai su que ce que je voulais acquérir de cette famille ne se trouvait plus en Amérique. Alors je ne me suis pas embêté à faire un détour. Je suis directement rentré puisque ce que je recherche se trouve ici même, apprit-il. Évidemment, j'aurais pu y aller avant. En quatre ans, tu me diras, j'avais eu le temps d'y faire un tour. Mais j'ai préféré privilégier les pays les plus intéressants en terme d'histoire. Je ne dis pas que l'Amérique du Nord ne l'est pas. Elle a une histoire propre à elle, tout à fait intéressante. Mais tu me connais, je suis bien plus attiré par les contrées mythiques, cachées et éloignées de tout pour la plupart. Un vrai aventurier, rit Harry. Je suis tout simplement allé là où il y a le plus à apprendre sur les différents aspects de la magie.

- Je comprends, lui sourit avec chaleur sa meilleure amie. D'ailleurs, j'ai adoré les dernières recherches que tu m'as envoyé. Surtout celles sur la magie de l'Égypte ancienne. Certains rituels que tu as réussi à retranscrire sont époustouflants et terrifiants aussi pour certains.

- Oui, acquiesça Harry. Mais ils sont fascinants. La plupart de ses rituels sont aujourd'hui déconseillés, voire interdits. Alors qu'autrefois, c'était une pratique très courante chez les sorciers égyptiens de faire des rituels sur le corps, l'âme ou l'esprit par exemple. Mais le plus répandu à cet époque, c'était surtout les rituels qui faisaient appel à un démon, lui apprit-il. Quand un sorcier - ou même un non mage - avait un problème de santé, financier ou voulait se venger, il avait recours à ce genre de rituel qui l'emmenait à faire un pacte avec le démon qui se présentait à lui. Aujourd'hui ce genre de rituel est interdit. Et c'est très bien comme ça. Ce genre de pratique apportait la mort et le chaos, expliqua-t-il sous les oreilles attentives et intéressées de sa meilleure amie.

- Pour dire à quel point les égyptiens étaient très forts pour ce genre de pratique.

- Pas qu'eux. Les descendants des aztèques, les mayas et les incas étaient aussi très forts pour ce genre de rituels.

- Évidemment. Ces peuples-là étaient aussi de grands sorciers. Mais ils étaient aussi dangereux voilà pourquoi ils étaient craints, dit-elle.

- Exactement. Mais ils sont si fascinants. confirma Harry. En tout cas, ça a été de très belles découvertes. Je te conseille vivement de faire un tour en Amérique du Sud ou en Égypte lorsque tu en auras l'occasion.

- Peut-être qu'on pourrait y aller ensemble, suggéra Irina. Ce serait cool.

- J'aimerais tellement, dit Harry. Mais je sens que je ne retournerai pas en voyage avant longtemps. En revenant ici, c'est comme si je m'étais enfermé moi-même dans une cage pour ne plus en ressortir. Pourtant je savais ce qui m'attendais en rentrant.

- Ton père te laisse quand même des moments de liberté ?

- Par l'enfer oui, s'égosilla Harry. Mais cela ne l'empêche pas de me questionner à chaque fois que je sors. Il est très curieux de ce que je fais en dehors du manoir ou du travail. Je lui répond souvent que je vais voir Sirius ou Dumbledore à Poudlard. Je ne lui dis jamais que je viens parfois me réfugier dans le monde moldu pour souffler un peu. Il refuse que moi ou Draco fréquentions leur monde.

- Ah l'esprit trop étroit des sangs-purs, soupira son amie. Je te plains mon ami. Heureusement que mon père n'est pas comme le tien. Ou du moins ne l'est plus.

- Quelle chance, dit Harry. J'aimerai que mon père ouvre enfin les yeux et fait face à son temps. Qu'il arrête de juger les personnes juste parce qu'ils ne sont pas comme lui. Je n'aime vraiment pas cet état d'esprit. Toutes ses injustices que beaucoup vivent..…je ne le supporte pas.

En disant cela, Harry pensa directement au jeune homme qu'il avait aidé lors de sa virer à l'Allée des Embrumes.

Irina ne pouvait qu'être d'accord avec les pensées de son meilleur ami. Elle-même détestait l'injustice, les pensées discriminatoires et puritaines.

