Disclaimer : le monde HP et ses personnages appartiennent à JKR, référence à l'unviers de la série Charmed et l'idée de romance et drame familiale sont inspiré du film Boolywood "La famille indienne". Vous êtes prévenu !

Rating : M+

Pairing : HP/TMR et autres couples.

Genre : Slash Yaoi, Drame familial, Romance, UA avec magie

Personnages OOC

Parole en italique : fourchelangue


ATTENTION : Il se peut qu'il reste encore des fautes. Alors toutes mes excuses si vous rencontrez des fautes de temps, de grammaires ou d'orthographes. Ça arrive même au meilleur d'entre nous.

Sur ce...bonne lecture...


PARTIE I


CHAPITRE 10

Après sa visite imprévue à la librairie dans laquelle travaillait Tom, Harry était directement rentré au Manoir.

L'image de Tom lorsqu'il lui avait révélé savoir qui il était, hantait encore son esprit. Il avait bien remarqué que ce dernier s'était tendu, tout en ayant un geste de recul après qu'il ait prononcé son nom.

Il s'était senti comme menacé.

Il avait émis la même défense que lors de leur première rencontre. Sauf que cette fois-ci, Harry avait discerné une différence. Était-ce le fait qu'il sache enfin comment il s'appelait ? Après tout, s'il ne s'était jamais décidé à lui révéler son nom, c'était peut-être parce qu'il en avait certainement honte, comme il avait sûrement dû ressentir la peur d'être insulté. Ce qu'Harry ne ferait jamais. Que ce soit à lui, ou à un autre dans la même situation.

Pourtant, Harry ne pouvait pas nier avoir été mortifié lorsqu'il avait enfin su de quelle famille descendait Tom.

Comme beaucoup de sorciers, il avait étudié la dernière guerre, déclenché par Gellert Grindewald et ses sbires qu'il avait baptisés les Mangemorts. À côté de toutes ses études, il s'était aussi documenté sur les familles de mages noires qui avaient suivi aveuglement et volontairement cet homme et ses projets horrifiques. Les Gaunt avaient fait partie de ceux-là. Du moins le grand-père de Tom, car ses enfants n'avaient jamais été des Mangemorts. Ils n'avaient même pas participé à la guerre. Voilà pourquoi ils ne s'étaient jamais fait arrêter, ni emprisonner à la fin de la guerre. Seulement dépouillé de toute leur fortune et relégué au rang des rebuts de la société.

Lors de ses recherches pour savoir l'histoire sombre qui entourait Tom, il avait pu en apprendre un peu plus sur celui qui avait été le bras droit du mage noir Grindewald. Ses yeux n'avaient lu que des horreurs sur cet homme qui avait autrefois dominé la famille Gaunt au patrimoine spectaculaire - autant se le dire. Malgré la magie noire qui avait embrassé cette famille à différentes époques, ses membres descendaient de grands sorciers, tel que Salazar Serpentard. Le patrimoine génétique de cette famille n'était pas à prendre à la légère. Voilà une bonne raison d'attiser l'intérêt d'un mage noir en puissance comme Grindewald.

Comme quoi ! La première impression qu'avait eue Harry en voyant Tom, avait été bonne : Tom n'était pas un sorcier ordinaire.

Harry ne cautionnait absolument pas les actes que le grand-père de Tom avait eus envers les siens. Pourtant cela ne l'empêcherait pas de fréquenter ce dernier. Après tout, il n'était même pas né lorsque la guerre avait eu lieu. Comme lui, il n'avait pas connu le chaos qu'elle avait engendré. À ses yeux, Tom n'avait pas à subir tant de cruauté parce que le sang qui coulait dans ses veines était le même que l'abominable homme qu'avait été son grand-père. Harry ne comprenait pas comment on pouvait décharger autant de haine, de mépris, de dégoût sur des personnes qui avaient simplement la malchance de porter un tel fardeau sur leurs frêles épaules. De porter le nom de ceux qui avaient mis à feu et à sang leur pays, à une époque particulière. Tom, comme beaucoup d'autres, ne méritait pas un tel traitement.

Maintenant qu'il savait enfin qui était Tom. Tout était clair. Il comprenait ses mots et la façon qu'il avait eu de se comporter en sa présence. Il était de ceux qui n'avait pas eu le choix que de payer pour les atrocités commises par ses aînés. Mais cela, bien avant ses recherches, Harry s'en était douté.

Avant lui, Harry en avait rencontré des hommes - et même des femmes - affiliés à un nom lourd à porter. La plupart avaient réussi à refaire leur vie loin de leur pays ou de leur monde encore esseulé par la guerre. D'autres vivaient difficilement dans les bas quartiers sorciers et ces mêmes gens étaient malmenés par leurs semblables. Aussi, ils étaient surveillés par le ministère dans le cas où ils décideraient de finir ce qu'avaient commencé leurs parents. Enfin, d'autres ne supportant plus cette haine dirigée sur eux avaient mis fin à leur jour. C'était horrible. Mais malheureusement véridique.

