Bonjour à tous !

Voilà le chapitre 4 !

Bonne lecture !


10 jours ont passés depuis que j'ai officiellement rejoins Rias Gremory. 10 jours qui sont passés encore plus vite qu'un avion de chasse. Tout s'est passé sans vrais problèmes. À tel point que je me demande si ça n'annonce pas des ennuis...

Le soir où je suis rentré après avoir entendu toute l'histoire me concernant, j'ai présenté Mash à mes parents et à mes sœurs. Je leur ai dis que c'était l'une des personnes que j'ai rencontré à la soit disant ''soirée'' qui m'a servit d'excuse.

Par chance, ma mère a été soufflée de me voir ramener quelqu'un après seulement une seule sortie et mon père m'a fait un sourire qui devait dire ''je suis fier de toi'' je pense. Du coup ils ont complètement oubliés de me poser des questions, ce qui m'arrange beaucoup. Mes deux sœurs étaient complètements surexcitées... La première chose qu'elles ont voulue savoir c'était si Mash était ma petite amie... Elles l'ont fait exprès en plus... 9 et 11 ans... Même si je sais qu'elles ont fait ça par ce qu'elle l'ont apprécié dès qu'elles l'ont vu, j'ai pas pu m'empêcher de penser ''garces'' en les entendant...

Quant à Mash... Je crois qu'elle est toujours gênée par cette histoire même maintenant... De ce que m'ont dit les deux Fujimaru, elle n'a jamais eu de contact avec une famille ''normale''. Alors elle ne savait pas trop où se mettre. Je pense qu'elle était contente au fond d'elle, cependant elle était trop embarrassée sur le moment pour s'en rendre compte.

Au moment de rentrer elle a insisté pour qu'elle reste en permanence avec moi. D'après elle, c'est le devoir d'un Servant.

J'ai essayé de lui dire qu'elle pouvait me raccompagner puis ensuite dormir chez Rias Gremory. Mais elle n'a pas voulue. Elle resterait pour me protéger, un point c'est tout...

Mais quand je lui ai demandé ce que j'allais bien pouvoir dire à mes parents pour qu'ils laissent une parfaite inconnue : 1) rentrer chez eux 2) manger à leur table et 3) dormir sous leur toit, le tout dans la même soirée, elle est restée muette...

Finalement on a inventé un beau mensonge. On a dit qu'elle m'avait aidé pour me retrouver les personnes avec qui je sortais, car je m'étais perdu au milieu de la foule... Du coup je la remerciais en l'invitant à manger après l'avoir invité à la fête...

J'ai tellement honte d'avoir menti de cette manière... Surtout quand je repense à la tête qu'ont tirés mes parents en nous écoutant... On apprend pas aux vieux singes à faire la grimace, comme dit le proverbe...

Mon père et ma mère ont acceptés de la garder pour le repas après que je leur ai demandé, même si les suppliques de mes deux frangines ont pas mal aidés, il faut l'avouer. Au début il y avait une bonne ambiance et Mash a due subir un interrogatoire très intense de la part de toute la famille. J'ai été obligé de m'en mêler à certains moment car elle ne parvenait plus à suivre.

Puis une fois terminé, mes parents sont devenus d'un coup très sérieux. Ils m'ont dit qu'ils devaient nous parler de quelque chose de très important. Je commençais à avoir un peu les jetons... Quand s'est sorti j'ai cru que mon cerveau s'était bloqué...

Un grand groupe financier du nom de Gremory, qui est actionnaire majoritaire dans l'hôpital où j'étais soigné, a entendu parler de mon histoire. Ils ont dit vouloir mener des recherches sur moi. Dans le respect des lois, de la dignité humaine et si j'acceptais moi aussi de mon côté.

Ils ont même garantis à mes parents des postes équivalents à ceux qu'ils avaient en France, les frais de scolarité des mes deux sœurs jusqu'à la majorité, les miens, etc... Une liste d'avantages plus longue que le bras en fait...

D'après eux, c'est par ce qu'ils étudiaient déjà plusieurs cas de guérison spontanée et qu'un autre sujet serait d'une valeur inestimable, pour leurs recherches sur le fonctionnement du système immunitaire.

Alors que je mettais de côté le ''comment ma future ''maîtresse'' pouvait avoir autant d'influence ?'' dans ma tête, mes parents nous ont demandés si nous étions d'accord pour accepter.