Autrefois le père d'Irina était comme Lucius Malfoy. L'esprit trop étroit et à cheval sur les principes de la pureté du sang. Il avait été intolérant face à ceux qui n'étaient pas de son rang et de son sang. Il avait regardé de haut les sorciers au sang « impur » et les créatures magiques. Et leur avait même tourné le dos lorsqu'ils avaient été la cible principale de nombreux mages noirs. Cependant au fil du temps, beaucoup avait fini par se rendre compte que le sang ne jouait pas sur les qualités d'un sorcier.

Alors la Russie, et comme beaucoup d'autres pays ayant connu ses époques sombres, avaient fini par baisser les armes et accepter de porter secours à tous les sorciers et créatures magiques. À les accepter auprès d'eux afin que tous évoluent dans une même et grande société régis par des règles et des lois.

Malheureusement, d'autres pays ne faisaient rien pour améliorer la situation et préféraient rester figer dans le temps. Mais surtout dans la haine et la discrimination. Et l'Angleterre en faisait partie.

Ce même pays qui – il y a quelques années de cela - avait alors connu une guerre atroce où beaucoup de famille de sang-pur et même sang-mêlé s'étaient retrouvés de gré ou de force à participer et à financer cette même guerre. Beaucoup avaient perdu leur titre, leur richesse, leur famille à la fin de la guerre. Maintenant ces mêmes personnes rejetaient la faute aussi bien sur le mage noir que sur les adeptes et leurs descendants.

Enfin ! Tout cela pour dire que le père d'Irina comme beaucoup d'autres sang pur - même si rare ils étaient - ne faisait plus de différence. Ils avaient appris à accepter le sorcier tel qu'il était. Peu importe son sang ou son rang.

Néanmoins, certaines familles restaient ancrés dans leur croyances. Comme les Malfoy. Cette famille qui n'avait jamais brisé les règles que tout sang-pur se devait de respecter. Du moins, jusqu'à l'arrivée de Harry dans leur vie.

Adopter un enfant… Voilà une chose qu'aucune famille de sang-pur ne serait prête à faire. Pourtant, les Malfoy avaient bafoué cette règle en adoptant Harry. Ils l'avaient facilement accepté car biologiquement, Harry venait d'une des plus grandes familles sorcière d'Europe. Les Potter. Étant le seul survivant de cette famille, il en était le digne héritier depuis son plus jeune âge, avant de devenir à 17 ans le Lord de cette prestigieuse famille. Et bientôt il risquait aussi de représenter les Malfoy. Ce qui, pour beaucoup, dont Harry lui-même, était incompréhensible.

Étant sa meilleure amie, elle connaissait la vie d'Harry aussi bien que sa propre mère. Voire plus. Elle savait donc quel étaient les projets futures de son père pour lui en plus d'un futur mariage. Comme elle savait ce qu'en pensait son ami de tout ça. Lui qui voyait sa vie et le monde d'un œil bien différent que celui de son père.

Mine de rien, elle était inquiète.

Pour le moment Harry ne disait rien et accepter tous les caprices de son paternel. Mais pour combien de temps. Un jour viendra où Harry en aura vraiment marre et le ferait savoir. Mais ce jour-là, qu'allait-il se passer ? Et surtout quelle en serait la cause.

- Et si nous allons nous promener un peu, s'exclama Harry en la ramenant à elle.

- Oui volontiers, sourit-elle.

- J'ai envie de profiter de toi le plus possible avant que tu ne rentres aux États-Unis. D'ailleurs tu as un portoloin pour quelle heure ? dit-il en se levant de sa chaise.

- 18h30, répondit son amie.

- Alors profitons des dernière heures qu'il nous reste, sourit-il en lui présentant son bras après avoir laissé de la monnaie près de leur consommation.

- Je te suis, répondit joyeusement Irina, en se serrant contre son meilleur ami.

o00oo00o

Ils avaient passé une excellente après-midi à se promener dans Regent Street, loin de l'agitation des avenues marchandes sorcières.

Lorsque l'heure du départ d'Irina s'était annoncé, les deux amis avaient eu du mal à se quitter. Depuis la fin de leur scolarisation à Durmstrang, ils s'étaient peu fréquentés. Harry, étant parti faire le tour du monde, tandis qu'Irina, après des premières années d'études passées en Russie, avait décidé de les poursuivre en Amérique. La seule façon pour eux d'échanger avait été les nombreuses lettres dans lesquels Harry racontait ses nombreuses aventures et rencontres, alors qu'Irina racontait plutôt comment se déroulaient ses cours.