Cela lui faisait de la peine de voir qu'encore aujourd'hui les mœurs n'avaient pas évolué pour le bien de tous. Il était réellement écœuré de cette société qui ne bougeait pas le petit doigt pour changer ou améliorer les choses. Offrir à tous ces malheureux une vie plus décente de celle qu'on leur avait imposée. Leur offrir plus de liberté aussi. Les laisser bénéficier des mêmes droits que leurs semblables. Mais cela n'arriverait sûrement jamais. Surtout pas ici en Angleterre.

Il se sentait mal pour Tom qui avait dû vivre un véritable enfer, entouré par ses sorciers si intolérants.

Comment avait-il fait pour subir tout ça, sans jamais faillir une seule fois.

Harry se le demandait.

Se passant une main lasse dans ses cheveux ébouriffés, il se laissa tomber dans son lit, rivant son regard empli d'interrogations sur son plafond.

Il était bien content d'être parti à la rencontre de Tom sur son lieu de travail, après son déjeuner avec sa mère, sa tante et sa grand-mère. Depuis ce matin l'idée d'aller se confronter une nouvelle fois à lui, surtout en sachant enfin qui il était et où il pouvait facilement le trouver, n'avait eu de cesse de tournoyer dans sa tête. Non seulement pour que ce dernier lui confirme qu'il ne s'était pas trompé sur son identité, mais aussi pour se rapprocher encore un peu plus de lui. Qu'il l'ait invité à le rejoindre au café de coin n'était pas sans arrière-pensées. Harry voulait toujours apprendre à connaître cet homme. Et pour cela, il comptait bien lui proposer son amitié dans un premier temps.

Certes, il en savait déjà pas mal sur sa famille, mais il ne fallait pas croire à cent pour cent ce que les livres disaient. Et puis c'était son histoire à lui qui l'intéressait, plus particulièrement.

Il espérait que Tom voit à quel point il était plus que sincère dans sa démarche. Il ne lui voulait aucun mal. Simplement lui tendre une main amicale.

Il comprenait tout à fait la méfiance de l'autre homme. Après avoir été sujet à tant d'injustices, il était normal qu'il ne fasse pas confiance aux sorciers en un claquement de doigts. Surtout aux sorciers de son rang. Mais Harry allait lui démontrer qu'il n'était pas comme ses autres sorciers.

Non, Harry ne comptait pas battre en retraite. Pas maintenant. S'il le faut, il le forcerait à lui accorder au moins le bénéfice du doute.

Bien sûr, n'oublions pas qu'au fond de lui, Harry savait qu'il n'était pas seulement obnubilé par l'histoire ou l'aura magique que dégageait Tom. Il était aussi attiré par l'homme en lui-même. Il était doté d'une beauté mystérieuse qui affolait ses sens.

C'était aussi cette subite attirance qui lui donnait envie de se rapprocher de lui. Évidemment, il s'était bien gardé de le lui dire. Qui sait comment il aurait pris cette affirmation. Déjà qu'il devait le prendre pour un fou.

Harry priait pour que Tom vienne à sa rencontre ce soir après son travail. Il avait vraiment envie de repartir sur de bonnes bases avec lui.

Enfin ! Ce soir, il saurait si Tom le souhaitait tout autant que lui.

Dans un souffle, il se redressa et s'assit sur le rebord de son lit, avant d'attraper sa montre à gousset. Il n'était que seize heures. Qu'allait-il pouvoir faire jusqu'à l'heure de son rendez-vous.

Il se jeta un coup d'œil et décida d'aller se changer pour commencer. Peut-être valait-il mieux qu'il porte des vêtements moins tape à l'œil.

À chacune de leur rencontre, il n'avait pas manqué le regard de Tom sur ses tenues. Et même s'il assumait la qualité de ses habits, il ne voulait pas mettre mal à l'aise Tom. Alors en se rendant dans son dressing, il choisit une tenue simple et clairement pas sorcière. Un costume noir moldu en trois pièces. Un basique de la garde-robe pour un jeune homme de son statut. Avec celui-ci, il attrapa un par-dessus gris foncé qu'il jeta sur son lit.

Avec lenteur, il se déshabilla, découvrant un corps parfaitement halé, sans aucune imperfection. Un corps longiligne pourvu d'abdominaux finement dessinés qui rendaient le corps plus qu'attrayant. Des fesses fermes et rebondies cachées par un boxer noir. Un corps qui était exactement fait pour être désiré et aimé.

Harry se savait beau garçon, mais jamais il n'avait eu à jouer honteusement de ses charmes. Seul la force des choses lui avait fait rencontrer des hommes avec lesquels il avait eu des relations intimes. Il ne nierait jamais avoir eu beaucoup de relation. Dès qu'il eut su être attiré par les hommes, il avait expérimenté la chose sous tous les angles. Surtout lors de ses voyages. Mais aucune de ses rencontres l'avait saisi au point de tomber amoureux ou qu'il accepte d'avoir une relation exclusive. Aucun homme ne l'avait attiré au point de ressentir des papillons dans le ventre. De ressentir cette envie de tout savoir de lui. Aucun homme jusqu'à Tom. Attention, il n'était pas amoureux. Mais il était indiscutablement attiré par lui. Très attiré par lui.