Ils nous ont dis qu'eux, en ce qui les concernaient, n'avait pas l'intention de dire oui. Leurs vies ne sont pas ici. Mes deux sœurs n'ont pas voulues non plus, bien sûr. Elles sont très jeunes et elles ont peur d'un changement pareil.

Du coup, quand touts les regards se sont posés sur moi, je me suis sentit vraiment mal... Il m'a fallu tout mon courage pour dire quelques mots...

J'ai vraiment eu le cœur qui se déchirait en voyant le sourire triste sur le visage de mes parents. Quant à mes deux sœurs... Elles se sont mit à pleurer en me demandant de rester avec elles...

J'ai moi-même pleuré, car j'avais envie de repartir avec eux... Mais je ne pouvais pas... Mon seul réconfort dans cette histoire c'était qu'avec le mensonge de Rias Gremory, je n'avais pas besoin de me justifier... Mes parents pensaient sûrement que je voulais rester pour que personne ne subisse la même chose que moi... Je n'ai rien dit pour les détromper... Je n'en aurai pas eu la force...

J'ai aussi remercié Mash d'avoir bien voulue, de son propre chef, nous laisser seuls durant la discussion...

Durant les sept jours qui ont suivis je suis resté avec ma famille. Nous avons profité de notre temps, comme si c'était des vacances. Nous avons visités pas mal de lieux alentours, fait des balades touristiques, mangés des choses que je n'aurai jamais imaginé. Je me suis fait d'excellents souvenirs.

Ma ''garde du corps'' m'a suivie en permanence, de loin, toujours accompagnée d'un de mes futurs camarades. Heureusement il ne s'est rien passé.

Le 8ième jour nous avons visité, en compagnie d'un représentant de la compagnie Gremory, l'appartement que j'allais occuper dans les prochaines années. Aussi bien mes parents que moi avons buggés en le voyant...

Il fait plus de sept-cent mètres carrés sur deux étages... Il y a pas moins de cinq chambres, une salle de bain aussi grande que le salon chez nous. Par étage. Deux bureaux pour travailler, etc... Une vraie suite royale... Par ce que tout est meublé et aménagé en plus...

Alors que mes deux sœurs sont parties comme des bombes pour tout explorer, nous nous sommes tournés vers le représentant... Pourquoi on me refilait les clés d'un palace pareil ? Ils nous a dit que parfois il y aurait des réunions avec chacun des sujets dans leurs appartements respectifs afin de mesurer certains paramètres. Il n'avait pas le droit de parler du reste et nous sommes restés là-dessus...

Pendant le reste de la journée nous avons le tour des magasins pour acheter trois-quatre trucs décoratifs histoire de rendre l'appart un peu plus personnel. Puis nous avons tout installés. Mes chères frangines ont choisies plusieurs tableaux et statuettes qui sont... Comment dire ça poliment ?... Horriblement moches ?... Mais j'ai pas réussi à leur dire non...

Le soir même nous avons tous mangé là-bas. J'ai fait la cuisine pour la première fois depuis près d'un an et on m'a dit que je n'avais rien perdu. Nous avons beaucoup rit ce soir là...

Malheureusement il fallait que ça se termine à un moment...

Le lendemain je les ai accompagnés jusqu'à l'aéroport. Au moment de la séparation j'ai fait un dernier câlins à mes sœurs et à mes parents. Nous nous sommes promis de nous appeler très souvent... Puis en les voyant disparaître au coin du couloir, j'ai ressenti un vide qui m'a fait pleurer une fois de plus... Je n'allais pas les revoir avant un long, très long moment... Je le savais déjà et pourtant ça n'enlevait rien à ma tristesse...

Le 9ième jour je l'ai passé à errer dans mon appartement sans le moindre bruit en regardant le ciel avec les yeux dans le vague... Ma nouvelle situation s'incrustant lentement dans mon esprit...

Mash était là mais elle est restée à distance, comprenant que je voulais être seul. Je crois même que je l'ai entendue refouler Rias Gremory en lui expliquant que de toute façon je ne dirai pas un mot...

Le 10ième, c'est moi qui suis allé lui ouvrir la porte. Elle m'a d'abord demandée si je me sentais mieux. Je lui ai répondu que non mais que de toute façon je n'allais pas broyer du noir comme ça encore longtemps, ça ne sert à rien. Elle s'est alors excusée de m'avoir forcé à me séparer de ma famille une fois encore en souriant avec compassion et gentillesse.