Lorsqu'il avait le droit aux détails de tous les cours qu'elle prenait, il ne l'enviait pas du tout. Il était même plutôt content de ne pas avoir continué ses études. Après avoir appris auprès de nombres instructeurs que ce soit à domicile ou à Durmstrang, il avait décidé de continuer son enseignement, mais seul. Voilà la raison de ses années de vagabondages. De son propre avis, il n'y avait que comme cela qu'on acquérait plus de savoirs et de connaissances. Sur le terrain, et non pas assis constamment sur une chaise, face à un tableau.

Enfin, ce fut avec émotion que les deux amis s'étaient quittés, non sans se promettre de se donner des nouvelles.

Une fois son amie partie, Harry avait décidé de rester dans le monde moldu pour une dernière promenade. Il se rendit dans un petit quartier sympa un peu éloigner du centre-ville de Londres où différents petits commerces artisanales s'y trouvait. En passant devant, Harry fut émerveillé par certains objets dont il ne connaissait, certes, pas l'utilisation, mais qu'il trouvait intéressant et fascinants.

Les moldus étaient très imaginatifs et se débrouillaient très bien pour répondre à leurs besoins. Grâce à une technologie de pointe qui évoluait avec le temps, ils réussissaient à fabriquer ou même à créer des choses dont les sorciers n'avaient même pas idées. Ces mêmes choses qui pouvaient être à la fois dangereuses et inoffensives. Harry, et comme beaucoup d'autres de ses semblables, se rendait bien compte que - autant que les sorciers - les moldus sur certains points pouvaient être dangereux. Ils avaient en leur possession des armes aussi puissantes qu'une simple baguette magique. Voilà pourquoi valait-il mieux, en quelques sortes, garder ses distances avec les non mages. Ne pas leur dévoiler qu'un autre monde , différent du leur, existait. Et puis, c'était bien connu que les non mages n'aimaient pas ce qu'ils ne comprenaient pas. Alors en se cachant d'eux ainsi, ils pouvaient éviter de nouvelles chasses aux sorcières que beaucoup de pays avaient connu à partir du 16ème siècle jusqu'au 18ème siècle.

Évidemment certains moldus connaissaient leur existence, et ceux-là était des dirigeants, Ministre ou président selon les pays, et des familles dont leurs enfants étaient sorciers. Bien sûr, pour plus de sécurité, ces gens-là étaient alors sous serment inviolable.

Malheureusement, de leur coté, beaucoup de sorciers auraient voulu que les moldus connaissent leur monde. Mais pas pour les bonnes raisons. Et cette mentalité là, était née suite aux idéaux imposés par de nombreux mages noirs au fil du temps. L'un d'eux, et sans aucun doute le plus féroce, avait été Gellert Grindewald.

Harry n'était pas encore né lorsque ce dernier avait sévit dans toute l'Europe. Et heureusement pour lui. Les horreurs qu'avait connu le continent mais plus particulièrement le Royaume-Uni…..Il ne souhaiterait même pas à son pire ennemi de vivre ça.

Comme beaucoup de sa génération, Harry avait étudié cette guerre qui avait duré plus de vingt ans et qui avait détruit nombres familles sorcière et clans des créatures magiques. Mais aussi gravement touché le monde moldu.

À la fin de la guerre, le Ministre sorcier avait dû indemniser le monde moldu pour avoir été victime des atrocités de l'un des leurs. Cela avait d'ailleurs apporté une crise économique très rude. Après un appel du Ministre, les grandes familles sorcières avaient dû, et bien malgré elle, faire d'énormes sacrifices en faisant des dons qui dépassaient tout entendement. Les Malfoy, comme les Black et beaucoup d'autres avaient été de ses donateurs.

Aujourd'hui, l'économie sorcière était stable. Leur société avait su se reconstruire, lentement, mais sûrement. Pour autant, cela ne voulait pas dire qu'il n'existait plus de différences, d'inégalités ou de discrimination. Au contraire, beaucoup en été victime. Certains plus que d'autres.

À nouveau, cela l'amena à penser à ce jeune garçon qu'il avait soigné dans l'une des rues de l'Allée des Embrumes. Il ne se faisait aucun doute qu'il était un de ses sorciers rejeté par une société encore figé dans le passé. Et il n'aimait pas ça. Si cela ne tenait qu'à lui, il aurait changé les choses. Donnant, pour tous, les mêmes droits et libertés. Mais Harry n'était qu'un penseur ou un idéaliste parmi tant d'autres.

Tranquillement, il continua son chemin, remontant la rue, avant de se figer lorsqu'il reconnut au loin le jeune homme qui envahissait toutes ses pensées depuis des jours

Voilà qui était intéressant !