Tranquillement, il s'habilla, appréciant la tenue qu'il avait choisie. La mode moldue était venue se rajouter à la mode sorcière et elle était très bien acceptée. Elle était même portée par des sorciers de haut de rang. Ce qui était ironique en sachant à quel point ils étaient étroits d'esprit.

Une fois apprêté et son par-dessus en main, il sortit de sa chambre. Il rejoignit sa mère qui – comme tous les jours à la même heure - se trouvait dans la serre à arroser ses belles plantes.

Lorsqu'il arriva dans la grande serre exclusivement dédiée à sa mère, il fit face au dos de cette dernière qui arrosait quelques fleurs et à sa tante assise sur le banc près d'elle, une tasse de thé à la main.

-Cissa pourquoi te fatigues-tu tant à arroser toi-même toutes ses plantes. Tu as des elfes pour cela, se répéta sa sœur.

-Je préfère le faire moi-même. Et puis cela m'occupe.

-Et moi j'aurais préféré que tu délègues cette tâche à tes elfes et que tu m'accompagnes chez Lady Dawson, grogna Bella de mécontentement.

-Pour qu'elle nous parle encore de son Charles mystérieusement mort, grimaça Narcissa. Je préfère rester ici au calme à m'occuper de mes belles plantes.

-Quoi ? Toi aussi tu crois qu'elle l'a tué ? Haussa des sourcils sa sœur.

-Possible, dit la grande blonde en arrosant de magnifique rose d'un bleu pastel. Avant qu'elle ne pleure la mort de son mari, elle jurait à qui veut l'entendre qu'elle mettrait ses menaces de le tuer à exécution si son Charles n'arrêtait pas ses infidélités avec de jeunes femmes.

-Pas étonnant de sa part. Lady Dawson a bien mal vieilli, si tu mon avis, ricana Bella. Mais quand même. Penser qu'elle ait pu passer à l'acte, ajouta-t-elle après avoir bu une gorge de son thé à la bergamote.

-L'amour comme la jalousie peut nous amener à prendre des décisions douloureuses et à commettre l'irréparable, répondit simplement Narcissa avant de se diriger vers elle.

-Je confirme, s'exclama enfin Harry qui était resté un instant à l'entrée, écoutant au loin leur conversation

-Harry mon chéri sourit Narcissa. Tu es revenu ?

-Où étais-tu ? Demanda suspicieusement sa tante.

-Je suis simplement allé me promener au Chemin de Traverse, mentit-il alors qu'il s'asseyait près d'elle.

Comme à son père, ne surtout jamais dire à Bella qu'il se baladait parfois dans le monde moldu. Elle en deviendrait folle de rage. Elle avait en horreur les moldus et tout ce qui touchait de près ou de loin à ses êtres insignifiants. Elle les trouvait insipides, fades et sans importance. Elle ne cachait absolument pas son animosité envers les non-mages.

Cependant, et très surprenant de sa part, elle tolérait les nés-moldus. Enfin ils étaient très peu. Ils se comptaient même sur les doigts d'une main. C'était les mêmes qui avaient réussi à se créer une place dans la société et qui s'étaient affiliés à un nom prestigieux. Comme sa mère biologique. Mais attention, certes elle détestait les moldus et autres créatures inférieures à son rang, mais elle ne prônait pas des idéaux extrémistes.

-Pourquoi ne m'as-tu pas prise avec toi ? Je me suis ennuyée à mourir après le déjeuner. Rabastan est en France pour affaire et ta mère elle préfère arroser ses fichus plantes que d'aller vaquer à des occupations bien plus amusantes avec son adorable sœur, se plaignit-elle.

-Désolé ma tante. Si j'avais su que tu voulais sortir je t'aurais volontiers invité, dit Harry. Où est grand-mère ? Demanda-t-il, en ne la voyant pas en leur compagnie. Ce qui était étrange.

-Elle ne se sentait pas bien, lui apprit sa mère tout en versant du thé chaud dans une tasse pour ensuite la lui donner. Elle se repose dans sa chambre.

-Rien de grave ! Dit Harry inquiet, en prenant la tasse.

-Non, ne te fait pas de souci, lui sourit chaudement sa mère en lui caressant une joue. Elle est en proie à une grande fatigue. Un peu de repos et elle sera comme un gaillon neuf.

-J'irais quand même la voir avant de m'en aller, argua Harry, avant de boire une gorgée de son thé.

-Où est-ce que tu te rends ? Fronça des sourcils sa mère

Ces temps-ci son fils était souvent dehors. Pas qu'elle en était inquiète, mais elle se demandait où il passait tout son temps libre. Elle savait qu'il allait souvent chez Sirius. Mais son intuition de mère lui disait qu'il y avait autre chose. Après tout, elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait aperçu son fils affiché un air troublé ou une mine réjouie.