Durant toute la journée elle m'a fait un topo sur les jours à venir : mon inscription à l'Académie de Kuoh et mon adhésion aux club de recherches occultes. J'ai ensuite essayé mon uniforme. Ce qui m'a fait bizarre... Dire que tout le monde porte ce truc en permanence durant les cours me paraît irréel...

Puis elle m'a expliquée pendant de longues heures le fonctionnement de la société démoniaque. Ensuite comment ils rencontraient les humains qui peuvent établir des contrats avec eux, les conditions et le paiement. En dernier elle m'a informé sur leurs relations avec les deux autres factions, ainsi que les autres mythologies du monde et ce que je devais faire si jamais je rencontrai quelqu'un qui en fait partie.


Nous voilà au 11ième jour... Je me trouve au coin de la rue qui mène au lycée. J'appréhende un peu mais c'est pas pire que une autre personne qui vit désormais avec moi. Elle est cachée, en fin elle essaye de se cacher, derrière un poteau électrique en se mettant de profil. Elle est plus rouge qu'une tomate à cause de sa gêne...

« Mash... » Je lui dis en prenant une voix douce. « Tu ne peux pas rester ici jusqu'à la fin de la journée... On va finir par venir nous chercher. »

« Je sais... » Avoue-t-elle en penchant légèrement la tête pour me regarder. « Mais je ne suis jamais allé dans une école... Je ne sais pas quoi faire ! »

« Sois juste toi-même. » Je lui réponds. « Tu n'as pas besoin de te forcer à parler aux gens. Plus tu viendra et plus se sera facile, tu verras. »

« Oui... Master... » Dit-elle, résignée. Elle sort de sa ''cachette'' en tenant sa jupe devant et derrière avec ses mains pour la baisser au maximum... « Mais pourquoi les jupes sont si courtes ? On peut tout voir... »

« Si tu veux mon avis, tu ne fais qu'attirer encore plus l'attention vers tes jambes en faisant ça... » Elle couine de gêne et va se remettre derrière le poteau... Je pousse un soupir... Ce n'est pas tellement plus court que l'uniforme qu'elle portait la première fois que je l'ai vue. Il n'y avait pas les bas cependant, je le reconnais. « Tu n'as qu'à marcher derrière moi si tu veux. Ça te cachera un peu. »

« Vraiment ? » J'acquiesce. « D'accord... » Elle arrive rapidement à mon niveau. « Merci Master... »

Ouais... Faut que je corrige ça aussi...

« Je t'ai déjà dit d'arrêter avec les ''Master'', Mash. » Je lui dis, très sérieux.

« Mais... » Commence-t-elle.

« Pas de mais ! » Je réplique. « Tu as voulue que je t'appelle simplement Mash, » je lui rappelle. « alors fais moi plaisir et appelle moi par mon prénom, s'il te plaît. »

« Ar... Arthu... Arthur-sama ? » Bégaye-t-elle, vraiment très mal à l'aise.

« Pas de ''sama'' non plus ! » Je râle.

« M... » Je fronce les sourcils et elle ne termine pas son mot. Au bout d'un moment elle reprend la parole. « Je ne peux pas ! Je suis votre Servant ! Je n'ai pas le droit d'être aussi familière avec vous ! » S'écrie-t-elle, indignée et toujours gênée.

« Officiellement nous sommes colocataires... » Je réponds en soupirant encore une fois. « Imagine un peu les rumeurs sur nous deux quand on va t'entendre m'appeler ''Master'' ? Et en plus, suffit que quelqu'un aille croire que je te maltraite à cause de ça. On va se retrouver avec les flics sur le dos... »

« Oh... » Fait-elle en réalisant qu'elle n'avait pas du tout pensée à ça. « Je suis désolée... »

« Pas de soucis Mash. » Je sourie gentiment. « Tu es sûr de ne pas pouvoir me parler normalement ? »

« Arthur... san ? » Parvient-elle à articuler.

« On coupe la poire en deux ? » Je réponds, amusé. « Pas de soucis, on peut commencer par ça. »

L'air d'être un peu soulagée, elle se décolle du poteau et vient derrière moi. Nous nous dirigeons ensuite vers l'entrée d'un pas décontracté. En arrivant vers la grille je remarque deux étudiantes qui sont en train de regarder les gens passer avec un porte documents dans les mains. Je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que c'est pour nous.