Ce dernier sortait d'une librairie. En le voyant se diriger vers lui, il se décala près d'un mur et attendit, prévoyant ainsi une rencontre fortuite.

Cependant, ayant le regard baissé au sol, le jeune homme ne l'avait pas remarqué. Alors Harry prit les devants lorsqu'il passa près de lui.

- Comment va votre blessure, s'exclama alors Harry, lorsque le jeune homme se retrouva à sa hauteur.

Tom, qui perdu dans ses pensées, s'arrêta à l'entente de ses mots. Tournant la tête vers sa droite, il tomba dans un regard qui le hantait depuis plusieurs jours.

Bien qu'il ne le montrât pas, il fut surpris par l'homme qui ce tenait là, contre le mur. Ce jeune homme qui l'avait secouru des jours plus tôt. Comme à leur première rencontre, il était impeccablement habillé. Il était d'une élégance sans précèdent. Et bien malgré lui, Tom ne pouvait nier la beauté naturelle qu'il dégageait. À côté de lui, il faisait pâle figure. Maigre, aussi pâle qu'un mort, habillé de ses habits d'une qualité médiocres….Tom se dégouta de se montrer ainsi aux yeux de cet homme.

D'ailleurs que faisait-il ici ? Au même endroit que lui. À nouveau.

- Qu'est-ce que vous faite là vous, dit Tom d'une manière peu amène et le regard noir.

- Du calme, dit Harry, surpris par le ton et en levant les mains en l'air en signe de paix. Je ne faisais que me promener dans la rue lorsque je vous ai vu au loin, s'expliqua-t-il. En vous voyant je n'ai pu m'empêcher de venir m'enquérir de votre blessure.

Fronçant des sourcils, Tom le regarda fixement, tentant de voir si son approche n'était pas mesquine ou réellement désintéressée. Mais tout ce qu'il put lire dans le regard qui lui faisait face, ce fut une franche sincérité. Comme lorsqu'il lui avait assuré vouloir l'aider. De nouveau, il ne comprenait pas pourquoi ce dernier se comportait si aimablement avec lui.

Ne savait-il vraiment pas qui il était ?

Et quand bien même il était ignorant de son nom, il voyait bien qu'il ne courrait pas dans la même catégorie. Pourquoi tant d'intérêt pour sa personne.

- Ça cicatrise bien, décida-t-il de répondre après un moment.

- Bien ! sourit Harry en se détachant du mur. Si vous le pouvez, n'hésitez pas à y passer un baume pour aider au mieux la cicatrisation.

- C'est ce que vous m'avez déjà conseillé de faire, répondit Tom, avant de continuer son chemin sans rien demander d'autre.

Il avait à faire à un sacré personnage, se dit Harry en se mettant à le suivre.

- Vous aimez la lecture moldu, s'exclama Harry en tentant une discussion. Moi aussi.

- Du tout. Et pourquoi vous me suivez, s'arrêta Tom, avant de se retourner vers lui et d'ancrer son regard bleu dans celui vert de son opposant.

- Je ne vous suis pas. Ou peut-être que si, sourit Harry, légèrement amusé.

- Vous êtes bizarre, plissa des yeux, Tom. Certes vous m'avez soigné, et je vous en remercie, mais n'agissez pas comme si nous étions des amis ou de simples connaissances.

- Pourquoi cela ? demanda Harry, surprenant Tom.

- Pourquoi ? Répéta Tom, hébété. Cela est pourtant évident. Quel serait l'intérêt pour vous de vouloir fréquenter une personne comme moi?

- Je dirais…Apprendre à connaitre une nouvelle personne intéressante, dit Harry.

- Intéressante, répéta Tom de plus en plus surpris. Vous trouvez que je suis une personne intéressante ?

- C'est ce que pense, acquiesça Harry. J'avoue que je suis intéressé par l'histoire qui vous entoure. Mais pas seulement. Il y a aussi quelque chose qui se dégage de vous qui m'interpelle, avoua-t-il. Et puis, je ne vois pas où est le mal à vouloir vous fréquenter.

Alors là ça dépassait tout ce qu'il avait pu imaginer. Ce garçon avait envie de le connaître. De connaitre son histoire. De le connaitre lui. Cela ne le dérangeait pas de devenir son ami. Mais pourquoi. Tom était totalement pris au dépourvu et ahuri par ce qu'il entendait.

- Croyez moi, commença-t-il, je n'ai rien d'intéressant. Il vaut mieux pour vous que vous restiez loin de moi.

- Pourquoi ?, redemanda Harry.