Avait-il rencontré quelqu'un ? Elle se le demandait.

-Voir Sirius, répondit-il.

Ce qui n'était pas faux. Il comptait bien lui rendre une petite visite avant de rejoindre le café moldu dans lequel il avait donné rendez-vous à Tom.

-Mon cher cousin ne sort toujours pas de chez lui, tonna Bella. Quand est-ce qu'il va enfin arrêter de se morfondre et de sortir de son trou ?

-Mets-toi à sa place tante Bella. Ce n'est pas facile.

-Tu apprendras, mon cher neveu, que ce n'est facile pour personne, gronda-t-elle. C'est seulement qu'il a honte de sa condition, tu veux dire, elle rajouta, pas du tout compréhensive quant à l'état de son cousin. Il devrait arrêter de vivre dans le passé et avancer. Il est vivant. Qu'il profite, au lieu de se lamenter. Argh…qu'est-ce qu'il m'énerve, dit-elle avant de boire une gorgée de son thé.

-Il y a assurément un peu de cela, admit Harry tristement. Il est marqué par ce qu'il a vécu là-bas, baissa-t-il la tête sur ses mains tenant sa tasse à moitié pleine. Il ne veut pas que les gens le voient dans cet état. Alors il se complaît à rester entre ses quatre murs.

-Il n'est pas devenu fou à force de rester cloîtrer dans cette maison ? Moi je le serais devenue.

-Non. Je crois que nos visites l'empêchent d'être importé par la folie.

-Hum...Quand tu dis nos visites, tu parles aussi celles de Severus j'imagine, demanda-t-elle, le ton légèrement intéressé.

-Entre autres, acquiesça Harry.

-J'ai entendu dire qu'ils s'étaient beaucoup rapprochés depuis que Severus lui porte ses potions.

-Oui. Étonnement ils ont fini par se lier d'amitié.

-Hum..., hocha-t-elle de la tête. Et je suppose que le loup lui rend aussi visite, railla-t-elle.

-Le loup comme tu dis ma chère tante à un nom. Et il s'appelle Remus.

-Tss...siffla-t-elle d'un ton mauvais.

Harry roula des yeux. Il valait mieux qu'il ne réplique pas. Il ne comptait pas rentrer dans un débat concernant l'état de celui qu'il considérait comme un deuxième parrain. Il n'avait pas le temps pour ça.

-Ne rentre pas tard Harry, s'exclama sa mère en posant son arroseur.

-Pourquoi ?

-Ton père ne t'a rien dit ? Nous sommes invités ce soir à vingt et une heures trente chez les Applegate.

-Non. Il ne m'a rien dit, affirma Harry, les sourcils froncés. Vous faites bien de me prévenir, mère. J'ai bien l'impression que père ne se donne plus la peine de me consulter avant toute chose. Dites-moi que c'est simplement un dîner purement amical.

Narcissa lui jeta un regard à la fois éloquent et désolé. Les Applegate étaient une ancienne famille de Sang-Pur originaire d'Amérique qui était venu s'établir il y a des années de cela en Angleterre. Leur fortune n'équivalait en rien celle des Malfoy, mais ils possédaient tout de même des ressources tout à fait intéressantes. Ce qui avait attiré l'attention de Lucius. Voilà pourquoi il envisageait une alliance par un mariage entre Harry et leur fille cadette âgée de dix-huit ans.

Après avoir mis tout en œuvre à sélectionner des familles de haut rang et à assister à des rencontres, Lucius avait décidé que les Applegate, notamment leur fille, pourraient rentrer dans la lignée des Malfoy grâce à une union. Narcissa n'était pas de son avis. Ce n'était pas la fille qu'elle aurait envisagée pour l'un de ses fils. Elle n'était pas vraiment la belle-fille idéale, voire parfaite. Elle l'avait déjà rencontré lors de quelques mondanités. Elle pouvait nettement dire qu'elle n'avait aucune conversation décente et était niaise à souhait. Puis qu'on se le dise, elle n'était pas vraiment jolie. Mais comme Harry, son avis ne comptait pas. Surtout s'il était question du caractère ou de la beauté de la fille. Ce que Lucius ne portait que très peu d'intérêt.

-J'ai bien peur mon cher neveu que cela ne soit pas le cas. Lucius s'acharne déjà à te trouver une épouse, dit Bella en lui jetant un regard à la fois désolé et consterné. Pourquoi ne lui dis-tu pas que tu es intéressé par les hommes, rajouta sa tante.

-Que je lui dise n'y changera rien. Il ne me permettra jamais de me marier avec un homme, aussi sang-pur qu'il puisse être, argua Harry, d'un ton fataliste. Il dit qu'il n'a rien contre les couples d'hommes, mais on sait bien que c'est faux. Le seul homosexuel qu'il tolère c'est Severus...Avoir cette tare dans la famille, c'est inenvisageable. Je ne veux pas lui apporter la honte sur notre famille. Il ne me le pardonnerait jamais. Je ne veux pas….Je ne veux pas qu'il ait honte de moi.