Et ça ne manque pas. Une fois à leur hauteur elles nous arrêtent et déjà qu'on attirait l'attention, maintenant c'est pire. Absolument tout le monde nous regarde.

« Bonjour. » Me dit celle avec les cheveux courts. « Vous devez être Arthur Sadler-san et Mash Kyrielight-san. »

« Eux même. » Je réponds pour deux.

« Enchanté de faire votre connaissance. Je me nomme Sona Shitori et voici Tsubaki Shinra. » Elles s'inclinent et nous faisons de même. « Nous faisons partie du conseil étudiant. Le directeur nous a chargé de vous guider pour votre premier jour. »

« Merci. » Je dis en souriant nerveusement. « J'avoue que j'avais un peu le trac de savoir si nous allions pouvoir nous retrouver. »

« Une inquiétude tout a fait compréhensible. » Répond celle qui s'appelle Shitori. « Vous aurez l'occasion de le constater par vous-même, mais notre académie est très hospitalière. Vous vous sentirez très vite à l'aise. »

Elles nous montrent rapidement les différents bâtiments et nous emmènent ensuite devant notre classe. Le professeur prend alors le relais et elles s'en vont en nous disant que nous pouvons venir les voir pour toute question.

En rentrant dans la salle le silence et les regards braqués sur nous, achèvent de rendre mal à l'aise Mash. Déjà que dans la cour on entendait presque les murmures des gens autour de nous et qu'elle n'aimait pas ça...

« Bonjour à tous. » Dit l'enseignant à ses élèves qui lui rendent son salut. « Je vous demande d'accueillir chaleureusement vos deux nouveaux camarades. »

« Bonjour, je m'appelle Arthur Sadler. » Je dis en m'inclinant puis j'écris mon nom au tableau.

« Bon.. Bonjour... » Bégaye ma voisine. « Je... Je m'appelle... Mash Kyrielight... » Elle fait comme moi.

Il y a un instant de silence puis le prof reprend la parole.

« Comme vous pouvez le constater, touts deux sont d'origine européenne et viennent de s'installer au japon. » Déclare-t-il. « Je compte sur vous pour les aider à s'intégrer. »

Un grand oui plus ou moins synchrone résonne.

« Maintenant que les présentations sont faites, je vous laisse quelques minutes pour leurs poser quelques questions. » Dit notre prof.

« Vous venez d'où ? » demande une de nos camarades.

« De France. » Je réponds et les filles se mettent à chuchoter quelque chose comme ''gentleman à la française'' ou ''Il est trop classe''... On est tombé où là... ?

« De... De Grande Bretagne... » Répond Mash et aussitôt les garçon disent qu'elle est trop craquante à être timide comme ça... Ce qui ne fait que la rendre encore plus rouge.

« Vous restez longtemps au Japon ? »

« Je ne sais pas. Quelques années au moins. » Nouvelle volée de gémissements.

« Qu'est-ce que vous aimez faire en dehors des cours ? »

« Je pratiquais les arts martiaux. » Je réponds et cette fois j'ai droit à des gloussements... « Je compte reprendre la pratique cette année si possible. »

« Je... Je fais de la broderie... » Continue Mash. Et pendant que certains sont en train de dire à voix basse ''trop mignon'', moi aussi je suis étonné. Elle a pas mal de force comme j'ai pu le constater et je l'imagine mal manipuler quelque chose d'aussi fragile que des épingles.

Les questions se succèdent à un rythme soutenue puis quand le prof va tout arrêter, il y a celle que je redoutais et à laquelle on ne coupera malheureusement pas.

« Vous êtes en couple ? » Demande l'une des filles.

Mash devient encore plus rouge qu'une tomate que l'on a peint de la même couleur. Moi je perds mon sourire et je réponds d'une voix froide et cassante.

« Nous sommes colocataires. » Je dis d'une manière si glacial que toute la classe se fige. « Nous nous sommes connus à l'hôpital quand nous étions gravement malade touts les deux. Et non je n'en dirais pas plus. » Je déclare en regardant Mash du coin de l'œil. Elle est surprise de me voir aussi brutal. « Notre vie privée ne regarde que nous. »

Un silence de mort s'installe et je commence a me dire que j'en ai peut-être un peu trop fait...