- L'évidence ne vous saute vraiment pas aux yeux, s'agaça-t-il.

- Elle devrait, dit simplement Harry, mais sachant très bien où voulait en venir l'autre homme.

- Je ne suis qu'un pauvre sang-mêlé sans aucun avenir, aucune liberté, aucun droits. Je suis réduit à venir travailler chez ses foutus moldus pour subvenir aux besoins de moi et de mon oncle. Je suis ce que vous autres appelez un rebu, un déchet de la société. Alors qu'ai-je vraiment d'aussi intéressant aux yeux d'un sang-pur trop curieux qui se prend pour un saint sauveur, gronda Tom.

- Sang-mêlé, dit Harry.

- Pardon ? fit Tom, ne comprenant pas.

- Je suis aussi sang-mêlé que vous l'êtes, lui apprit Harry. Certes nous n'avons pas eu la même chance, la même éducation. Nous n'avons pas le même rang, malgré le même sang. Mais croyez-le ou non, je ne suis pas de ses autres.Il est vrai que mon approche était peut-être un peu louche et je m'en excuse. Mais j'ai été touché par ta haine, ta douleur lorsque je t'ai secouru ce jour-là, s'expliqua-t-il en adoptant soudainement le tutoiement. Aussi, j'ai bien vu que tu t'es retenu de te venger. À la place, tu as préféré battre en retraite sous leurs injures, dit-il en se rappelant de toutes ses personnes qui l'avaient insulté et rabaissé. Ton attitude ce jour-là était bien loin d'un mangemort. Un mangemort, ou même quelqu'un de mauvais, aurait violement réagi. J'en suis persuadé, assura-t-il. Je savais qu'il y avait encore tant d'injustice, mais le voir….ça me dépasse. Et je suis désolé que tu en sois victime. Je suis sûr que tu ne mérites pas ça. Et je ne sais pas comme te l'expliquer, mais j'ai vraiment envie d'apprendre à connaître le sorcier que tu es. Et cela peu importe le nom que tu portes.

Tom était soufflé par les paroles de cet homme.

Comment avait-il pu le cerner en une seule rencontre ? Car il avait raison. Ce jour-là, comme la plupart du temps, il avait été enveloppé par la haine, la rancœur, la douleur et même la peine. Il avait ressenti une envie irrépressible de se venger du tavernier qui l'avait humilié et tous les autres aussi. Il avait eu envie de les torturer, les tuer. Mais il n'avait rien fait. Parce que malgré tout ce qu'il endurait depuis des années, il tenait à la vie. Il s'accrochait à cette infime espoir, qu'un jour il puisse connaitre le véritable sens d'une vie normal. Voilà pourquoi il ne réagissait plus à la violence qui lui était faite. Il n'avait pas le choix de se taire et de se laisser faire. Même-si cela lui était affreusement douloureux.

- Écoute, reprit Harry, en s'avançant vers lui.

- Après ce que l'un des miens a fait sous son statut de Mangemort, pour eux je mérite la vie que je mène. Voire pire, le coupa Tom en se mettant de dos à lui. C'est comme ça et pas autrement, finit-il pas dire avant de transplaner brusquement sous les yeux paniqués d'Harry.

Heureusement qu'il n'y avait personne aux alentours parce qu'ils auraient été mal. Enfin l'autre sorcier se serait mis dans une mauvaise position, déjà qu'il n'avait pas de très bon rapport avec le Ministère.

Bon ! Sa supposition était juste. Il venait d'une famille qui avait, sans aucun doute, supporté Grindewald lors de la dernière guerre. Une famille qui avait perdu son rang et ses privilèges. Il était l'un de ses descendants qui étaient aujourd'hui relayés comme un rebu de la société sorcière.

Mais de quelle famille venait-il ? Quelle était sa véritable histoire ?

Sa curiosité devint plus grande et il se jura de tout faire pour revoir ce jeune homme. Et cela lui sera facile puisqu'il savait enfin où celui-ci travaillait désormais après l'incident à l'Allée des Embrumes.

Regardant autour de lui, Harry se décida lui aussi à quitter l'endroit, l'esprit toujours tourné vers ce jeune sorcier aussi attirant qu'intriguant.

Évidemment, cela il s'était bien caché de le lui dire.

À suivre...


Voilà, voilà pour ce chapitre. Alors verdict !

Note auteur : Merci à ceux qui m'ont gentiment posté de magnifiques review. Cela me booste vraiment pour continuer cette histoire. Alors n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Vos retours sont un bon carburant :).

Je vous dis à la prochaine !

Review ! Please !