-Harry, intervint sa mère, le cœur douloureux.

-Vous savez que j'ai raison mère, dit Harry. Cela ne plait guère de me plier à tous les caprices de père, mais je ne veux pas le décevoir. Je commence à me dire que je n'aurais pas le choix que d'accepter d'épouser la fille qu'il m'aura choisi, dit-il d'un ton amer.

-Et être malheureux. C'est vraiment ça que tu veux, gronda sa tante. Non, moi je ne suis pas d'accord. Que Lucius aille au diable, dit-elle sous le regard noir de sa sœur.

-Alors quoi ! Je m'oppose à lui au risque de tout perdre. Je ne peux pas. Je ne veux pas me mettre à dos mon père.

-Harry ! Tu sais que je ne suis pas en accord avec ton père dans tout ce qu'il entreprend pour toi et ton frère, tenta de le rassurer sa mère.

-Je sais mère, souffla Harry.

-Rien ne t'empêche de désobéir à ton père, reprit Bella.

-N'allons pas sur ce terrain-là, gronda Narcissa.

-Lucius devrait faire passer les envies de ses fils avant les siens, répliqua froidement Bella. Tu n'es pas d'accord avec lui, mais tu ne dis rien non plus Narcissa. Tu restes là, silencieuse à ce qu'il se passe autour de toi, sans pouvoir donner ton avis. Le bonheur de ses enfants avant tout, n'est-ce pas cela que souhaitent tous parents. Si j'étais à ta pace j'aurais...

-Mais tu n'es pas à ma place, l'interrompit sèchement sa sœur. Bien sûr que le bonheur de mes fils est important pour moi. Peu importe les choix qu'ils feront dans l'avenir, je serai toujours là pour eux. Je les soutiendrai, quoiqu'il puisse m'en coûter. Mais tu sais comme moi comment cela fonctionne dans nos familles. Je n'ai pas besoin de t'en faire la leçon.

-Cela suffit, s'exclama Harry, sidéré. Ne vous disputez pas pour cela. Comme toujours je ferai ce qui est attendu de moi, dit-il en se levant, sous les yeux tristes des deux femmes.

-Et passé à côté du bonheur d'être avec la personne qui est faite pour toi, s'étrangla sa tante. Parce que je suis sûr qu'elle existe, ajouta-t-elle, convaincue.

-Je n'ai pas le choix, dit simplement Harry avant de s'en aller, laissant sa mère et sa tante, effrayés par les évènements à venir.

o00oo00o

Harry n'était pas rester très longtemps chez son parrain qui avait déjà de la visite.

Severus était revenu chez lui pour lui apporter un complément de potions. Se sentant un peu de trop devant ce duo improbable, il avait décidé de s'en aller, profitant du temps qui lui restait avant son rendez-vous avec Tom pour aller se promener dans le Londres moldu.

Alors qu'il déambulait dans les rues animées de Londres, Harry ne put s'empêcher de sourire intérieurement à la pensée de son parrain et de Severus. Depuis quelques années maintenant les deux hommes entretenaient une relation qu'il avait encore du mal à définir. Était-ce amicale ? Ou plus. Harry n'arrivait pas à se positionner. Pourtant son petit doigt lui disait qu'il y avait anguille sous roche. Surtout du côté de Severus. Il avait bien vu que parfois le regard du potionniste exprimait autre chose que de l'énervement ou de l'agacement à l'encontre de son parrain.

Ah ! Sacré Severus.

Severus Snape était Maître des Potions et enseigner les potions à Poudlard. Beaucoup disait de lui qu'il était un homme acariâtre et froid, ce qu'Harry ne pouvait malheureusement pas contredire. Mais Severus, était aussi un homme bon et juste. Toujours à l'écoute et présent pour aider. Du moins, pour ceux qu'il juge mériter sa précieuse aide.

Aussi, il était le parrain de son petit-frère et avait été, à une époque, le meilleur ami de sa mère biologique. Avec Sirius et Remus, il était le seul qui pouvait lui parler de ses parents. Bon évidemment, il lui parlait beaucoup plus de sa mère que de son père avec lequel il n'avait jamais été vraiment en très bon terme.

Un jour, Severus lui avait avoué qu'il avait eu du mal avec lui étant enfant, à cause de son père. Mais le temps avait fait son œuvre. Et Severus s'était rendu compte qu'Harry avait beau être le portrait craché de ses parents, il était différent d'eux – surtout de son père- sur beaucoup de point. À l'heure d'aujourd'hui, il estimait énormément Harry, le considérant comme son deuxième filleul. On ne croirait pas, mais les deux hommes étaient très proches. Même s'ils se taquinaient et se cherchaient souvent des poux, ils leur arrivaient de converser intelligemment et posément. Et même de rire ensemble, ce qui n'arrivait pas souvent, qu'on se le dise. Après tout, nous parlons de la terreur des cachots de Poudlard.

Ce qui avait étonné Harry, c'était l'amitié qu'il avait avec son père. Severus était en tout point différent de Lucius. Il était un sang-mêlé. Il aimait les hommes. Il fréquentait le monde moldu et s'entendait avec d'autres espèces. De plus, il se fichait bien des protocoles et autres bienséances. Il vivait comme il l'entendait, en faisant ses propres choix. Et pourtant, c'était le meilleur ami de son père. Harry tentait de comprendre comment ils avaient pu se lier d'amitié alors que son père, sang-pur de son état, était tellement à cheval sur les traditions et us et coutume. Sur les lois sorcières concernant son sang. Il était différent de Severus et pourtant il tolérait et respectait l'homme. Il avant quand même fait de lui le parrain de son fils.

Pour être tout à fait honnête, Harry enviait la vie de Severus. Il aurait voulu être aussi libre de ses choix. Ne pas être enfermé dans une sphère solide et incassable.

Son père avait fait le sacrifice de le laisser libre pendant quatre ans, et c'était le seul sacrifice qu'il avait fait et ferait pour lui. Désormais, tout ce qu'il attendait d'Harry était qu'il remplisse son devoir en tant qu'héritier des Malfoy. Qu'il devienne par ce nom et celui des Potter aussi important que lui au sein du Ministère. Qu'il gère les affaires familiales et surtout se marie enfin avec une fille de bonne famille. Mais si Harry avait accepté de laisser de côté ses propres envies, ses propres rêves, il ne voulait pas accepter un mariage arrangé avec une pauvre fille qui n'aurait sûrement rien demandé. Malheureusement, il commençait à ne plus avoir le choix que de se plier à cette exigence.

Sa tante lui avait soumis l'idée de se confronter, voire de désobéir, à son père. Il pourrait allait sur ce terrain-là en lui avouant son intérêt pour les hommes. Lui dire que depuis le collège il avait des relations exclusivement avec des garçons. Mais en était-il seulement capable de lui révéler ce secret qui commençait à peser lourd sur ses épaules.

Il avait peur. Il avait bien trop peur du regard que poserait son père sur lui s'il lui disait tout ça. Il n'avait aucune envie de lui faire du mal. Aucune envie de lire le dégoût et la déception dans son regard. Aucune envie qui le rejette.

Depuis qu'il savait avoir été adoptée il avait toujours tout fait pour prouver à son père qu'il était digne de ce choix. Digne de porter le nom des Malfoy. Il avait toujours tout fait pour plaire à sa famille. Mais comme l'avait souligné sa tante : serait-il capable de passer à côté d'un possible bonheur avec un homme pour son père ?

De tout façon encore fallait-il qu'il y ait un homme dans sa vie. Ce qui n'était actuellement pas le cas.

L'image de celui qui ne voulait pas quitter son esprit depuis des jours vint se superposer suite à ses pensées. Comme pour lui montrer que c'était faux. Comme pour lui dire qu'il y avait peut-être quelqu'un. Que ce quelqu'un pouvait être Tom.

Se passant une main lasse dans les cheveux, il arbora un sourire désabusé face à toutes ses pensées.

Laissant ses dernières dans un coin de sa tête, il se décida à rejoindre le café dans lequel il avait donné rendez-vous à était 18h30. L'heure à laquelle les boutiques fermées. Donc ce dernier ne tarderait pas à rejoindre le lieu de leur rendez-vous.

En arrivant au Higglestone il fut accueilli par une gentille dame qui vint l'installer à une table dans un coin discret et tranquille. De là où il était, il avait un œil sur l'entrée. Il pourrait alors faire attention à l'arrivée de Tom qui n'était toujours pas là.

Harry espérait le voir. Il avait vraiment envie d'apprendre à le connaître.

Il repensa à tout ce qu'il avait appris sur lui. Il ressentait toujours cette tristesse dû au fait que toutes ses années Tom avait supporté la haine et la rancœur de leurs semblables. Simplement parce qu'il était le petit-fils d'un Mangemort. Mais Harry était sûr qu'il y avait d'autres histoires plus sombres qui entouraient Tom.

Il se demandait comment son oncle vivait tout cela. Il se souvenait de Tom lui disant travailler dans le monde moldu pour subvenir à ses besoins et aux besoins de son oncle. Harry ne doutait pas que l'oncle de Tom avait dû aussi vivre un enfer auprès des siens.

-Bonsoir monsieur, s'exclama soudainement une jeune fille à ses côtés. Avez-vous fait votre choix ? demanda-t-il.

-Bonsoir, répondit Harry, aimablement. Je vais attendre mon ami. Merci

-Très bien, acquiesça la jeune fille, avant de se diriger vers une autre table.

o00oo00o

Regardant sa montre, il vit que le temps passait à une vitesse folle. Il était déjà dix-neuf heures vingt-cinq exactement. Et toujours pas de Tom en vue.

Soufflant, il baissa les yeux vers la table, cachant sa peine. Il n'allait pas venir. À cette constatation-là, il souffla de dépit et il prit la malheureuse décision de quitter l'endroit. Mais avant de s'en aller il s'obligea à prendre une consommation. Cela serait malvenu de sa part de partir alors qu'il était assis là depuis près d'une heure et qu'il n'avait rien consommé. Un sourire triste se dessina sur ses lèvres en pensant que Tom n'était pas venu au rendez-vous.

Au moment où il allait passer commande, la porte du café s'ouvrit pour laisser passer un Tom au regard méfiant et dédaigneux. Le sourire triste envolé, le regard de Harry pétilla soudainement de soulagement et son cœur battit un peu plus vite. Lorsque Tom le repéra, il lui fit un petit signe de la main, accompagné d'un beau sourire.

Celui-ci continuait de regarder les alentours d'un mauvais œil, avant de s'avancer prudemment vers Harry.

Bien qu'il ne le montrât pas il était franchement mal à l'aise. Il ne savait pas dans quel état d'esprit il allait ressortir de ce rendez-vous.

Depuis la visite de l'autre sorcier sur son lieu de travail, son esprit était perdu dans un épais brouillard. Il s'était demandé à plusieurs reprises si ce rendez-vous n'était pas une plaisanterie. S'il devait vraiment s'y rendre. Il avait pesé le pour et le contre. Et le pour avait fini par l'importer à cause de sa curiosité. Il voulait savoir à qui il avait affaire et aussi s'assurer que les approches - comme les paroles – de ce sorcier était bel et bien sincères.

Alors après avoir mûrement réfléchi, il avait accepté cette subite invitation. Évidemment, à la dernière minute, il avait de nouveau hésiter, voilà pourquoi il arrivait avec plus de quarante minutes de retard, alors qu'il avait fini le travail à 18h30 et que le café se trouvait à dix-quinze minutes de la librairie.

En pénétrant dans ce fourbi plein de moldu, il ne pensait vraiment pas trouver l'autre homme. Il s'était dit qu'avec le temps qu'il avait mis pour se décider, l'autre sorcier avait dû s'en aller. Et pourtant il était bien là, installé à une table isolée. Il l'avait attendu.

Bon ! La présence de ce dernier lui confirmait que c'était en rien une mauvaise blague.

Lorsque son regard rencontra les émeraudes, il lut un profond soulagement.

Ce sorcier ne cessait de l'étonner.

Ne faisant nullement attention à ce qui l'entourait, Tom avançait prudemment vers lui, et lorsqu'il arriva devant la table, Harry se leva pour l'accueillir.

-Je pensais que vous ne viendrez pas, s'exclama en premier Harry.

-À un instant, je pensais ne pas venir, effectivement, affirma Tom en ne sachant pas du tout comment se comporter.

-Je suis content que vous ayez changé d'avis, avoua Harry, en se rasseyant.

-Vous savez qui je suis et je suis persuadé que vous en savez assez sur ma situation, se reprit Tom, en s'asseyant à sa suite. Il est donc normal que je souhaite savoir à qui j'ai affaire, dit Tom d'un ton neutre.

-Par Merlin oui ! J'ai manqué à tous mes devoirs, sourit honteusement Harry. Je m'appelle Harry Potter-Malfoy, se présenta-t-il en lui tendant une main.

Les yeux écarquillés, Tom regarda cette main comme si elle sortait d'entre les portes de l'enfer.

Par Morgan ! Avait-il bien entendu ?

Pourquoi lui ?

Pourquoi l'un des héritiers d'une des familles les plus prestigieuses de leur communauté était là, pourchassant une relation amicale avec lui ?

Pourquoi diable parmi tous les sorciers fallait-il qu'il soit tombé sur lui ?

Tom était sidéré. Et encore plus dépassé par les événements.

Le regard posé sur cette fameuse main toujours tendue devant lui, il se demanda ce qu'il devait faire. La saisir ou non.

En voyant le dilemme sur le visage qui lui faisait face, Harry grimaça.

Devant l'air totalement perdu de Tom, il décida de baisser sa main. Il comprenait sa confusion. Pourtant, il s'obligea à expliquer que peu importe son nom cela ne devrait pas être un frein entre eux

-Tu sais, commença Harry sous les yeux fixes de son comparse. Ce n'est pas le nom qui fait le sorcier ou même son sang. De mon avis. C'est plutôt la façon dont il a été éduqué. La façon dont il se comporte envers les êtres qui l'entourent. La façon dont il a de s'exprimer. Mais aussi sa façon de penser et de voire le monde. C'est cela qui fait de nous ce que nous sommes.

Hébété, Tom resta un long moment à regarder ce sorcier vraiment étrange qui lui exposait sa propre vision des choses. Entendre un tel discours de la bouche même d'un sorcier de son rang, aurait été surprenant pour un autre. Mais pas pour Tom qui commençait à être habitué d'entendre ce genre de palabre de la part de l'autre sorcier. Il n'oubliait pas que Harry était différent. Depuis le début il avait fait preuve de bons sens et d'amabilité.

Alors qu'il s'imprégnait de ses mots, il se dit qu'il n'avait absolument pas tort. Il le rejoignait dans ses mots. Le nom. Le sang. Cela ne définissait pas réellement l'être que nous sommes. C'était nos actes et nos choix qui nous définissaient.

-Je ne suis pas un sang pur, reprit Harry, toujours sous les oreilles attentives de Tom. Mais tu le sais déjà. Je suis un sang-mêlé. Je suis né d'un parent sang-pur et née-moldue. C'est ma mère qui l'était. Et malgré son sang elle était l'une des plus brillantes sorcières de sa génération, si ce n'était pas la meilleure. Elle a toujours tout fait pour se démarquer des autres et prouver aux autres qu'elle était une sorcière comme une autre. Qu'elle n'était pas qu'une née-moldue. Si la magie l'avait accepté, alors pourquoi les autres ne l'acceptaient pas, confia-t-il, les yeux bien ancrés dans ceux stupéfaits de Tom. Par ses propres moyens, et avec acharnement, elle a su gravir les échelons et se faire une place auprès de la haute société sorcière.

-Être marié à un sang-pur l'a sûrement aidé, dit Tom.

-Peut-être, hocha de la tête, Harry. Mais ce que je sais, c'est que ce sont ses propres convictions et ses croyances qui l'ont fait accepter auprès de ceux que tu détestes.

-Pourquoi me dire tout ça. Qu'est-ce que je dois comprendre ? Le questionna Tom, d'un ton qui se voulait être neutre.

-Que je ne suis pas là pour faire une distinction entre ce que nous sommes, répondit avec honnêteté Harry.

-Alors quoi ! Vous souhaitez que nous devenions ami, explosa Tom, toujours aussi confus.

-Ce serait plus simple pour apprendre à se connaitre, répondit simplement Harry. Qu'en dis-tu ?

Détournant le regard et à nouveau plus calme, Tom ne sut quoi répondre. C'était le chaos total dans sa tête. Il ne savait pas s'il devait accepter cette soudaine amitié. Pourtant, il en avait envie. Vraiment envie. Après tout, il n'avait jamais connu l'amitié. Aussi loin qu'il s'en souvienne, il avait toujours voulu en connaître les bienfaits. Savoir ce que cela faisait d'avoir une personne sur qui compter. Une personne à qui se confier et partager ses hobbies. Et là, il y avait ce sorcier qui le lui proposait. Devait-il accepter sa main tendue ?

Par Merlin !

Si vraiment il ne ressentait pas l'envie de prolonger cette mascarade, il ne serait pas venu à ce rendez-vous. Au fond, il connaissait déjà la réponse. Simplement, il avait peur de ce que cette étrange relation leur apportera à tous les deux.

Rivant à nouveau son regard sombre dans celui d'Harry qui était en attente d'une réponse, il se dit qu'en acceptant de le laisser entrer dans sa vie, il prenait un très grand risque d'être manipulé par ses beaux yeux verts et son beau sourire. Ou à contrario, il pourrait enfin avoir la chance de connaître le bonheur d'avoir quelqu'un d'autre auprès de soi. Une autre personne que son oncle. Et c'était ce qui voulait.

Bien que son oncle soit présent, il se sentait parfois très seul.

La décision prise, il leva sa main vers Harry qui écarquilla les yeux de surprise devant le geste, avant d'arborer un sourire qui en disait long sur son euphorie.

-Très bien, accepta Tom, le dos droit et la main tendu vers Harry. Repartons sur de nouvelles bases et voyons qui vous êtes réellement, dit Tom. Je m'appelle Tom Marvolo Riddle.

-Ravie de faire ta connaissance Tom. Je suis Harry James Lucius Potter Malfoy, sourit grandement Harry en serrant la main de Tom.

Rien que ça, se dit Tom de nouveau impressionner, alors que l'autre sorcier vint attraper sa main.

De concert, les deux hommes furent pris d'un frisson inattendu face à ce contact à la fois ferme, doux et inédit. Ils avaient même l'impression de sentir leur magie caresser doucement celle de l'autre sorcier.

C'était à la fois étrange et agréable.

Même très agréable, pensèrent-ils en même temps, leur regard rivé sur leurs mains enlacés.

À suivre...


Voilà, voilà pour ce chapitre.

Note d'auteur : J'espère que vous appréciez toujours autant cette fiction. Et que je ne vous ai pas perdu en cours de route. Aussi, je voulais vous dire qu'avec l'avance que j'ai, je peux maintenir la publication d'un chapitre toutes les deux semaines, soit un vendredi ou un samedi sur deux.

À la prochaine et prenez soin de vous,

Sha'

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