« Ouais... Désolé... » Je reprend en me grattant la tête pour faire passer mon malaise. « Je garde pas un bon souvenir de cette période de ma vie. Du coup j'ai tendance à être un peu un cran dès qu'on en parle... » Je marque une pause. « Mais je vous rassure, je ne mords pas... »

L'ambiance redevient correcte et tout le monde se détend. Le prof prend alors la parole.

« Je vais laisser passer pour cette fois Sadler-san puisque vous venez d'arriver. » Dit-il sérieusement. « Mais vous devez faire attention. Quand à vous Uzuna-san, il y a certaines questions qu'il faut savoir poser au bon moment et de la bonne manière. J'espère que cette expérience vous servira de leçon. » Elle acquiesce tout bas et je me sens mal. Faudra que j'aille m'excuser... « Je vous laisse rejoindre vos sièges. »

Il nous montre deux tables libres côtes à côtes et nous nous installons.

Le reste de la journée passe sans aucun accro. Nous sommes vraiment bien accueillis. Touts nos camarades sont sympas et ouverts. Même Mash a réussie à se détendre un peu et à sourire. Le repas de midi a été assez mouvementé car nous étions le centre d'attention de tout le lycée mais sinon ça allait. À la fin des cours nous étions le sujet de conversation de toute la classe même s'ils étaient très poli et courtois. J'avais quand même un peu de mal à me faire à l'idée que je suis sous le feu des projecteurs...

J'entends alors toute une série de gloussements qui viennent de la porte d'entrée. En tournant la tête je vois Kiba, si je me souviens bien de son nom, qui vient d'arriver. Il est entouré de plusieurs filles qui sont comme des fans durant un concert... Il passe poliment au milieu et se dirige vers nous sans se presser.

« Bonjour Sadler-san, Kyrielight-san. » Dit-il. « Buchou m'envoie vous chercher. Notre première réunion a lieue ce soir. »

J'ai même pas le temps de dire un mot, ni Mash d'ailleurs qu'on dirait qu'une tempête vient d'apparaître au milieu de la pièce.

« Noooooooooooooooooon ! » Hurlent la plupart des garçons de notre classe, d'un seul coup désespérés. « Pas Mash aussi ! »

« Kyaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhh ! » Font les filles en se mettant à rougir. « Il fait partie du club de Gremory Onee-sama ! »

On se regarde avec Mash sans comprendre quoi que se soit... C'est quoi cet asile de fous !?

Kiba nous fait alors signe de le suivre et nous partons dans une ambiance complètement surréaliste. Il nous faut plus de dix minutes pour arriver dans la cour par une porte sur le côté avant d'avoir la paix.

« Que... Que s'est-il passé... ? » Demande ma ''colocataire'', complètement perdue.

« Je voudrai bien le savoir... » Je réponds, toujours sous le coup de la surprise.

Nous nous tournons vers Kiba qui rigole de la situation avant de nous expliquer. L'Académie était une école purement féminine avant et vient seulement de devenir mixte. Du coup le rapport filles/garçons est assez élevé ce qui créé des situation étranges parfois. Rias Gremory, ainsi que Akeno Himejima sont les deux plus belles filles du lycée et sont donc appelées ''Les Deux Onee-sama de Kuoh''. Elles sont convoités par les filles et les garçons. Du coup dès que leur noms apparaissent c'est un peu la folie...

Nous échangeons un regard éloquent avec Mash... C'est du grand n'importe quoi, oui !


Une fois arrivés dans la salle du club c'est plus calme et pourtant mon bon sens en prend encore un coup en entendant un bruit d'eau qui coule...

« Arthur-san... » Me murmure Mash qui est aussi perplexe que moi. « Est-ce que c'est... »

« Une douche... ? Je crois que oui... » Je réponds tout bas.

Qui aurait l'idée d'installer une douche au milieu d'une salle de réunion ? Bon ben y'a plus qu'a attendre...

Nous nous installons sur une des deux banquettes et notre vice présidente nous propose du thé. J'en prends un pour goûter même si je suis plus café. Kiba en prend une tasse aussi et koneko est encore en train de grignoter des bonbons. Ma curiosité finit par l'emporter et je pose la question.

« Dite moi Himejima-sempai, pourquoi il y a une douche ici ? » Je demande en pointant du doigt le coin.

« Ara, ara ? » Me répond-t-elle en souriant. « Vous êtes intéressé par ce qu'il y a dedans ? »

« Non. » Je réponds à mon tour, sans être le moins du monde perturbé. « Je sais déjà qui est dedans. Je veux savoir le pourquoi d'une douche dans une salle de réunion. »

« Fu fu fu, qu'il est rare de voir un garçon qui ne soit pas intéressé par l'idée de voir l'une des deux Onee-sama de Kuoh dans son plus simple appareil. » Glousse-t-elle.

« Par pitié... » Je fais en soupirant. « Si vous ne voulez pas me répondre, dite le moi c'est tout... »

« Buchou aime prendre des douches et dormir nue, tout simplement. » M'explique-t-elle avec un sourire espiègle.

« Merci pour la première réponse. » Je dis sur un ton monotone. « Et non merci pour la deuxième. » Je termine avec une expression détachée.

« Vous n'arriverez pas à le tenter dirait-on, Akeno-san. » Déclare Kiba avec un sourire moqueur.

« Vous êtes gay, sempai ? » Demande Koneko, nature.

« Pas que je sache. » Je réplique, toujours inexpressif. À côté de moi Mash est franchement mal à l'aise de la discussion. « Je peux savoir c'est quoi ces questions ? Une tradition ? Une espèce de bizutage pour les nouveaux membres ? »

« Akeno aime simplement taquiner les gens, Arthur. » Répond Buchou qui sort de derrière le rideau. « C'est sa façon de montrer son affection. Vous finirez par vous habituer. »

« Je ne sais pas... » J'avoue. « Par contre, si on pouvait éviter de parler de ce genre de sujet devant Mash. Ça la met mal à l'aise. »

« Ah ! Non... Ce n'est pas grave. » Dit-elle, gênée. « Ne faîtes pas attention à moi. »

« Désolé mais je ne marche pas comme ça. » Je lui réponds très sérieusement. « Je vois bien que tu n'aimes pas que l'on parle de ça. Alors si une conversation te met mal à l'aise, dit le. Je ferais en sorte que l'on change de sujet. »

« Quel prince charmant. » Dit la vice présidente à la fois amusée, moqueuse et admirative.

« Rien à voir. » Je réponds simplement. « C'est juste normal de ne pas imposer aux gens quelque chose qu'ils ne veulent pas. »

« Je ne peux qu'être en accord avec vous. » Affirme Rias avant de se tourner vers la jeune femme. « Je sais que tun'e pas un membre de ma famille à proprement parler Mash, mais tu as les mêmes droits. » Explique-t-elle. « Si tu veux que l'on ne parle pas de certaines choses, libre à toi de nous l'interdire et de lever cette interdiction quand tu le jugeras bon. »

« Me... Merci, Gremory-sama. » Répond la concernée avec un sourire timide.

« Tu peux m'appeler Buchou également si tu le désires. » Ajoute la démone, souriante.

Elle acquiesce en hochant de la tête et en rougissant un peu. Elle est vraiment très timide. Ce qui lui donne un charme mais j'ai peur qu'elle se fasse manger à force de rester derrière comme ça. Les deux Fujimura m'ont dit qu'elle a connu la guerre en temps que Servant et qu'elle ne manque pas de courage ni de volonté... C'est vraiment bizarre qu'elle soit aussi timide dès que l'on se trouve avec d'autres personnes..

Elle demande à la vice présidente de ne plus aborder ce sujet et elle aborde le vrai sujet de la réunion. Pendant plus d'une heure on parle beaucoup de moi et de comment je vais gérer mes futurs clients... J'ai l'impression d'être un homme d'affaires... Puis elle me montre le cercle de téléportation que je vais utiliser et nous faisons un essai rapide qui est assez déroutant. Je me retrouve chez ''moi'' en moins d'une seconde puis je reviens à la salle de club en aussi peu de temps.. Très pratique... Mais déroutant...

Finalement elle décide de terminer la séance par une proposition à laquelle je ne m'attendais pas du tout...

« Bien. Maintenant que tout est dit. » Commence-t-elle. « Nous allons pouvoir tester tes capacités au combat Arthur. »

« Euh... Quoi... ? » Je réponds après un long blanc.


Fin du chapitre 4 !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !